Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
CINÉMA
1)Le livre et le cinéma ont souvent des rapports imbriqués,de nombreux livres suscitant des adaptations cinématographiques et de nombreux films provoquant l’écriture de livres:Les adaptations cinématographiques ne sont pas toujours fidèles et on peut regretter que dans la plupart des cas l’auteur de l’œuvre dont le film est issu ne soit mentionné que de façon très discrète(souvent en bas de l’affiche et en caractères microscopiques...parfois même pas du tout !).
De très nombreuses œuvres littéraires ont été adaptées à l’écran avec des résultats inégaux dépendant,certes, du metteur en scène mais aussi de l’œuvre elle-même car l’atmosphère de certaines d’entr’elles s’avère particulièrement difficile à rendre : c’est le cas,par exemple, du “ Grand Maulnes “ d’Alain Fournier,du “ Désert des tartares “ de Dino Buzzati ou du “ Diable au corps “ de Raymond Radiguet .
Voir un film tiré d’une œuvre que l’on a lu ou ,à l’inverse, lire le livre dont a été tiré un film présente des incoinvénients : dans le premier cas , il est très peu probable que le réalisateur présente un scénario et des personnages conformes à ceux créés mentalement à la lecture, dans le second les personnages et les scènes du film viendont s’imposer à la lecture …
La libraire JenCampbell résume la chose en mentionnant dans son ouvrage « Propos cocasses et insolites entendus en librairie « ce dialogue avec un lecteur disant « J’ai adoré le film,j’ai peur d’être déçu par le livre ! « auquel la libraire répond : « Rassurez vous, vous serez déçu par le film ! «
Certains auteurs ont été beaucoup plus adaptés au cinéma que d’autres et parmi ceux-cis on peut citer :
-Shakespeare dont plus de 350 adaptations ont été réalisées depuis qu’en 1899 Sir Herbert Beerbohm Tree adapta “ King John “ certaines comme “ Roméo et Juliette “ faisant l’objet d’adaptations fidèles ,de parodies et même de versions pornographiques .
Cette dernière œuvre a connu plus de 25 adaptations dont ,parfois, plusieurs pour une même année : 1908 (4 versions ...)-1911(2)-1916(2)-1920(2) .
-Victor Hugo dont plus de 20 œuvres ont été adaptées depuis le “ Notre dame de Paris “ d’Alice Guy-Blaché (1906) ,certaines plusieurs fois ,comme “ Les Misérables “(40 fois …) ou “ Notre dame de Paris “
-Perrault dont le conte « Cendrilloçn « a été adapté plus de 95 fois …
-Dostoïevski dont une vingtaine d’œuvres ont été portées à l’écran (certaines plusieurs fois ...) depuis la première version Russe de “ Crime et chatiments “ d’I.Vronsky (“Prestonpleniye i makazaniye “-1913 )
-Balzac dont une trentaine d’œuvres ont été adaptées depuis “ La grande Bretèche “ d’André Calmettes (1910)
-Émile zola dont une cinquantaine d’œuvres ont été portées à l’écran depuis 1902 qui vit l’adaptation des “ Victimes de l’alcoolisme “ par F.Zecca
Il faut remarquer que l’adaptation cinématographique d’une œuvre provoque souvent en librairie des ventes inespérées de vieux stocks voire de nouvelles éditions : on peut fiter en exemple de ce phénomène “Le seigneur des anneaux “ de J R R Tolkien , “Out of Africa “ qui relança le roman de Karen Blixen “ La ferme africaine “ , “Le Hussard sur le toit “ de Jean Giono , “ Le Capitaine Conan “ de Roger Vercel , “ Les enfants du marais “ de Georges Montforez et même ....” Germinal “ d’ Émile Zola qui connut un énorme regain de succés aprés la sortie du film de Claude Berri en 1993.
Un cas particulier est constitué par Jacques Prévert qui participa directement,à des titres divers, à la réalisation de quelques 80 films et signa les dialogues de quelques-uns
Les livres issus de films (on nomme cela : “Novélisation *” ) respectent en général le scénario et il en existe une catégorie qui se borne a raconter le tournage et ses péripéties...Il n’en reste pas moins que le film fait vendre des livres (il y a un effet “Film” comme il y a un effet “Pivot * ” ) et que le livre fait vendre des places de cinéma !
Il existe aussi toute une catégorie de publications traitant du cinéma sous ses aspects techniques,scientifiques,historiques, , ou vedettes et au milieu du XX siècle le « Ciné-Roman » reprenant les films sous la forme de « Photoroman-* « eût un grand succès .
Un certain nombre de films font une référence explicite directe à la chose écrite dans leur titre :”Onésime et la lettre anonyme “ ( 1914),”Rigadin et la lettre compromettante “ ( 1915) “ ,”La lettre “ (1940),”Le Corbeau “ (1943,”Lettre d’une inconnue “(1948) ,”Lettre de Sibérie “ ( 1958),” “ La lettre “(1999),”La dernière lettre “ (2002) “Lettres d’amour en Somalie “ (1981),”Lettre à Senghor “ (1999), »La vie d’un lecteur au temps de la fin du livre «de Luc Jabon (2004) “ Lettres d’ Iwo Jima “ (2006), « Benjamin Gates et le livre des secrets « (2007)»Le livre d’ Éli »(2009)par exemple @ ( à compléter...j'attends vos suggestions ! ) ...les cinéastes les réalisant étant parfois qualifiés de “ Cinépistoliers “ et leur caméra de “ Caméra -stylo “.
D’autres films au titre neutre situent leur action dans les milieux du livre : « Boudu sauvé des eaux « , « Le cou de la girafe « , « L’amour en fuite », »L’histoire d’ Adèle H. « , « Rien sur Robert » , » Conte d’automne « , « Vous avez un message « , »Le club Dumas », »La neuvième porte « , « Agora », »Un homme d’exception « @ (à compléter ..) sont de ceux-là….
D’un usage universel à l’époque du cinéma muet la lettre utilisée pour relancer l’action et l’écrit donné à lire au spectateur n’ont pas totalement été évincés par l’arrivée du cinéma moderne et de nombreux films en font encore un usage direct en en proposant la lecture au spectateur ou en le faisant lire par une voix “ off”,en faisant apparaître dans le décor des écrits significatifs ( affiches,écriteaux,initiales...) ,en mettant en scène journaux intimes , lettres ,lues et non lues ,jetées ou conservées ,journaux,livres etc ...
Les collectionneurs de documents concernant le cinéma sont des “ Cinéphilistes “
2)Le monde du cinéma a son jargon * et ses propres désignations , qui sont souvent des angliscismes * ou des américanismes * , pour désigner les objets ou documents de la spère de l’écrit qu’il utilise ....