Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .

Publicité

ÉCLAIRAGE :

ÉCLAIRAGE                                                                                                 

                                        1)L’éclairage des locaux destinés à la lecture ou au travail sur des documents écrits a fait l’objet de très nombreuses études visant toutes à procurer au lecteur une lumière  de qualité.

                                Ces études portent sur le conception des bâtiments pour favoriser au maximum l’éclairage naturel en tenant compte de l’orientation ,des ombres portées,de la région etc ...et sur l’éclairage artificiel des postes de travail .

                                                                                 Le souci du meilleur éclairage est ancien et  déjà Charles V avait ordonné que pour éclairer sa “ Tour de la librairie  “ au Louvre on pende à ses voûtes “ ...trente petits chandeliers et une lampe d’argent ,qui étaient allumés toutes les nuits ...” 

                                                                                    Dans la pratique , les concepteurs actuels de ce genre de locaux disposent de guides dont le plus  connu  est celui d’Ernst Neufert (si courant que l’on dit   leNeufert  * “ ...) rassemblant de nombreux éléments d’architecture adaptés aux différents cas d’utilisation .

                                                                              Les écrivains eux-mêmes se sont parfois souciés de donner des conseils  en la matière et  Italo Calvino,par exemple ,  conseille au lecteur de “ Si par une nuit d’hiver un voyageur ....” : “ Règle la lumière ....arrange toi pour que la page ne reste pas dans l’ombre ...mais veille bien à ce qu’il ne tombe pas dessus une lumière trop forte qui , en se reflétant sur la blancheur crue du papier ,y ronge l’ombre des caractères ,comme sur une façade le soleil du sud, à midi 

                                                                                  Les divers services chargés  de l’enseignement ont toujours été attentifs à ce problème et , bien que les règles de construction des locaux modernes aient définitivement  pris en compte la nécessité d’un bon éclairage, le “ Code Soleil  “ ,bible des instituteurs, a longtemps continué à rappeler la nécessité d’un éclairage “ Bilatéral ou unilatéral par la gauche ...et jamais face aux élèves ,ni face au  maître,ni au plafond ...” et de .”..murs peints de couleurs mates et claires....”

                                                                           Les progrés en matière d’éclairage artificiel ont aussi eu une influence considérable sur la lecture et l’on dit à ce propos que l’apparition ,au XVIII° siècle , de la  lampe  à double courant d’air et à mêche tissée  inventée par le physicien  Aimé Argand contribua beaucoup à développer la lecture au lit * .


                               
2)En dehors des critères ci-dessus liés au lecteur , il y a lieu de tenir compte des effets de l’éclairage sur la conservation des documents .

                                                            Tous sont , à des degrés divers , sensibles à la lumière et il y a lieu d’étudier dans cette optique l’éclairage des locaux.

                                                             Le cas le plus délicat est celui des documents photographiques (surtout “Chromogènes    “ )  pour lesquelles l’obscurité  serait un  idéal  de conservation qui ,ne pouvant être atteint ,conduit à atténuer les éclairages ( 100 lux maximum), voire à prévoir des dispositifs d’occultation entre deux observations.

                                                                Les doses de lumière  reçues  sont cumulatives et une brève  exposition à une lumière intense est aussi  nocive qu’une exposition prolongée à une lumière plus atténuée.


  
                              3)Gérard de Nerval mit fin à ses jours  ,le 24 Janvier  1855,en se pendant non à une lanterne comme on l'a souvent dit mais à une grille  dans une  rue évoquant un moyen d’éclairage :  la rue de la vieille lanterne  

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article