Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
CHIFFRES
Procédé de numération employant, pour l’édition, deux catégories principales :les chiffres Romains* et les chiffres Arabes*.
Les deux systèmes cohabitent souvent dans une même édition (romain pour les dates et les annexes;arabe pour la pagination*).
Ils auraient été introduits en France en 991 par Gerbert (certains disent par Hugues Capet en 987 ...) puis Léonardo Fibonacci dit “ Léonard de Pise “ fut l’artisan de leur adoption dés le XIII° siècle avant que leur premier emploi dans l’édition ne soit fait par Arnold Ther Hoernen à la fin du 15° siècle .
Les premières numérations écrites sont Chinoises et Égyptiennes vers 3000 AJC
Si le système de numération que nous connaissons permet sans difficulté d’inscrire en chiffres n’importe quel nombre aussi grand soit-il , il n’en va pas tout à fait de même lorsqu’il s’agit d’inscrire des grands nombres en toutes lettres car la lexicologie ne propose aucun vocable au dela du “ Centillion “ qui représente la 100 ° puissance d’un million , soit 1 suivi de 600 zéros....limite en général jugée satisfaisante pour la vie courante !
Il a existé d’autres notations chiffrées qui sont restées cantonnées à un domaine ou un cercle bien précis c’est ,par exemple et pour ne citer qu’elle , le cas la notation , découlant du système Chaldéen , employée par les astrologues jusqu’au XVI° siècle.
Certains de nos chiffres arabes peuvent se lire sous forme de lettres lorsqu’ils sont inversés * ) de 180 degrés .
Les « Chiffres français » sont des chiffres particuliers ayant été utilisés seulement en France au XVIII° siècle et ne comportant que six notations pour les valeurs de 5-10-50- & 100 : signalés dans le « Dictionnaire universel du commerce « de Jacques Savary des Bruslons (1723/1730) leur utilisation semble avoir été confidentielle et cantonnée aux écrits commerciaux .
Les « Chiffres Catholiques « sont un système simple de codage adopté par les commerçants pour rendre les étiquettes des ballots de marchandises illisibles pour le commun .
Le système utilisait le mot « CATHOLIQUE « en donnant une valeur de 1 à 10 à chaque lettre .
Si le système est devenu obsolète pour les envois il demeure dans son principe encore employé par certains bouquinistes qui apposent sur leurs ouvrages des mentions codées discrètes lisibles d’eux seul et récapitulant provenance , pris d’achat etc ....mentions que n’auront pas manqué de remarquer tous les bibliophiles
CHIFFRES ROMAINS
Les chiffres* romains ont été très tôt utilisés pour exprimer les dates des manuscrits* ou des livres imprimés .
Leur lecture peut parfois poser quelques problèmes et provoquer des erreurs en raison des variations des notations employées par les copistes* ou les imprimeurs *principalement sous l’ancien régime ou des notations archaïques ont été utilisées , particulièrement pour l’écriture des centaines
Pour les ouvrages français ,la méthode romaine classique est le plus souvent utilisée et les variantes sont peu nombreuses et relativement faciles à décrypter : chiffre “ 4 “ écrit “ IIII “ ou “ IV “ ,chiffre “ 40 “ écrit “ XXXX “ ou “ XL “, nombre “ 900 “ écrit “ DCCCC “ ou “ CM “ ,année 1596 écrite « dddlxxxxi « par exemple.....
Cependant,pour certains ouvrages édités entre 1550 et 1650 et en particulier pour ceux imprimés en Hollande ,le système de notation est très spécifique et demande une grande habitude pour être décrypté sans erreurs : c’est ainsi que la date * “ 1488 “ pourra se trouver écrite “ M XXXX iiij XX VIII “ ou encore “ M iiiic iiii XX Viij “
Dans d’autres ouvrages des notations typographiques analogiques sont employées :
-“ c I c “ , “ CI C “ , “ ∞ “ pour “ Mille “ (analogie avec “ M “ )
- “ i “ , “ j “ pour “ I “
-” V c “ pour “CCCCC” ( “ C “ multiplé par 5 ...)
Sur certains manuscrits les notations du type « VIxx »(120) ou « VIIxx »(140) sont utilisées ......
Il est très fréquent que les préfaces ou les écrits précédant le texte d’un ouvrage soient paginés en chiffres romains ,le fait étant une coutume plus qu’une nécessité et provenant souvent du fait que ces annexes sont imprimées après l’impression et la pagination du texte principal .
Il est arrivé que les chiffres romains soient utilisés dans la composition de rébus * soit en les lisant approximativement comme un mot soit en en épelant les lettres. ....