Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
USURE
1)Les traces d’usure sur une reliure se manifestent de diverses manières selon le matériau de recouvrement mais on ne désigne en principe sous ce vocable que les défauts provenant d’usage répété, de frottements , d’abrasion , à l’exclusion de ceux provoqués par des chutes , chocs ,contact avec des objets contondants etc ....qui sont désignés par des noms spécifiques tels que “ éraflures * “ , “ épidermures * “ , “ enfoncements “ etc ...
La mention " traces d'usure " parfois rencontrée sur des catalogues est notoirement insuffisante et doit être complétée par une description précise des défauts ....
2)L’usure des bois * et des cuivres * servant à la gravure est un problème important auquel furent très tôt confrontés les imprimeurs *.
Il y a une très grande différence de qualité entre les tirages effectués avec des bois ou des cuivres neufs et ceux venant après des milliers d’autres ...et ceci est bien visible pour les éditions ayant eu des tirages multiples (par exemple le " Livre de demain" d' Arthème Fayard dont les rééditions sont illustrées de gravures sur bois baveuses et floues ..).
C'est aussi le cas de certaines éditions anciennes ,comme,par exemple, la bibliothèque “ bleue * “ qui comporte des gravures parfois à peine lisibles ....
3)L’usure des billets de banque est un problème récurrent qui amène à les renouveler périodiquement .
Des études menées à ce propos il ressort que la cause principale d’usure est la saleté (81%),les déchirures (9%),l’abrasion ( 4%),et les graffitis * (1%)...ces défauts sont plus rares sur les grosses coupures qui circulent moins et dont semble-t-il les usagers prennent d’avantage soin ...
4) Et il faut bien noter aussi « l’usure psychologique » qui peut atteindre ,auteurs, écrivains,rédacteurs d’études de longue haleine ou lexicographes *…
Elle peut plus particulièrement se manifester chez ceux qui rédigent des œuvres qui , par essence , n’ont pas de fin , l’archétype en étant les dictionnaires qu’il est toujours possible de compléter.
Cette caractéristique est souvent un puissant moteur actionnant la recherche mais peut , chez certains susciter une usure que le lexicographe Arsène Darmesteter a qualifié de « Folie du dictionnaire « amenant une certaine confusion mentale .
Sans atteindre ce stade, la quête obsessionnelle de nouveaux mots qu’elle provoque peut cependant considérablement envahir le quotidien de ceux qui en sont atteints : Émile Littré et Pierre Larousse qui se consumèrent à la tâche sont dans toutes les mémoires …
Titivillus étant soumis par ses autorités de tutelle à des contrôles périodiques qui jusqu'ici n'ont pas révélé de signes de " Folie du dictionnaire " va donc continuer de matin en matin à incrémenter ce blog !