Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
ONOMATOPÉE
Mot imitant la chose qu’il exprime : “Boum” par exemple pour une explosion..
L’usage en est très ancien et si , dans la majorité des cas elles figurent à titre isolé dans un texte ,on peut rencontrer des écrits entièrement rédigés sous la forme d’onomatopées comme , par exemple cette chanson du XVIII° siècle inspirée du chant du rossignol :
« Ti-ô-ou Spé tiou z’coua
Cou-orror-pipi Ti-ô Tîo
Cou ciô Cou ciô
Curror Tiou z’quouâ-pipi coui etc …etc … »
La BD* en fait un grand usage et en a inventé de très nombreuses pour lesquelles sont souvent utilisées des bulles* différentes de celles employées pour les dialogues (bulles à bords déchiquetés, couleurs diverses ...)
Le mot “ Onomatopée “ est parfois remplacé par “ Stroumphisme “ faisant allusion au langage des héros de la célèbre bande dessinée de Peyo qui en emploient à profusion.
Les onomatopées sont extrêmement variées et de “ Aargh “ à “ Chlonk “ en passant par “Gasp “ , “ Rawaaoo”, “ Woof “ , “ Vrooa “ , “ Scrantch” et “ Glonck” la gamme en est presqu’infinie .
Leur prise en compte dans les dictionnaires de langue est très variable , beaucoup de lexicographes ne les ayant considérées que comme des éléments du langage familier ou de second ordre .
Il existe cependant quelques dictionnaires d’onomatopées : citons parmi les anciens le « Dictionnaire raisonné des onomatopées françaises « que Charles Nodier rédigea en 1808 et , parmi les plus récents le « Dictionnaire des onomatopées « de Pierre Enckell et Pierre Rézeau paru en 2003(PUF-ISBN:2 13 055363 X )….les onomatopées évoluant avec la langue sont le reflet de leur époque et il n’est pas étonnant de trouver de notables différences entre ces divers dictionnaires .
On pourrait s’attendre à ce que , les onomatopées imitant un bruit , soient identiques d’une langue à l’autre mais force est de constater qu’il n’en est rien et, pour s’en convaincre , il n’est que de regarder ce que devient notre « Cocorico « national dans les autres pays : « Kikeriki « en allemand , « Cock-a-doodle-do » en anglais ; « Chicchirichi « en italien …
L’exemple du canard n’est pas meilleur et notre « Coin-Coin « devient « Bat’ bat’ « en algérien , « Vak-vak « en turc, »Rap-rap » en danois, « Kriak-Kriak « en russe etc ….
Certaines onomatopées font à ce point partie du langage courant aussi bien oral qu’écrit quelles ne sont plus perçues comme telles mais comme des mots ordinaires : « Glou-Glou », »Pin-Pon », »Toc-Toc », »Dring » , »Meuh »etc…par exemple
Certaines onomatopées sont spécifiques d’une publication ou d’un personnage : « Sploing » pour Bécassine, « Gug » & « Owuzonga » pour la famille Bronski, « Glop-Glop » pour Pif, »Houba-Houba » pour le Marsipulami etc ….
Dans leur désir de se singulariser en employant un langage ésotérique ou inhénerpédique * (langage de l'INRP : institut national de la recherche pédagogique ...)certains ont qualifié les onomatopées imprimées en couleurs de “ Suite onomatopeïque fortement ionicisée “ ....! ☹