Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
ESTAMPAGE
1)En typographie et gravure:Procédé d’impression basé sur une pression brève de la matrice* ou du support gravé sur le matériau devant recevoir l’empreinte.
Les épreuves* obtenues par ce procédé sont des estampes*
Le mot est parfois employé de façon moins restrictive et plus banale comme synonyme de « imprimer * «
Dans certains cas particuliers on peut produire par estampage des épreuves présentant un très fort relief .
2)En reliure:Procédé voisin du gaufrage* pour le décor, en relief, des plats * consistant à appliquer une plaque gravée simple sur le matériau à décorer (le gaufrage,lui, utilise une plaque , un contre-poincon et une pression continue)
On peut rencontrer l’expression anglaise « Bind embossing «
3)Procédé utilisé pour relever sans les abîmer des inscriptions épigraphiques* et consistant en une application de papier suivie d’un tamponnage simple (manière blanche) ou à l’aide d’un tampon enduit de mine de plomb (manière noire): on obtient alors une empreinte de l’inscription en blanc sur blanc et léger relief ou en noir sur blanc sans relief.
Les chinois utilisèrent beaucoup les inscriptions épigraphiques * destinées à être reproduites par estampage et on en connaît deux types : en creux ( “ Yin Wen “ ) donnant une épreuve en blanc sur fond noir ou en relief ( “ Yan Wen “ ) dont les épreuves sont en noir sur fond blanc
Lorsque des graffitis sont superposés ,on exécute autant d’estampages que l’on suppose de dessins superposés et , pour restituer chacun d’eux dans son intégralité, on masque à l’encre les traits qui ne le concernent pas .
Ce procédé était trés courant en Chine ou des pierres, organisées en “ lithothèques * “ étaient spécialement gravées dans ce but ...le plus ancien des estampages connus est Chinois et date de 654 : c’est le “ Wen ts’iuan ming “ que les Chinois appellent l’” empereur des estampages “ ou “ L’inscription des sources chaudes “ et dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque nationale .
Ces estampages étaient parfois pliès et réunis sous forme de cahiers .*
Un procédé particulier : la “Lottinoplastie * ” fut inventé par Lottin de Laval en 1835: Il consistait en un moulage des inscriptions épigraphiques à l’aide de couches de papier mouillé qui,en séchant , prenaient la consistance du carton.