Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
COTON
1)La production ancienne de papier de coton semble assez controversée : affirmée par les uns , niée par d’autres la croyance à son existence a cependant persisté et certains auteurs signalent des bulles * papales rédigées sur ce type de papier dés le VIIII°siècle , son usage en Orient dés le IV ° siècle et son invention en France sous le règne de Clovis .
Certains pensent qu’il n’en a rien été et que cette croyance a découlé d’une mauvaise traduction des récits de Marco Polo qui s’est contenté d’écrire que le papier chinois ressemblait à la ouate.
Cependant ,les témoignages d’utilisation ancienne du coton pur ou mêlé à d’autres matières sont nombreux :papiers fabriqués dès le X° siècle à Ceuta en Espagne , essais de Christian Schaeffer au XVIII° siècle , longues explications de Balzac dans “ Illusions perdues “ etc ...
Les traces de coton trouvées dans la composition de certains papiers ne permettent toutefois pas de les appeler “ Papiers de coton “ ...
Certains ouvrages font cependant mention d’un “ Papier Bombycien * “ à base de coton ...
Les billets de banque actuels sont imprimés sur papier de coton .
2)Une superstition ancienne veut qu’avoir des fragments de coton accrochés à ses vêtements soit un présage * de réception d’une lettre * importante et les plus crédules croient que la forme des brins de coton indiquent l’initiale du souscripteur ....
3)Le livre “ Lettre déclaratoire de la doctrine des jésuites “ du jésuite et confesseur de Henry IV l’abbé Coton (1610 ) est un bon exemple de texte ayant suscité polémiques , pamphlets * tels que “ L’anti coton “accusant les jésuites d’avoir fomenté le meurte du roi ,ripostes et ...jeux de mots comme la boutade “ Le roi a du coton dans les oreilles “ ...
4)Aux XVII° & XVIII° siècles Il fut d’usage de remplir les encriers de coton pour retarder l’oxydation de l’encre .
Le” Mercure de France “ se fait témoin de cet usage en 1739 : “ « Les ancriers “baradelle*” conservent l’ancre plusieurs années…… sans y mettre de coton*….. »