Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
DÉCORATIONS
1)Le monde des lettres ne néglige pas plus qu’un autre les récompenses honorifiques et ses représentants se voient attribuer les décorations classiques comme les autres citoyens et certaines autres plus spécifiques comme les “ Palmes académiques “ ou la “ Médaille des arts et lettres “ et n’échappent pas non plus aux appellations ironiques telles que « palmé « ou « Coin –Coin « pour ceux arborant les palmes …
Citer des noms serait vain ...signalons seulement que la première femme * commandeur de la légion d’honneur fut Anna de Noailles nommée à cette distinction en 1931.
Bien qu’il soit de bon ton d’affecter à leur égard une certaine indifférence , voire un certain mépris , rares sont ceux qui les refusent et qui font leur la devise de Flaubert : “ Les honneurs déshonorent , le titre dégrade , la fonction abrutit ..” ....( encore convient-il de noter que Flaubert,dans un moment de faiblesse qu’il regretta , accepta d’être décoré ....)….et tous n’appliquent pas le précepte anglais « Les accepter toujours , les porter jamais … »
Parmi les écrivains qui refusèrent ces honneurs on peut citer Georges Sand qui répondit au ministre qui voulait lui octroyer la légion d’honneur : “ Ne faites pas cela ,cher ami, je ne veux pas avoir l’air d’une vieille cantinière ! “ ou Jean Paul Sartre qui , apprenant que sa mère intriguait pour qu’il soit décoré de la légion d’honneur fait savoir son désaccord au ministère concerné .
Cette attitude fut cependant loin d’être universelle dans la république des lettres et il fut une époque ou nombre de littérateurs furent décorés de la légion d’honneur , y compris ceux œuvrant dans le roman populaire ou le feuilleton dont on estime en 1913 que le quart était titulaire de cette décoration , certains ,tels Rosny aîné et Jules Mary qui étaient commandeurs , ayant même accédé à ses hauts grades …
La « Médaille de l’instruction publique « était elle aussi à cette époque fort prisée et nombreuses furent les sollicitations et les intrigues entreprises pour obtenir l’une ou l’autre de ces décorations avec , pour motivation principale la soif d’accéder à une reconnaissance sociale et l’intégration à la bourgeoisie .
2)Les décorations , tant civiles que militaires ont suscité nombre de documents dont la recherche est nommée “ Phaléristique * “
3)Le terme désigne de façon trés générale toute ornementation pouvant se situer en un endroit quelconque d’un livre : dorure*,enluminure*, illustration *, gravure*,filets*,fers*, plaques* etc …y concourent …
4) Le livre en lui-même est un élément de décoration qui n’est pas négligé par les bibliophiles et certains « bibliolathes *« n’acquièrent des livres que pour garnir harmonieusement les rayons de leur bibliothèque .