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Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .

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VENTE    

 

VENTE                              

              1)La vente des livres s’effectue de diverses manières:

               -En librairie ,ce qui est la façon la plus courante.

              -Par visite de représentants à domicile  (vente d’encyclopédies par exemple...)

              -Par correspondance :clubs * de livres par exemple.

               -Par souscription*

              -Dans les supermarchés *

              -Pour les livres anciens : chez les libraires en ancien et aussi dans tous les marchés à la brocante,dêpots-vente et autres  bric-à bracs....

              Le volume des ventes annuelles est extrêmement variable et s’étale de quelques centaines pour des ouvrages trés spécialisés à 78 millions (1998 ) pour les collection “ de poche *  “ en passant par les 30 millionds de la seule collection “ Harlequin * “ .....

              L’éditeur Poulet Malassis disait : “ Il vaut mieux des livres qui ne se vendent pas que des auteurs qui se vendent ! “

              2)Il est fréquent que des bibliophiles ayant réuni des ensembles considérables les mettent un jour en vente soit poussés par la nécessité soit par suite d’un changement de leurs centres d’intérêt .

                                   -Diderot vendit sa bibliothèquie pour doter sa fille mais eût la chance de rencontrer un mécène (Catherine le grande ) qui,non seulement la lui paya en lui laissant ses livres mais lui versa une rente annuelle de 1000 livres pour son entretien...

-Nicolas Gogol dut se défaire en 1780 de sa bibliothèque théâtrale.

-Ce fut aussi le cas du marquis de Paulmy qui vendit en 1785 sa bibliothèque au futur Charles X qui lui en laissa la jouissance.

- Chateaubriand vendit les siens  en 1817 pour des raisons matérielles, André Gide , Paul Éluard , Roger Peyrefitte vendirent à leur tour les leurs...les exemples sont innombrables !

              Une autre circonstance courante de vente des bibliothèques est le décès de leur propriétaire : s’il n’a pas pris de dispositions particulières , les livres sont trés souvent dispersés  par leurs héritiers et font parfois l’objet de ventes mémorables donnant lieu à l’établissement de catalogues * dont certains font figure de précieuses bibliographies * immédiatement recherchées …d’autres ventes après décès sont ,à l’inverse,consenties à des prix dérisoires et sauvagement démembrées  par suite de l’ignorance ou du désintérêt des héritiers …

              La raison voudrait que , afin d’éviter l’envahissement * , la vente de livres soit périodique avec , pour fil directeur, la perspective d’améliorer la qualité ....mais se séparer d’un livre est un acte moins anodin qu’il n’y paraît et nombre d’amateurs ont bien de la peine à s’y résoudre !

 

              Une raison récurrente est cependant le décès du bibliophile  et certaines ventes sont restées dans les mémoires qui , parfois en plusieurs vacations  ont dispersé d’importantes bibliothèques n’en laissant pour souvenirs que des «  ex-libris* «  et des catalogues *…

              On parle dans ces cas de «  Vente …untel .. »et c’est ainsi que Curnonsky , refusant de vendre certains ouvrages à un libraire se vit répondre «  J’attendrai patiemment votre vente ! « 

 

              Les bibliophiles n’envisagent en général pas sans angoisse la vente de leurs collections mais de nombreux témoignages montrent que , le moment venu,  la «  peine «  éprouvée  est nettement moins intense que redoutée

              3)Il est arrivé ,pour des raisons diverses , que la quasi totalité d’une édition soit vendue à un seul et même acheteur  soit pour la faire disparaître  soit, au contraire pour la diffuser au cercle de ses connaissances.

              Parmi de nombreux exemples , on peut citer ,au XVIII ° siècle , Mme. de Tencin qui acheta l’intégralité de la première édition  “ L’esprit des lois “ de Montesquieu pour la distribuer à ses amis  ou,plus tard ,   la “ Veuve Clicqot “ qui rachetait les œuvres de son gendre jugées licencieuses ...

 

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