Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
MUR
1)Dans le jargon ancien de la presse écrite c’était la dernière page d’un journal car , souvent couverte de publicités et de réclames * elle ressemblait à un mur d’affichage .
Le mot a repris vigueur avec l’avènement des réseaux sociaux dont les premières pages sont souvent nommées ainsi …
2)En matière d’édition l’expression « Mur des 100000 « désigne la vente de 100000 exemplaires d’un même ouvrages …score jugé très difficile à atteindre …
3)Les murs , tout comme les « Palissades * « ou les « Parapets * « ont été de tous temps un support privilégié de la chose écrite que ce soit directement sous forme de « Graffitis* » ou de « Tags * « soit indirectement par apposition de placards *, affiches*, tracts * et autres libelles *
Certains auteurs , Faulkner par exemple , notaient leurs idées sur les murs de leur logement …
La plupart du temps les inscriptions supportées par les murs n’eurent que la durée de vie du vecteur utilisé pour leur réalisation …éphémère pour le papier , la craie, le charbon …plus durable pour la peinture.
Mais quelques unes de ces inscriptions et affiches furent cependant relevées comme par exemple celles concernant les inscriptions politiques de la période post-révolutionnaire de 1848 réunies par Alfred Delveau en 1852 dans un ouvrage intitulé « Les murailles révolutionnaires «
Les murs–pignons aveugles de nombreux immeubles servirent de support à des inscriptions , la plupart du temps publicitaires dont certaines ont défié le temps…il n’est que de parcourir les routes de France pour voir des « Réclames » ,souvent très bien conservées, vantant les mérites de produits ou de firmes depuis fort longtemps disparus …
MÛR
Le mot peut s’appliquer à un texte travaillé et retravaillé lorsqu’on le juge arrivé à son point de perfection .
Flaubert écrivait en 1852 dans une lettre à Maxime du Camp : « Que je crève comme un chien plutôt que de hâter d’une seconde ma phrase qui n’est pas mûre ! «