Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
Par TITIVILLUS
REWRITING
Réécriture* d’une œuvre ,soit en raison d’un style incorrect soit pour la mettre en harmonie avec la collection* ou l’ensemble de textes ou elle doit s’insérer soit aussi pour recalibrer le texte et le faire entrer dans le cadre imposé d’un certain format et d’un nombre fixé de pages (les ouvrages de certaines collections ont un nombre fixe de pages : 125 à 128 pages pour les “ Que sais-je “ par exemple )
Le rewriting est devenu un métier exercé par le rewriter* dont l’activité est proche de celle du nègre*.
Cette réécriture doit , en principe , recevoir l’assentiment de l’auteur mais les cas sont nombreux ou cette clause n’a pas été respectée et ceci de façon fort ancienne puisque Diderot se plaignait déjà que son éditeur ait réécrit certains articles de son encyclopédie *
Le rewriting peut paraître critiquable , et il l’est souvent , mais on peut également citer quelques œuvres qui ont du leur succès à un habile rewriting comme par exemple : “ Le diable au corps “ de Radiguet ( revu par Cocteau ) , “ L’hôtel du Nord “ de Dabit (raccourci par Gide et Roger Martin du Gard ) , “ Bonjour tristesse “ de Sagan ( raccourci par Juillard )
On peut rencontrer les appellations “ Rewording “, “ Reformulation “ , plus recherchée “ Traduction intralinguale * “ et franchement péjorative « Rapetassage * «
Et ,pour montrer que le problème est ancien , citons Horace qui dans les « Satires « (1,4,62) emploie la formule « Disjecta membra pœtæ « (« Les membres du poète dispersés « ) pour montrer combien lui coûterait une réécriture de son œuvre
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