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Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .

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DIT        

DIT                                                        

1)Titre générique de certains recueils de vers ou d’histoires du Moyen-age apparus en Europe  à partir de 1200 mais il en existait antérieurement en Chine

Le mot  peut désigner des textes trés variés mais ,pour schématiser on peut considérer  que le “ Dit   ” est une pièce de vers courte ,voisine du “ Fabliau  *  “ du “ Lai   *  “ ou du “ Débat  *  “ ,non destinée à être chantée , volontiers    moralisatrice et souvent écrite à la première personne .

              Le mot désigne cependant parfois des recueils de gravures comme ce “ Dit des crieries de Paris   “ de Guillaume de Villeneuve datant du XIII°siècle ... ou des recueils purements descriptifs comme “ Le Dit des rues de Paris “  de Guillot   recensant les 310 rues de la capitale .. 

         De nombreux auteurs français en ont rédigé : Rutebeuf,Guillaume le Clerc,Huon le Roi,Jean de Condé ,mais on en connait aussi d’étrangers comme , par exemple, le “Dit de la bataille d’Igor “ texte Russe racontant une bataille du XII° siècle ou “ Le dit de Genji  “ de Murasaki Shikibu, femme de lettres japonaise., écrit vers l’an mille mais réédité jusqu’à l’ère moderne  y compris sous forme de «  Mangas* «  ,qui est une gigantesque fresque de la société  de son temps

              On peut recontrer l’appellation “ Dittier  “             

                        2)Le mot se rencontre parfois comme synonyme d’éditorial : c’était , par exemple , le cas dans le bulletin de la “ Socièté de bibliolâtres de France “ dont chaque livraison comportait le “ Dit du président  “ .

                        3)Le terme a perduré jusqu’à l’époque moderne pour certaines œuvres particulières comme par exemple les «  Dits du trépas «  qui  est une autre appellation des « Récits des derniers moments «  (voir ci-dessous ) ou des « Livres de consolation « 

 

 

 Le “ Récit  des derniers moments ...” est un genre littéraire ,en vogue du XVIII°au milieu du XX° siècle,contant , parfois avec force détails , les derniers moments de personnages célèbres ou d’écrivains.

                        Madame de Sévigné pour Mme. de la Fayette,  , Cocteau pour divers personnages , Simone de Beauvoir pour Sartre,Marcel Coulon pour  Jean Moréas  en écrivirent mais il y eût aussi des témoins non gens de lettres comme Marie Blesseau , gouvernante de Buffon qui écrivit  “Moments et agonie de mr. le comte de Buffon ...”(Circa 1880)  Gaston Ségur qui publia “ Ma mère ,souvenir de sa vie et de sa sainte mort “ (1893),”Souvenirs de Mme.Littré et de la sœur garde-malade  “ ( 1881), “ La vérité sur la mort de Littré  “ (1910) ou un collectif de proches comme ceux qui publièrent en 1953 “ La mort et les funérailles de Charles Maurras  “ dans “ Les amis du chemin de Paradis  “ .

                        On a parfois nommé ces récits «  Livres de consolation* «  ou «  Dits * du trépas « 

              Il est aussi arrivé que ce soit les intéressés eux-mêmes qui décrivent,parfois très minutieusement ,  leurs derniers instants ou , lorsqu’ils sont «  gens de lettres «  qu’il préparent un texte posthume *       voire , s’ils sont journalistes , qu’ils rédigent eux-mêmes leur propre nécrologie *  

 

                        Une place à part doit être réservée aux récits , souvent fort nombreux ,des derniers moments des rois  et empereurs .

              Ils sont de nature variée et , selon le rédacteur reflètent la réalité avec plus ou moins de vérité :

…on peut distinguer :

              -Les récits officiels   visant à informer qui sont souvent très édulcorés et font très rarement mention de la gravité réelle  de la maladie  dans le but de ne pas inquiéter l’opinion ou pour ne pas attiser les manœuvres politiques .

              -Les récits de courtisans ou de thuriféraires présentant un roi stoïque  menant les affaires  jusqu’à l’ultime seconde , s’en remettant dévotement à dieu , consolant même son entourage et souvent assimilé au christ lui-même…

              -Les récits de lamentations privilègiant l’émotionnel.

              -Les récit d’ambassadeurs  ,plus réalistes  et envisageant avec clairvoyance la mort du roi et surtout sa succession .

              -Les récits des médecins  détaillant par le menu les soins prodigués généralement très peu efficaces  et incapables d’alléger des souffrances qui pour Louis XIV et Louis XV durèrent plusieurs semaines

-Récits  post-mortem  de «  l’ouverture du corps «  rituel obligatoire destiné à trouver les causes du décès et à lever les doutes concernant un éventuel empoisonnement

              -Quelques récits critiques faisant un bilan  sans concessions  du règne .

              -Les correspondances  encore qu’ence domaine aussi la réalité ait été souvent édulcorée ..

              -Enfin des journaux intimes de personnages ayant approché le roi de par leurs fonctions  tels que valets, chambellans etc …à priori non destinés à être lus ce sont ceux qui reflètent le mieux  la réalité  bien plus crue et sombre que celle décrite dans les communiqués officiels

 

              Concernant les objets ou livres  dont  les souverains agonisants se seraient entourés , les textes mentionnent de façon  presqu’universelle objets, livres de piété ou images pieuses dans la tradition des «  Ars* moriendi «  du moyen-âge … «  Vies des saints «  , «  Imitation de jésus-Christ » « Introduction à la vie dévote «  « évangiles «  etc… 

              Cependant certains récits laissent transparaître en filigrane le fait que ces marques de dévotion ont pu être de convention pour se conformer au modèle attendu ….Louis XIV réclamant des musiciens ou Louis XV  différant sans cesse l’administration de l’extrême-onction plaident en ce sens …

 

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