Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
GRISE
1)Lettre grise:
-Lettre de tête de chapitre ou lettrine* décorée par emploi d’une trame grisée ; en matière de presse écrite le mot désigne parfois le titre lui-même s’il est présenté de la sorte .
-Au XVIII°siècle,lettres de tête de chapitre gravées en taille douce
-En typographie :lettre évidée et , aussi filets* en pointillé
2)Gravure grise: gravure à tons trop faibles et à dominante grise.
3)Presse grise : Imprimerie se livrant à l’impression de faux,de copies non
autorisées ou au plagiat*
4)La “Littérature grise “ est ,selon la définition officielle de l’“A F N O R “ un “ Document dactylographié ou imprimé produit à l’intention d’un public restreint ,en dehors des circuits commerciaux de l’édition et de la diffusion et en marge des dispositifs de contrôle bibliographique “ .
Il s’agit donc de rapports *, mémoires *, compte *-rendus,études * ,bilans *, actes * de congrès ,bulletins , thèses*non publiées etc .....
Cette littérature grise (Aussi nommée “ non Conventionnelle “ , “ Souterraine “ ,ou , en traduction de l’expression allemande “ Als manuskript gedruckt “, ” Imprimée comme manuscrit “ ) a ,durant très longtemps, échappé aux circuits officiels d’archivage et ce n’est que depuis peu que ceux-ci ont pris conscience de son importance dont on estime le volume à environ 10 % de la production officiellement répertoriée .
Elle est cependant d’un accès malaisé car , ne figurant pas sur la liste des archives pour lesquelles des procédures de traitement officielles sont prévues , sa localisation , diffuse et non standardisée,impose de délicates recherches et , parfois , le recours aux archives personnelles des rédacteurs des documents .
Aucune statistique ne permet d’en cerner la véritable importance et une bonne part étant pilonnée * ou passée à la déchiqueteuse* à court terme on ne peut avoir que des approximations basées sur les volumes de « Consommables *« (Papier, encres*, toners * ,accessoires de brochage*,etc…) utilisés dans tel ou tel secteur
Une bonne part de cette littérature ayant été imprimée par l’intermédiaire de procédés de reprographie* dont les encres et toners * n’ont pas toujours une bonne tenue dans le temps se pose en outre le problème de sa pérennité …
Le projet SIGLE ( “ System of information on grey litterature “ ) tente péniblement de mettre sur pied un système fiable d’accès ...
Certains artistes contemporains s’y intéressent et en font un support privilégié de leurs œuvres en prenant pour base factures,courriers,prospectus et autres « éphéméras* » que le quotidien dispense à foison .
Il faut cependant remarquer que , bien qu’elle ait toujours existé , les moyens de diffusion et de reproduction modernes ont contribué à augmenter le volume de cette « Littérature grise « dans des proportions énormes :avant l’avènement de l’imprimerie la diffusion de plusieurs exemplaires impliquait de fastidieuses tâches de copie et après son arrivée la situation était souvent identique en raison des coûts prohibitifs d’impression .
Raymond Gaudriault écrit à ce propos dans un article intitulé « L’évolution des équipements de bureau « (in « l’Empire du bureau 1900-2000-B. Levrauilt -1984)
« Tous ces progrès [de la reprographie .. ] ont eu l’avantage de simplifier considérablement les opérations d’écriture .Mais il devait en résulter une véritable inflation de papiers d’un intérêt souvent fugitif et qui , en l’absence de consignes strictes ne font pas l’objet des nécessaires éliminations »
Pour les bibliothécaires le mot a un sens un peu différent et désigne tous les écrits de presse,les revues et ,d’une façon générale les “ Non * livres “ .
5)Le mot “ grise “ est parfois rencontré en reliure pour désigner les contreplats ...SENS À CONFIRMER....