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Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .

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VALEUR      

VALEUR                                                                                     

                                               1)La valeur vénale d’un livre ancien ou simplement de seconde main ,bien qu’on puisse la fonder sur quelques critères objectifs, demeure très subjective et susceptible de grandes variations selon  le contexte dans lequel elle est estimée: y interviennent , l’offre , la demande , la mode  et nombre d’autres paramètres peu quantifiables ..

                       Les critères objectifs d’appréciation   sont la rareté , la qualité du texte , le type de reliure  et le relieur s’il est connu , l’illustration , la typographie ,la qualité du papier; l’état de conservation,les documents ajoutés  etc...

                       Mais à ces critères  se mêlent diverses considérations subjectives  telles que :

                       -Endroit de la transaction : une grande ville comporte généralement d’avantage d’amateurs de tel ou tel type d’ouvrages qu’un village ; un écrit régionaliste sera mieux coté dans la région dont il traite que à des centaines de kilomètres de là ...

                       -Qualité de l’amateur : le collectionneur à qui il manque un seul  ouvrage est prêt à l’acquérir  à un prix très supérieur à sa valeur “ standard   “ ....

                       -Phénomène de mode ou d’actualité : certains ouvrages longtemps oubliés reprennent parfois de l’intérêt aux yeux des amateurs par suite de la mode ou d’une actualité qui les remet en lumière : Les œuvres de Jules Verne éditées chez Hetzel dans la collection illustrée furent longtemps oubliées avant de voir leur cours s’envoler par suite de la mode ...pour retomber quelque peu ensuite ….

                       Dans la pratique le marchand de livres anciens fixe le prix des ouvrages qu’il vend en fonction de divers critères tels que prix d’achat , rareté , prix obtenus en ventes publiques pour des ouvrages récents , clientèle de la librairie ...etc ....

                       Parfois l’estimation se fait  tout simplement “ à l’œil “ ...et quelquefois aussi,il faut bien le dire , de façon fort désagréable  «  à la tête du client «  ….

On peut ,pour conclure , citer à ce propos la “ méthode “ de Sylvia Beach (librairie “ Shakespeare and Co. “ )  citée par Héminway dans “Paris est une fête “:

                       “...D’abord il y a les images .Ensuite la qualité des images .Puis la reliure.Si le livre est bon,le propriétaire l’a fait relier comme il faut .Tous les livres anglais sont reliés et mal reliés.Il est impossible de savoir ce qu’ils valent ! “ 

                       C’est un lieu commun , mainte fois répété dans de nombreux livres traitant de bibliophilie, que de conseiller à l’amateur de se désintéresser de la valeur vénale des ouvrages qu’il acquiert et de ne se fier qu’à son goût et à son flair  : “ Se constituer une collection est moins une question d’argent que de goût et de « Coups de cœur  »  “   dit l’introduction du guide du “ SLAM  “ (Syndicat de la librairie ancienne et moderne  “ ) et l’on trouve  mainte affirmation similaire ailleurs ....

                       Cela paraît bien être de la “ Langue de bois “ car , d’une part   , les moyens financiers dont dispose un amateur sont un incontournable critère d’achat , d’autre part , c’est faire preuve  d’une grande naïveté de croire (ou d’hypocrisie de  feindre de croire ..) que l’amateur se désintéresse de la valeur vénale de  ses livres : tout amateur s’y intéresse un jour ne serais-ce que pour dégager des liquidités lui permettant d’acquérir d’autres ouvrages !

                       Le nombre d’ouvrages “ Ravalés  * “ dans les ventes publiques et les “ Questions des lecteurs  “ dans les revues sont là pour le prouver ! .

 

                                   2)Le lecteur d’ouvrages historiques ou de fiction est assez  souvent confronté à l’épineuse question de l’évolution de la valeur de la monnaie et il est parfois bien difficile d’apprécier ce que représentent en monnaie actuelle  les sommes citées par Balzac ou Zola  et le problème est  encore bien plus ardu lorsqu’il s’agit de Montaigne ou de Rabelais …

                       Les tables de conversion (que l’on n’a jamais sous la main …) ne donnent qu’une idée assez abstraite car l’évolution de la valeur relative des choses est très variable et souvent différente de celle de la monnaie aussi , sauf s’il s’agit d’une étude précise et argumentée, le mieux est sans doute  de se laisser porter par le texte et d’admettre un certain flou concernant cette question …

 

                         3)Pour la presse on ne parle pas de prix d’un numéro mais de “ Valeur façiale “ .

 

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