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Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .

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COFFRE & COFFRET....

COFFRE

1) Meuble qui fut d’usage universel pendant tout le moyen-age et qui servit donc à abriter des livres (voir aussi “ Arche * “ ) ...décliné en diverses formes et matériaux il n’a pas complètement disparu mais ne sert plus guère à abriter des livres ( encore que certains coffres dormant dans les greniers puissent recéler quelques surprises ...)

Dans les universités du moyen-âge , les livres étaient enfermés dans des coffres à trois clés * détenues par trois personnes différentes .

Le plus usité à l’heure actuelle est le coffre-fort destiné à mettre à l’abri des objets de grande valeur et dans lesquels dorment sans doute quelques ouvrages précieux ...

En 1994 on à découvert dans un coffre-fort ayant appartenu à Jules Verne un manuscrit inédit, “ Paris au XX° siècle “ qui avait été , à l’époque refusé par son éditeur car jugé trop novateur ....

Blaise Cendrars indique , par ailleurs, dans “ l’Homme foudroyé “ avoir caché dans divers coffres de banques d’Amérique du sud dont il aurait jeté le clés à la mer, une chronique de la vie parisienne de son époque...

Nombre de meubles à écrire anciens ,bureaux * , écritoires * etc ...comportaient une partie , parfois amovible , renforçée et munie de serrures à auberon pour servir de coffre .

Compte tenu de l’ancienneté de l’usage du coffre, outre le mot « Arche * « ,on peut rencontrer les dénominations anciennes, »Matra* »,et « Huche * « et « Maie * » qui sont en principe à vocation culinaire mais ont parfois eu d’autres usages.

Les sceaux * royaux étaient conservés dans des sacs de velours* vert enfermés dans des coffres dont seul le garde des sceaux avait la clé ; à chaque changement de souverain les coffres étaient changés et le garde des seaux devenait propriétaire de ceux ainsi rendus disponibles .

2)Plateau de bois dans lequel est enchassé le marbre de la presse à imprimer .

COFFRET

1)Petite boite de bois ou d’autre matière servant à ranger des objets fragiles ou précieux .

Certains livres sont rangés dans des coffrets spécialement conçus pour eux qui , lorsqu’ils sont en carton sont plutôt nommés ”étui * “ (Voir à ce mot )

Vers 1850 la cantatrice Pauline Viardot fit éxecuter un coffret en bois de thuya avec incrustations de cuivre pour abriter le manuscrit original de la partition de “ Don Giovanni “ de Mozart qu’elle avait acquise...ce coffret et son contenu sont aujourd’hui conservés à la bibliothèque nationale.

Les Romains rangeaient les livres dans des coffrets appelés “Théca*” qui à donné le mot bibliothèque*

Les coffrets anciens ayant servi à abriter des livres comportaient souvent des gravures collées à l’intérieur de leur couvercle

.

2)Il arrive que le livre lui-même soit transformé en coffret par évidage de sa partie interne ...

Blaise Cendrars en évoque un dans “Le panorama de la pègre “ ou l’on voit évoluer une femme dissimulant un pistolet dans un livre ancien évidé

3)Certaines œuvres comportant plusieurs tomes sont vendues dans un cartonnage * ou un étui * , l’ensemble étant nommé “ Coffret “ .

Quelques éditeurs ont publié des séries ainsi présentées comme , par exemple , « Les coffrets » des éditions « Les Portiques « qui vers 1928 publièrent une série de 17 volumes présentés par deux ou trois dans six coffrets intitulés « premier coffret , de l’âge heureux, de la bonne humeur,des histoires extraordinaires , des plaisirs variés et des amoureuses «

4)Au moyen-âge les messages et les correspondances étaient acheminés par des émissaires munis de » Coffrets de messagers « plus communément nommés « Boîtes* de messager « (Voir à ce mot ).

5) Sans qu’ils aient un lien direct avec la chose écrite , certains coffrets ayant appartenu à des écrivains ont traversé le temps : c’est le cas d’un coffret en malachite et bronze légué par Balzac à madame Hanska dans son testament de 1847.

Maurice Rheims qui l’avait acquis en raconte l’histoire dans « En tous mes états « (1993)et en fait figurer sa photographie en couverture : sa domestique ayant brisé un serre- papiers de malachite , Balzac en apporta les morceaux à l’orfèvre Froment-Meurice en le chargeant d’exécuter un coffret à monture de bronze et inscription hébraïque (« À Ève ma bien-aimée « )sur le couvercle.

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