Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
VARIANTE
1)En matière de gravure désigne un exemplaire établi sur un papier ou dans une teinte différents de l’originale.
2)En matière éditoriale :
-Le mot désigne une édition dont le texte diffère légèrement des éditions précédentes.
Les manuscrits anciens présentent de nombreuses variantes car , recopiés à la main et à l’unité ,des fautes s’y glissaient inévitablement et , s’il était facile de les corriger sur les exemplaires encore à disposition du copiste ou du libraire ,cela devenait impossible pour les exemplaires déjà cédés ou vendus .
Il n’était pas rare non plus que des éléments soient ajoutés ou retranchés lors des copies successives d’un même texte .
-Certaines éditions publient ,outre le texte du manuscrit d’une œuvre, toutes les remarques,notes et mentions portées par l’auteur en marge de son texte :ces additions sont appelées “ variantes “
L’étude des variantes du manuscrit d’une œuvre est souvent très utile pour comprendre le cheminement de la pensée d’un auteur et le processus de construction suivi .
On peut à ce propos se demander ce qu’il en sera à l’avenir concernant les tapuscrits* qui , établis sur machine électronique ne laissent aucune trace des repentirs * .
Il existe, certes ,des logiciels permettant de conserver toutes les étapes de l’élaboration d’un texte mais ils sont encore peu répandus en raison de leur coût , parce que beaucoup d’auteurs n’attachent pas d’importance à la conservation des étapes intermédiaires de l’élaboration de leurs œuvres et surtout parce que les producteurs de logiciels les jugent peu rentables ....
3)En matière de cryptographie * : lettres d’un code venant en remplacement de celles habituellement utilisées .
4)En matière de lexicographie * on nomme “ variantes “ les graphies différentes prises par les mots dont l’orthographe n’est pas totalement fixée.
La règle adoptée dans cet ouvrage,qui comporte un certain nombre de ces mots , est de placer en entrée principale accompagnée d’une définition signalant les variantes secondaires la graphie la plus commune et de signaler les autres graphies à leur place alphabétique avec un simple envoi à l’entrée principale .
Certains lexicographes * ,dans le but avoué de faciliter la consultation..(et non avoué de “ Gonfler “ leur ouvrage... ) tombent cependant dans la redondance en reproduisant la définition auprès de chacune des variantes ...
La règle consistant à privilégier la variante la plus commune étant admise encore reste-t-il à veiller à ce que toutes les occurrences du mot concernées soient ,dans un même ouvrage ,écrites de manière identique ....et les entorses à cette règle sont assez nombreuses , surtout dans les ouvrages rédigés par divers collaborateurs !
Ce problème s’est fait jour très tôt et n’a pas échappé à l’académie qui , dans la préface des éditions de 1694 à 1762 de son dictionnaire déclarait : “ Si , dans le dictionnaire , le même mot se trouve écrit de deux manières différentes ,malgré l’attention qu’on a eu à prévenir cet inconvénient , l’Académie déclare que la seule manière qu’elle adopte est celle dont le mot est écrit en lettres capitales au commencement de son article “
Il est vrai qu’à cette époque , l’orthographe française n’était pas encore aussi bien fixée que de nos jours ...