Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
TIRAGE
1)Action d’imprimer un ouvrage en un certain nombre d’exemplaires.
Jusqu’en 1472 , les premiers tirages courants étaient d’environ 275 exemplaires puis passèrent à 500 après cette date pour les ouvrages courants
L’imprimeur travaillant à la cadence d’un peu moins d’un millier de feuilles recto-verso par jour , l’impression d’une bible en 1500 exemplaires demandant une année de travail à un atelier de moyenne importance .
Les premiers grands tirages paraissent avoir été faits au début du XVI° siècle : 5000 exemplaires du “ Nouveau testament “ par Lotter en 1522, 100000 exemplaires de la bible par Lufft sur une période il est vraie non connue avec précision ...
Les tirages courants furent de 1000 à 2000 au XVII° siècle (1500 exemplaires pour le premier tirage du “ Dictionnaire de l’Académie Francaise “ en 1685...) puis 3000 à la fin du XVIII° et finir par atteindre les records modernes de plusieurs millions pour certains Best-sellers*.
Une brusque augmentation est à noter vers 1875 :le nombre d’ouvrages publiés qui était de 9891 en 1850 passe alors à 19068 mais le tirage initial de chaque ouvrage ne dépassait guère 1000 exemplaires quitte à multiplier les rééditions si le succés était au rendez-vous ...
Le mot vient de ce que sur les presses anciennes il fallait tirer sur un barreau pour réaliser l’impression.
On distingue diverses sortes de tirages:
-Tirages concurrents:Tirages d’une même édition établis sur des papiers différents chine*,Japon* etc...
-Tirages simultanés*:Procédé de tirage permettant une impression en couleurs en une seule passe:la technique est analogue a celle de l’impression irisée* mais avec un réglage ne mélangeant pas les encres.
-Tirage de tête :voir:tête*ci-dessous
L’importance des tirages actuels est trés variable et selon les ouvrages et le succés escompté les premiers tirages peuvent varier d’un à plusieurs milliers et être ou non suivis de retirages * selon l’accueil des lecteurs ...seuls quelques livres dépassent chaque année les 100000 exemplaires ,une dizaine atteint les 60000 ,une autre dizaine tire à 10000 et l’immense majorité ne dépasse pas 3000 certains ouvrages n’atteignant même pas le seuil des 1000 ....
Il va sans dire que , pour ce qui concerne la presse , les chiffres sont infiniment plus grands et voisinent parfois au million d’exemplaires .
Certains ouvrages ont un tirage volontairement limité à un certain nombre d’exemplaires soit en raison du procédé de tirage employé soit parcequ’ils sont réservés à une catégorie particulière de lecteurs ; ces ouvrages sont généralement numérotés . (Voir à ce mot )
L’usage du “ Tirage limité “ ,qui , hormis les éditions des “ Fermiers généraux “ , ne date que du XIX° siècle , a donné lieu à de nombreux abus destinés à “ organiser “ artificiellement la rareté d’un ouvrage pour en augmenter l’intérêt.
Les tirages limités ne devraient être régis que par des considérations liées à la capacité technique du procédé de tirage employé ou au lectorat * potentiel d’un texte donné .
Si le lectorat est difficile à évaluer à l’avance , en revanche , on connait assez bien le potentiel de tirage des diverses techniques et l’on peut sans risque d’erreur fixer les limites de tirage à des dizaines de milliers d’exemplaires pour la typographie * , à 5 à 6000 pour la xylographie * , à 2000 pour la lithographie * , et à 350 à 1000 pour le burin * , l’eau * forte ou la pointe * sèche
Lorsque , pour une œuvre donnée on parle de nouveau tirage, cela signifie que l’on n’a rien changé à sa présentation qui est strictement identique aux tirages précédents ...si tel n’est pas le cas , il s’agit d’une nouvelle édition * ....
2)Document graphique établi à partir d’une image virtuelle obtenue par des procédés informatiques ou autres ...on dit aussi : un “ Fascim *”