Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
DÉCALCOMANIE
1)Ce nom ( féminin ) désigne un technique de décor,faisant partie de l’adhésigraphie * et utilisant un fin support de papier transparent gommé* qui,collé sur un objet , y laisse ,après son enlèvement ,le motif qu’il supportait.
La technique , inventée vers 1751 par le chimiste anglais Wall pour le décor de céramiques , connut une grande vogue jusques vers la fin des années 60 et exploita tous les thèmes d’illustration aussi bien ludiques que publicitaires ou techniques .
L’impression se faisait sur un papier aluné * enduit d’un mélange d’albumine ,d’alcool ,de gomme adragante,de caséine et de borax collé par sa face non décorée sur un support papier à l’aide d’une colle soluble à l’eau .
Pour sa mise en œuvre il suffisait , après mouillage , d’appliquer la décalcomanie sur un objet , d’enlever le papier-support et de vernir le décor après séchage .
Le décor obtenu , fragile et résistant peu aux manipulations, à parfois été utilisé en reliure pour la réalisation de décors ne pouvant être effectués à la presse et , aussi pour la préparation de pierres lithographiques.
Le succès du procédé étant important les fabricants furent nombreux –Capendu, Daynès,Carpentier,Kupr,Guérin , Société parisienne de décalcomanie industrielle …- et les noms commerciaux de certaines de leurs produtions - « Auto-décor « , »Vélodécor » ou « Chromotransfert » par exemple- devinrent pour un temps des noms communs synonymes de « Décalcomanie «
De nombreux objets d’écriture ,tels que plumiers*,tampons* buvards,encriers *etc...ont été décorés par ce procédé...
Certaines décalcomanies ont parfois curieusement été nommées “ Radiophones * “
2)Employé au figuré il a servi à désigner une technique décorative employée par les surréalistes .
La “ Décalcomanie sans objet “ ou “ Calcomanie “ est décrite dans le “ Dictionnaire abrégé du surréalisme “ de Breton et Eluard et consiste à enduire une feuille d’encre et à y appliquer une autre feuille vierge sur laquelle s’imprime de façon imprévisible un motif.
Ce procédé est en fait trés voisin du “ Monotype * “