Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
LUTRIN
Grand pupitre,souvent monumental, servant de support aux livres d’église et parfois appelé “aigle * ” en raison de la présence très fréquente ,dans sa décoration, d’un aigle symbolisant l’élan vers dieu.
Sur certains lutrins , l’aigle tient dans ses serres un philactère * portant une inscription (“In principio erat veritas “ sur un lutrin daté de 1787 et provenant de l’abbaye de Grande Selve conservé dans l’église de Savenès prés de Verdun sur Garonne )
Certains lutrins circulaires sont appelés “roue * ” ou ”roës * ” (voir ci-dessous..),d’autres sont réglables en hauteur ou orientables...
On peut rencontrer ,pour les désigner, les mots : Lectrin,Leutrin,Letri,Peulpitre , Poulpitre,Pupitre. ou , plus rarement , l’appellation latine “ Pluteus versatilis “
“Le Lutrin “ est le titre ,et le héros principal , d’une œuvre de Boileau dans laquelle est , en outre , décrite une bataille* de livres .
Il a existé des lutrins pliantset transportables réalisés généralement en fer forgé avec un support de livre en cuir .
Le mot a parfois figuré dans quelques expressions populaires comme , par exemple :”Chantre de lutrin “ qui désignait un mauvais chanteur
ROUE
1)Sorte de lutrin* rotatif dans le plan vertical et généralement monumental. permettant d’y installer plusieurs ouvrages volumineux qui, par simple rotation, viennent se placer face au lecteur sans manipulations fastidieuses.
La roue est constituée comme une roue de moulin commandée à la main et au pied qui porterait des étagères articulées en lieu et place des aubes.
On en trouve trace en 1588 dans un ouvrage de l’ingénieur italien Agostino Ramelli ( “ Le Diverse e artificiose machine “ ) dans lequel une gravure en donne une représentation précise ,gravure dont un exemplaire dédicacé à Pierre Champion par Anatole France est conservé à la bibliothèque de l’arsenal .
Certaines bibliothèques en conservent encore comme la bibliothèque de l’arsenal qui possède celle,précédemment au couvent des capucins , que son bibliothécaire Hubert-Pascal Ameilhon se fit attribuer le 24 Frimaire de l’an VI en l’appelant “ Grand pulpitre à ressort “et à laquelle Victor Hugo fait allusion dans son poème “ l’âne “ (1885)lorsqu’il évoque “ l’arsenal qui fait , lorsqu’on le secoue , tourner tant de néant sur son pupitre à roue “
La roue fut , à son époque , considérée comme un très grand progrès en permettant de comparer rapidement plusieurs versions d’un même texte ou plusieurs livres ...son usage préfigurait un peu la démarche moderne de l’usager de l’ordinateur qui affiche simultanément plusieurs “ fenêtres “ sur son écran pour pouvoir comparer leur contenu .
Il semble qu’il ait existé deux modèles de roues : l’un fonctionnel ,destiné au travail,et présentant les livres à l’horizontale , l’autre destiné à l’exposition et présentant les livres sur des pupitres inclinés .
Il existe un autre type de lutrin rotatif :la “Roë * ” qui tourne dans un plan horizontal
2)Les premières presses typographiques mécaniques étaient actionnées par la rotation d’une roue et les manœuvres chargés de les mettre en action étaient nommés “ Tourneurs * de roue “
3)Synonyme de : « Rota * « , sorte de monogramme réservé aux papes et apposé autrefois sur les écrits qu’ils signaient., la roue a été représentée de façons très diverses mais , souvent avec une connotation ésotérique ou divinatoire : « Roue magique Égyptienne « (« Œdipus Ægyptiacus « ) , « Roue hiéroglyphique « etc …
4)La modestie de la place accordée aux écrivains dans le circuit de production du livre à conduit certains d’entr’eux à la dénoncer comme , par exemple , Françoise Xenakis dans son livre : « L’écrivain ou la sixième roue du carrosse « (Juillard -1970)
5)Les armoiries de l’écrivain Bossuet comportent la représentation de trois roues
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La table peut être horizontale pour y poser les livres à plat ou munie en son centre d’un pupitre conique pour les y appuyer ,c’est en général un meuble imposant à ne pas confondre avec la “Roue* à livres” qui,elle,peut stocker verticalement de nombreux livres en les présentant un par un .
La pointe centrale du cône servait souvent de chandelier et certaines roës furent munies d’un support de pupitre en forme de manivelle permettant , sans déplacer le meuble , d’approcher ou d'éloigner le plateau de présentation des livres .
ROË
La table peut être horizontale pour y poser les livres à plat ou munie en son centre d’un pupitre conique pour les y appuyer ,c’est en général un meuble imposant à ne pas confondre avec la “Roue* à livres” qui,elle,peut stocker verticalement de nombreux livres en les présentant un par un .
La pointe centrale du cône servait souvent de chandelier et certaines roës furent munies d’un support de pupitre en forme de manivelle permettant , sans déplacer le meuble , d’approcher ou d'éloigner le plateau de présentation des livres .