Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
...
Même dans les expressions à connotation négative mettant en cause la pipe qui ont pu , ici ou là , qualifier une œuvre littéraire .elle conserve son prestige car on peut remarquer que ce n’est pas la pipe en elle-même qui est mise en cause mais soit son contenu , “ Ne pas valoir une pipe de tabac “, soit sa déchéance : “ Ne pas valoir une pipe cassée “ ..
Mais toutes les expressions mettant en scène la pipe ne sont pas négatives : »Tête de pipe « est ambiguë mais souvent affectueuse, « Nom d’une pipe « est un juron plutôt « Soft « mais on ne sait trop que penser du qualificatif « Littérature de fumeur de pipe « employé par Charles Dantzig qui paraît plutôt vouloir désigner un style d’écriture travaillé faisant la place belle aux descriptions et destiné à un lecteur doté de la légendaire placidité des fumeurs de pipe et ayant tout son temps
La pipe a parfois été utilisée comme moyen de dissimulation de messages ( “ Sémagramme * “ ) et certaines pipes étaient même concues pour pouvoir brûler le document compromettant en cas de nécessité ...
La pipe eût aussi , bien sûr, ses détacteurs et parmi eux le roi d’ Angleterre Jacques 1° qui en interdit l’usage qu’il jugeait barbare ( « Counterblaste to tobacco » -1604)
Signalons pour terminer deux derniers rapports entre la pipe et la chose écrite :
-Dans l’ancien argot de Saint Cyr fumer en tenant la pipe perpendiculairement au visage et entre les dents du milieu( à la Monsieur Hulot donc ...) se disait “ Fumer en capitale * droite “
-Certains cartophiles* recherchent particulièrement les cartes postales mettant en scène de vieilles bretonnes, et , beaucoup plus rares ,des enfants voire même des bébés ….. fumant la pipe (il semblerait qu’il en ait existé une bonne centaine …)
On peut bien sûr rencontrer tous les nombreuses appellations de la pipe : « Brûle-gueule », »Bouffarde », « Calumet «, » etc …
3)Une catégorie particulière de fumeur de pipe est constituée par les “ gens du livre “ qui s’adonnèrent à l’opium * (Voir à ce mot ) et qui non seulement le consommèrent mais le mirent en scène et le célébrèrent :
-“Moi, je serai là,immobile sous un dais magnifique ....et fumant de l’opium dans une grande pipe de jade ...” ( Théophile Gautier in “ Mademoiselle de Maupin “[1836] )
-”La pipe d’opium “ de Théophile Gautier ( 1838)
-”Constantinople “ dans lequel Théophile Gautier évoque une pipe d’opium qu’il fuma assis sur une tombe du cimetière Scutari d’Istambul...
-Dire que l’opium n’a rien à voir dans l’œuvre de Jean Cocteau serait également hasardeux ...
On l'aura compris les rapports existant entre la pipe ,la littérature et l'écrit m'intéressent mais certaines questions demeurent à ce propos ....
1)Comme on l'a vu de nombreux écrivains fumaient la pipe
Qui ?...et quel genre de pipe et de tabac ?....
2)Nombre
d'auteurs ont parlé de la pipe ,j'en ai donné quelques citations .qui en connaît d'autres ?
3)Le qualificatif "
Littérature de fumeur de pipe " signalé est un peu ..."fumeux" ! littérature pour lecteur peu pressé ?....écrits simples pour
"homme tranquille" ?...texte que l'on "suçotte " comme une pipe sans trop y penser ?....
Que signifie exactement cette expression ?
4)Accessoire indispensable au fumeur de pipe , le pot à tabac a souvent pris des formes anthropomorphes et représenté des célébrités
: quels écrivains ou gens du livre ont eu cet honneur ?
Bref ! toutes les interactions au sens large entre l'univers de la pipe et l'écrit sont susceptibles de m'intéresser !