Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
TALISMAN
Objets pouvant prendre des formes écrites très diverses ,dont celle de livres ou de tatouages *cachés , considérés comme porteurs de vertus magiques censées protéger ceux qui les possèdent .
Le talisman ,contrairement à l’amulette * conserve son pouvoir quel que soit son possesseur .
Un talisman est un objet apotropaïque * souvent constitué d’un sachet scellé et ne devant pas être ouvert contenant divers objets ou reliques et des textes supposés dotés de pouvoirs magiques.
Le talisman peut être un livre et l’on peut citer le “ Livre de Kells * “ ou l ‘ “ Aka*-Hon “ japonais comme exemples mais aussi un vêtement comme les « Chemises* talismaniques « orientales ou les « Scapulaires* « chrétiens …(Voir à ces mots )
Les talismans sont parfois nommés “ Sceaux * “ :c’est ainsi que le “ Petit Albert * “ parle de “Sceau de Mars ,de la lune, du soleil “ pour désigner les talismans de Paracelse (que lui-même nommait « Boîtes ou l’on enferme les influences … » )
La bible elle-même évoque l’usage de talismans protecteurs : »…que ton âme soit enfermée dans le sachet [talisman …] des vivants auprés de Yahvé… » (Livre des rois1-samuel,XXV,29)
Certains auteurs divisent les talismans-objets en “ Talismans astronomiques “ portant des signes célestes et des inscriptions ésotériques et en “ Talismans magiques “ portant des noms d’anges ou de génies, certains dits “ Talismans mixtes “ ressortant des deux catégories.
Certains ouvrages en ont fait leur sujet comme , par exemple , “ Des talismans ou figures faites sous certaines constellations pour faire aimer et respecter les hommes ...” de Charles Sorel ( 1636)
On connaît quelques exemples de “Gens de lettres “ ayant usé de talismans et, parmi eux Honoré de Balzac qui en possédait un nommé “Bedouck * “ (Voir à ce mot ) auquel il attachait une grande importance (sa célèbre canne * [Voir à ce mot ] doit plutôt être considérée comme un fétiche ...)
Madame de Genlis, pour sa part ,évoque curieusement l’usage d’un talisman dans l’un des livres qu’elle rédigea pour l’éducation des enfants royaux : il s’agissait de se protéger de la colère en plongeant un anneau dans un verre d’eau qui était ensuite bu aprés récitation de la formule supposée magique “ Peinthiladelmirézidarmésulmézidore “ ...on peut remarquer que ce procédé rejoint de nombreux autres impliquant l’ingestion de denrées diverses ( voir “ manger *” et « Bibliophage * « )
L’usage en était si répandu qu’une recherche systématique en était faite par l’inquisition avant interrogatoire et par les témoins avant les duels : Brantôme se fait l’écho de ces pratiques lorsqu’il écrit : « …ils éstaient visitez ,testez et fouillez pour scavoir s’ils n’avaient point sur eux aucun caractère ou charmes et billets négromanciens …et de faict …a-t-on ouy parler que quelques uns avant quentrer en combat se sont faicts raser la teste et là-dessus se faire escrire paroles enchantées pour se rendre invincible … » (In « Discours sur les duels « -1614)
Selon les civilisations ,les pays ou les époques les talismans ont revêtu des noms divers : « Abascantes* « en Europe , » Diémats * « , à Java , »Kavacs* « en Orient @