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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:25

TIC

TIC

              Manie ou habitude sans utilité pratique autre que d’introduire une certaine forme de rituel  dans les actes de la vie quotidienne .

              Chez certaines personnes ,nommées «  Tourettiennes « par référence au neurologue Gilles de la Tourette qui étudia ce syndrome,   les tics prennent une place envahissant pouvant aller jusqu’aux « Troubles obsessionnels compulsifs » vulgairement nommés «  TOC «   

              De très nombreux écrivains ont des superstitions * tournant parfois aux  tics concernant l’acte d’écrire qui peuvent être aussi variables que l’utilisation de papier de couleur ( Colette ) ou  de plumes * spéciales  ( Giono ),une disposition particulière du local d’écriture, la présence d’objets-fétiches,l’utilisation  de nombreux stylos ou l’exécution d’un rituel particulier ( Corneille s’enroulait dans des couvertures ...)  etc ...etc ....

 

              Le tic peut aussi concerner l’écriture sous la forme de «  Locutions revenantes « ou de «  Truismes * «   et on en trouve trace chez de nombreux auteurs qui  utilisent  une formule récurrentes dans plusieurs de leurs œuvres : la comparaison avec un nid de guêpes chez Giono, le «  Lac sublime «   chez Stendhal, le «  Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes « ou  « Marquer d’une pierre blanche «   Chez Gary  , l’expression « ce pays « désignant la France  répétée à satiété par certains syndicalistes  sont de cet ordre là.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:20

THÉSAURUS                                                                                         

              1)Ouvrage,souvent sous forme de dictionnaire*,faisant un point complet sur un sujet ou une langue: le “ Thésaurus de la langue latine  “(« Dictionarium seu latinæ linguæ Thesaurus »)  de Robert Estienne publié vers 1530 et sans cesse complété par la suite en est l’un des premiers exemples .Il semble que le mot soit apparu  dans un dictionnaire pour la première fois dans le «  Nouveau Larousse illustré «  de 1904….

              2)Partie d’un dictionnaire encyclopédique recensant par ordre alphabétique des mots appelés “Descripteurs * ” renvoyant au Corpus * de l’ouvrage.

              L’ “ encyclopédia Universalis “ est l’archétype de l’ouvrage organisé de la sorte et il  semble bien que , comme pour l’ “ Encyclopédia Britannica “ à laquelle elle est apparentée, son lointain ancêtre soit l’encyclopédie mort-née  conçue à la fin du  XVI° siècle par le mathématicien Leibnitz  

              Bien que destinée à des spécialistes, citons  la définition donnée par Laureilhe dans “ Le thésaurus “ :

              “ C’est une liste d’autorité organisée de descripteurs et de non-descripteurs obéissant à des règles terminologiques propres et reliés entr’eux par des relations hiérarchiques ou sémantiques.....cette liste sert à traduire en un langage artificiel dépourvu d’ambiguïté ,dit langage documentaire ,des notions exprimées en langage naturel  “ 

              3)Dans le langage spécialisé  des bibliothécaires , le “ Thésaurus  “ est  un “ Langage documentaire organisé employant des termes normalisés reliés entr’eux par des relations sémantiques hiérarchisées  “ ....     

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:16

THÉORÈME                                                                                                                             

              Le domaine de l’écrit parait , par essence , ne pas devoir être régi par des théorèmes ...il existe cependant des lois régissant le langage et , l’une d’elles appelée “ Théorème de Gödel “ est une tentative d’arithmétisation de  la syntaxe à propos de laquelle le lexicographe Alain Rey a pu dire que son créateur devrait être pris pour patron par les lexicographes *, encyclopédistes  * et leurs critiques * .

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 10:42

CLUB                                                                                                                                                                            

                                      1)Les clubs (parfois nommés : «  Guilde * «  )sont un phénomène de l’édition paraissant né aux Etats-Unis sous l’appellation «  Book-Club » ,qui eût son apogée après la deuxiéme guerre mondiale et perdura jusqu’aux années 60 pour laisser la place au quasi-monopole d’un seul    dans les années 70.

                                      Il consistait à éditer des livres avec une présentation (reliure,décor etc) exclusive pour les diffuser,hors du commerce traditionnel, aux membres d’un “club” et à eux seuls.

                                      Le  précurseur  fut “ Séquana “ créé en 1923 par René Juillard .

                                      La publication d’un livre dans l’un de ces clubs lui assurait une seconde vie entraînant parfois une diffusion bien plus importante que  celle qu’il avait eue dans le  commerce traditionnel                                                                                                                           

                                           (:par exemple “Le cheval d’orgueil” vendu à 594000 ex en librairie et à 1006000 en club...)

                                      Le phénomène suscita une grande recherche d’originalité dans la présentation,la typographie,l’illustration,la reliure et même dans l’appareil* bibliographique qui accompagnait   souvent le texte.

                                      Aujourd’hui les clubs restants se contentent d’une présentation cartonnée* sous jaquette* sans réelle originalité                                                                               

                                      France- loisirs “ est un des derniers clubs subsistant en France;fondé en 1970 et Germano-Français ( 50% “ Bertelsmann “) il est le premier club mondial de livres et comporte en 2008 3300000 abonnés .

                                      Regroupant ,en 1992, 4,3 millions d’adhérents achetant 30 millions de volumes par an , il détenait ,à cette date, 11 % du marché Français de l’édition de littérature générale en éditant des oeuvres environ deux ans après leur parution (400 nouveaus titres chaque trimestre ..)

                                      L’édition en club est un puissant  moyen de relance des ventes : un Goncourt tiré à 400000 se vend à 200000 en club …un « Interallié «  tiré à 80000 est édité à 60000 en club ….

                                      Les livres  des clubs ayant fait effort de recherche,en général numérotés (séries de 5000 à6000 exemplaires), commencent à susciter l’intérêt des amateurs...

                                      Il faut toutefois être vigilant,certains de ces clubs s’étant laissés aller à la douteuse pratique de la numérotation* multiple consistant à réaliser plusieurs éditions d’un même ouvrage avec ,pour chacune d’elles ,une nouvelle numérotation.

                                      Avant le  phénomène “club”  des années 50/70 avaient existé, dans les années 1920/36,   une multitude de clubs ,souvent appellés “sociétés* ”, qui  faisaient réaliser des éditions exclusives.

                                      Le phénomène avait entraîné de nombreux éditeurs à se spécialiser dans des éditions de luxe vendues fort cher (la spéculation étant partout.).......

                                      La crise de 1936 entraîna la faillite des clubs , des éditeurs et la vente en soldes* des livres restants...

                                      Certaines publications de ces clubs sont à présent recherchées par les bibliophiles : d’abord celles qui furent tirées à petit nombre bien sûr mais aussi celles de certains clubs à grand tirage ayant fait un effort de nouveautté dans leurs maquettes comme , par exemple, le  “ Club français du livre “ , ou le “Club des éditeurs “...

                                      Dans certaines publications en français on peut rencontrer des  termes étrangers pour les désigner comme , par exemple , le germanisme  «  Buchgemeinschaften « 

                                      2)À diverses époques , les hommes de lettres formèrent des clubs  parmi lesquels on peut citer:

                                      -Ceux du XVIII° siècle qui , contrairement aux salons * trés féminisés , et bien que souvent  animés par des femmes furent presqu’exclusivement fréquentés par des hommes .

                                      L’un des premiers fut,au XVIII° siècle ,  le “ Club de l’entresol  “ de l’abbé d’ Alary suivi du “ Club du bout du banc “ de Mlle. Quinault,du club des “ Lanturelus “ de la marquise de la  Ferté Imbault  ,du “ Caveau  “ et , plus prés de nous du  “ Zutique * “ (Voir à ce mot )  que fréquentèrent Rimbaud et Verlaine  , du “ Club des sans femme “ que fréqenta Jules Verne,ou des clubs d’avant-garde friands de provocations comme les “ Hydropathes  “ , les “ Hirsutes  “ , les «  Fumistes «  les “ Jemenfoutistes  “ etc ...

                                                                                                                                                      

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 10:34

 

CLAVIER                                                                                                                                        

                                      1)Organe de commande d’une machine à écrire ou d’un ordinateur , le clavier est dit “ Complet  “ ou «  Double «   lorsque chaque touche commande l’impression d’un signe ,” Universel  “ lorsque chaque touche peut imprimer deux signes  et “ Réduit “ lorsque ce chiffre passe à  trois le clavier «  universel » étant , de très loin, le plus répandu .

                                      Il existe , par ailleurs des claviers spéciaux répondant à des usages particuliers :Claviers “ Facturiers  “ pour l’établissement des factures , claviers Grecs , Russes, Arabes etc ...

                                      On désigne souvent les claviers par la succession de leurs six premières lettres : clavier “ AZERTY “(français ),  “ QWERTY  “(Anglo-saxon), “ QWERTZ (Allemand),  »AZEPT » (Grec),  »2AEU°K »(Belge ),ZHJAY  inventé en 1907 par la commission Navarre et qui ne connût pas le succès , DVORAK inventé en 1936 par l’américain August Dvorak pour augmener le confort de frappe mais qui resta confidentiel (120000 utilisateurs dans le monde entier de nos jours ..) avant son évolution en DVORAK-fr qui conçue par Françis Laboutte équipe certains ordinateurs fonctionnant sous système d’exploitation «  Linux «, BÉPO (Voir ci-dessous ) né en 2005 et lui aussi issu du DVORAK ,VIGNOLLES inventé en 2004 et  présentant les lettres dans l’ordre naturel de l’alphabet à l’usage des personnes rebelles à l’apprentissage des claviers classiques …et ne recherchant pas une grande  vitesse de frappe …..

                                        La raison de cette disposition  des lettres est que , sur les premières machines à  écrire , les tiges portant les lettres disposées dans l’ordre naturel de l’alphabet  s’emmélaient parfois lors de la frappe produisant ce que l’on a , durant un temps désigné par l’américanisme  «  Clashing* « 

                                      L’américain Christopher Latham Sholes  chercha donc à ralentir la frappe , d’une part ,  en  éloignant  au maximum les unes des autres les lettres les plus utilisées,et , d’autre part , en les plaçant  sous la commande des doigts les moins agiles   et cela donna l’ordre “ AZERTY  “ pour la langue française  “ QWERTY  “ pour la langue anglaise “ QWERTZ “pour la langue Allemande .

                                      Une autre explication , assez peu  convaincante , voudrait que les ingénieurs de Rémington aient choisi l’ordre «  QWERTY « pour que la frappe du mot «  Typewriter «  se fasse en n’utilisant que les lettres de la première ligne ….

                                          Il n’en reste pas moins que tous les claviers couramment utilisés imposent  des trajectoires de la main qui , lorsqu’elles sont quantifiées  ne laissent pas d’étonner :174 mètres pour la frappe de 1000 mots sur un clavier «  AZERTY » par exemple (voir : Kilomètre ..  * )

                                      Il est à noter  que pour tous ces types de  claviers,de même que pour les ordinateurs actuels ,les progrés techniques des machines auraient permis de  nouvelles distributions des touches mieux adaptées aux diverses langues   mais , les essais de lancement de claviers spécifiques ont été des échecs ....

                                      Certaines touches des claviers d’ordinateurs comportent une petite protubérance  ( “ F & J “ ou “ D & K “ ) destinée à permettre un placement correct des doigts ...pour les experts  qui frappent avec leurs dix doigts ...

                                      Les claviers équipant les machines “ Linotype  * “ et “ Monotype  * “ sont différents de ceux des machines à écrire et comportent d’avantage de touches ( 90 pour la “ linotype  “ ...276 pour la “ monotype  “ )

 

                                      Outre la disposition des lettres ,et les aménagements  évoquées ci-dessus pour les machines à écrire  les claviers ont fait l’objet de recherches concernant leur présentation matérielle  qui , pour les ordinateurs, ont ajouté aux claviers à  touches classiques des claviers sensitifs , digitaux simplement projetés  , et , même , souples établis sur un support caoutchouté …

 

                                      2)Dans le langage méridional c’est une chaîne,voisine de la «  Chatelaîne* «  , servant à conserver à portée de main ciseaux,clés , carnet etc …

 

 

BÉPO

                                Nouveau type de clavier * commençant par les lettres " BEPO "  inventé en 2003 pour simplifier  et réduire les trajectoires de la main , supprimmer  la nécessité de combinaisons de touches et augmenter la raidité de la saisie…ses avantages sont indéniables mais il est probable qu’il peinera à s’imposer en raison du réapprentissager qu’il nécessite .

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 09:34

 

CITATION                  

                                                              1)Extrait d’un texte ou d’une œuvre cité dans un livre et signalé de manière

particulière ,aujourd’hui par  mise entre guillemets ou par un renvoi à une note* donnant la source autrefois par divers moyens tels que soulignement,dichromie *,pied* de mouche,écriture différente etc …( * : Voir à ces mots )

                                      Le «  Droit de citation «  ,qui n’est en fait qu’une tolérance ne fixant aucune règle précise ,  admet que des citations de moins de cinq lignes peuvent être faites sans solliciter le consentement de l’auteur sous réserve d’indiquer son nom et le titre de l’œuvre citée....les citations plus importantes doivent faire l’objet d’un accord préalable de l’auteur.

                                      Certains auteurs pratiquent l’”Autocitation  * “ en se citant eux-mêmes ,d’autres inventent des citations qu’ils attribuent arbitrairement  à des auteurs connus ce qui est voisin du plagiat *,quelques uns enfin n’hésitent pas à inventer et la citation et l’auteur ce qui tient de la mystification mais passe généralement inaperçu..

                                      D’autres encore , pratiqant le canular inventent des citations improbables qui , bien que  n’ayant pas d’autre but que de faire sourire sont cependant frappés au coin du bon sens  comme lorsque Alexande Vialatte cite le soi-disant proverbe Bantou  qui dit «  Si tu ne digères pas la soutane , ne mange pas le missionnaire «  , proverbe qui , consécration suprême est présenté comme authentique par plusieurs sites «   internet «  de citations ….

 

 

                                      Jacques Vingtras , alias Jules Vallès , se livre avec délices à ce genre de tromperie : »quand j’ai à ajouter un exemple je l’invente tout bonnement et je mets entre parenthèses (Fléchier),(Bossuet),(Massillon) … » (in «  Le bachelier »[Hasards de la fourchette ])

 

                                      D’autres encore inventent des citations concues de telle manière que , accolées au nom de l’auteur supposé elles produisent un effet comique  comme par exemple : “ On se blesse quand on tombe “ ( Dehaut ) .

 

                                      Les divers codes * ou marches  * utilisés dans les journaux et les imprimeries réglementent la présentation des citations qui doivent être placées  entre guillemets * et , éventuellement   en italique * , les coupures étant signalées entre crochets *   si elles ont été faites à l’initiative du citateur ou entre parenthèses * si elles ont été faites par l’auteur .

                                      Une citation devrait toujours être faite dans un contexte conforme à l’idée qu’elle véhicule et sans trahir les intentions de son auteur ...il n’en va pas toujours ainsi et nombreuses sont les citations  à qui l’on a fait dire bien autre chose que la pensée initiale de l’auteur ....il est vrai qu’un certain droit à la “ citation abusive “ semble reconnu au lecteur , c’est en tout cas ce que revendique Robert Escartit dans son livre “ L’écrit et la communication  “ ....!

                                      Certains écrivains reconnaissent l’importance des citations dans la genèse de leurs œuves: Gonzague de Saint Bris dit à ce propos  “...ma culture est basée sur un château de citations ...”

                                      Certaines œuvres  comportant de nombreuses citations,tels les dictionnaires ,  comportent un index des auteurs cités  indiquant ou trouver la citation dans l’ouvrage …cet index a parfois été considéré comme une sorte de «  Hit-parade «  par certains …                           

                                      2) Acte officiel établi par un huissier pour convoquer une personne devant un tribunal .

                                      3)Le premier dictionnaire * présentant des citations d’auteurs en appui de ses définitions est le dictionnaire de Richelet (1680)

                                      4)L’usage des citations fut vers le XV° siècle , une méthode de composition répandue et de nombreuses œuvres littéraires furent conçues comme des patchworks de citations plus ou moins habilement reliées entr’elles par un texte souvent assez banal .....parmi lesquelles on  peut citer  les “ oraisons “ de Filelfo,ou le “ Livre du courtisan  “ de Castiglione

                                      Guarino de Vérone conseillait à ses élèves de tenir deux cahiers , l’un de citations appellé “Historice  “ , l’autre de style nommé “ Methodice  “

                                      5)Les livres de citations constituent une catégorie à part , faisant partie des ouvrages de référence .

                                      Le genre est ancien et l’on peut citer parmi les premiers les “ Adages  “ d’Erasme   , les “ Osservationi ...” de Toscanella sur l’œuvre de Virgile ou mles “ Excerptas *  “

                                      De nos jours ,les nombreux recueils de citations qui sont publiés se présentent sous deux formes principales : recueils réunissant des citations sur un sujet particulier (l’amour , la guerre etc ...) ou recueil généraliste muni de plusieurs index * permettant de trouver facilement une citation d’un auteur ou une citation adaptée à une circonstance particulière ( mariage,maladie,météorologie,fortune etc ...etc …)

Claude Duneton a écrit à leur propos  qu'ils avaient ceci de curieux qu' »ils donnent l'impression que tout a été déjà dit ! « 

                                      6)On peut rencontrer,entr’autres chez San Antonio,  certains nélogismes destinés à désigner les citations d’un auteur particulier : «  Corneiller «  par exemple pour les citations de Corneille ou «  D’Artagner «  pour évoquer d’ Artagnan

 

CITATIONNITE 

         Néologisme caractérisant une propension exagérée à l’utilisation de citations *...certains textes ressemblant à un patchwork réalisé à l’aide de “ la colle * et les ciseaux  *  “ ; 

 

CITATEUR

                                      Celui qui fait de fréquentes citations * .

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 09:24

CISIOJAN                                                                                                                                     

                                      Le “  Cisiojan  “  ou” Cisiojanus “ est un poème inspiré du calendrier *  ou sont évoqués les mois de l’année à l’aide de vers comportant autant de syllabes qu’ils ont de jours  et qui poussent parfois la virtuosité jusqu’a  placer   à l’intérieur d’un même vers  l’évocation de la fête  d’un saint au rang syllabaire correspondant à sa date : sainte Agathe étant fêtée le 14 février sera évoquée à la quatorzième syllabe ....

                                      Cette technique ,annonçant l’oulipisme * , est apparue en Allemagne au XII° siècle puis au XV° siècle en France .

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 09:19

 CISEAUX                                                                                                                                          

                                      1)Instrument destiné à couper tissu, papier ,carton , cheveux etc …qui  peut revêtir de multiples formes et tailles selon l’emploi auquel on le destine .

                                      Il existe de nombreux modèles spécialement dédiés à la découpe du papier ,certains permettant même une découpe ondulée ou crantée et les ciseaux   figurent dans toutes les trousses * et nécessaires  * de bureau .

                                      L’usage en est ancien et l’on en trouve la trace en Iran dés le IV° millénaire Ajc ...

                                      La variété des modèles a naturellement suscité l’intérêt des collectionneurs que l’on nomme : «  Cæderophilistes «

 

                                      On peut noter que ,pour ceux qui en ont un usage fréquent, les ciseaux sont souvent attachés à une chaîne que , dans certains parlers provinciaux (Midi par exemple ) on nomme «  Clavier* «  (sans doute parcequ’elle sert aussi à supporter des clés ). 

                                      2)Les ciseaux sont le symbole de la censure * dont c’est censé être l’instrument principal : “ Les ciseaux d’ Anastasie  *  “

                                      L’expression “ Donner des coups de ciseaux “  qualifie le fait de procéder à des coupures sans l’accord de l’auteur .

                                      3)L’expression “ Colle et ciseaux  “ appliquée à un texte signifie que celui-ci  est l’assemblage , plus ou moins habile , de divers morceaux empruntés à d’autres auteurs et elle est donc synonyme de “ Plagiat  *  “

                                      Bien que la plupart s’en soit défendus ,il existe peu d’écrivains n’y ayant pas eu recours avec des nuances diverses allant du  plagiat brutal à la subtile adaptation en passant par toutes les nuances intermédiaires ….

                                      Certains ouvrages , dictionnaires et encyclopédies notamment , faisant la synthèse de connaissances éparses dans d’autres ouvrages doivent obligatoirement y avoir recours …le talent du lexicographe consiste alors à fondre harmonieusement  les emprunts dans son ouvrage et à les acclimater à l’esprit voulu pour celui-ci  en les complétant  par  une touche personnelle d’originalité   

                                      Et d’ailleurs , comment l’éviter quand on remarque qu’une simple citation , même effectuée dans les règles en citant les sources , n’est rien d’autre que le collage d’un morceau découpé ailleurs .. ?      

                                      L’expression est à présent très vivement concurrencée par  ” Copier * -Coller “   issue de l’informatique qui a, il faut bien le constater , rendu la chose extrêmement facile !

            4) « Meneur de ciseaux « était l’appellation ancienne de l’ouvrier cartier *  chargé du découpage des feuilles .

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 07:49

OPSIMATHIE

              Ce terme désigne l’envie d’apprendre lorsqu’elle survient à un âge avançé .

              Elle entraîne généralement de nombreuses lectures et , souvent de nombreux écrits ….et  il existe même des cas ou elle a tourne à la lexicographie ...j'ai des noms !!!

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 07:44

INTERMÉDIAIRE                                                                                                 

                                   1)Le mot peut désigner  diverses choses dans le domaine du livre :

                            -Feuillet de séparation placé entre deux autres .

                       -Édition d’une œuvre se plaçant entre une ou plusieurs autres :en matière de documents anciens le document que le chercheur a en main est presque toujours séparé de l’original par de nombreux intermédiaires en général disparus …         

                        -Personnage jouant un rôle de liaison entre deux intervenants de l’élaboration du livre .

                       -Étape de la fabrication du livre , du papier , de la reliure etc ...   

   

                     2)L’intermédiaire des chercheurs et des curieux est (ou était ???...)un journal de formule originale qui ,depuis de longues années , soumet à ses lecteurs les questions posées par d’autres lecteurs avec l’espoir que l’un d’entr’eux apportera une réponse …..on peut craindre que la domination d’internet ne diminue son lectorat …

                       Certains ont forgé le mot “ Intermédiariste “ pour désigner les lecteurs de cette publication qui ,eux,préfèrent s’autodésigner  “ Ophélètes  *  “(voir ci-dessous )

 

                                    3)La bibliothèque nationale à longtemps tenu un catalogue * intermédiaire dans lequel fut  inscrite  l’énorme quantité de  livres entrés à l’occasion de la révolution ;ces livres furent ensuite inclus dans le “ Nouveau catalogue “ .

 

 

OPHÉLÈTE                                                                                                                   

                                        Ce mot qui n’apparaît dans aucun dictionnaire usuel  est un néologisme créé en 1896 pour désigner  les lecteurs de “ l’intermédiaire des chercheurs et des curieux  “ ,organe publiant  des questions posée par ses lecteurs  auxquelles répondent d’autres lecteurs ...(dans tous les domaines mais principalement historique, littéraire,généalogique etc ...)

 

              La démarche de cet organisme se voit à l'heure actuelle sévèrement concurrencée par l'internet qui répond à nombre de questions similaires en un temps record mais qui présente au goût de certains l'inconvénient d'être moins élitiste ....

 

 

              Le mot vient du grec “ Ôphélétés “ qui signifie “ Personne qui assiste , qui aide ...”

              On rencontre , rarement , le synonyme “ Intermédiariste  “

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