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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 10:35

SINE MENDA

Mention latine figurant sur certains ouvrages anciens pour souligner le fait qu’il étaient réputés ne comporter aucune faute …

Nombre d’éditeurs mettaient ainsi un point d’honneur à assurer une correction rigoureuse de leurs publications et faisaient fièrement figurer cette mention en exergue * de leurs ouvrages …ce qui n’empêchait pas que , parfois , une faute rebelle ait échappé à tous les contrôles …

Nota: Je me garderai bien de faire figurer une telle mention dans ce blog !!!!!

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 09:04

TABLE À LA TRONCHIN ....

Une table “ à la Tronchin “ est une table à écrire à mécanisme inventée , ou plutôt remise au goût du jour , par Théodore Tronchin,médecin , qui , au milieu du XVIII° siècle, prônait les vertus de l’écriture en position debout * ....auxquelles on revient de nos jours …

Elle comporte un plateau mobile actionné par des crémaillères réglables par manivelle permettant le choix de plusieurs positions d’écriture .

Connue depuis le XV° siècle puis oubliée, cette sorte de table demeura en vogue jusques vers le milieu du XIX° siècle époque ou on adapta son principe à certaines commodes dites “ à trois fins “ .servant à la fois de meuble de rangement , de bureau et de table à écrire .

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 09:02

TROIS

1)On appelle “Trois filets” ou “ Trois filets à l’ancienne “ un décor de reliure constitué de deux filets* rapprochés et d’un troisième plus éloigné.

2)La “ Méthode des trois livres “ longuement détaillée dans le “ Dictionnaire universel “ de Zedler (1734) “ était un système de classement des “ Excerptas * “ (Extraits des œuvres lues )comportant trois livres contenant le premier les extraits d’œuvres, le second leur classement par thèmes et mots clés, le troisième un index alphabétique , l’ensemble permettant de retrouver rapidement un passage concernant un sujet donné .

3) “ Reliure 3/4 “ est une appellation étrangère pour désigner une “ Demi-reliure à coins *

4)A la belle époque les livres de format in-octavo coûtant trois francs cinquante il était devenu courant de les désigner par l’expression “ un trois-cinquante “

5)Le Trois points “ est un décor typographique constitué de trois astérisques disposés en triangle utilisé dans les livres et les journaux pour séparer des articles ou des alinéas .

L’expression est parfois utilisée pour désigner tout autre décor utilisé pour cet usage : “Guèpes “ d’ Alphonse Karr , “ Bras noirs “ du “ Polichinelle “ de Fernand Desnoyers , “têtes de mort et tibias “ pour Deschevau-Dumesnil etc ....

Le signe constitué de trois points disposés en triangle est un attribut maçonnique .

6)La « Règle des trois “O « était la règle de conduite de l’écrivain du XVI° siècle Théodore de Bèze : « Opus-Opes-OPs « soit : « Travail – Richesse – Soins «

PROCÉDÉ TROIS CENT UN

Procédé de reproduction des photographies en couleurs inventé par le célèbre imprimeur Dræger et donnant aux images imprimées l’apparence du relief.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 08:58

INONDATION

Les inondations sont une des grandes causes de la destruction des livres ou des documents:des imprimés ayant séjourné dans l’eau sont la plupart du temps perdus et seuls quelques uns ,d’un intérêt exceptionnel,peuvent justifier les très coûteuses opérations nécessaires à leur sauvetage.

Parmi les milliers d’ouvrages perdus on peut citer un bon nombre d’exemplaires de la “ Description de l’Égypte “ qui furent ,lors d’une crue de la Seine , utilisés, pour bâtir une digue éphémère dans les sous-sols inondés de la faculté des sciences de Paris....

Les causes d’inondations sont en général naturelles mais aussi ,et paradoxalement,la conséquence de l’extinction des incendies* .

Il va sans dire que lors du choix de l’emplacement d’une bibliothèque le risque d’inondation doit être attentivement examiné...

Lorsque ,par suite de l’abondance des livres endommagés,un traitement ne peut être entrepris tout de suite la congélation* ou la lyophilisation * des ouvrages peut permettre d’attendre plusieurs années sans que les dégâts déjà survenus ne s’aggravent (moisissures*,insectes * etc ...) : c’est ainsi qu’en 2002 plus de 50 mètres cubes de documents et de livres provenant de la médiathèque du carré d’art de Nîmes ont été congelés suite aux dégâts provoqués par les inondations.

La crue catastrophique de l’Arno qui ravagea Florence en 1966 en détruisant des milliers de documents anciens a provoqué une prise de conscience générale de ces risques et nombre de bibliothèques dans le monde ont alors pris des mesures de sauvegarde .

Les livres ne sont pas les seules victimes des inondations et , parfois , les “ Gens de lettres “ ont à en souffrir ....ce fut par exemple le cas du poète Chapelain qui ,lors d’inondations à Paris en 1674 se mouilla les pieds (pour économiser dit-on le prix du passage au sec sur une planchette ...) , prit froid et en mourut .

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 08:55

INITIALISME

Pratique consistant,dans un livre,à ne citer un nom que l’on veut (ou que l’on est obligé de ) taire que par ses initiales*.

Elle a parfois atteint des sommets comme par exemple , pour :

-“Les ruses de guerre “ de Polyen parues en 1739 avec des notes de “ D G A L R B D L C D S M “( G.A. Lobineau,bénédictin de la congrégation de saint Maur .)

-« Le « Dictionnaire des proverbes français « de « J P D L N D L E F « paru en 1758 (Joseph Pancoucke ,libraire,natif de Lille en Flandre )

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 07:50

SUITE

1)Tirage* à part des gravures d’un livre,cette suite est rajoutée , en feuilles et souvent sur “ grand * “ papier , à un ouvrage pour en augmenter l’intérêt bibliophilique .

Lorsqu’elle intéresse la totalité des gravures , on parle parfois de “ Ligne *

La suite peut n’être qu’une reproduction à l’identique des gravures du livre mais elle peut aussi de façon beaucoup plus intéressante présenter des états * intermédiaires de la gravure ( avant les remarques * , avant * la lettre, à divers états du tirage etc ...) voire , dans le meilleur des cas comporter des dessins originaux signés de l’artiste.

Cette pratique s’est un peu perdue mais semble , à l’heure actuelle retrouver un regain de vie dans le domaine de la “ BD * “ sous l’appellation un peu trompeuse d ‘ “ Ex-libris * “

La suite montrant les différentes étapes d’encrage d’une planche en couleurs est nommée “ Suite chromatique “ .

Certains ouvrages comportent plusieurs suites tirées sur divers papiers et , parfois, les suites ,réliées , forment un volume séparé .

D’autres ,concernant les tirages limités , présentent une suite des gravures réalisée après rayure des planches pour attester de l’impossibilité de procéder à de nouveaux tirages .

2)La suite médiévale était une succession d’images ,destinées à être commentées,et réunies en cahiers...c’est ,en quelque sorte l’ancêtre de la BD*

3)Placé devant un texte cette mention indique que celui-ci est la continuation d’une partie antérieure.

4)De tous temps les auteurs ont donné des suites à certain de leurs romans , l’ensemble constituant un “ Cycle * “ ou une “ Saga * “ .

Ces suites n’ont pas toujours rencontré le succès et ont parfois été écrites sous la pression des éditeurs avides d’exploiter le succès d’une première œuvre …le phénomène est ancien et Daniel de Foë s’en inquiète déjà lorsque , pressé par son éditeur , il écrit en 1727 dans la préface du « Nouvel instructeur des familles « : « Le succès d’une première partie n’est pas une règle qui permette d’escompter le succès d’une seconde :au contraire c’est un indice d’échec . »

Un phénomène ,ancien mais qui a tendance à s’amplifier , consiste à donner des suites à des œuvres ayant connu le succès et ce , même après la disparition de leur auteur:

Parmi les suites anciennes on peut citer :

  • La suite d’ Offray “(anonyme -1663) qui se voulut la continuation du “Roman comique “ de Scarron mais qui est d’une affligeante médiocrité.
    • - ”Le dernier chant du pélerinage d’ Harold “ que Lamartine publia en 1825 pour compléter le “ Pélerinage d’ Harold “ de Byron (1812) .

-« Le Sphynx des glaces « de Jules Verne(1897) qui est une suite des « Aventures d’ Arthur Gordon Pym « d’Edgar Poe et « Seconde patrie « du même auteur qui est une suite du « Robinson suisse « de Wyss.

Plus récentes sont “ La promise du lac “de Philippe Porée-Kurrer qui est une suite de “ Maria Chapdelaine “ ,“ H “ de Lin Haire -Sargeant , suite des “ Hauts de Hurlevent “ et les suites du “ Docteur Jivago “ , de “ Rebecca “ , de “La saga des Forsyte “ et de nombreuses autres œuvres ...

Il semble que , même s’ils ne passent pas à l’acte , nombre d’écrivains rêvent d’écrire une suite à certaines œuvres qui les ont marqué : pour Michel Mohrt c’est “ Bouvard et Pécuchet “ , Hervé Bazin rêve de mettre en scène la vie de Mathilde de la Mole après la mort de Julien Sorel accompagné en cela par Jean d’ Ormesson , Patrick Besson ferait entrer Lucien de Rubempré à l’académie ...

Pour conclure il faut dire un mot de ceux qui , après la mort des auteurs perpétuent les héros qu’ils ont créé…Astérix, Lucky-Lucke, Blake & Mortimer ont survécu à la mort de leur père sous d’autres plumes….mais Tintin est bien mort par la volonté de son créateur …

5)Le “ Droit de suite “ est pour les artistes dessinateurs, peintres, décorateurs etc...la faculté de percevoir des droits sur la vente publique de leurs œuvres...

Le relieur Paul Bonet tenta,sans succès, de faire admettre sa corporation au droit de suite ....

6) Synonyme de “ Réclame *

À SUIVRE ....

1)Mention figurant à la fin d’un épisode d’un texte paraissant en feuilleton * ou en livraisons* .

La mention figure toujours à un moment palpitant du récit, parfois nommé « Cliffhanger * « de façon à donner au lecteur l’envie d’acquérir la suite*.....

2)Certains livres portent in fine cette mention annonçant l’intention de leur auteur de donner une suite à leur œuvre ....c’est très loin d’être une garantie que cette suite existe car les cas sont innombrables de suites non parues par suite du décès de l’auteur , de son changement d’avis , de guerre ou de toute autre circonstance

Cela ne facilite pas la collation d’une telle œuvre car il est parfois bien difficile de s’assurer de l’existence de cette site supposée ....

Le mot "PTYX " aurait parfois servi à désigner un ouvrage annoncé mais n’ayant jamais paru comme , parmi bien d’autres , une édition in/18° des « Œuvres « de George Sand pour laquelle un contrat avait été signé en 1851 par l’auteur avec Hetzel mais qui ne parut jamais …ou encore l’édition complète du » Livre des tables * « de Victor Hugo dont on ne connaît qu’une édition partielle

Ce sens, très peu rencontré est à préciser… QUI EN SAIT PLUS À SON SUJET ?

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:31

TATOUAGE

Catégorie particulière d’écrit consistant à « tatouer « (on dit parfois « Encrer « ou anciennement « Matacher * « ) des inscriptions indélébiles à même la peau d’un individu à l’aide d’encres spéciales , d’aiguilles ou d’un instrument nommé “ Dermographe * “

La question de savoir si les tatouages doivent être considérés comme une écriture s’est posée très tôt et , déjà en 1838, l’ingénieur hydrographe Svincendon Dumoulin écrivait à leur propos : « Les chefs …se font remarquer par le nombre et la complication de ce genre particulier d’hiéroglyphes * dont les signes paraissent avoir quelque signification .. » ….phrase qui paraît bien indiquer qu’il considérait le tatouage comme une réelle écriture .

Dans certaines civilisations anciennes l’art du tatouage a été très répandu (Chine antique ,Egypte ,Pictes, Gélons de la mer noire , Maoris,peuplades africaines utilisant l’écriture « Nsibidi *» par exemple) et l’on y a souvent attaché une connotation magique,le but recherché étant de se protéger des maladies , des influences néfastes etc ...

Lors des grands pèlerinages du Moyen-Âge des tatoueurs officiaient pour inscrire des images pieuses sur le corps des pèlerins qui le souhaitaient .

Les motivations sont religieuses , culturelles ou simplement superstitieuses car certains sujets sont réputés bénéfiques : c’est ainsi que , dans la marine américaine , un cochon et un coq tatoués sur le pied gauche sont réputés protéger de la noyade , le tatouage prenant alors valeur de talisman * .

Certains tatouages sont obtenus sans encre à l’aide de scarifications dont la cicatrisation laisse une trace .

Hormis les cas ou le tatouage est culturel et représente un rite social , il a été durant longtemps considéré comme la traduction d’un manque de maturité affective mais , la vogue actuelle dont il bénéficie amène à tempérer fortement ce jugement .

Si l’art du tatouage a suscité de nombreuses recherches ,l’art d’en enlever les traces (“ Dermabrasion * “ ) n’est pas demeuré en reste et nombreux furent les procédés plus ou moins efficaces proposés pour les effacer ...

Certains proposaient la superposition d’un second tatouage à la poudre de marbre rose ,d’autres un brûlage à l’ammoniaque suivi d’un raclage chirurgical .....

Malgré l’apparition de moyens plus modernes comme le “ Laser Alexandrite “ l’effacement d’un tatouage demeure toujours une délicate opération !

On rencontre fréquemment l’anglicisme “ Tatoo” pour le désigner .

La désignation maori traditionnelle « Moko « a eu cours dans les années 30 comme en atteste le roman de Henri la Barthe alias - Ashelbécé – « Pépé le moko «(1931) mais on ne la retrouve plus guère à présent que dans les enseignes ou les raisons sociales des tatoueurs ,parfois d’ailleurs associée à l’appellation anglaise sous la forme « Mokotatoo »

Notons au passage que le surnom de " Moko " qui eût longtemps cours dans la marine nationale pour désigner les marins de Toulon en les opposant aux " Ponantais " de Brest ne paraît pas faire référence au tatouage mais , plutôt , au tic verbal occitan " Como'co "(Comme ça ..) fort courant à l'époque dans le parler boulonnais ....

La présence de tatouages de qualité a parfois suscité l’écorchage du porteur après son décès en vue de l’utilisation de sa peau * décorée comme œuvre d’art , pour relier des livres etc ...

Si , en général , les amateurs ont attendu le décès naturel du porteur il a existé quelques circonstances ou ce ne fut pas le cas et ou ce décès fut avancé par meurtre , les cas extrêmes s’étant semble-t-il produits dans les camps d’extermination nazis ou la peau de victimes soit déjà tatouées , soit tatouées avant passage au crématoire fut récupérée ...

Léonardo Vergani rapporte que lorsqu’ils étaient enfants , Dino Buzatti avait coutume de dessiner des tatouages à l’encre sur ses bras .

Outre « Moko * « originaire des régions maories déjà signalé on peut rencontrer certaines appellations vernaculaires comme , par exemple, “ Hadda * » qui a cours dans la région de l’Afar éthiopien

Une forme particulière de tatouage a été utilisé vers les années 20 par certains hopitaux américains pour marquer les nourrissons afin d’éviter des échanges intempestifs .

Ces tatouages étaient réalisés par insolation de la peau du dos à l’aide d’une lampe de Wood et au travers d’un pochoir * portant un numéro d’ordre : on provoquait ainsi un “coup de soleil “ artificiel dessinant le numéro et s’effaçant naturellement en une quinzaine de jours ...

Dans l’argot des prisons du XIX° siècle on nommait « Dessinateur * « le préposé aux tatouages .et dans l’argot « Classique « plus récent on parle de « Bouzillage « et de « Bouzilles «

Les tatouages étant collectionnés par certains amateurs on peut s’interroger sur ce type de « collection « qui , outre l’impossibilité de l’échange , impose l’attente du décès du porteur et , à ma connaissance , ne porte pas de nom….le film " Le tatoué " avec Jean Gabin évoque cette pratique ....

La voie la plus accessible paraissant être la collection de photographies de tatouages …

Pour conclure citons « Portrait* en écriture »en forme de fleur donné par Jean Vartier dans son article « Quand les mots donnent à voir « (in « Autrement « n°153):

"Donne ta fille à un tatoué plutôt qu'à un imbécile : le tatouage , lui, n'est pas héréditaire !!! "

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 09:16

VULGARISATEUR

Auteur écrivant des ouvrages de vulgarisation (voir ci-dessous )....la rédaction de ces ouvrages exige une très bonne connaissance du sujet traité ,un réel talent de synthèse et la capacité de se mettre à la portée de compréhension du lectorat visé .

L’art d’être un bon vulgarisateur* est difficile car la marge est étroite entre un ouvrage trop complexe qui rebutera le lecteur et un ouvrage trop simple qui le laissera sur sa faim et trahira le sujet....

Les vulgarisateurs sont très fréquemment critiqués ,voire méprisés,par les spécialistes des matières dont ils traitent qui les accusent de les avoir trahis ou de s’être laissés aller à des spéculations non scientifiques pour flatter le goût de sensationnel de leur lectorat * .

Les vulgarisateurs sont , la plupart du temps ,des écrivains de talent non spécialistes des matières traitées mais en possédant une connaissance suffisante pour rédiger un texte accessible à tous mais il arrive que quelques savants trés versés dans une matière précise aient le talent de se mettre à la portée du grand public tel fut le cas de Fontenelle , Arago,Flammarion ...ou , plus près de nous Hubert Reeves ...

VULGARISATION

Catégorie d’ouvrages,destinés au grand public, traitant de sujets ardus et complexes d’une manière simple .

La vulgarisation est réalisée par des vulgarisateurs * (Voir ci-dessus) qui s’adressent à un public très varié pouvant aller de la simple personne curieuse de tout au scientifique très versé dans un domaine mais souhaitant se documenter sur un autre qui lui est moins familier ...

Les moyens employés sont essentiellement l’écrit sous toutes ses formes matérielles (livres *, revues * ,dictionnaires *, encyclopédies *, publications * diverses...) ou littéraires (exposés,théâtre, poésie ...) , mais aussi les moyens audio-visuels, films, projections de vues fixes, tableaux etc ...etc ...

Les revues * de vulgarisation ayant vu le jour sont innombrables certaine d’entr’elles n’ayant survécu que peu de temps aux difficultés matérielles de leurs gestionnaires ...

Beaucoup considèrent que le premier ouvrage de vulgarisation fut “ Entretiens sur la pluralité des mondes “ de Bernard de Fontenelle paru en 1686.

L’âge d’or de la vulgarisation fut la seconde moitié du XIX° siècle qui vit l’éclosion de nombreux talents dont Louis Figuier est le modèle.

Les collections de vulgarisation telles “ La bibliothèque des merveilles “ ou “ Les merveilles de la science “ eurent un succès considérable , relayé par les livres “ de prix * “ ou d’ “ Étrennes * “ ....succès qui , en privilégiant le spectaculaire , l’insolite ou le bizarre et en négligeant la précision ou la vérité scientifique conduisit parfois à des excès discréditant le genre .

Les livres de vulgarisation anciens ont souvent pris pour titre “ Histoires * “ , “ Entretiens * “ , “ Dialogues * “,, “ Récréations * “ , “ Lettres * “ , “

Ces ouvrages ont aujourd’hui leurs amateurs et constituent une branche bibliophilique à part entière .

On peut voir ce genre de livres qualifié d’exotérique * .

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 09:01

VOYELLES

1)Lettre permettant de noter un son émis par la voix : au nombre de six dans la langue française leur nombre est variable d’une langue à l’autre et elles prennent parfois une signification particulière comme , par exemple :

- Les “ Sept voyelles “ grecques qui ,considérées comme apotropaïques * (porteuses de pouvoirs sacrés ...)figuraient sur de nombreux monuments anciens .

-Les arrangements particuliers de certaines devises dites « Devises à voyelles « ou « Wovel* Motto « comme , par exemple :

-Celle de Frédéric III de Habsbourg qui s’énonçait

A E I O U “ et signifiait en latin “ Austriæ Est Imperare Orbi Universo “ et en allemand “ Alles Erdreich Ist Oestereich Untertan “ signifiant que le monde entier était soumis à l’ Autriche. ....

-Celle des jésuites : »A M D G « signifiant « Ad Majorem Dei Gloriam « (Pour la plus grande gloire de dieu )

Certains auteurs ont fait l’éloge des voyelles et , outre le célèbre sonnet d’Arthur Rimbaud (voir ci-dessous ) on peut citer Ernst Jünger (“Éloge des voyelles “) ou Victor Hugo , chacun de ces auteurs ayant des vues divergentes sur les couleurs à associer aux voyelles : “ O “ bleu pour Rimbaud ,rouge pour Hugo et jaune pour Jünger ...!

2)Un mot contenant toutes les voyelles dans leur ordre naturel est un " Quintolet " ( Voir ci-dessous )

  1. Le fameux sonnet de Rimbaud “Voyelles* “ a fait couler beaucoup d’encre…… E.Gaubert en 1904, Héraut puis Léo Larguier dans “ Roses de papier “ en 1934, ont émis l’intéressante hypothèse qu’il aurai pu lui être inspiré par le souvenir de l’ abécédaire dans lequel il aurait appris à lire dans l’institution privée de mr. Rossat et qui présentait chaque lettre imprimée d’ une couleur différente ...c’est plausible et l’on devrait retrouver trace de cet abécédaire ? QUI EN SAIT PLUS À CE SUJET ?

Une autre hypothèse tout aussi crédible est que Rimbaud aurait pu être atteint de « Synesthésie « phénomène neurologique associant entr’eux plusieurs sens parfois rencontré chez certains surdoués ou autistes manifestant des dons extraordinaires dans certains domaines ; c’est ainsi que le calculateur prodige britannique Daniel Tammet surnommé « La pierre de Rosette de l’autisme « écrit en 2007 : dans « Je suis né un jour bleu « : « Pour moi , les chiffres et les lettres sont colorés et prennent la forme de paysages abstraits «

Tout le monde s’accordant à reconnaître que Rimbaud fut , au moins dans sa jeunesse , un exceptionnel génie , l’hypothèse serait sans doute à creuser …

Mais peut-être peut-on aussi prêter attention à ce que Rimbaud écrivait lui-même dans « Alchimie du verbe « : « J’écrivais des silences , des nuits , je notais l’inexprimable . Je fixais des vertiges . » et que d’autres ont exprimé sous d’autres formes : « La musique a sept lettres , l’écriture a vingt cinq notes « ( Joseph Joubert in « Pensées,essais et maximes « -1850)

QUINTOLET

Le “ Quintolet “ est une forme oulipienne consistant à présenter les voyelles en ordre naturel dans une phrase ou un vers .

Par exemple ce double quintolet de Georges Perec : “ À dEmI-mOt Un Art chEtIf nOUs parle ...”

Remarquons que contrairement au lipogramme * , pangramme * et autres formes oulipiennes qui ne peuvent guère être le fait du hasard, le quintolet ,lui, peut se produire isolement de façon spontanée ..tel monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir , l’écrivain se retrouvant alors oulipien à son insu ....

Rares cependant sont les mots d’usage ordinaire présentant cette caractéristique …je n’ai trouvé que le plut$ôt rare juron occitan « CAdEdIOU « approchant cette définition …mais il y en a sans doute d’autres ! Qui en connaît ??

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:24

LAMOIGNON

La reliure dite « à la Lamoignon » est un type de reliure revêtant les quelques 6000 ouvrages réunis par la famille Lamoignon de Bâville depuis le XVII° siècle jusqu’à sa dispersion en 1791.

Ces reliures ,qui sont dues à l’atelier des Enguerrand ou se sont succédées plusieurs générations de relieurs , sont assez sobres et comportent un encadrement à double filet* doré avec fleuron * dans les coins , un cachet rond englobant un « L « couronné sur l’une des premières pages et , très caractéristique , une pièce* de cuir en queue du dos faisant pendant aux pièces de titre et de tomaison sur laquelle sont inscrites la date et la cote* bibliographique de l’ouvrage .

Les ouvrages de cette bibliothèque ,initialement acquise par le marchand anglais Payne en 1791 , ont fait, depuis , l’objet de nombreuse transactions et apparaissent assez souvent sur le marché du livre ancien …

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