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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 09:06

DÉACCESSION

Angliscisme indiquant l’action accomplie par une bibliothèque publique, en se défaisant d’un ouvrage figurant à son catalogue .(on dit aussi : « Désherbage * «

Les ouvrages des bibliothèques américaines ayant fait l’objet de cette action recoivent une marque spécifique que les bouquinistes ne manquent pas de signaler sur leurs catalogues car, aux yeux de certains amateurs ., elle confère du prestige aux livres qui en sont porteurs .

Hormis « Désherbage » signalé plus haut , Il y a peu de mot français équivalenst, les ouvrages en fin de vie étant étant le plus souvent marqués “ Pilon * “

S’il fallait en trouver , Lucien X. Pollastron propose dans son ouvrage “ Livres en feu “ “ Désaccés “, “ Désacquis “ , “ Dédomanialisé “ “ Désaffecté “ ou “ Désélection “

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 09:30

INVERSABLE

Le renversement d’un encrier fut un incident si courant que de nombreux dispositifs ont été élaborés pour les rendre inversables : supports larges et stables , encriers massifs , dispositifs rotatifs, à ressort, à cliquet, à bascule etc ....il y a là matière à un thème de collection à part entière ...

Leur emploi étant resté assez confidentiel ,pendant toute la période d’usage de l’encrier , son renversement accidentel continua cependant à émailler le quotidien d’une foule de scripteurs ...

Il est arrivé que la métaphore " Il a renversé son encrier ..." soit employée pour désigner la mort d'un écrivain .....

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 09:28

INVENDABLE

Les raisons pouvant rendre un livre invendable sont multiples : mauvais état , prix prohibitif , encombrement trop important , sujet n’intéressant personne etc ...

Les livres neufs sont concernés au même titres que les anciens et ces livres ,s’ils échappent au pilon * ont vocation à devenir “ Enclume * “ , “ Livre mort * “ ,Panar*,Panat* ;Panne*,Panouse* ,Bide* ,Less*-seller ou ”Rossignol * ....

INVENDU

Ouvrage qui n’a pas trouvé d’acquéreur et qui peut ,avec le temps,prendre un regain d’intérêt .

Les causes de l’insuccès d’un ouvrage sont multiples et peuvent être: le manque de talent de l’auteur ,l’inadaptation à l’époque (trop tôt ou trop tard...),le manque d’actualité du propos ou,au contraire, une actualité trop éphémère ,un sujet trop spécialisé etc....

Les invendus ( ou “ Bouillon * “ ) peuvent aller au pilon*,êtres soldés* à bas prix , ou bien être stockés chez l’éditeur si celui-ci estime que des circonstances favorables à une nouvelle mise sur le marché peuvent se présenter à l’avenir (mais se pose très vite le problème de l’espace nécessaire et du coût d’ un tel stockage ...)

Pour des raisons de prestige un certain secret est entretenu autour des chiffres réels d’invendus que l’on peut cependant estimer à environ 150 millions d’exemplaires....le rapport Gaymard de 2009 estime le taux d’invendus à 24%...

La chose est ancienne et , à l’époque ou fleurissaient les épigrammes * un auteur composa celle-ci à son propos :

“Plaignez,passants,ce pauvre auteur !

Las ! son sort fut bien éphémère

Il naquit chez son imprimeur

Il vint mourir chez son libraire ! “

Il est arrivé que les ouvrages invendus d’une première édition soient remis en vente avec quelques très légères modifications et la mention “2° ou 3 ° édition “ ...et le procédé s’avéra parfois fructueux !

On peut citer en exemple de cette pratique “Vies de Haydn,de Mozard (sic) et de Métastase “ de Stendhal (1814) dont les invendus furent camouflés en rééditions d’abord par Didot en 1817 puis par Levavasseur en 1831...

Stendhal fut d’ailleurs plusieurs fois confronté à la mévente de ses ouvrages et , en 1824 , Mongie , son éditeur , lui écrivait concernant la vente de « De l’Amour » paru deux ans plus tôt : « Je n’ai pas vendu 40 exemplaires de ce livre et je puis dire , comme pour les “Poésies sacrées ” dePompignan :“Sacrées elles sont car personne n’y touche ! ” «

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 09:25

INVASIBLE

Certains textes mentionnent un “ Bâton invasible “ qui aurait été porté par les imprimeurs trop pauvres pour acquérir une épée ou une dague dont le port leur était toléré .

Le mot , qui a totalement disparu du langage actuel , désignait d’aprés le “Thrésor de la langue française “ de Nicot une arme d’hast constituée d’un bâton muni d’une poine acérée .

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 08:32

USAGE

1)Les livres d’usage étaient au XVIII° siècle des livres religieux ou de droit publiés avec privilège et destinés au grand public :Almanachs*,Livres de commerce,Bréviaires* etc....

2)La mention “ à l’usage de ....”est rencontrée :

-Sur certains ex * -libris

-Sur les livres religieux pour indiquer pour quel “ Usage diocésain “ ils ont été établis , les grandes variantes se situant au niveau des “ Heures de la vierge “ dont les offices de prime et none varient d’un diocèse à un autre .

C’est souvent l’identification de cet usage qui permet de situer géographiquement la provenance des livres d’heures *

Cette pratique d’ “ usages “ différents d’un diocèse à l’autre procura de nombreux travaux aux imprimeries locales qui imprimaient les feuillets correspondants(avec des signatures spécifiques :P pour Paris , B pour Bourges etc ..) avant que ceux –ci soient encartés dans des livres d’heures classiques du rituel de Rome

4)La mention “ Usages typographiques “ est synonyme de “ Habitudes * typographiques “

5)Les mentions « Défauts ou traces d’usage … » , « État d’usage correct ou ordinaire «“ État d’usage ...”ou “ Livre d’usage » lues sur les catalogues désignent les défauts divers habituellement rencontrés sur les livres : frottements , éraflures, palissures,rousseurs, brunissures etc …tant qu’ils restent modestes .

Elle est cependant bien trop vague et devrait toujours être accompagnée de précisions .

6)Les dictionnaires ou les livres de grammaire définissent des notions d’ usage des mots du langage non spécifique à un métier , notions qui ont parfois bien varié au cours du temps mais que l’on a de façon récurrente classées sur trois axes :

-Le temps : un mot peut être qualifié de « Contemporain , novateur, nélogisme , vieilli, obsolète, archaïque,vieux ,inusité etc … »

-L’Espace : Selon sa sphère géographique francophone d’emploi un mot pourra être qualifié de « Régionalisme, Québécisme,Belgiscisme, Helvétisme , Africanisme ,etc … »

-Le registre social : En fonction de la sphère sociale de son emploi un mot pourra être classé « Bas, Vulgaire, Grossier, Recherché, Soutenu, Raffiné, Littéraire, Populaire, Familier ,Ordurier etc …. »

L’usage est , en somme , le sens donné à un mot « en un temps, un lieu et un milieu donnés « (Edmond Goblot in « Traité de logique [IV-81]-1902 )

Notons au passage que si « l’usage » est de qualifier d’ »usage « ces mentions , l’académie française les nomme plus élégamment « Remarques normatives « dans son dictionnaire .

-

8)Certains dictionnaires de langue mentionnent des “ Marques d’usage “ pour indiquer dans quel domaine social du langage un mot est employé.

Les systèmes d’indication adoptés sont variables et font appel à une foule de qualificatifs tels que “Recherché “ ,”Vulgaire “ , “ Bas “ , “Populaire “ , “ Familier “ , “ Trivial “ ,”Savant “ , »Archaïque », »Vieux », »Vieilli », »Néologisme « , »Régional », »Littéraire », » Soutenu « , »Québécisme », »Américanisme « *,mais aussi didactique ,relâché,impropre,elliptique argotique, emphatique etc …etc …...et , parfois , à des abréviations ,signes ou pictogrammes * qui peuvent varier considérablement d’un éditeur à l’autre

Cette question des “ niveaux de langue “ fait souvent polémique parmi les lexicographes* en raison de la difficulté rencontrée pour classer objectivement certains mots dans tel ou tel domaine et ,aussi de l’évolution du langage qui les en fait changer ...on peut schématiquement classer ces marques en deux grandes catégories : celle faisant référence au mot lui-même et à son sens et celle faisant référence à sa sphère d’emploi et à la catégorie sociale qui l’utilise .

9)Les « Usages de la profession « sont fréquemment évoqués , et souvent de façon plutôt vague , dans les contrats entre éditeurs et auteurs, cette mention suscitant de fréquentes contestations lors des litiges concernant l’exécution d’un contrat .

10) Le mot est aussi employé pour désigner :

- Les formes de langage ou d’écriture qui ne peuvent s’apprendre que par la pratique et dont on dit qu’elles « S’acquièrent par l’usage « :

« L’usage est le maître des langues vivantes « ( Dictionnaire de l’académie-1694)

« [L’usage est la ] Coutume qui règle l’emploi des mots et des tours de phrases « (Larousse )

-Les formulations non dictées par des règles ou dérogeant à celles-ci, mais dont la pratique universelle font dire d’elles qu’elles sont « consacrées par l’usage «

11)Alphonse Daudet disait ironiquement de ceux qui n’ont des livres que pour le décor : « Que de gens sur la bibliothèque desquels on pourrait écrire « Usage externe « comme sur les fioles de pharmacie ! «

²

USAGÉ

Mention utilisée dans la description d’un livre pour indiquer la présence de diverses imperfections.....cette mention,isolée,est très insuffisante pour apprécier l’état d’un livre et doit être complétée par l’énumération des défauts....la notion très subjective de livre usagé peut en effet varier considérablement d’une personne à l’autre lorsqu’il s’agit d’apprécier ce qui est normalement admissible compte tenu de l’age du livre .

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:47

LATIN

Le Latin a été ,durant des siècles la langue la plus couramment écrite et la plupart des manuscrits et 80 % des incunables* sont rédigés dans cette langue.

Il faut cependant remarquer que le latin employé est souvent très éloigné de la langue classique et comporte de nombreux,solécismes, barbarismes et autres irrégularités.

L’alphabet latin,qui selon la mythologie aurait été inventé par la déesse Caria devenue Artémis , est apparu au VII° siècle ajc. et les premières inscriptions connues en latin archaïque figurent sur des stèles funéraires .

Le latin médiéval, qui était le plus employé ,était qualifié de “ Latin courant “ ou de “ Moyen latin “ et il en existait deux variantes l’une à dominante religieuse , l’autre à dominante païenne .

Il existait aussi un “ Bas latin “ utilisé pour des écrits de moindre importance .

Les écrits anciens rédigés en Français étaient rares et qualifiés d’ ” Écrits en langue vulgaire * “ ...encore plus rares étaient les traductions d’œuvres latines en Français ...

Le Latin est resté en vigueur ,dans certains domaines , jusqu’à la révolution : c’est le cas entr’autres des inscriptions paroissiales si importantes pour les recherches de généalogie et , jusqu’à la fin du XIX° siècle, pour soustraire certains passages de livres à l’entendement du lecteur ordinaire (passages touchant au sexe des “ Manuels des confesseurs “ par exemple ou certaines notes de Flaubert qui , entr’autre dans son carnet n° 15, note un passage concernant les mœurs des “Mahoos “ [(travestis) polynésiens en latin ... )

La proportion des livres en latin a commencé à décroître dés 1500 : de 80 % à cette date elle est progressivement passée à 70% en 1535 puis à 50 % en 1565, le léger rebond des années 1595-1600 n’étant du qu’à une floraison d’ouvrages de controverse * et n’ayant pas endigué l’accroissement irréversible du nombre d’ouvrages en “ Langue vulgaire “ .

La langue macaronique * et le latin “ de cuisine * “ ou “ Gastrolatinophonie “ en sont des emplois déformés .

Quelques expressions populaires ont survécu à sa quasi-disparition :

-”Latin de cuisine,de sacristie ou de bréviaire “ pour désigner un latin médiocre.

-”Être au bout de son latin (ou le perdre ) “ pour désigner l’incompréhension . etc..etc..

-Moins courante est « Parler latin à des cordeliers « qui désigne le fait de disserter doctement d’un domaine que l’on maîtrise mal auprès de gens qui en sont spécialistes .

Un certain nombre de locutions ou d’expressions en langue latine ont survécu dans la langue française courante ou elles apparaissent avec des fréquences variées ,et , dans les secteurs s’intéressant aux documents anciens ( Codicologie*, Paléographie * etc ..) les mots ou expressions latins ne sont pas rares…..

Sans vouloir être exhaustif ni trop spécialisé voici une liste de quelques unes de celles qui concernent le domaine de l’écrit que l’on rencontre , le plus souvent sous la forme d’abréviation :

-Ab initio (ab.init. ) : De puis lecommencement ;

-Anno Domini ( A D ) : En l’an de grâce .

-Ad libitum ( ad lib. ) : à volonté ou au choix .

-Ad Locum (ad. Loc.) : à l’enfroit correspondant .

-A M D G* : Ad majorem dei gloriam

-Circa* ( ca ) : environ

-Confer ( cf. ) : se reporter à …

-Et Alii (et al.) : et autres

-Etc.. ( Et cœtera ) : ainsi de suite .

-Ibidem ( ibid. ) :au même endroit

-Idfem (id. ) :Le même .

-Id est ( i.e. ) : c'est-à-dire .

-Loco Citato ( Loc.cit.) : àl’endroit déjà cité.

-Nota Bene(N.B.) : notez bien .

-Opus (op.) :ouvrage .

-Opus citato ( op.cit. : Dans l’ouvrage cité

-Post scriptum (P.S.) : Écrit après coup .

-Quos erat demonstrantum ( Q.E.D. ) : Ce qui devait être démontré .

-Sic* : Cité textuellement

-sequentes ,Sequunturque (sq & sqq.) : et les suivants …

-Vide (v.) : Voir …

-Vide infra ou supra ( v.inf. ou v. sup. ) : voir ci-dessous ou ci – dessus …

D’autresfigurent généralement in –extenso :

-Ad Hominem : Visant une personne particulère .

-In media res : au cœur du sujet ;

-Mutatis mutandis :En changeant ce qui doit être changé .

-Nec plus ultra : Ce qu’il y a de mieux (Rien au-delà ..)

-Passim : Ça et là…à des endroits variès …

-Sub Rosa : sous le sceau du secret .

-Testis unus, testis nullus : Une seule occurrence estsans valeur .

Pour conclure notons que l’affirmation courante voulant que le français soit fils du latin n’est pas réellement exacte : le français est du latin qui a évolué et s’est modifié au fil de son usage ..

LATINEUR

Terme de plaisante ironie pour désigner un “ Latiniste * “ peu rompu à la pratique de cette langue mais ayant conscience de ses insuffisances .

LATINISTE

Expert dans la pratique de la langue latine .

Par un perfide jeu de mot le poète Jehan Rictus fut appelé, notamment par Fernand Kolney, « Latriniste « en raison de la fréquence des allusions scatologiques dans ses écrits

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 07:44

MUNDANEUM

Le “ Mundaneum “ fut un centre scientifique belge regroupant divers organismes et visant à réunir toutes les connaissances humaines et à en faire une synthèse globale classée selon la méthode de la classification * décimale universelle ( C D U) .

Issu de l’”Institut international de bibliographie “ fondé en 1895 et de la “ Bibliothèque internationale “ il fut fondé en 1910 et fonctionna jusqu’en 1934 date à laquelle le gouvernement belge décida de disposer de ses locaux au profit des musées royaux ce qui entraîna un appel à la socièté des nations et diverses polémiques qui demeurèrent sans effet.

Il renaquit de ses cendres et ses archives sont , depuis 1998, regroupées à Mons dans un nouveau “ Mondaneum “ qui s’est donné pour but de poursuivre son œuvre .

Précurseur de l’internet* dans son esprit , on l’a parfois surnommé “ L’internet de papier “ .

En raison de son ambition de classement raisonné des documents , l’appellation “ Mondaneum “ est parfois employée pour désigner la méthode de classement “ C D U “ qu’il employait .

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 09:21

COLLECTION

1)Rassemblement d’objets réunis selon un thème directeur dans un but de simple plaisir ,d’instruction,de sauvegarde ,d’étude etc....

Les thèmes de collection ,pour ce qui concerne l’écrit, sont infinis:oeuvres d’un auteur,d’une époque,d’un éditeur,belles reliures,ouvrages traitant d’un sujet donné,ayant appartenu à des Célébrités,dédicacés*,illustrés , objets d’écriture ou ayant tait auix professions du livre etc...etc...etc... jusqu’a des bizarreries telles que la collection de livres ayant un certain mot dans leur titre !

La valeur d’une collection est essentiellement variable et dépend de son objet ,de la rareté de ses éléments et de l’esprit dans lequel elle a été établie :la prime ira toujours vers la collection privilégiant la rareté et la qualité des ouvrages plutôt que leur nombre....

Une collection n’est, sauf dans de rares cas, jamais terminée :en général,il y manque toujours quelques ouvrages quasi-introuvables...

Lorsque le collectionneur est connu et sa collection de qualité les livres qui en font partie portent souvent ,dans les descriptions des catalogues mention de leur appartenance ( parfois notée “ Ancienne collection x ...” si celle-ci a déjà été dispersée ..)

Pour réfuter les arguments de ceux qui ne voient dans la collection qu’une douce manie , citons André Maurois qui écrivait dans la préface du catalogue de la collection d’autographes de Alfred Dupont (1956) “ Lorsqu’une collection est de qualité exceptionnelle ,elle passe infiniment la collection , elle devient une œuvre d’art , d’érudition et d’amour “

Toutefois , certains voient les choses sous un jour plus pessimiste comme Anatole France qui , dans plusieurs de ses œuvres, met en scène des collections de livres vouées à un destin funeste ,à l’incendie, à la destruction ou au vandalisme …

Quand on parle de collection on pense en priorité aux objets …mais il existe des collectionneurs de choses plus immatérielles comme les collectionneurs de mots rares , disparus ou de tournures de langage insolites : L’écrivain Abel Hermant, par exemple , collectionnait les imperfections grammaticales (vaste programme de nos jours !! )

2)Famille de livres regroupant chez un même éditeur des œuvres de même genre (fantastique,policier,philosophie etc ...)

Il y eût quelques abus de cette pratique dans la période ayant précédé la seconde guerre mondiale ou de nombreux éditeurs créèrent une multitude de collections certaines affichant leur titre par l’alignement des dos de leurs volumes sur les rayonnages des bibliothèques incitant ainsi fortement le lecteur à acquérir la totalité de la collection

Sans être exhaustif on peut citer : »Les Coffrets « (Portiques) »Coussins * du divan »(Le Divan), »Éloges*«(Hachette ), »Alphabet* des lettres «(Cité des livres ) , « La Lampe d’ Aladin «(Aladin ) , « La Porte étroite « , « Le sage et ses amis « et « La folie du sage « (Lesage ) , »Les Quarante « (La lamped’argile ), »Leurs amours « (Flammarion ), »Les maîtres nouveaux « (Chroniques du jour ), »Musique moderne « (Aveline ), »Les nuits « , »Palatine « (Plon), »Panathénées »(Lapina), »Pigeonnier « (Au pigeonnier ), »Le prisme « (Calmann-Lévy), »Les grandes existences « (Plon), »Le roseau d’or « (Plon-Nourrit ), »Suppléments à quelques œuvres célèbres « ( Trianon )-« La vie de Bohème « Grasset), »Vie des hommes illustres « (Plon ) etc ….etc ….etc …

Certaines de ces collections ,« Charpentier « ou « Jules Verne-Hetzel « par exemple, sont recherchées des amateurs .

La collection implique une présentation et un format uniformes , et parfois même un nombre de pages identique pour tous les ouvrages (123 pages pour la collection « Que sais-je » par exemple..).

Ces contraintes peuvent entraîner des difficultés techniques pour certaines œuvres trop volumineuses pour un seul tome et pas assez pour deux :ce fut par exemple, le cas pour « Mathias Sandorf « de Jules Verne pour lequel l’éditeur Hetzel procéda à des essais afin de faire entrer les 552 pages du roman dans un cartonnage prévu pour 400 …les cinq exemplaires ainsi réalisés avant l’abandon du projet constituent aujourd’hui des pièces rarissimes très prisées par les amateurs de cartonnages Hetzel

3)Le mot a aussi servi de titre à des ouvrages anciens rassemblant des œuvres de même genre : “ Collection des antiquités grecques, romaines , des auteurs italiens etc ...”

4)Réunion de toutes les parutions d’un périodique ( bulletin * , journal * ...)

L’une des plus importante de ces collections est celle réunissant les “ British Parliamentary papers “ en 1112 volumes (1972).

COLLECTIONNEUR

Personne s’adonnant à la collection*:il en existe une foule de types tous animés par la passion des livres,de l’écrit,du papier,des reliures,des objets d’écriture,des documents etc... mais adoptant des démarches différentes:

Certains privilégient la qualité,d’autres la quantité;certains montrent volontiers leurs livres,d’autres les cachent;certains en prennent un soin maniaque,d’autres les détruisent et en extraient gravures* ou ex-libris* ...

On les a parfois classés en « Collectionneurs-Placard « cachant leurs livres , « Collectionneurs-Vitrine « les exposant , »Collectionneurs-Conservateurs « ne se séparant jamais de leurs livres et «Collectionneurs-Joueurs « cherchant à spéculer

Les collectionneurs ,toutefois, ont ceci en commun d’être des éternels insatisfaits qui dés qu’ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient se mettent à chercher autre chose...si par hasard la collection* qu’ils avaient entreprise vient à être quasi-complète ils s’en désintéressent souvent et passent à un autre sujet ....

Les collectionneurs sont désignés par des noms particuliers en fonction de l’objet de leur passion.

Ces noms , souvent un peu barbares , ont été forgés de toutes pièces selon les principes de la “ Plastonomie * “

Pour ce qui concerne notre sujet, on peut citer sans être exhaustif les :

-Bibliophiles pour les livres avec toutes les variantes que sont les bibliomanes* ,bibliophages* ,bibliotaphes* ,biblioscopes* ,bibliotactes* ,bibliomaniaques* ,bibliolâtres* ,biblioclastes* ,bibliolythes* ,bibliochroses*, bibliocapelles* etc..

-Abécédéphiles pour les abécédaires*..

-Aerosémiophilistes pour les cachets de mla poste aérienne .

-Aqualabélophiles pour les étiquettes de bouteilles * d’eau .

-Agruminvelopapyrophilistes pour les emballages* d’agrumes .

-Assurolophile s pour les amateurs de papiers d’assurances .

-Atramentophiles pour les aùmateurs d’encriers .

-Autographistes ou Autographilistes pour les autographes*et les documents dédicacés*.

-Backstagophiles pour les laisser*-passer de coulisses (backstage*)

-Badgepinophiles pour les badges*.

-Bédéphiles pour les bandes* dessinées .

-Bibliogrammaticaphilistes pour les livres de grammaire.

-Billetophiolistes pour les billets* de banque .

-Bouquinophilistes pour les catalogues et documents divers .

-Buttisérigraphiste pour les bouteilles sérigraphiées .

-Buxidaphiles pour les calendriers (ou : Calendophilistes )

-Calamophilistes pour les porte*-plumes.

-Calendophilistes (ou buxidaphiles; ) pour les calendriers .

-Calendopubliphiles pour les calendriers publicitaires .

-Canivettistes pour les canivets*

-Cannaphile pour les cannes*

-Cannasustemophiliste pour les cannes* à système.

-Cantioformaphiles pour les feuillets de chansons “petit format “

-Capillabélophiles pour les étiquettes de chapeaux.

-Carnetistes pour les carnets* de timbres .

-Cartajouphilistes pour les cartes* à jouer .

-Cartomurabitphiles (ou Magopinaciophiles)pour les cartes de marabouts

-Cartophilatélistes pour les cartes* postales timbrées .

-Cartophiles pour les cartes* postales.

-Cécophilistes pour les écrits en braille*.

-Congiariophilistes pour les billets de loterie *.

-Chartasignopaginophile pour les marques pages et signets en papier .

-Chromolithographiles pour les Chromos*

-Chromolithophiles pour les images en couleurs .

-Cinéphilistes pour les documments concernant le cinéma *.

-Circinusophilistes ou Circunosophiles pour les compas*.

-Cocoframophile pour les revues .

-Codophilistes pour les codes*-barre .

-Congiariophilistes pour les documents de loterie ou financiers .

-Craigraphilistes pour les crayons*.

-Crestophilistes pour les armoiries* (crest* )

-Criminophilistes pour les documents se rapportant au crime .

-Cucurbitacistes pour les étiquettes de melon.

-Cumiphiles pour les gommes *.

-Cumixaphilistes pour les pochettes d’allumettes *.

-Curiosaphiles pour les documents érotiques et le “ Curiosa*”

-Daguerreophilistes pour les daguerréotypes*.

-Deltiologistes pour les cartes* postales des USA .

-Egkaustonophiles pour les encriers *.

-Éméoaerosagophile pour les sacs vomitoires aériens .

-Encanolivrétistes pour les catalogues * de ventes aux enchères * .

-Envelopillystrophiles pour les enveloppes* illustrées .

-Entiéristes pour les enveloppes * timbrées .

-Éphécalarophiles pour les calendriers *.

-Ephémératophiles pour tous les documents de circonstances

-Ephéméridophiles pour les éphémérides * .

-Epistogrammophiles pour les lettres* anciennes .

-Erinnophiles pour les vignettes* autres que postales.

-Éritériophiles pour les titres de transport .

-Esiteriophiles pour les titres de transport.

-Estampistes pour les estampes*.

-Estiquephilistes pour les tickets* de spectacle .

-Etylabélophiles pour les étiquettes de bouteilles d’alcool

-Exlibristes pour les ex*-libris .

-Figarophilistes pour les affiches *.

-Fiscaphilistes pour les timbres fiscaux.

-Fructolabélophiles pour les étiquettes de fruits .

-Glacophiles pour les emballages de glaces .

-Glycophiles pour les emballages de sucre.

-Héraldistes pour les blasons

-Héraldocommunophiles pour les enveloppes aux armes des mairies .

-Iconophilistes pour les images.( Chromolithophiles s’il s’agit d’images en couleurs ...)

-Instogratophiles pour les tickets de loterie à gratter .

-Latrinopapyrophile pour le papier de tpoilette .

-Légufrulabélophiles pour les étiquettes * de fruits et légumes .

-Libellocénophiles (ou Missuphiles ) pour les menus

-Magopinaciophile (ou Cartomurabitphiles )pour les collectionneurs de tracts de devins et marabouts .

-Marbétophiles pour les étiquettes* d’hôtel.

-Marcophiliste pour les flammes postales.

-Marco-pagonophiles ou marque-pageophiles pour les amateurs de marque*-pages

-Maximaphiles pour les cartes maximum

-Maximecanophiles pour les flammes* d’oblitération postales (ou “ Phlogophiliste “) -

-Mécaphilistes pour les affranchissements imprimés mécaniquement .

-Mécascriptophiles pour les machines* à écrire .

-Melabélophiles pour les étiquettes de miel .

-Microtyrosémiophile pour les étiquettes de crème de gruyère

-Minusculistes pour les éditions miniatures*.

-Missalibéraphiles pour les missels*.

-Missuphilistes pour les menus * ( ou : “ Libellocénophiles “ )

-Molubdothémophiles pour les tailles* crayons

-Monomanistes pour les collectionneurs d’un seul objet .

-Moreaunelatons pour les dessins *.

-Musapartizophiles pour les partitions* de musique .

-Nicophilistes pour les emballages de cigarettes.

-Nonethylabélophiles pour les étiquettes de boissons non alcoolisées .

-Notaphiles pour les factures.

-Obituariophiles pour les collectionneurs de faire-part de décès

-Odolabélophiles pour les documents concernant le parfum .

-Œunographilistes pour les étiquettes* de vin ( En Belgique : “Œunolabelophiles “ et en Suisse : “ Œunosémiophiles “ )

-Opercuphiles pour les couvercles de pots de crème , yaourt etc …

-Papyrencausbibéphiles pour les buvards* publicitaires( et aussi : Papibevarophile,Papibeveriste,Buvarophile, Buvarophiliste, )

-Papyrologistes pour les papyrus * .

-Paraphilatéliste pour les timbres autres que postaux …

-Perisaccharophilistes pour les sucres emballés sous papier publicitaire -Philathélistes* pour les timbres et Aerophilatélistes pour les timbres de poste aérienne

-Photoliphilistes pour les photographies * .

-Pictopublicéphiles pour les documents publicitaires .

-Publiphilistes pour les documents publicitaires .

-Publipyrophiles pour les briquets à i,nscriptions publicitaires ..

-Publipyximétaphiles pour les boîtes métalliques imprimées .

-Pixycalamophiles pour les boîtes de plumes * . -Quaterchecophiles pour les carnets de chèques .

-Pixylithophilistes pour les boîtes lithographiées .

-Salcicophiles pour les étiquettes de saucisson .

- Scripophiles pour les titres* anciens et les papiers timbrés .

-Scribelophiles pour les écritures*.

-Serviettopapiphiles pour les serviettes en papier publicitaires .

-Sigillophilistes pour les sceaux ( ou : “ Sigillographistes “ )

-Signetophiles ou Signopaginophiles pour les amateurs de signets *

-Stickophiles pour les autocollants*.

-Stylobiliaphiles pour lesstylos* à bille .

-Stylographilistes pour les stylos à encre .

-Stylomobilophiles pour les stylos* à bille à image mobile .

-Stylopubligraphiles pour les stylos* publicitaires .

-Tégestologue pour les sous bocks de bière.

-Tyrosémiophile pour les étiquettes* de fromage.

-Ufologistes pour les documents concernant les “OVNI”

-Viachartaphiles pour les cartes* routières .

-Vitolphilistes pour les bagues de cigares.

-Votaphilie pour les factures anciennes .

-Xylophiles pour les amateurs de gravures sur bois .

-Pictogrumophilistes pour les étiquettes* de fruits .

Dans un autre ordre d’idée , on peut s’intéresser aux « Gens du livres « qui furent collectionneurs …on connaît bien le goût de Victor Hugo pour toute sortes d’objets et meubles anciens et sa demeure de Hauteville House à Jersey en témoigne suffisamment , Zola pour sa part collectionnait des bibelots assez disparates et à connotation religieuse

DES PRÉCISIONS À CE PROPOS SERAIENT LES BIENVENUES .....

COLLECTIONNISME

Terme de psychiatrie désignant une pathologie conduisant ceux qui en sont atteints à accumuler sans discernement et sans sélection des objets souvent disparates mais pouvant dans certains cas être d’un type bien précis et parfois même tous identiques.

Les objets de la sphère de l’écrit ne sont pas exclus de cette pathologie ,qui se complique parfois de kleptomanie ou de fétichisme, mais les cas de collectionnisme avéré sont très rares parmi les « Biblio ….. » qui ,dans les cas extrêmes , se contentent la plupart du temps de rester au niveau de la « ‘Collectionnite * « (voir ci-dessous ) .

Les psychiatres ont pour habitude de voir dans le fait de collectionner la traduction d’obsessions, de pulsions vaniteuses voire de problèmes sexuels ...les bibliophiles ne doivent pas leur faciliter la tâche puisque pour percer à jour leurs ressorts il faut tenir compte non seulement de l’objet de leur collection mais aussi de la signification de son contenu qui peut être varié à l’infini !

COLLECTIONNITE

Goût de la collection poussée jusqu’à la manie pouvant se manifester de diverses manières :

- Recherche de l’accumulation du plus grand nombre d’objets d’un même type et , consécration suprême , inscription au “ Livre des records * “ .

-Accumulation d’objets de tous types , certains collectionneurs devenant en fait des “ Collectionneurs de collections “ .

La “ Collectionnite “ qui, dans sa genèse et son développement , est tout à fait semblable à la bibliomanie * n’est généralement pas pathologique et ne doit pas être confondue avec le “ Collectionnisme “ qui est une maladie .

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:14

CRÂNE

1)Le crâne est un élément de décor très fréquent en reliure et en illustration , en particulier pour ce qui concerne les “ Vanités * “ , un certain nombre d’ “ anamorphoses * “ et les reliures à décor " Funèbre " ...

2)Il a parfois été utilisé comme support de messages secrets comme ce fut le cas dans l’antiquité lorsque Isthiée rédigea un message destiné à Aristagoras sur la tête rasée d’un esclave qui ne fut envoyé à son destinataire qu’après repousse de ses cheveux ...et tondu à son arrivée !

Rabelais fait allusion à ce procédé dans Pantagruel (ch.XV) lorsque Panurge constatant que le messager qu’on lui adresse ne porte pas de “ Bâton “ ( “ Scytale * “ ) veut lui faire tondre les cheveux pour savoir si son crâne n’est pas le support d’un message :”Adoncques Panurge luy voulut faire raire les cheveulx pour sçavoir si la dame avoit point faict escripre avecques fort moret,sur sa tête raise, ce qu’elle vouloit mander...”

3)L’expression “ Bourrage de crane “ est parfois rencontrée pour qualifier un texte tendancieux ,partial et développant des idées fausses dans un but idéologique

L’expression paraît assez récente et certains auteurs pensent qu’elle pourrait trouver sa source dans une publicité tapageuse faite durant de longues années pour les “ Poudres de Cock “ du pharmacien belge Joseph Dubois et dont le slogan était “ Enfoncez vous bien cela dans le crâne “ .

4)On peut aussi noter que c’est le mot de la langue française permettant le plus grand nombre d’anagrammes*…· une bonne dizaine sont en effet possibles à partir de ce mot :ancre (é),caner,carne (é),nacre (é), rance,écran etc ….

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:11

CRAMPE

La crampe de l’écrivain ou “Mogigraphie* ou “Crampe du moine” (en souvenir des copistes*...) est une contraction convulsive fort douloureuse des doigts de la main qui écrit et de certains muscles de l’avant-bras ; en général passagère , elle peut cependant prendre des formes chroniques .

On peut aussi rencontrer des appellations plus savantes qu’il serait hors de propos de développer ici … : “ Chirospasme “, « Épitrocléite » , « Épicondylite », »Syndrome de loge de Guyon « ou »Dyskinésie de l’écrivain « décrite par Guillaume Duchenne…

Elle provoque la rétraction du pouce vers le centre de la paume et empêche l’écriture....on en trouve mention dans certaines notes marginales*ou certains colophons* de manuscrits anciens

De très nombreux écrivains en furent atteints :Robert Walser l’avait contractée en rédigeant ses écrits en une minuscule écriture gothique et dut , pour s’en délivrer , abandonner la plume pour le crayon *,Suétone rapporte qu’Auguste en était atteint et devait , pour écrire , emprisonner son index dans un étui de corne ,Chateaubriand en souffrait et devait,en 1826 , faire rédiger son courrier par un secrétaire.

Mme . de Sévigné s’en plaignait dans les lettres à sa fille en la nommant « Les chicanes de son rhumatisme « et , aux conseils de ne plus écrire , répondait « Allez vous promener madame la comtesse….si les médecins …me défendaient de vous écrire,je leur défendrai de manger et de respirer pour voir comment ils se trouveraient de ce régime «

Certains accès de goutte * atteignant les doigts de la main peuvent lui être comparés dans leurs effets ....

Georges Sand changea de graphie * en 1856 en raison de ce handicap

En 1953 , un article du très sérieux journal médical anglais “ The Lancet “ rendait la mode des stylos de petit diamètre responsable de la recrudescence de dette affection et aussi , de façon moins rationnelle , de la prolifération d’œuvres littéraires de peu de portée

On aurait pu penser que , de nos jours, le traitement de texte la reléguerait au rang de souvenir..pour la remplacer par le mal de dos .mais il;n’en est rien car le geste répétitif de cliquer sur une souris est , lui aussi, générateur de crampes et .de “ Tendinite carpienne “ ou « Clic*-Elbow « ,encore qu’il faille faire la différence entre les scripteurs maîtrisant la frappe avec les dix doigts et ceux n’en utilisant qu’un seul , qui ,eux , sont tout aussi exposés à la crampe des écrivains que l’étaient leurs ancêtres usagers de la plume d’oie !

Outre les mauvaises postures ou les utilisations non conformes des instruments d’écriture elle peut résulter de leur usage intensif parfois désigné par l’angliscisme “ Overuse syndrom “ .

Elle était si répandue et gênante que quelques esprits inventifs avaient même conçu des appareils orthopédiques pour tenter de l’empêcher.

Ces appareils ,analogues à ceux destinés à l’apprentissage*de l’écriture,utilisent des dispositifs divers(picots, aimants,moulage anatomique ..) tendant à obliger la main du scripteur à adopter une position supposée favorable .

Les causes en sont ,le plus souvent, mécaniques et liées à la répétition d’un même geste mais le stress * peut aussi intervenir particulièrement s’il provoque une crispation excessive de la main tenant l’instrument d’écriture ,chose que notait déjà vers 1600 Guillaume Legangeur, secrétaire ordinaire de la chambre du roi Henry IV lorsqu ‘il écrivait dans sa « Technigraphie … » que « …trop serrer la plume lasse les doigts … »

Certains conseillent ,dans ce cas , de tenir un crayon dans la main qui n’écrit pas et de l’appuyer sur le papier (un crayon-gomme utilisé côté gomme serait parait-il parfait ...) un peu selon l’usage des peintres qui pour assurer leur geste utilisent une baguette :les crispations sont ainsi réparties et la crampe considérablement retardée ...

Georges Perec ,voulant souligner les inconvénients pouvant résultat de l’insuffisance de pratique de l’écriture ,écrivait en 1997 à Jacques Lederer : « …on en arrive purement et simplement à une espèce de crampe : la crampe du non –écrivain «

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