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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:51

TÉLÉOLOGIE

              1)Catégorie d’ouvrages religieux ou philosophiques traitant des causes finales et du destin de l’homme .

              2) Le mot a , par le passé , désigné un “ art de converser à distance  qui n’est mentionné dans aucun dictionnaire mais  concernant lequel le «  Magasin encyclopédique des sciences , des lettres et de arts « N°5 de Thermidor an VI  de A.L.Millin  donne force détails...

Ce dispositif dit « Tour parlante « ou «  Téléologue «   aurait été utilisé en 1795 sur le champ de Mars pour diffuser les discours du président du Directoire  et aurait donc été un vecteur de diffusion d’une “ Chose écrite

Il était constitué d’une tour percée sur sa circonférence de plusieurs ouvertures et dans laquelle pouvait tourner un cylindre à axe vertical mu par un cheval ;sur la paroi de ce cylindre étaient disposés les éléments du texte à communiquer qui , après une rotation complète et présentation successive face à toutes les ouvertures  ,étaient remplacés par la suite de l’écrit à diffuser permettant ainsi,avec autant de rotations que nécessaire , à une foule nombreuse de prendre connaissance d’un texte assez long.

Ce fut en quelque sorte l’ancêtre des dispositifs d’affichage défilant actuels mais ,le «  Magasin » cité plus haut le présentant comme une nouveauté, reste à déterminer quels furent son succès et sa durée d’emploi ….

 

Tout détail concernant ce dispositif serait le bienvenu ....

               

              3)On parle parfois de structure téléologique   pour désigner un texte construit en respectant  une finalité rigoureuse    

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:35

GALIMAFRÉE                                                                                                                               228

                                   Par analogie avec le terme de cuisine *( * : Voir à ce mot ) désignant un ragoût composé de viandes disparates le mot (vieilli..) était employé pour qualifier des écrits composés de diverses parties n’ayant pas de liens réels entr’elles et ,de ce fait, difficiles à comprendre.

                                   Le terme ne doit pas être confondu avec son presqu’homonyme «  Galimafré » qui rappelle le souvenir d’un célèbre bouffon des débuts du XIX° siècle qui connut le succès en compagnie de son compère Bobèche …

 

                                   Bien que peu noble ce plat figure tout de même au «  Dictionnaire de cuisine «  d’ Alexandre Dumas ….

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:25

GALÈRES

              1)Une condamnation  plus ou moins longue aux galères pouvait au XVIII° siècle sanctionner des «  Gens du livre «  , principalement pour avoir enfreint la censure  .

              Si les écrivains et les libraires furent assez peu nombreux il n’en alla pas de même pour   les colporteurs*, marchands merciers et autres  bouquinistes qui y furent fréquemment condamnés .

              La menace d’une peine , même d’assez courte durée ,ne devait pas être prise à la  légère car  la mortalité aux galères était très élevée : souvent déjà  plus de 10 % sur «  La chaîne «  au cours du trajet pédestre, parfois fort long ,  à destination de Marseille  …

              Une expression populaire nommait cette condamnation «  Aller manger des fèves* à Marseille « 

 

2)L’expression «  Baraques de la chiourme «  désignait à l’époque des galères  les commerces installés en période d’hiver sur les quais  port de Marseille dans des constructions précaires à proximité des galères  et parmi lesquelles figuraient des libraires, des écrivains et des « notaires » spécialistes en  fausses écritures     , des bouquinistes qui faisaient l’objet de plaintes pour concurrence déloyale de la part des  libraires ayant pignon sur rue et de nombreux petits commerces se livrant presque tous à des activités frauduleuses .

 

 

3)Il semble que l’un des tous premiers emplois officiel des fiches ait été institué par l’intendant général des galères  Nicolas Arnoul   en 1671  pour le suivi et la gestion  de la «  Chiourme «  qu’il devait administrer .

              Comprenant quelque 50000 fiches  il était de plus agencé de façon a en permettre l’accès selon des critères de choix divers et , dans son esprit  était un lointain précurseur de fichiers informatique

 

4)On a souvent comparé le travail de l’écrivain ou de divers intervenants dans l’élaboration du livre à la situation du galérien enchaîné à son banc de nage ...Balzac se comparait lui-même à un galérien ...

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:27

ABBAYE         

               Monastère dirigé par un abbé  qui  comportait un “scriptorium * ” ou étaient élaborés des manuscrits:les abbayes ont joué un rôle majeur au moyen-âge dans la rédaction et la diffusion de la chose écrite.

              Les bibliothèques des abbayes étaient ,en général,bien fournies sans atteindre,toutefois, les niveaux que la tradition ou la légende   leur accorde si volontiers  et avec de grandes disparités locales : les plus grandes bibliothèques ont pu comporter un millier de  livres au      XIV° siècle  ,les autres ,en moyenne, 500 à 600 et même parfois beaucoup moins ; elles se sont étoffées à partir du XVII° siècle pour atteindre des importances parfois respectables au XIX° siècle .

              Vers le XI° siècle ,par exemple, l’abbaye de Saint Claude possédait 115 manuscrits ,chiffre réduit à 83 en 1492 et à 50  à la veille de la révolution.....

              Les bibliothèques des  autres abbayes  étaient fort disparates :   18 (Cherlieu ) ,76 (La Charité),350 ( Clairvaux ) ,570 (Cluny),370 (Corbie )

              A partir du XIV° siècle le nombre de livres de certaines abbayes augmenta considérablement  : plus de 1000 à Clairvaux vers 1350, 1062 pour les oratoriens de Nancy en 1636 ...ce qui amène la réalisation de travaux de bibliothéconomie * tels que le grand catalogue rédigé vers 1459 par  l’abbé Pierre de Virey à Clairvaux .                    

              À la veille de la révolution les plus opulentes étaient  :saint  Germain de Prés et saint Denis.

              Contrairement à ce que l’on pourrait penser , ces bibliothèques comprenaient assez souvent des ouvrages jugés impies  : livres contraires au dogme , protestants , de thélogie polémique , jansénistes, hérétiques ,galants , de magie  etc ... qui étaient conservés dans un “ enfer  *  “ généralement constitué par une armoire fermée à clé et nommé “Libri prohibiti  “ ...ces livres étant sans doute parvenus là par suite de dons ( “ liber daticus  *  “)  , la répugnance à se séparer du bien précieux que constituait un livre,fut-il impie, faisant le reste ....

              On peut d’ailleurs noter que les abbayes qui se dotèrent très tôt d’imprimerie , obéissant à la «  logique du marché «  n’hésitèrent pas à imprimer des ouvrages séditieux , voire interdits ou licencieux

              Il va sans dire que les moines veillaient avec un soin jaloux sur les livres considérés comme leur bien le plus précieux et les exemples en sont nombreux :

                        -Un  moine chartreux suisse à écrit :”Monasterium sine libris est sicut mensa sine cibis,hortus sine herbis....(Un monastère sans livres est comme une table sans vivres, un jardin sans légumes.... ) ....ne faisant en cela que reprendre la formule de Godefroy de sainte Barbe qui ,lui, avait  écrit “ Claustrum sine bibliotheca quasi castrum sine armamentaria  “ . ( “ Un monastère sans bibliothèque est comme un camp retranché sans armement “ )

                        -En 1371 ,lors de l’icendie de la grande Chartreuse,Dom Guillaume n’eut qu’un souci :”Ad libros!” (sauvez les livres!)

                        -Sainte Wiborade fit beaucoup  pour la conservation des livres du couvent de Saint Gall lors du sac de celui-ci par le Hongrois en 926. 

 

              On connait un peu , grace aux inventaires, la teneur des ouvrages  constituant les fonds de ces bibliothèques  : trés peu d’œuvres romanesques ,environ un tiers de sciences profanes , les deux tiers restants se partageant entre sciences ecclésiastiques et littérature d’édification en laissant une trés faible place à des ouvrages divers , ces proportions pouvant présenter de trés notables disparités selon les lieux et les communautés..

              Les  abbayes , leurs bibliothèques et leurs scriptoriums* furent des lieux d’intenses réflexions philosophiques et intellectuelles parfois  assez vaines comme les débats scholastiques  de l’abbaye de Saint Victor décrits par Rabelais en 1532 dans « Pantagruel «

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:24

Á- PEU- PRÈS

              Cette formule , en  matière de chose écrite comme ailleurs,  est utilisée pour désigner une approximation soit matérielle (reliure , dorure, gravure etc …) soit littéraire (texte , syntaxe , raisonnement…. )

              Son  emploi n’est jamais flatteur mais peut avoir un caractère plus ou moins péjoratif selon l’objet auquel on l’applique : il sera très péjoratif appliqué à une reliure se voulant de qualité mais deviendra presque normal s’il s’agit d’un ouvrage de colportage dont l’à peu près est quasiment l’essence .

              Certains auteurs on disserté à son sujet comme ,par exemple , G.Th ;Guilbaud  dans «  Leçons d’à peu près «  (1985) et de nombreux écrivains (dont Victor Hugo  -« …cet à- peu-près de sagesse… « (in «  les misérables «  ) l’ont évoqué dans leurs textes :

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:22

PENSÉES ....

 

   Au fil de mes lectures quelques  phrases ou pensées  ont eu une résonance particulière ...en voici quelques unes :       

 

 

              "  Chaque nouveau livre que je lis vient s’insérer dans le livre complexe unitaire,qui                   forme la somme de mes lectures.

     Cela ne se produit pas sans efforts :pour composer ce livre général, chaque livre particulier doit se transformer,entrer en rapport avec les livres lus précédemment,en devenir le corollaire,le développement ,la réfutation , la glose ou le texte de référence .

   Depuis des années ,je fréquente cette bibliothèque et je l’explore volume après volume , rayon après rayon , et pourtant je pourrais vous démontrer  que je n’ai rien fait d’autre que d’avancer dans la lecture d’un livre unique ."

Italo Calvino (in “Si par une nuit d’hiver un voyageur ...” )

 

 

 

 

 

"Les vrais poèmes,pour lui, ce sont les mots ,et son vrai “ chef-d’œuvre est un simple dictionnaire ."

                                      Gérard Genette à propos de Charles Nodier ....

 

 

 

                         “Pas de connaissance du passé sans celle des mots du passé .... “

 

 

 “Le plus grand chef-d’œuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre  “

                                                                                  Le Potomak ( 1919)

 

 

                                               “ E pluribus unum  “

 

 

“Aucun grand génie n’a conclu et aucun grand livre ne conclut  parceque l’humanité elle-même est toujours en marche  et qu’elle ne conclut pas .”

                                                                                                       ( Gustave Flaubert )

 

 

“Qu’il soit peu compris ,peu m’importe pourvu qu’il me plaise à moi ....et à un petit nombre ensuite .”

                                                                                              Gustave Flaubert

 

 

                        “Tous les jours  malgré moi cloué sur mon ouvrage

                        Retouchant un endroit , effaçant une page ...”

                                                                                  (Despréaux -Satire 2)

 

              "En cheveux blancs il me faut donc aller

              Comme un enfant tous les jours à l'école

              Que je suis fou d'apprendre à bien parler

              Lorsque la mort vient m'ôter la parole ! "

                                               Maynard(vers 1640)

 

 

         "Il faut être académicien ,plus mort qu'un fossile ,pour parfaire un dictionnaire "

                                                                                                                  Arthur Rimbaud

 

« J’y vis un livre de Saint Thomas d’Aquin ou il y a des corrections de la main du propre auteur ,qui écrivait mal , une petite lettre pire que la mienne … »

( Montaigne –in «  Journal de voyage – 1580/81)

 

                       

 

 

                    "Il faut que les auteurs aient leurs goûts et s'y tiennent "

 

                          (Guy Schœller)

 

 

"Le choix des mots a paru souvent une entreprise difficile ,délicate,mais , après tout,en la matière la sélection est chose personnelle , d'autant plus que nous avons agi ,nous le répétons, en amateur, c'est-à-dire avec la liberté d'option qui , en dernier ressort ,est bien le privilège du collectionneur de mots que nous avons voulu être ."

                                   (Maurice Rheims in " Introduction à “Abracadabrantesque ”[2004] )

 

« Je suis sûr que ce que je fais n’aura aucun succès , tant mieux ! Je m’en triplefous ….Car , nom d’un petit bonhomme , il faut bien s’amuser avant de crever !! « 

( Flaubert in lettre de 1858 à Charles Edmond )

 

« Arrête –toi quand ça devient emmerdant « 

(Philippe Labro )

 

« Un dictionnaire c’est tout  l’univers par ordre alphabétique :c’est le livre par excellence.Tous les autres sont dedans :il ne ‘agit plusque de les tirer « 

             (Anatole France in «  La vie littéraire « 1888/92 )

 

« Il y a dans tout auteur d’un dictionnaire un élève se soumettant à un exercice préparatoire d’une œuvre littéraire à laquelle il rêve sans oser l’avouer « 

( Jean Pruvost in «  Le dico des dictionnaires «  -2014)

 

« La confection d’un dictionnaire …est une marche de longue haleine ,où chaque pas rencontre une embûche ,une rigole,un caillou.. »

              Avant-propos du «  Dictionnaire de l’académie française -2000)

 

« Il n’est pas tout à fait raisonnable de se lancer dans l’aventure de concevoir et de rédiger un dictionnaire :on pourrait même juger qu’il s’agit d’une entreprise insensée , tellement elle est ambitieuse « 

              (Marie-Eva de Villers in « Profession : Lexicographe «  -2006)

 

« Le travail d’un lexicographe  est un travail bien dur et bien ennuyant pour lui ,mais bien utile aux autres « 

(Dictionnaire de Trévoux -1701/1771)

 

« Chaque heure , chaque jour apporte son lot de découvertes….Au fil des jours s’élabore l’œuvre ….cette concrétisation progressive du dictionnaire est très gratifiante…Bien des lexiciographes perdent la notion du temps …. »

(Marie-Eva de villers  in «  Profession lexicographe « -2006)

 

« Ils [ les lexicographes  ] recueillent l’écho de chaque mot et le traduisent en toutes lettres :ils sont le radar du langage « 

(Marie-Eva de villers  in «  Profession lexicographe « -2006)

 

« Écrire un dictionnaire , cette impressionnante pyramide de mots , représente , il est vrai , un travail d’Égyptien ! « 

( Claude Gagnière in «  Pour tout l’or des mots «  )

 

 

« …je m’aperçois  avec effroi que l’étude a dévoré ma vie ….le temps de vivre a passé dans l’enfer des livres : “La sotte chose qu’un vieillard abécédaire !! ” « 

           Claude Pinganaud in «  65 Histoires de livres «  )

 

« Il sera toujours possible de contester  le choix d’une entrée ,d’y voir une obsession personnelle ou la trace de lectures trop mal choisies.À cela ,une seule réponse :j’assume mes choix . « 

           Hervé LAROCHE  in « Dictionnaire des clichés littéraires « 

 

« Écrire chaque jour , génie ou pas ! « 

(Georges Perec)

 

« J’yrai autant qu’il y aura d’encre et de papier au monde « 

Montaigne – Essais-III,9

 

Le livre n’est pas l’assemblage élégant du papier et du cuir. Le livre est un idéal fait de fantasmes, de promesses, de déceptions, de souffrances, et parfois d’incommensurables bonheurs. 

 

In «  Le blog du bibliphile «  30/3/2016

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:50

DAUPHIN                                                                                                                     

                                               1)Le dauphin a été souvent représenté  dans le domaine du livre ou de l’écrit : dans l’antiquité , certains notarii *   (Voir à ce mot ) l’avaient pris pour emblème de leur rapidité et ont utilisé des calames * ou des styles  * représentant cet animal , les Aldes l’ont fait figurer sur leur marque d’imprimeurs , et de nombreux ex*-libris et filigranes *l’ont  également représenté.

                        Les livres des  bibliothèques des dauphins de France portaient un emblème « au dauphin couronné «

                        Il fut souvent figuré selon les codes de l’héraldique et l’on peut rencontrer des dauphins : vifs,pâmés, contournés,couchés, versés,nageant, etc .. : l’«Armorial du bibliophile »de Joannis Guignard(1871)  recense trois possesseurs de «  reliures aux armes «  arborant cet emblème ..

             

              L’étude  détaillée de ces diverses représentations  sortant du cadre de cet ouvrage on pourra pour plus de détails  se reporter au «  Dictionnaire d’héraldique «  de Jean-Paul Fernon (Ed. Héligoland 2011) 

 

              2)La première mention du dauphin avec le sens de successeur désigné d’un roi remonte à 1110 et cette appellation a donné naissance à la mention “ Ad usum dephini  *  “(Voir ci-dessous) apposée sur certains livres.

              3)Ce fut l’appellation d’un papier aux caractéristiques à définir ….

QUI EN SAIT PLUS À SON SUJET ??

 

 

AD USUM  DELPHINI                                                

 

             La  locution latine “ad usum “ signifiant “À l’usage  “ est utilisée pour désigner des ouvrages expurgés ou arrangés * destinés à la jeunesse ou à un public particulier  et l’on peut rencontrer des ouvrages :

              -“Ad usum Delphini  “ (ou  “ Ad intentionem Delphini” ou «  Ad institutionem Delphini «   ...)expressions qui  font allusion aux œuvres mises entre les mains du dauphin  après que le duc de Montausier en ait fait retirer tous les passages jugés scabreux.

              Certains auteurs écrivirent des œuvres de ce type:Pierre Huet par exemple...

            -”Ad usum lyceorum  “ spécialement conçus ou expurgés pour servir à l’enseignement dans les lycées

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 08:10

PERROQUET                                                                

              1)Sorte de pistolet *ou  de cigogne *  destiné à tracer des ellipses dont la forme rappelle celle du cou et de la tête d’un perroquet .

              2)Présentoir rotatif pouvant se rencontrer dans certaines librairies pour y exposer des livres ...à ses débuts ,dans les années 50, un seul  perroquet suffisait à présenter la totalité de la collection " Le livre de poche " ....

              3)Paul Valéry qualifiait de “ Perroquets  “ tous les mots ambigus, creux ou faux et rêvait dans ses “ Cahiers  “ d’un dictionnaire qui  aurait réussi à les éliminer.

              4)L’imprimeur   Jean-François Bassompierre ,prolifique contrefacteur* belge du XVIII° siècle , avait pour emblême * un perroquet .

              5)Le perroquet , outre le fait qu’il figure dans tous les traités  d’ornithologie * a fait l’objet de nombreux ouvrages spécifiques tels que “ Les perroquets , leur éducation physique et morale , l’art de les nourrir et de guérir leurs maladies “par un ancien oiseleur “   ( 1828)

              6)Le perroquet a parfois été l’un des éléments importants d’une œuvre littéraire comme , par exemple ,le perroquet «  Loulou «  d’ «  Un cœur simple «  que  Gustave Flaubert mit en scène en ayant sous les yeux un perroquet empaillé …qui donna lui-même naissance bien plus tard(1984) au roman «  Le perroquet de Flaubert «  dans lequel le héros de Julian Barnes recherche, sans lever réellement le doute ,   lequel des nombreux perroquets empaillés des musées de Rouen a pu servir de modèle à Flaubert .

              Certains auteurs font un peu pefidement remarquer que le mot est dérivé de l’italien «  Parocco «   qui signifie «  Curé «   ….

              7) Dans la papeterie  à l’ancienne on nommait «  Perroquet «  ou «  Rossignol « l’ »Égouttadou * «  , crémaillère utilisée par le coucheur * pour y appuyer la forme* afin d’en assurer l’égouttage . 

              8) Chez les imprimeurs l’expression « Étouffer un perroquet «  désignait le fait de boire un verre d’absinthe, la comparaison venant de la couleur verte de ce breuvage ….appellation qui a perduré après l’interdiction de l’absinthe en désignant  un « Ricard/menthe «  ….

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:19

OBIT                                                                                                                                       

              1)Formule en forme d’épitaphe établie à la mort  d’un religieux pour annoncer son décès aux autres maisons de son ordre et diffusée soit sous forme de document individuel soit sous forme de «  Rouleau* des morts « transmis de maison en maison .

              Le mot désigne aussi les cérémonies funèbres associées qui étaient inscrites dans les «  Obituaires* « (Voir ci-dessous )

       

             

               2)Petit trait horizontal(Didot*) ou oblique ( Elzévir*) placé au sommet de certains caractères d’imprimerie (b,d,h,i,j,k ...) On l’appelle aussi :”Apex  *  

OBITER

                                                                        1)  Rare néologisme synonyme de «  Mourir «  rencontré notamment chez Chateaubriand  dans les «  Mémoires d’ outre-tombe «  .

                                   2) La locution latine « Obiter dictum «  se rencontre dans certains textes avec le sens de «  Soit dit en passant « pour introduire une incidente ;

OBITUAIRE                                                            

              Registre religieux ou sont inscrits les services (obits) à célébrer pour le repos de l’âme des défunts ,mais,aussi,les noms de bienfaiteurs et des renseignements sur les dignitaires de l’église.

              Les obituaires ,souvent richement ornés, tenaient parfois lieu de nécrologe * , de calendrier * et de censier *.

              Ils existent encore de nos jours  sous des formes plus sobres et sont ,en principe, exposés dans les églises.

              Descendant des anciens “ Diptyques *   “des morts            ils sont aussi nommés “ Nécrologe*` “  ,”Livres Anniversaires “, “ Notes des morts “  Livres des mortuaires  “ ,”Kalendriers *  “ et ,parfois, “ Livres de vie “  ou “ Livres de sonneries 

OBITUARIOPHILE

              Collectionneur de faire*-part de décès.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 07:26

MUSSIF  (ou MUSIF )                                                                         

              1)Bisulfure d’étain,parfois nommé “ Aurum mussivum  “, obtenu par la sublimation lente de sel ammoniac et de soufre avec un amalgame d’étain.

              De  couleur or,il a parfois été  employé pour la réalisation de  dorures que l’on dit effectuées à “l’Or mussif *”

            2)Un sens ancien désignait un décor à compartiments , reliure mosaïquée* par exemple ..

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