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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 08:12

HYPOTAXIQUE

Ce mot rare est parfois rencontré pour qualifier une ponctuation * correcte mais très rigoureuse et imposant un rythme quasi militaire au texte ponctué (l’ “Hypotaxe “ était une manœuvre des phalanges grecques anciennes ...)

On peut aussi rencontrer le superlatif “ Hyperhypotaxique “ ...

C'est un reproche que l'on ne peut pas faire à de nombreux écrivains qui se souciant peu de la ponctuation laissaient le soin de la poser au correcteur typographe ....quitte , comme Victor Hugo, à reprocher à ses imprimeurs belges d'être trop généreux en " Insectes belgicains " ...

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 08:08

HYPERTEXTE                               

                       Le mot désigne les relations qu’un  écrit  peut avoir avec d’autres textes antérieurs ou connexes qui peuvent être visités en naviguant au sein d’une « Arborescence * «( * : Voir à ce mot )

 

                       Tout lecteur pratique une hyperrtextualité * inconsciente en établissant des relations entre sa lecture actuelle et ses lectures passées , rejoignant en cela la   notion de “ Livre total *  “ ou l’idée de José Luis Borges que “ Tous les livres du monde sont l’œuvre d’un seul  et même écrivain “ .

 

                                                Le mot lui-même  fut   inventé en 1945 par Ted Nelson qui,dans le cadre du projet « Xanadu « , précisa le concept vers 1980  dans »Literary machines » avant que Tim Berner-Lee et robert Cailliau n’inventent le Web vers 1989 .

 

Il désigne à présent  un système,en général informatique, permettant une recherche élargie dans des fichiers multiples pouvant comporter du texte , des images,voire du son : l’encyclopédie “Que sais-je  ?  “ le définit comme “ Un ensemble de données textuelles numérisées sur un support électronique et qui peuvent se lire de diverses manières  “ .

 

                       Les encyclopédies* classiques en avaient jeté les bases avec leurs systèmes de renvois* et de corrélations mais le concept en a été scientifiquement étudié par le mathématicien Vannevar Bush qui ,vers 1945 ,et  après avoir évoqué dans l’ article de la revue « Atlantic «   resté célèbre ,« As way may think », une machine hypertexte préfigurant nos ordinateurs actuels.inventa une machine (“Memex ”) en appliquant les principes.

 

                       Ses travaux furent complétés,vers 1965 , par ceux du philosophe Théodore Nelson qui créa le mot “ Hypertexte “ .

                       On appelle aussi assez improprement hypertexte les notes marginales encadrées précisant certain points du texte qu’elles accompagnent mais   le terme “Métatexte * “ serait mieux adapté ...

                       Les outils informatiques ont vulgarisé l’hypertexte et , avec le recul actuel, on peut faire à son propos deux remarques contradictoires :

                        C’est un formidable outil de connaissance qui permet , à partir d’un sujet de base d’en élargir la connaissance en explorant les domaines adjacents et  en donnant des exemples écrits,visuels et  sonores…

                        C’est aussi un formidable facteur de dégradation de la fonction que les cognitivistes nomment « Maintien du but en mémoire « à cause des liens*(Voir à ce mot ) en abyme qu’il comporte : le lecteur cliquant en cours de lecture sur un lien contenant lui-même d’autres liens ne sait plus très bien au bout d’un moment quel était le  but initial  visé et ce d’autant plus que la présentation de ces liens est variée(textes, images , sons …)

              Une bonne pratique serait de s’astreindre à effectuer d’abord une lecture globale du texte sans tenir compte des renvois hypertexte pour ne revenir à ceux-ci qu’ensuite…mais il s’agit là d’une discipline rarement pratiquée  … !

                       Lorsque l’on voit qu’un simple article de l’encyclopédie en ligne Wikipédia peut comporter plusieurs liens par ligne on comprend que nombre de lecteurs se  laissent séduire par le « cabotage « de lien en lien en perdant de vue le « port » de destination ! 

 

              Le mot est parfois utilisé de façon plus banale avec le sens « d’explications complémentaires »

 

            Bien que pas nommée de la sorte  ,la chose est cependant pratiquée par les lexicographes* qui font de l’hypertexte depuis toujours sans le savoir  lorsqu’ils  mettent en place des renvois * aiguillant le lecteur vers d’autres  entrées d’un  dictionnaire ….la gestion de ces renvois  n’étant d’ailleurs pas une chose aussi simple qu’elle en a l’air si l’on veut éviter  les omissions et les renvois se référant indéfiniment et  « en boucle « l’un à l’autre ….

L'antonyme de l'hypertexte est l' " Hypotexte " : 

 

HYPOTEXTE                                                                                                                                

            L'hypotexte est un texte supposé caché sous un autre et dont le sens doit être cherché par l’anagogie *, la Kabbale * , l’allégorèse * , le décrytage , la déduction etc ...;

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 08:44

POIDS                      

                                   1)En calligraphie:rapport entre la largeur du bec de la plume et la hauteur des lettres tracées.

 

                                   2)Le poids d’un papier est un élément d’appréciation de sa qualité : il est exprimé en grammes par mètre carré...plus ce poids est élevé plus le papier a de la “Main*

                                   Dans les papiers à l’ancienne ,il était  possible d’associer poids et  format  d’une feuille de papier ....ça ne l’est plus aujourd’hui ou ,pour un même format on  peut rencontrer une multitude de poids différents....

             

                                   3)Le poids des livres suscite ,lui aussi, quelques réflexions :

 

                       - Ce critère est à prendre en considération dans la conception  des bibliothèques  et dans leur  fabrication   particulièrement   si elles sont situées en étage.

                        Et il devient crucial lorsqu’il s’agit de “stockage dense *  “  de livres sur des rayonnages * roulants qui , en se déplaçant ,induisent des charges variables dans les planchers et qui , à l’arrêt  concentrent tout le poids sur une seule zone .

 

                        -Il existe une polémique larvée entre parents d’élèves et enseignants concernant le nombre jugé  trop élevé  (et par conséquent le poids..) des livres devant être transportés par les enfants pour se rendre à l’école...encore qu’une éducation des enfants concernant l’estimation des ouvrages réellement nécessaires à une journée donnée conduirait sans doute à diminuer considérablement ce poids...

 

                        -Au sens propre,et bien que souvent utilisé comme presse-papier, un livre est rarement jugé sur  son seul poids et il faut être semblable au Chrysale des “ Femmes savantes “  pour apprécier un Plutarque à l’aune de  son  aptitude à “Serrer les rabats ..” !

 

                        -Au sens figuré par contre ,parler d’un “Livre de poids” est en général flatteur  et désigne un livre faisant autorité dans son domaine..(.si une ironie perfide  ne ramène  pas l’expression  à son sens premier  pour désigner un pavé* insipide.......)

 

                        -On peut remarquer que ,dans ses débuts ,le livre était volumineux et pesant (souvent plus de vingt kilos )   et que les petits ou moyens formats n’ont commençé à se généraliser que bien aprés l’apparition de l’imprimerie : il était courant , au moyen-âge , de voir les étudiants (particulièrement  ceux qui étudiaient le droit ) se faire accompagner de domestiques portant leurs énormes livres dans des brouettes * .

                        Pour appuyer le propos ,citons  le grand Pétrarque qui  frisa  l’amputation par suite d’une blessure provoquée par la chute d’un lourd exemplaire des “ lettres de Cicéron  “  et marchant en ceci sur les traces de Vergenius Rufus qui ,nous dit Pline  , périt  suite à une chute *(Voir à ce mot )  survenue lors de la manipulation d’un lourd et encombrant “ Volumen * “ ) ou  Boileau qui ,dans “ Le Lutrin “ nous parle d’un “Infortiat  * “ que “ Deux des plus forts mortels ébranleraient à peine

 

                        -On cite ,vers 1865, un certain M. Rouher  qui se mit en tête de publier des livres qui pourraient être vendus “ à un franc le kilo “ aussi bien en librairie que dans les épiceries ou  quincailleries ....l’affaire , rentable d’aprés ses dires ,au delà de tirages dépassant 100000 exemplaires n’eût guère de suite  mais de temps à autre on voit cette forme de vente  au poids ressurgir soit lors de soldes pratiqués par les grandes surfaces, soit dans certaines librairies comme , en 2012 dans une librairie espagnole qui vend tous les ouvrages sans distinction au prix de 1€ les 100 grammes …ce qui n’est pas forcément avantageux !!

 

                                               Nous préférons pour notre part la devise de  la librairie « Baux livres « de Montauban « Ici on ne vend pas de livres au poids , on donne du poids aux livres … » !

 

                               Curieusement , dans une étude du début du XX° siècle concernant le livre scolaire de l’époque , l’auteur constate que,sans qu’il y ait eu volonté délibérée de la part des éditeurs , le prix des livres scolaires est exactement proportionnel à leur poids et qu’ils sont donc en quelque sorte “ Vendus au poids  “ .....

                               Devant les étals de certains bouquinistes ne présentant que des livres en emballage clos sous cellophane on peut aussi craindre que l’idée de les vendre au poids ne leur vienne quelque jour ... (à moins qu’imitant Pisistrate ils ne les vendent au mètre * ou imitant Anatole France « à la baignoire * « [ * : Voir à ce mot ]...).... il faut toutefois  pour être tout à fait juste incriminer une part  la faute aux “ amateurs  “ sans soin qui les ont  contraints  à de si lamentables pratiques ...et aussi à leur travail en plein air qui salit les livres …

 

                                -À une époque ou les logements étaient moins bien chauffés qu’à  présent les libraires constataient régulièrement que les livres volumineux et lourds se vendaient mieux en été : la raison en était que leur lecture ,si elle était faite au lit, imposait d’avoir bras et épaules hors des couvertures ...la liseuse* existait certes...mais le lecteur est roi !

 

                                -Certaines statistiques concernant “ l’écrit  “ font en outre mention du tonnage de livres publiés  : entre 1965 et 1975 , par exemple, ce tonnage est passé , en Françe,de 41000  à 83000 tonnes

 

                              Pour clore ce chapitre , notons que l’un des livres les plus pesants publiés à l’époque moderne est sans doute “ l’apocalypse  “ ,“Livre de peintre *  “publié à 8 exemplaires par Joseph Foret en 1961 dont la seule reliure de bronze pèse plus de 200 kilos .(voir : )

 

                                   4)Les poids en tant qu’objet  intervennent de diverses manières dans l’usage des livres :

 

                                   -Au moyen-âge les livres étaient fréquemment rangés enveloppés dans une pièce de tissu *  comportant des poids  à ses quatre coins : le tableau de Van Eyck : “ La vierge du chancelier Rolin “ en présente un exemple .

 

                                   -Les nombreuses représentations de  copistes au travail montrent qu’ils utilisaient des poids pour empêcher les parchemins sur lesquels ils travaillaient de d’enrouler ...

 

                                    -De nos jours encore , le “ Presse*-papiers “ est un incontournable accessoire voisinant sur les bureaux avec livres et documents écrits .

 

                                      -Les “ Kakemonos * “ japonais  comportent parfois des poids ,nommés “ Fuchin * “ accrochés à leurs embouts inférieurs pour les maintenir verticaux.

 

                                5)Bien que la règle générale pour la vente du papier ait été la vente “ à la rame * “ , l’Auvergne à longtemps persisté à vendre sa production de papier “ Au poids “  ce qui ,compte tenu de la réglementation de l’époque , a contribué au dépérissement de son industrie papetière .

 

                                6)Pour ce qui concerne les journaux et les magazines ,le critère de poids est une donnée fort variable d’un numéro à l’autre et ceci essentiellement à cause du volume de la publicité trés différent selon la saison ou le milieu de diffusion : le numéro d’Août d’un magazine est bien plus léger que celui de Décembre !

              Les Francais expatriés connaissent bien ce phénomène puisqu’ils ne paient pas la presse à un prix fixe mais au prix du numéro grevé de  frais de transport  costamment variables !

 

                                   Le critère « poids « a parfois été pris comme référence statistique pour évaluer le volume  annuel de journaux lus par tel ou tel type de population : plusieurs dizaines de kilos pour l’américain , moitié moins pour l’anglais  et encore moitié moins pour le français …statistiques à rapprocher de celles concernant la lecture de livres…

                                     7)En typographie traditionnelle le problème du poids des pages composées en plomb s’est posé de façon constante  : une page moyenne d’un « in / 8 ° Couronne » pèse environ 2,3 kilos ce qui , pour un livre de 300 pages ,donne un poids de 690 kilos...on conçoit que le stockage de tels poids en vue de la réimpression ait posé quelques problèmes ! .

 

                                   8)Les poids utilisés pour le pesage des denrées  ont toujours été le support d’inscriptions diverses , généralement utilitaires comme celles indicatrices du poids et les poinçons de contrôle mais aussi, parfois décoratives comme ces anciens poids de Toulouse portant le sceau * de la ville.

            Les poids et mesures ont aussi été le sujet de livres nommés « Angéiographies * «..terme ambigü car il avait aussi autrefois une signification médicale ..

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 08:35

DISCOUNT  

              Politique commerciale consistant à vendre  avec de très faible marges ,voire pas de marges du tout sur certains articles,afin de provoquer une vente de masse que l’on espère bénéfique.

              Si des tentatives ont bien eu lieu pour le livre ,l’attitude des professionnels (favorables au prix fixé...) et la loi Lang du 10-08-1981 limitant le rabais à 5% ont empêché son développement pour le livre neuf et l’on ne rencontre cette pratique que pour les livres ayant  transité sans succès dans le circuit classique et qui se retrouvent chez les soldeurs*.

              Cette pratique ,poussée dans ses extrêmes conduit parfois à la vente de livres “ Au poids *  “   ....pas forcément aussi avantageuse que l'on peut à priori le penser ....

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 08:34

DISCONTINU                                                                                                                  

              Une pagination * est qualifiée de “ discontinue “ ou “Disparate  *  “ lorsque l’ordre numérique n’est pas suivi de façon logique .

              Ce fait , assez courant ,peut être du à une erreur de composition *, et dans ce cas le texte est suivi , ou à un défaut de brochage * qui entraîne une discontinuité du texte.

              Dans tous les cas cet état de fait  complique  la collation * des ouvrages en laissant croire  à des pages manquantes ....

              On parle aussi de “ Saut  *  “ de pagination ...       

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 08:32

DIPHTÈRE                                                                                          

 

   Parchemin grossier utilisé pour l’écriture dont le nom vient de  ,”Diphterai  “ ,qui désignait la peau  de la  chèvre Amalthée dont   Jupiter avait fait son égide et sur laquelle il avait inscrit les destinées humaines.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 09:05

AGEN 

AGENDA 2017 ….

 

En ce début d’année , j’ai trouvé dans ma corbeille de cadeaux un magnifique agenda relié de cuir vert empire , muni de fermoir de sûreté  et dont les coins protégés de gribiches dorées montrent à l’évidence qu’il est prévu pour les plus durs services voire peut-être même sévices …

 

  À la vue de toutes ces pages vierges  symbolisant des jours à venir que je suis censé organiser , planifier ,rationaliser et rentabiliser  j’ai été saisi d’un étrange  vertige  et , regardant en arrière, je me suis pris à me remémorer tous mes agendas passés …

  La plupart ont  fait naufrage dans les brumes du temps  mais quelques-uns ont survécu et , notamment les « Quo-Vadis «   qui ont rythmé ma vie d’avant ….celle que l’on dit « Active « ….

  “ Quo vadis domine ? “ , cette question adressée par Saint Pierre à Jésus et signifiant :“Où vas tu  maître ?”, vous connaissez tous cela de même que vous avez tous lu le roman à succès de Henryk Sienkewitz (1896) et peut-être même vu le péplum que Mervyn Leroy en tira en 1951 ( Ah !...Deborrah Kerr… !...Quel souvenir !... ) mais , là , « je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître .. »

 

  Je ne m’étendrai pas non plus  sur la lancinante  question que vous vous posez tous les matins  en vous regardant dans la glace :« Quo Vadis ? « :Que fais tu là ?...Ou vas-tu ?...Quel est le sens de ta vie ? ( Gauguin aurait- dit « D’où venons nous ? Qui sommes nous ? Ou allons nous ? « .) Ces questions et leurs réponses ( ???.....) doivent rester au jardin secret de chacun !

 

Non , mon propos est de vous parler des agendas ainsi nommés établis sur un modèle inventé pour son propre usage  par le docteur Francis Beltrami sur un plan en trois parties :” Voir  “ , “ Écrire  “ , “ Téléphoner  “ .

  Ces agendas ayant rencontré le succès , leur marque est devenue   un nom commun pour désigner l’ agenda lui-même , tant pis  s’il s’agit d’une  marque concurrente comme “Filofax 

   

                       Le « Quo-Vadis »est  un agenda semainier permettant d’avoir sous les yeux un planning clair et synthétique de son emploi du temps ..on le traîne partout, on le griffonne, le triture , le rature , le surligne , on en coche les pages, on y met des signets  et y insère des notes,on le perd , on le retrouve  et d’élégant carnet qu’il était le 1°Janvier  (Oui , oui , je sais !...., à présent ils commencent le 1° Septembre mais les miens commençaient encore le 1° Janvier …)il devient un « Falstaff « obèse (« I have more flesh than an other …. » ) dont la corpulence ne cesse d’augmenter  de semaine en semaine.

 

  A la fin de l’année on ne peut se résoudre à jeter un si fidèle compagnon et , l’heure de la retraite venue on se retrouve avec une pile impressionnante de « Quo-Vadis «   dont la consultation nous noie sous des flots de nostalgie à la vue de la mention d’un évènement oublié ou des graffitis griffonnés pour tenter de ruser avec l’ennui de certaines réunions quand ce n’est pas la caricature vengeresse de tel ou tel de nos collègues ou , iconoclasme suprême, de notre patron pourtant  qualifié par tous ( ‽.. ) de « Bien aimé « !

  Une analyse de ces graffitis par un « Psy…quelque chose « serait sans doute riche d’enseignements  mais je n’ai pu jusqu’ici m’y résoudre par peur de réveiller « Mister Hyde « !!...

   

Mais , foin de la nostalgie ! Revenons à nos agendas !

 

                                           L’“agenda”,  ou , parfois  “ Agende  “  ou “ Agendiaire  “  (ce qui doit être fait” ’  )était ,à l’origine un calendrier liturgique puis le mot a désigné   un petit livre ou carnet* présenté sous forme d’éphéméride* et destiné à recueillir notes,rendez-vous,dépenses etc..et aussi  une sorte de « Minutier « ou de procès-verbal  établi pour noter le déroulement de certaines opérations   

Les présentations et les formats en sont très variées et de l’agenda de bureau à l’agenda de poche il est décliné de diverses manières , de même que le temps y est présenté dans des découpages divers : un jour par page , une semaine sur deux pages  etc…

              .Outre leur valeur en qualité de témoins de la vie quotidienne (lorsqu’ils ont été annotés car beaucoup restent vierges...) certains agendas constituent par leur qualité typographique et artistique de véritable ouvrages de bibliophilie:c’est le cas des agendas diffusés à titre publicitaire qui sont recherchés des collectionneurs et dont certains dits  “ Agenda-buvard  “ comportaient autrefois des buvards  * publicitaires encartés et à détacher chaque semaine .

  Pour ce qui est de l’étude de l’œuvre des grands écrivains , l’accès à leurs agendas est une aide très précieuse et l’on peut citer le cas de ceux de Georges Sand qui , tenus à partir de 1852, ont souvent aidé les chercheurs à préciser des points obscurs de sa très abondante correspondance ou de Paul Valéry qui en remplit 261…..

  Par jeu de mots Frédéric Dard met  le savoureux néologisme “Agingrat “  dans la bouche de Bérurier pour désigner un agenda ....

  Outre les agendas purement utilitaires ne comprenant que des indications pratiques il existe une foule d’agendas à thème présentant des document concernant l’art, la botanique, la géographie, la cuisine etc ….

 

  On peut parfois rencontrer diverses appellations étrangères dans des textes français : « Screib-Kalender « ou « Date-book « par exemple …

 

  Ces considérations bien sérieuses étant posées, et feuilletant mon agenda 2017 relié plein cuir  je me rends compte que je suis d’avantage attiré par la partie documentaire qui le termine et que l’atlas , le cours des monnaies  ou les « Distances de quelques villes entr’elles « me parlent d’avantage que ces horribles pages blanches  que l’ » ON »  voudrait que je remplisse …

 

                              Le jour d’hier est gravé dans le marbre !

                                    Demain est dans les limbes !..

                                          Le seul jour concret est aujourd’hui !

 

Alors, me dit mon ange gardien , la seule utilisation rationnelle  de cet agenda serait d’y tenir un journal …. !

 

 

  Eh bien , dussé-je  les choquer ,lui et quelques autres (mais ce ne serait pas la première fois !! ), , je ne planifierai , n’organiserai, ne prévoirai, ne projetterai ,ne structurerai et  ne  « Diariserai « rien et , tant pis si l'on me taxe de de leucosélophobie ,  je laisserai à ces pages éphémérides leur liliale pureté !!

 

  J’ai été un peu long à  m’y résoudre  , mais ,ayant vu plus de 28000 fois mes projets déjoués par la réalité (Soyez rassurés ! Pas toujours en mal , tant s’en faut ! ) je vais adopter le  1° Janvier 2017 une sage ligne de conduite :

 

 « DÉSORMAIS JE NE PRENDRAI CONNAISSANCE  DE  L’AVENIR  QU’AU JOUR LE JOUR ! »

 

              Persistant à croire et espérant vous en convaincre  que le plus beau jour est à venir , je vous souhaite tous les bonheurs possibles pour cette année qui commence !

   

 

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:51

CARTE DE VŒUX                                                                                          

                       1)À l’occasion du nouvel an il est d’usage d’échanger des vœux et  les traditionnelles visites , avec dépôt de carte de visite en cas d’absence , qui furent la règle durant longtemps ont été,vers le début du XX° siècle ,  remplacées par l’envoi de cartes spéciales qui se sont déclinées en une foule de sortes analogues aux « Cartes de Noël « ,allant des plus classiques exploitant toute la variété des paysages d’hiver  ou des symboles de la paix et du bonheur aux plus originales parfois personnalisées,comportant des volets * mobiles , avec des éléments de décor naturels etc ...

                       L’Alsace se montra pionnière en la matière , d’abord en raison de son annexion par l’ Allemagne et aussi par suite de la présence de nombreux illustrateurs spécialisés dans le décor des tissus dont elle était une grande productrice et plusieurs éditeurs (Rosenberg,Emmentzinger,Winkler,Hartmann,Luib…) se spécialisèrent dans ces éditions .

                       Malgré les efforts des fabricants pour renouveler le genre ( Hologrammes* , cartes à parfum , à musique ou à puce *...) la carte de vœux de nouvel an a été presque complètement  détrônée par  le courrier électronique  ,le téléphone ,le courriel,la carte virtuelle  ou ...rien du tout ...car les vœux s’échangent dans un cercle de plus en plus restreint .

                       Il n’en reste pas moins que la carte de vœux est un thème de collection à part entière et que ,dans sa forme la plus classique ,elle reste bien présente dans les esprits puisque , c’est encore un lieu commun courant  de comparer à    “ une carte de vœux “.  le spectacle d’un village sous la neige...

                                   2)On rencontre parfois sur certains ouvrages des mentions telles que “ Exécution  pieuse d’un vœu anonyme    “  traduisant l’existence d’un vœu mais ne donnant généralement pas de détails sur ses motivations et modalités 

 

JE NE CONNAIS PAS D'APPELLATION  SPÉCIFIQUE  POUR LES COLLECTIONNEURS  DE CES CARTES  MAIS JE SERAIS TRÈS SURPRIS QU' IL N'Y EN AIT PAS.....  ET ENCORE PLUS SURPRIS  QU'AUCUN DE VOUS , LECTEURS , NE LA CONNAISSE   !!!.....J'ATTENDS DONC  VOS PRÉCISIONS !!!

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 07:41

QUE SONT MES CRAYONS DEVENUS ?

 

On a tous dans notre mémoire un petit musée des objets d'écriture qui nous ont accompagné durant des périodes plus ou moins longues puis que l'on a délaissés ou jetés .et , paraphrasant Villon , il m'arrive à présent  que je vieillis de me demander ce qu'ils sont devenus ...

 

Et j'ai souvenir : 

 

 

     -Du « Critérium « en aluminium  naturel ou en plastique noir ,court ou long ,qui était un porte-mine (HB, HB, 2B …) à poussoir comportant un embout à usage de gomme et de taille-mine...il orna longtemps la poche de poitrine de la blouse grise du pensionnaire que je fus et avait l’avantage d’être quasi-indestructible ,inécrasable et ne pouvant être rongé …on ne pouvait que le perdre …ce dont on ne se privait pas !

 

   -De la foule des « Bic cristal » mâchouillés , écrasés,raccourcis,brûlés en tassant la pipe,perdus,retrouvés , prêtés et jamais rendus,utilisés comme règle,chauffés au briquet pour les ranimer et leurs capuchons sculptés d’une canine artistique …j’ai encore leur goût chimique très présent à la mémoire !

 

  -Des nombreux Stylos-plume qui transcrivirent fidèlement mes cours sur des masses de cahiers … »Stylomine 303 », « Visor-Pen « , « Bayard « , »Jif «, »Waterman », »Parker », »Edacoto » et quelques autres plus anonymes …un peu moins malmenés que les « Bic » ,car d’essence plus noble , ils ne durèrent guère plus de quelques mois car , passées les premières semaines d’ « état de grâce « durant lesquelles ils assuraient un service sans failles, survenaient infailliblement les premiers ratés qui conduisaient à se lancer dans de la mécanique de précision fort salissante …et qui n’avait en général pour effet que de reculer de quelques jours l’inéluctable agonie …qui procurait le plaisir toujours intact de s’offrir (ou,mieux ,  de se faire offrir..) un nouveau stylo ….

 

   -Du bloc–notes « Exacompta « grand ou petit modèle sur plaquette alu qui , avec son bloc de papier fixé par 2 écrous moletées et son calendrier perpétuel incorporé fut le témoin silencieux de milliers d’heures studieuses ..

 

 

  -De la règle à calcul « Graphoplex « qui,en des temps d’électronique balbutiante ou les triodes et les pentodes tenaient encore le haut du pavé et n’avaient pas été détrônées par le transistor et les " pensiums "et ou la calculette n’était encore ni un rêve ni même un fantasme ,était un outil incontournable pour tout étudiant du "technique "

Cette « Graphoplex « blanche dans son étui de carton de couleur aubergine à été mon compagnon fidèle tout au long de cinq longues années ...sa maîtrise nécessitait un long apprentissage , une bonne notion intuitive des ordres de grandeur et une certaine agilité dans le maniement des puissances de dix et, bien que n'ayant jamais été ni très brillant ni très rapide dans le maniement de cet engin je n'en évoque pas le souvenir sans nostalgie !

  Ma Graphoplex,qui a perdu son étui et son curseur et dors à présent dans un tiroir de mon bureau, ferait sans doute sourire l’aîné de mes petits fils qui , ingénieur aéronautique , n’a connu que les calculettes qui disent « Papa,maman « …… mais je me garde bien de la lui montrer de peur qu’il ne découvre que je ne m’en sers plus qu’en guise de triple décimètre !

 

Et pour  ne pas vous laisser finir l'année sans nouvelles questions :   qui peut apporter des précisions concernant:

 

1) Les " Crayons LORY "dits aussi " Façon de Conté "  qui aurait été inventée au début du XIX° siècle  par les peintres suisses Gabriel Lory et fils ....j'ignore leurs caractéristiques ....

 

2) Les crayons " Capucine "  ...ceux concernant le maquillage sont bien connus  ...mais , ont-ils eu d'autres utililsations artistiques ?

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:17

MUSURGIE

              Mot devenu désuet désignant un ouvrage traitant de la musique dans tous ses aspects : « Musurgia universalis « d’ Athanase Kircher (1650 ) par exemple …

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