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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 08:26

EAU                                                                                                                                             

                               1)L’eau est un élément indispensable à la fabrication du papier et sa qualité,surtout pour le papier chiffon* ,conditionne en  grande partie celle du produit obtenu et explique la recherche par les anciens papetiers des sites à l’eau la plus pure possible .

                                 Mais c’est aussi l’une des causes les plus fréquentes de la destruction du papier soit par contact direct  d’eau liquide (inondation*,extinction d’incendie* ...) soit par séjour en milieu humide entraînant moisissures* ,auréoles* ,mouillures*  , rousseurs *qui ,à la longue, provoquent  l’anéantissement des ouvrages.

                                 Le séchage d’ouvrages mouillés accidentellement est une opération très délicate nécessitant beaucoup de temps et de précautions et qui peut être pratiquée à l’air libre avec interposition de buvards entre les pages ,   ou à l’aide de lampes à ultra-violets .

            En cas d’urgence , la congélation peut être une solution d’attente …

                                Lorsque les ouvrages ont été transformés en “ Pavés * “ compacts le sauvetage s’avère très aléatoire et nécessite une “ dissection “ que seuls des   experts peuvent pratiquer ...

 

                   2)Un certain nombre de locutions faisant intervenir l’eau peuvent concerner le domaine de l’écrit :

 

              Faire de l’eau claire «  désignait péjorativement  le fait d’écrire des œuvres mièvres et sans portée  .

 

             De la même eau « désigne ,en général de façon péjorative , des textes comparables.

 

             De la plus belle eau «appliqué à un texte   peut être soit laudatif pour saluer un texte de qualité soit,par antithèse, ironique pour se moquer  d’un écrit médiocre.

 

            -« Clair comme de l’eau de roche «  salue une démonstration d’une grande netteté .

 

            -« C’est de l’eau qui coule « peut désigner un texte banal au débit monotone et sans aspérités ….ou , au contraire et selon le contexte un texte  au débit fluide et agréable    

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 09:04

EXCERPTUM (A)          

                               Un recueil d’excerptas est un recueil de morceaux choisis : “ Excerpta ex tragœedis et comœdiis græcis  de Hugues Grotius ( 1626)  par exemple

                               Le verbe “ Excerpter “ est parfois employé pour désigner l’action de composer un tel type de recueil .

                               On nomme aussi de la sorte les cahiers manuscrits d’extraits ou de notes  de lecture composés par certains lecteurs.

                               Cette pratique, déjà prônée par Sénèque et Macrobe qui invitaient les lecteurs à imiter les abeilles* en tirant leur miel de toutes les fleurs  fut en honneur dés l’antiquité et l’on peut citer en exemple les extraits des auteurs grecs réalisés par l’empereur Constantin VI en 53 volumes ...

                               Saint Bernard écrivait à ce propos dans ses recommandations aux écoliers : “ ...Quatrièmement ,écrire un résumé de tout ce qu’il lit ,car les mots que l’on n’écrit pas disparaissent comme poussière au vent ...”

                               Elle   fut  si courante en Allemagne au XVIII° siècle que le pédagogue Friedrich Andreas Hallbauer a pu parler de “ Maladie de l’extrait   “ ( “ Exzerpier-Sucht “ )

                               Les érudits allemands ( et aussi anglais ) de cette époque avaient coutume de recopier de larges extraits des livres qu’ils lisaient , se constituant ainsi des sortes de bibliothèques portatives dans lesquelles ils puisaient lors de l‘écriture de leurs œuvres, certaines d’entr’elles étant d’ailleurs presqu’exclusivement composées par assemblage de ces extraits que l’on nommeraient aujoud’hui «  Copier- Coller   »: “Je le surpris lisant ententivement les  oraisons de Cicéron contre Verrés.,ayant d’un costé le livre ,et de l’autre ses brouillas.* dans lesquels il recueilloit  sommairement les passages  dont il se vouloit aider    (Pasquier -in “ Lettres “ vers 1560 )

                               Ces bibliothèques étaient parfois  fort volumineuses et leurs compositeurs avaient mis au point divers systèmes de classement  ,index * , fiches * ,armoire * à fiches , méthode des trois * livres, «  Radina « (Voir ci-dessous ...) etc..., permettant de retrouver rapidement un passage et préfigurant en quelque sorte les possibilités offertes par les ordinateurs et les hypertextes * modernes .

                               Les excerptas ,qui ne comportent normalement  pas de commentaires personnels ,deviennent des “ Adversarias  *   lorsque le copiste en rajoute ; ils font parfois l’objet d’un “ brouillon  *  “ nommé “ Quaerenda  *

                               Moins répandue en France, la pratique de l’extrait n’en était cependant pas absente:Erasme avait rassemblé au XVI° siècle les extraits de ses lectures dans un ouvrage intitulé «  de Copia « , Montaigne la pratiqua en la nommant “ Pastissage  *  “ (Voir à ce mot )et certains considèrent les « Essais » comme un recueil de citations commentées    et l’on a retrouvé de volumineux  cahiers d’”Adversarias *  rédigés par Montesquieu qui contrairement à beaucoup de ses contemporains allemands  accompagnait ses extraits de notes personnelles et de commentaires....et qui , bien qu’ayant dit dans ses “ Lettres Persanes “ que “ ...de tous les auteurs il n’y en a point que je méprise plus que les compilateurs ...*     ,employait parfois ces extraits dans ses œuvres.

                               Les exemples en sont innombrables :

Le marquis de Sade  tenait des cahiers d’extraits de ses lectures.

 

-La marquise de la Ferté-Imbault ,fille de Mme. Geoffrin  qui , s’étant mis en tête d’écrire une “ contre-encyclopédie “ avait rédigé de très nombreux volumes d’extraits de ses lectures .

                                          -Plus près de nous ,Flaubert la pratiqua dés sa prime jeunesse  comme en témoigne Maupassant qui disait de lui qu’ “il possédait une bibliothèque entière de notes prises dans tous les volumes qu’il avait fouillés ...”   et comme en témoignent aussi ses carnets de notes .

                               Ces cahiers d’extraits sont difficilement classables car ils tiennent à la fois de la copie simple , du brouillon * d’œuvre et du catalogue *  de bibliothèque commentée....leur étude,lorsqu’ils existent , permet en tous cas d’éclairer considérablement le processus de création propre à un auteur .

                               Leur usage a toujours suscité des controverses les uns les accusant de tous les maux les autres les glorifiant :

     -Marmontel qui les justifiaient en calculant qu’en lisant quatorze heures par jour  il faudrait huit cent ans pour lire les ouvrages de la section “ Histoire  “ de la bibliothèque royale ..

            -Le philosophe Alain , lorsqu’il était professeur à Henry IV  disait à ses élèves : «  Ne prenez jamais de notes , cela rend imbécile !..Ce qui vaut la peine ,lisez le vingt fois, ..vous vous tromperez  dans les références , mais quelle importance !...Ce qui importe ce n’est pas que je cite la page vraie de Montaigne  c’est que ce que je cite  soit bien dans Montaigne et bien compris «   «  

 

                   Si l’immense majorité des “ excerpteurs  “ a eu recours à la copie manuscrite , il y en eût tout de même quelques -uns qui procédèrent par découpage pur et simple  des extraits qui les intéressaient ... :

                   -Chateaubriand rapporte que le moraliste Joseph Joubert , quand il lisait  «  déchirait de ses livres les feuilles qui lui déplaisaient ,ayant,de la sorte ,une bibliothèque à son usage , composée d’ouvrages évidés,renfermés dans des couvertures trop larges »  ( in «  Mémoires d’outre-tombe » 2° partie –Livre 1° )  

 

                   -Blaise Cendrars , pour sa part , arrachaît des livres lus les pages qui lui plaisaient et les conservait dans une serviette * en peau de chien *

On emploie parfois pour les désigner les appellations “Lieux communs  “ ou “Topoi *   

                   Le mot est presque tombé en désuétude mais peut encore se rencontrer dans certaines publications bibliographiques ,étrangères en particulier ,pour désigner leur courtes notices descriptives .

                Titivillus , génie de second ordre  n'ayant rien inventé , use largement des exerptas dans ce dictionnaire ....

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 08:26

PONDRE & PONDEUR  

   

              Désignation péjorative de l’action d’écrire un  texte sans recherche ni génie...

              Barbey d’ Aurevilly dans «  Les œuvres et les hommes  :  Les Romanciers (1865) «  qualifiait de «  Pondeurs «  les auteurs prolifiques  qu’il jugeait sans génie .

              Ce terme est repris dans l’article du journal « le Monde » du 29/7/2009 « Barbey & Rinaldi » : »Ces anguleux, ces écailleux , ces pondeurs de phrases luxuriantes … »    

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 08:19

GARNIER ???                                                                                                          

                                   On rencontre parfois des références à un  “Papier Garnier  sans que l’on puisse préciser la nature exacte de ce papier ....

                                   Il paraît avoir été  produit de 1926 à 1929 par  une «  Usine de pâte à papier Garnier «  située en Lozère sur la commune de Meyrueis ,établissement transformé en centrale électrique en 1929    …..

 

QUI EN SAIT PLUS À CE SUJET ?

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 08:10

VALEUR                                                                                  

                                               1)La valeur vénale d’un livre ancien ou simplement de seconde main ,bien qu’on puisse la fonder sur quelques critères objectifs, demeure très subjective et susceptible de grandes variations selon  le contexte dans lequel elle est estimée: y interviennent , l’offre , la demande , la mode  et nombre d’autres paramètres peu quantifiables ..

                       Les critères objectifs d’appréciation   sont la rareté , la qualité du texte , le type de reliure  et le relieur s’il est connu , l’illustration , la typographie ,la qualité du papier; l’état de conservation,les documents ajoutés  etc...

                       Mais à ces critères  se mêlent diverses considérations subjectives  telles que :

                       -Endroit de la transaction : une grande ville comporte généralement d’avantage d’amateurs de tel ou tel type d’ouvrages qu’un village ; un écrit régionaliste se négocie mieux dans la région dont il traite que à des centaines de kilomètres de là ...

                       -Qualité de l’amateur : le collectionneur à qui il manque un seul  ouvrage est prêt à l’acquérir  à un prix très supérieur à sa valeur “ standard   “ ....

                       -Phénomène de mode ou d’actualité : certains ouvrages longtemps oubliés reprennent parfois de l’intérêt aux yeux des amateurs par suite de la mode ou d’une actualité qui les remet en lumière : Les œuvres de Jules Verne éditées chez Hetzel dans la collection illustrée furent longtemps oubliées avant de voir leur cours s’envoler par suite de la mode ...pour retomber quelque peu ensuite ….

                       Dans la pratique le marchand de livres anciens fixe le prix des ouvrages qu’il vend en fonction de divers critères tels que prix d’achat , rareté , prix obtenus en ventes publiques pour des ouvrages récents , clientèle de la librairie ...etc ....

                       Parfois l’estimation se fait  tout simplement “ à l’œil “ ...et quelquefois aussi,il faut bien le dire , de façon fort désagréable  «  à la tête du client «  ….

On peut ,pour conclure , citer à ce propos la “ méthode “ de Sylvia Beach (librairie “ Shakespeare and Co. “ )  citée par Héminway dans “Paris est une fête “:

                       “...D’abord il y a les images .Ensuite la qualité des images .Puis la reliure.Si le livre est bon,le propriétaire l’a fait relier comme il faut .Tous les livres anglais sont reliés et mal reliés.Il est impossible de savoir ce qu’ils valent ! “ 

                       C’est un lieu commun , mainte fois répété dans de nombreux livres traitant de bibliophilie, que de conseiller à l’amateur de se désintéresser de la valeur vénale des ouvrages qu’il acquiert et de ne se fier qu’à son goût et à son flair  : “ Se constituer une collection est moins une question d’argent que de goût et de « Coups de cœur  »     dit l’introduction du guide du “ SLAM  “ (Syndicat de la librairie ancienne et moderne  “ ) et l’on trouve  mainte affirmation similaire ailleurs ....

                       Cela paraît bien être de la “ Langue de bois “ car , d’une part   , les moyens financiers dont dispose un amateur sont un incontournable critère d’achat , d’autre part , c’est faire preuve  d’une grande naïveté de croire (ou d’hypocrisie de  feindre de croire ..) que l’amateur se désintéresse de la valeur vénale de  ses livres : tout amateur s’y intéresse un jour ne serais-ce que pour dégager des liquidités lui permettant d’acquérir d’autres ouvrages !

                       Le nombre d’ouvrages “ Ravalés  * “ dans les ventes publiques et les “ Questions des lecteurs  “ dans les revues sont là pour le prouver ! .

 

                                   2)Le lecteur d’ouvrages historiques ou de fiction est assez  souvent confronté à l’épineuse question de l’évolution de la valeur de la monnaie et il est parfois bien difficile d’apprécier ce que représentent en monnaie actuelle  les sommes citées par Balzac ou Zola  et le problème est  encore bien plus ardu lorsqu’il s’agit de Montaigne ou de Rabelais …

                       Les tables de conversion (que l’on n’a jamais sous la main …) ne donnent qu’une idée assez abstraite car l’évolution de la valeur relative des choses est très variable et souvent différente de celle de la monnaie aussi , sauf s’il s’agit d’une étude précise et argumentée, le mieux est sans doute  de se laisser porter par le texte et d’admettre un certain flou concernant cette question …

 

                         3)Pour la presse on ne parle pas de prix d’un numéro mais de “ Valeur façiale “ .

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:18

KEEPSAKE ou KEPSEAKE

1)Album* ,généralement donné en cadeau ou en guise de souvenir,et présentant des extraits d’œuvres romanesques,des gravures*,des nouvelles* des poésies etc..

Le fait qu’ils souvent édités en fin d’année à l’occasion des étrennes les apparentent aux almanachs avec cependant la très grosse différence, que ,contrairement à ceux-ci , ils étaient le plus souvent luxueusement reliés et ne présentaient pas de renseignements pratiques.

On peut cependant signaler un cas d’almanach présentant à la fois toutes les caractéristiques des deux genres : il s’agit de « La brise du nord « de 1858 édité en France par « L’agence polonaise « à destination des polonais émigrés et qui ,édité sur beau papier à bords dorés et illustré par Johannot , se voulait « Archi-ravissant « ….

De formats très variés, et en étui* ces livres qui étaient ,avant tout ,destinés à être offerts ,ont eu une très grande vogue au début du XIX° siècle, certains éditeurs , tel Janet, bâtissant leur réputation sur ce genre d’édition .

Victor Hugo le mentionne en 1817 dans “les Misérables”, sans doute sous sa forme anglaise , mais il semble avoir été introduit en France vers 1832 par le relieur Boutigny qui s’en fit une spécialité et contribua à l’essor du genre ,qui de cette date à 1848, connût plus de cent éditions diverses .

Ils semblent , à leurs débuts, avoir surtout comporté des illustrations ,certains d’entr’eux , les “ Albums de présent * “ ,ne comportaient même que des gravures d’autres se spécialisant dans un thème déterminé comme , par exemple , Keepsake religieux , maritime ou régionaliste .

La mode en était venue d’Angleterre et s’était répandue en France et en Allemagne (ou existait déjà un livre analogue : le “ Taschenbuch * ”)

Le nom vient de la contraction de la mention imprimée “To keep for somebody’s sake” =”À garder pour l’amour de quelqu’un” à la suite de laquelle on inscrivait le nom du donateur* mention qui paraît inspirée du vers de Shakespeare : “ Keep this remembrance for thy Julia’s sake “ (Julia à Proteus in « Twoo gentlemen of Verona »-1590- Acte II,Scène II)

Les plus grands noms de la littérature romantique ont collaboré à ce genre ainsi d’ailleurs que les grands illustrateurs de l’époque.

Le Keepsake est un bel exemple d’alliance réussie entre les divers arts du livre:littérature,reliure,illustration,typographie etc...

Son succès fut tel qu’on en dénombrait plus d’une centaine entre 1832 et 1848 ,certains d’entr’eux abandonnèrent leur caractère de pèle*-mêle pour se spécialiser dans un thème particulier comme par exemple le « Keepsake d’histoire naturelle « de Achille Comte paru en 1839 chez Bazouge & Pigoreau,ou « Paris-Londres , Kepsake français » chez Boutigny (1838) et quelques autres visèrent à une parution régulière comme “ Le livre d’or “ de Lassailly auxquels participèrent Hugo,, Balzac ? Sandeau , Gautier , Dumas etc ...et qui n’alla pas au delà de sa troisième livraison .

Un exemple particulier concernant de très prés le sujet qui nous occupe est « Le livre de demain « de Albert de Rochas qui , dans son édition de 1884 ,était imprimé sur 46 papiers différents ,traitait des « arts du livre « avec des textes de Mistral,Coppée,Verlaine etc …et comportait un catalogue d’échantillons de papiers

Les Keepsakes ont continué à exister,de façon marginale toutefois,jusqu’au début du XX° siècle.

Par exemple en 1914 l’éditeur Payot en éditait un intitulé “Étrennes merveilleuses” dans lequel les keepsakes en général étaient qualifiés de “Précieux colliers de perles de nos bibliothèques”et ou celui-ci en particulier était gratifié de la mention:”Écrin de bijoux littéraires et petit trésor de science et de bonheur”

Flaubert n’a pas manqué de relever les lieux communs à ce propos ,et l’on peut lire dans son “ Dictionnaire des idées reçues “ :” Doit se trouver sur la table d’un salon “

Il n’y a pas de véritable équivalent français à cet angliscisme si ce n’est “Album-souvenir “ et des néologismes tels que “ Recœil “ , “ Égarde “ ou “ Admiroir “ proposés par quelques auteurs .

En anglais on rencontre parfois les appellations “ Remembrance “ et “ Forget me not “ .

Une forme particulière de Keepsake est constituée par le « Lanscape* »( * : Voir à ce mot ) de même présentation mais consacré à la description d’une région ou d’un pays .

Par comparaison , certaines éditions soignées de textes littéraires ont été qualifiées d’ » Éditions Keepsake « comme , par exemple l’édition illustrée de « Notre dame de Paris « de Victor Hugo éditée par Eugène Renduel en 1836. se caractérisent par un décor de reliure comportant de grands décors très ornés et une abondante illustration.

Les orthographes du mot « Kepsake « , « Keapsake « peuvent être rencontrées et le langage populaire s’est parfois emparé du mot en le déformant en « Kepsike « ….

2)L’expression « Figure de Keepsake « eût un temps cours pour désigner une jeune fille à la mise très apprêtée , prenant des poses alanguies ou des attitudes « romantiques « analogues aux gravures des Keepsakes .

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:14

KAMISHIBAÏ

Art forain japonais ancien s’apparentant au “ Théatre de Guignol”et utilisant des figurines de carton portant un texte sur leur envers.

Cette technique est utilisée dans les ludothèques ou l’enseignement pour transposer certains romans pour la jeunesse afin de les rendre plus attractifs .

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 08:19

AGENDA

L’“agenda”, ou , parfois “ Agende “ ou “ Agendiaire “ (ce qui doit être fait” ’ )était ,à l’origine un calendrier liturgique puis le mot a désigné les livres de comptes d’une ville avant de prendre le sens de petit livre ou carnet* présenté sous forme d’éphémeride* et destiné à recueillir notes,rendez-vous,dépenses etc..et aussi une sorte de minutier ou de procès-verbal établi pour noter le déroulementde certaines opérations

Les présentations et les formats en sont très variées et de l’agenda de bureau à l’agenda de poche il est décliné de diverses manières , de même que le temps y est présenté dans des découpages divers : un jour par page , une semaine sur deux pages etc…

Si la tradtion classique faisait commencer les agendas le 1° Janvier , il en existe à présent de fort nombreux commençant le 1° Septembre qui est la date classique de reprise des activités après les vacances .

.Outre leur valeur en qualité de témoins de la vie quotidienne (lorsqu’ils ont été annotés…. car beaucoup restent vierges...) certains agendas constituent par leur qualité typographique et artistique de véritable ouvrages de bibliophilie:c’est le cas de quelques agendas diffusés à titre publicitaire qui sont recherchés des collectionneurs et dont certains dits “ Agenda-buvard “ comportaient des buvards * publicitaires encartés et à détacher chaque semaine .

Pour ce qui est de l’étude de l’œuvre des grands écrivains , l’accés à leurs agendas est une aide trés précieuse et l’on peut citer le cas de ceux de Georges Sand qui , tenus à partir de 1852, ont souvent aidé les chercheurs à préciser des points obscurs de sa trés abondante correspondance ou de Paul Valéry qui en remplit 261…..

Par jeu de mots Frédéric Dard met le néologisme “Agingrat “ dans la bouche de Bérurier pour désigner un agenda ....

Outre les agendas purement utilitaires ne comprenant que des indications pratiques il existe une foule d’agendas à thème présentant des document concernant l’art, la botanique, la géographie, la cuisine etc ….

On peut parfois rencontrer diverses appellations étrangères dans des textes français : « Screib-Kalender « ou « Date-book « par exemple …

Le mot est parfois employé au figuré pour désigner un programme , une intention , un projet , une « Feuille de route « sans plus faire référence à l’agenda matériel .

Pour conclure , notons que , lorsqu’ils ont été conservés , les agendas constituent une formidable « Madeleine de Proust «….

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 08:14

AFRIQUE

L’afrique ancienne a eu des civilisation presqu’exclusivement orales ,cependant certaines d’entr’elles ont développé des systèmes de notation non sonores soit en utilisant l’écriture arabe , soit en développant des systèmes originaux ou pictographiques .

On peut citer en exemple l’alphabet “ Tifinagh * “ des Touaregs ou l’alphabet que le sultan Njoya ,chef des bamoum du Cameroun , inventa à la fin du XIX° siècle .

Les mots ou tournures de langage propres à l’afrique sont nommés « africanismes

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 08:31

TALISMAN

Objets pouvant prendre des formes écrites très diverses ,dont celle de livres ou de tatouages *cachés , considérés comme porteurs de vertus magiques et censées protéger ceux qui les possèdent .

Le talisman ,contrairement à l’amulette * conserve son pouvoir quel que soit son possesseur .

Un talisman est un objet apotropaïque * souvent constitué d’un sachet scellé et ne devant pas être ouvert contenant divers objets ou reliques et des textes supposés dotés de pouvoirs magiques.

Le talisman peut être un livre et l’on peut citer le “ Livre de Kells * “ ou l ‘ “ Aka*-Hon “ japonais comme exemples mais aussi un vêtement comme les « Chemises* talismaniques « orientales ou les « Scapulaires* « chrétiens ou un bijou …(Voir à ces mots )

Les talismans sont parfois nommés “ Sceaux * “ :c’est ainsi que le “ Petit Albert * “ parle de “Sceau de Mars ,de la lune, du soleil “ pour désigner les talismans de Paracelse (que lui-même nommait « Boîtes ou l’on enferme les influences … » )

La bible elle-même évoque l’usage de talismans protecteurs : »…que ton âme soit enfermée dans le sachet [talisman …] des vivants auprés de Yahvé… » (Livre des rois1-samuel,XXV,29)

Certains auteurs divisent les talismans-objets en “ Talismans astronomiques “ portant des signes célestes et des inscriptions ésotériques et en “ Talismans magiques “ portant des noms d’anges ou de génies, certains dits “ Talismans mixtes “ ressortant des deux catégories.

Plusieurs ouvrages en ont fait leur sujet comme , par exemple , “ Des talismans ou figures faites sous certaines constellations pour faire aimer et respecter les hommes ...” de Charles Sorel ( 1636)

On connaît quelques exemples de “Gens de lettres “ ayant usé de talismans et, parmi eux Honoré de Balzac qui en possédait sous la forme d'une bague qu'il nommait “Bedouck * “ auquel il attachait une grande importance (sa célèbre canne * doit plutôt être considérée comme un fétiche ...)

Madame de Genlis, pour sa part ,évoque curieusement l’usage d’un talisman dans l’un des livres qu’elle rédigea pour l’éducation des enfants royaux : il s’agissait de se protéger de la colère en plongeant un anneau dans un verre d’eau qui était ensuite bu après récitation de la formule supposée magique “ Peinthiladelmirézidarmésulmézidore “ ...on peut remarquer que ce procédé rejoint de nombreux autres impliquant l’ingestion de denrées diverses ...

L’usage en était si répandu qu’une recherche systématique en était faite par l’inquisition avant interrogatoire et par les témoins avant les duels : Brantôme se fait l’écho de ces pratiques lorsqu’il écrit : « …ils éstaient visitez ,testez et fouillez pour scavoir s’ils n’avaient point sur eux aucun caractère ou charmes et billets négromanciens …et de faict …a-t-on ouy parler que quelques uns avant quentrer en combat se sont faicts raser la teste et là-dessus se faire escrire paroles enchantées pour se rendre invincible … » (In « Discours sur les duels « -1614)

Selon les civilisations ,les pays ou les époques les talismans ont revêtu des noms divers : « Abascantes* « en Europe , » Diémats * « , à Java , »Kavacs* « en Orient, « Bulles « chez les romains , « Louzous « en Bretagne , « Shadaï » en Israël, « Griddes « en Angleterre etc …

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