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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:48

DÉFETS ( ou DÉFECTS, DEFFETS ou DÉFAITS)       

 

                                   Feuilles d’un ouvrage en nombre insuffisant (parce qu’imprimées en surnombre ou présentant un minime défaut) pour former une exemplaire complet  et qui sont conservées pour être incluses à une éventuelle réimpression ou pour remplacer des feuilles d’autres ouvrages qui viendraient à s’abîmer.

                                   Ils ont souvent été utilisés pour renforcer des reliures ce qui permet parfois,en les démontant pour restauration ,de découvrir des textes d’un intérêt  supérieur à celui  qu’ils protègent...

                                   Ils ont aussi servi ,éventuellement en procédant au retirage de quelques feuillets manquants , à réaliser des éditions dites “ postiches * ,bâtardes ou hybrides *  “  qui donnèrent lieu à de nombreux trafics dont certains très important comme dans le cas de l’ “ Encyclopédie  “ de Diderot  concernant laquelle se déclencha en 1781 une “ Guerre * des défets  “ entre les divers imprimeurs chargés de son impression .

                                   La pratique n’a pas disparu comme en témoigne une édition de « Moi qui j’avais «  de Christian Dotremont (1961)  réalisée à l’aide de cartons * et de défets et dont tous les exemplaires sont différents .

                                   L’orthographe “ défaits  “ est parfois utilisée  .....

                                   Le mot est parfois rencontré avec le sens plus large de «  Reste » ou «  Trace « comme,par exemple,  lorsque l’on signale qu’un ouvrage  ancien présente des résidus d’onglets * ayant supporté des gravures qui ont disparu . 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:34

 

QUESTION                                                                                      

                                                     1)Deux catégories principales d’ouvrages ont été rédigés sous forme de “ Questions- Réponses “ :

                                         -Les ouvrages scolaires ou didactiques : cette forme de présentation eût une certaine vogue à la fin du XIX° et au début du XX° siècles et l’on rencontre de nombreux ouvrages scolaires ou d’instruction* militaire rédigés de la sorte  ....le danger de la méthode était la tentation de faire apprendre par cœur des réponses  pas toujours bien comprises ...  et de ne tolérer comme valables que leur restitution textuelle.....

 

                        L’archétype de ce danger est la fameuse question-réponse soi-disant tirée d’un manuel militaire  : “De quoi sont les pieds ?”....la réponse devant être : “Les pieds sont l’objet de soins constants ! “ .....

Cette dernière  recommandation, les pieds étant l'outil de base du fantassin ,  figure bien dans tous les manuels d'infanterie ...mais jamais sous la forme caricaturale évoquée ci-dessus dont il faut rechercher l'origine dans les "Monologues  troupiers" chers à  Polin ou à Ouvrard qui ont fleuri à l'époque ou une certaine littérature " Pioupiouesque " était en vogue et ou les recueils " Pour dire entre militaires  "(surtout lus par des civils …) faisaient florès ...

                                         -Divers ouvrages littéraires publiés principalement au XVIII° siècle : “Questions de la princesse Henriette de la Guiche ....sur toutes sortes de sujets ,avec les réponses  “   (1685) ou “ Cent questions et réponses sur différents sujets “ par l’abbé Roland Bordelon ( 1704)

 

                                Ces ouvrages peuvent être qualifiés du terme «  Érotématique * «  devenu obsolète …

 

                                                     2)On appelle “ Question écrite  “ la demande écrite d’un parlementaire adressée à un ministre qui doit y répondre par écrit dans le journal officiel .

 

                                                     3)Au XIX° siècle on nommait “ Questions  “ :

-Des images illustrées posant une question dont la réponse était donnée sous forme de  rébus * ou de calembour * ou des images,dites aussi “ à profils cachés  “ , dans lesquelles il fallait chercher des figurations dissimulées .

-Des publications à caractère sensationnel aussi nommées «  Joujoux * « (Voir à ce mot )

 

                     4)La sinistre pratique de la question n’a pas épargné les «  Gens du livre «  dont beaucoup la subirent pour leurs écrits avant d’être conduits au supplice et de voir leur livres détruits dans un autodafé *

                     Dans le souci soit d’y échapper soit de la subir sans dommages il a existé des «  Amulettes *«  spécialisées qui faisaient d'ailleurs l'objet d'une recherche minutieuse de la part des inquisiteurs avant de soumettre un "sujet " à la question .

         5)Les sentences et adages n’ont pas omis la question … :

         -« A sotte question il ne faut point de réponse «  (in « Adages françois »-Jean le Bon -1557

         -« Toute question ne mérite pas réponse «  (in « Sentences « -Publicius Sirius-1° siècle ajc

         « Il est encore plus facile de juger de l’esprit d’un homme par ses questions que par ses réponses «  (in « Maximes, préceptes et réflexions ,18 »G. de Lévis -1825

 

         6) Certains recueils juridiques anciens ont été ainsi nommés

         7)On nomme  «  Question … » un sujet littéraire ou historique  donnant lieu à polémique ou  mystérieux : «  Question Louis XVII » ou «  Question Rancé  « concernant  l’œuvre de Chateaubriand « La vie de Rancé «  qui fait allusion à la querelle * dite « des études «  (Voir à ce mot :*)

 

 QUESTIONNAIRE  

                                 1)Partie d’un ouvrage,généralement située à la fin de celui-ci, comportant des questions auxquelles le lecteur doit répondre...de nombreux ouvrages didactiques anciens comportent  un questionnaire destiné à vérifier l’acquisition des connaissances qu’ils développent.

                                         Certains ouvrages sont entièrement établis sous forme de questionnaire (voir ci-dessus )

                                          2) Le questionnaire peut aussi être un document diffusé pour obtenir des informations concernant un sujet déterminé ...les motivations peuvent en être sociologiques,politiques ,idéologiques,esthétiques  ou simplement commerciales .

                                         Il existe diverses sortes de questionnaires : à questions ouvertes appelant des réponses libres , à questions fermées obligeant l’interrogé à choisir des réponses stéréotypées ,à questions pré-codées impliquant une “ traduction ” par l’enquêteur.

                                                     3)Certains questionnaires sont célèbres comme , par exemple , celui de Proust .

                                         C’est , en fait un questionnaire,d’abord nommé «  Confessions «   tendant à déterminer la personnalité de celui qui y répond : publié dans un “ Keepsake  *  “ anglais intitulé “ An Album to record thoughts ,feelings etc ...” , Marcel Proust y fut soumis en 1890 par Antoinette Faure ,fille du futur  président ,que ses parents lui destinait pour épouse et il consigna ses réponses dans un manuscrit intitulé «  Marcel Proust par lui-même « 

                                         Ce questionnaire , ou des adaptations voisines , est encore largement utilisé par de nombreux journaux et revues ...

 

                                         De façon moins ludique  de nombreuses formes de questionnaires sont utilisées en psychologie pour déterminer les traits de caractère et les tendances profondes d’un individu ;

                                         Uniphasiques ne concernant qu’un seul critère ou multiphasiques en concernant de nombreux  , ces questionnaires prennent des formes très variées et sont souvent baptisés du nom de leur inventeur ou de l’organisme qui les utilise ….les décrire en détail sort du cadre de cet ouvrage mais on peut , pour mémoire, citer les questionnaires  de  « Minnesota ,Shipley,Guilford,Zimmerman, Bell,Mooney, Washburne , Strong, Kuder,Rorschach,  Zulliger ...etc …etc ...

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:16

Le but initial de ce blog était  de poser des questions ....devant la quasi absence  de réponses  j'ai  du quelque peu le modifier  en réduisant le nombre de questions ....mais un petit rappel s'impose tout de même de temps à autre  !!

 

Voici donc quelques termes  insuffisamment définis concernant lesquels j'espère que l'un d'entre vous aura des lumières ....


 Concernant les noms de papier :


-Le "Papier DARD " aurait été un papier grossier et à pâte grise...détails ?

-Du papier CROISELLE je ne connais que l'existence et rien d'autre ...



-Les papiers " GUSTAV " & " GARNIER " ne me sont connus que de nom ..
.
-Le papier " PANNEFIN " était hollandais mais à qoi ressemblait il ?

-Le papier " GRAND COMPTE " était fabriqué à Angoulème ...caractéristiques ?

-Le papier " PELLICA CHARTA " aurait été spécialement conçu pour la restauration des vieux livres et il y aurait eu à Londres une papeterie spécialisée dans sa  commercialisation ..caractéristiques de ce papier et de cette papeterie ?


Pour les formats :quelles étaient les dimensions du " MONTFAUCON "  ?

 



IPour la pâte à papier il semblerait que l'on y ait parfois ajouté de l'ASPARTAM ...mais dans quel but ?


En matière de papeterie à l'ancienne que désignait-on par le mot " ESTOCHET " ?


                           Beaucoup de questions ..! mais la papeterie est un domaine très ancien...les écrits la concernant ne répondent pas à toutes les interrogations et les organismes la pratiquant encore ne se montrent pas tous intéressés par ce genre de recherche ....

 

                           Le Moulin Richard de Bas d'Ambert ,pourtant l'un des plus anciens gardien de la tradition et animateur d'une association," La feuille blanche " ,s'intéressant en principe à ces questions  n'a  pas daigné  répondre ,fusse par la négative ,au courrier que je lui ai adressé  il y a quelques mois

 

 

 

 

 

 

SCONOGRAPHIQUE ????

Ce mot devenu inusité paraît , d'après le contexte ou je l'ai rencontré , désigner un dessin en perspective * ....mais aucun de mes nombreux dictionnaires ne le mentionne et il n'apparaît ,sans explications, que sur quelques textes recensés sur internet ...

 

 

 

 

AÉROSTIDE ????

J'ai rencontré ce mot dans un contexte lui donnant le sens de "Aphorisme", " Sentence"," Maxime " ....mais absolument aucun dictionnaire ancien ou moderne ne le mentionne ...

Es-ce un néologisme ?...Une coquille ...?

 

 

 

COUPAGE ??

La mention d’une opération de “ coupage “(réalisée semble-t-il en même temps que l’ aciérage ...) d’un cuivre destiné à une illustration a été rencontrée sans que l’on puisse expliciter l’opération ....

Peut-être pourrait-il s’agir de la suppression de certaines parties n’ayant pas été retenues pour l’illustration ?..

 

 

 

RELIURE DE SYNTHÈSE 

  Dans les années 1930 , à l'époque ou le mouvement artistique de " La CAMBRE "  était actif en Belgique le relieur-Doreur Jules Karl Van West qui en faisait partie inventa un nouveau type de reliure dite " RELIURE DE SYNTHÈSE "

Je recherche des détails sur les caractéristiques de ces reliures ...internet mentionne de nombreux livres reliés par Van West mais sans donner de précisions  et je n'ai pas trouvé de documentation "papier " sur ce sujet ....

 

L’expression “ Pousseur de livres  “   a été parfois rencontrée sans  que l’on puisse très clairement savoir si elle désigne  un “ pousseur  “  des ventes aux enchères spécialisé dans les livres ou un amateur travaillant pour le compte d’un éditeur à faire connaître (à pousser ....) dans son entourage les publications de celui-ci....Iannis Guimart l’auteur de l” Armorial du bibliophile  “ emploie ce mot dans sa préface dans un contexte qui fait pencher pour la seconde explication ...à moins qu’il ne s’agisse d’un personnage analogue aux pisteurs * évoqués par Verlaine dans le sonnet « Les quais « …..

              André Dinar , dans son livre « Fortune des livres « (1939) sans les appeler  de la sorte les évoque clairement en les nommant « Patrouilleurs «et leur assigne le rôle d’aiguiller le public vers les productions de tel ou tel éditeur …en les comparant à la « Claque « du théâtre …

              Peut-être aussi es-ce une autre désignation des courtiers * et des pisteurs * ?

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:45

ADRESSE AU LECTEUR

Merci à vous ,petite quarantaine quotidienne de lecteurs assidus ou occasionnels  que je ne connais pas !

Votre passage ,même silencieux , m'est un  réconfort !

Ce blog est augmenté au jour le jour d'articles de mon dictionnaire choisis  sans règle précise selon l'humeur du jour et la couleur du temps ...articles toujours perfectibles et que je me ferai un plaisir de modifier ou de compléter  suite à vos commentaires ...

Et , bien sûr , je répondrai volontiers aux questions  que vous voudriez bien me  poser !!

 

Bonne lecture !

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:44

 

ENCYCLOPÉDIE     

 

            Ouvrage ambitionnant de traiter de l’ensemble des connaissances humaines.

            La première occurence française de ce mot se trouve dans le manuscrit  de Guillaume Budé “L’institution du prince “  ( 1522) et , pour les livres imprimés ,dans le livre XX de  “ Pantagruel  “ de Rabelais ( 1532  ...)

            Auparavant les ouvrages à caractère encyclopédique étaient nommés “ Summa *  “ , “ Speculum * “ , “ Ymago * “ , “ Trésor * “ , “ Tableau  * “ ,”Miroir *   “ , “ Monument * “..,Thésaurus  *  “  ou “ Thrésor  “ ....

            Les plus anciennes connues sont  la “Speusippe* ” (370 AJC) l’encyclopédie chinoise manuscrite intitulée “Yung-lo-ta-tien*” écrite vers 1403/08 et qui  fut suivie au XVIII° siècle par la gigantesque” See-coo-tswen-choo*”  qui vient d’être réédité en 2000 à Shangaï  et comporte  1800 volumes de 700 pages  pour la modique somme de 55000$ ....

            L’antiquité paraît avoir connu quelques ouvrages établis dans cet esprit :”Les neuf livres d’instruction  ” de Varron dont on ne connait que l‘existence ,le “De natura rerum “ de Lucrèce,l ‘ “Histoire naturelle “ de Pline l’Ancien.....  et des tentatives encyclopédiques eurent lieu telle celle d’Assurbanipal qui essayant de rassembler toutes les connaissances de son temps et créant à Ninive la première bibliothèque universelle déclarait : “ J’ai rassemblé la sagesse d’Akkad,de Sumer et de Babylone ...”

            En occident  quelques ouvrages présentant ce caractère ont pour auteurs  Marciannus Capelle l’Africain ( V° Siècle ) ,Isidore de Séville (“Les Étymologiæ rerum sive origines  “  “ VI° siècle -20 livres) ,Vincent de Beauvais (“Spéculum naturale,doctrinale,historiale  “ XIII° siècle )-Brunetto Latini (“Livre dou trésor “)

            Le moine italien Ambrogio dei Conti di Calepino  publia à Reggio en 1502 , un ouvrage encyclopédique en latin intitulé “Cornucopia ” qui eut un succès si considérable qu’on le désigna par la nom abrégé de son auteur -Rhodiginus qui publia une encyclopédie vers 1515 -

            Arnaud de Villeneuve ( “ Régimen sanitatis  “ )  puis le dictionnaire de Bayle ( 1697) ; le premier ouvrage francais portant le titre d’encyclopédie fut  “ L’encyclopédie des beaux esprits ,contenant les moyens de parvenir à la connaissance des belles sciences “ ( Saunier -1657)

            Les encyclopédies du moyen-âge peuvent porter des noms variés : “ De natura rerum  “ , “ De rerum naturis  “ , “ De propriétatitibus rerum “ , Speculum Maius  “ , Imago mundi  “ , “ Conpendium philosopiæ  “ etc ...etc ...

            L’encyclopédie de Chambers publiée en 1728 en Angleterre inspira celle de Diderot et D’Alembert  qui,ne devant être au départ qu’une traduction de l’ouvrage anglais  ,atteignit 35 volumes en  faisant le point des connaissances de l’époque (avec,parfois,une certaine partialité ou des intentions politiques ....) dans des notices rédigées par plus de 200 collaborateurs dont , comme l’annonce la première phrase-«  L’encyclopédie que nous présentons au public,est,comme son titre l’annonce , l’ouvrage d’une société de gens de lettres . »- quelques uns trés célèbres tels que Voltaire ou Rousseau.... :

            Cette  publication,qui s’étala sur de nombreuses  années (1751-1780), rencontra des difficultés multiples, souleva de nombreux enthousiasmes,et  suscita de nombreuses oppositions : condamnation par le parlement ( 23 Janvier 1759) et par le pape Clément XIII (bref du 3 Décembre 1759),retrait du privilège* royal ( 8 Mars 1759),mise à l’index par Rome ( 3 Septembre 1759) * sans compter les  furieuses critiques parmi lesquelles on peut citer :

                   -”Jusqu’ici l’enfer avait vomi son venin goutte à goutte....aujourd’hui ce sont des torrents d’erreurs qui tendent à submerger la foi ....” (Mgr. de Verthamon Archevèque de Montauban- 1752)

                   - “Nous ne comprenons pas la rage qui poussait tous ces philosophes à se ravaler au rang de la brute ...” (Cours de littérature -1862)

                   -” Les deux plus informes productions de l’esprit humain sont l’Encyclopédie et la Constitution.. (Joseph Le Maistre - 1883)

                   -« Le livre le plus précieux pour un financier  c’est l’Encyclopédie ; d’abord ;, parce que ce livre est  cher , ensuite parce qu’il a entendu dire que cet ouvrage volumineux  avaitr apporté de l’argent « - 1781- Louis-Sébastien Mercier dans son «  Tableau de Paris « 

Ces critiques et l’avis du conseil du roi (1759) conduisirent d’ailleurs à publier les dix derniers volumes de façon semi- clandestine sous la fausse étiquette de “ Samuel Faulche libraire et imprimeur à Neuchâtel

  Cette édition fit l’objet de  coupes “ sauvages  ” pratiquées par l’imprimeur Le Breton sans l’assentiment des auteurs...

            Ces coupes,en définitive assez  mineures , furent rassemblées par l’éditeur  dans un volume de supplément de 318 pages   joint à son exemplaire personnel de l’encyclopédie...!

            Dans son testament  il légua  à son notaire Maître Boursier soit un diamant d’une valeur de 2400 livres soit cet exemplaire personnel de l’encyclopédie ...on ignore le choix que fit celui-ci mais l’exemplaire put être suivi lors des ventes successives dont il fit l’objet jusqu’à son achat en Angleterre par un certain Gordon .   

Mais , malgré ces tracas ,l’encyclopédie put continuer à paraître et  connut 17 éditions successives dont l’étude est d’un extraordinaire complexité car aux éditions officielles se mêlent des éditions “postiches  * “ ou «  Arlequines * «  réalisées à l’initiative des imprimeurs à l’aide des défets * ou des “ mains de passe * “ ...si l’on ajoute à cela le fait que ,pour une même édition ,les pages de titre ne portent pas toujours des indications identiques on comprendra que “ l’encyclopédie “ est une spécialité bibliophilique à part entière …spécialité dont l’intérêt matériel n’est pas toujours absent étant donnés les prix qu’elle atteint sur le marché du livre ancien : un exemplaire complet de ses 35 volumes était proposé en 2009 sur un catalogue de libraire en ancien au prix de  55000€…

                   Elle fut par la suite reprise par l’éditeur Suisse Pancoucke sous un format plus maniable    comportant ,théoriquement ,  166 volumes de texte et 40 volumes de planches représentant 48 dictionnaires spécialisés mais le nombre de volumes  est trés variable selon les reliures et peut aller jusqu’à 300 ...parmi les très rares collections complètes on peut mentionner celle qui se trouve à la bibliothèque du musée Teylers à Harlem et celle de la banque de France dont la reliure a fait l’objet d’une réfection dans ses ateliers .

            Censée ,au départ , n’être qu’une réédition  de l’encyclopédie de Diderot,elle fut ,en fait ,un ouvrage original qui fut lui aussi en bute aux tracasseries  comme la saisie en 1770 de 6000 exemplaires des trois premiers volumes qui furent placés ...à la Bastille !

            D’autres éditions ,souvent non autorisées,virent le jour en Italie (Livourne ) et surtout en Suisse (“ Encyclopédie Yverdon “ puis réédition de l’originale ) toutes éditions faisant l’objet  d’une sévère répression lors de leur circulation en France .

            Il faudra attendre le règne de Louis XVI pour que ,vers 1775, l’encyclopédie puisse être légalisée....

            Certains historiens pensent que sa publication a joué un rôle non négligeable dans la genèse de la révolution française .

            Avec le recul ,on doit reconnaître qu’elle présentait de nombreuses qualités en faisant un point détaillé d’une foule de questions mais qu’elle n’a pas toujours  su rester simple comme en témoigne ,par exemple, cette description de la  façon d’écrire la lettre “ f “  : “ ...c’est dans l’italienne et la ronde ,la huitième,la première et la seconde partie  de l’O ,trois flancs de l’O l’un sur l’autre ,et la queue de la première partie de l’ X “ ....comprenne qui pourra !

            L’Encyclopédie a été l’un des premiers ouvrages vendu en souscription*( le prix en était de 280 livres ) et malgré toutes les viscissitudes subies il en fut édité 4225 collections complètes .

            Son prix la limita, bien sûr, à une certaine élite ce que n’ont pas manqué de souligner les abréviateurs * qui en publièrent des “ Digest  * “ parfois destinés à la jeunesse comme l’”Encyclopédie pour les enfants “  que publia J. Grasset de Saint Sauveur en 1812 en 24 volumes.

            Il est à noter que ,bien que les idées de ses rédacteurs   ne soient  pas toujours  dans le droit fil de leurs croyances,l’encyclopédie fut acquise par de nombreuses abbayes,congrégations ou ordres religieux (sans parler des Jésuites qui publiant le “Dictionnaire de Trévoux  ” acquirent “l’encyclopédie”  afin  d’y débusquer tout ce qui pouvait être utilisé pour lui nuire ...)

            Flaubert n’a pas manqué de relever les lieux communs à son    propos ,et l’on peut lire dans son “ Dictionnaire des idées reçues   “  au mot “ Encyclopédie : “ En rire de pitié (comme étant un ouvrage rococo ),(et même tonner contre  )                   

            L’encyclopédie militaire parut de 1770 à 1871.

            En France parut de 1885 à 1902 (31 gros volumes in-folio) la “Grande encyclopédie ,inventaire raisonné des sciences ,des lettres et des arts par une société de savants et de gens de lettres “ dont les articles étaient signés de notabilités de l’époque ( Berthelot ,Brunetière,etc...)

            Depuis, l’ambition  de réunir tout le savoir en un seul livre a disparu, mais de nombreux ouvrages  encyclopédiques ont parus : ils se présentent souvent  sous la forme de dictionnaires qui ,outre la définition classique des mots,apportent des compléments techniques ,historiques ,sociologiques etc....

            En outre de nombreuses encyclopédies limitées à un domaine particulier on vu le jour.

            Une forme moderne d’encyclopédie s’est répandue vers la fin des années 50:il s’agit des encyclopédies vendues en fascicules* à périodicité régulière qui eurent  un gros succès populaire....l’archétype en fut ,en France ,l’encyclopédie “Alpha” qui s’est vendue à 700000 exemplaires pour son premier numéro en 1967 (mais,en général,les ventes  baissent de plus de 50% entre le premier  et le dixième numéros....)

            Le procédé de diffusion de ces ouvrages renoue avec la pratique des livraisons* du siècle dernier et ,pour ce qui concerne les encyclopédies, la première manifestation en France avait été la diffusion de 1928 à 1934 d’une “Encyclopédie anarchiste” ,sous la direction de Sébastien Faure, vendue   par fascicules et  constituant ,in fine, un ouvrage de  quatre volumes* et 2893 pages .

            La distinction entre dictionnaire * , dictionnaire encyclopédique  et encyclopédie est parfois un peu floue ...disons qu’en général le dictionnaire s’adresse à un public désirant trouver rapidement  un renseignement succint et pratique  alors que l’encyclopédie vise plutôt  un public souhaitant approfondir une question : D’Alembert disait déjà à propos de son  encyclopédie  qu’  “ Un dictionnaire est fait pour la multitude tandis que la présentation encyclopédique est  plutôt destinée aux gens éclairés ...”

            On rencontre parfois la dénomination “ encyclopédie permanente  *  “ pour désigner une  encyclopédie à mise à jour périodique soit par publication de volumes supplémentaires (“Encyclopédia universalis “par exemple ...) soit par édition de cahiers à insérer dans une reliure à vis * ou autre système  spécialement conçu   (Encyclopédie “ Clartés  “ par exemple )...

Les encyclopédies modernes furent essentiellement diffusées par courtage à domicile  avec souvent pour argument qu’il s’agissait de l’investissement de toute une vie mais il faut bien admettre que la plupart d’entr’elles soit se virent rapidement périmées , soit   furent très franchement supplantées  par l’apparition de l’informatique ,logiciels à charger d’abord , Internet ensuite ….

            La rédaction d’une enyclopédie fait la plupart du temps appel à de nombreux intervenants  spécialisés dans les thèmes abordés et cette multiplicité d’auteurs impose au «  Directeur de publication «  une harmonisation afin d’éviter les variations de niveau , les redondances ,les interactions parasites ou les contradictions entre les articles etc …

Le choix des sujets traités ,des entrées *et de Vedettes * étant lui-même sujet à polémique et toujours susceptible d’être contesté …. 

 

            Pour conclure , on peut méditer sur cette définition de l’encyclopédie donnée dans la préface de l’édition de 1718 du dictionnaire  de Moréri :

            “En un mot c’est un livre pour les savants et pour les ignorants ,dans lequel on trouve un fonds de science qui instruit les derniers et qui met les premiers au fait des choses qu’ils savaient déjà “

 

 

ENCYCLOPÉDISATION

 

            Tendance d’un écrit ou d’une revue * à adopter une démarche tendant à embrasser la totalité des connaissances concernant les sujets qu’ils traitent .

 

ENCYCLOPÉDISER

 

            Le néologisme est de Diderot qui l’utilisait pour  qualifier l’énorme travail et les aléas de toutes sortes qui présidèrent à l’élaboration de  l’Encyclopédie .

            On peut le rencontrer appliqué à toute tâche littéraire fastidieuse et de grande envergure …

 

ENCYCLOPÉDISME  

                                                                                                           

            -Mouvement de pensée qui conduisit à la rédaction de l’encyclopédie* en prônant la recherche de l’acquisition de la totalité des connaissances humaines .

            -Terme un peu péjoratif qualifiant un enseignement visant plus  à donner une quantité maximale d’informations qu’à s’assurer de l’assimilation des connaissances

 

ENCYCLOPÉDISTE    

                                                                                    

            Le terme désignait ,à l’origine, un collaborateur de l’encyclopédie* de Diderot  (Voltaire,Montesquieu,Rousseau par exemple ...) ...ils ne jouissaient pas d’une excellente réputation et décriés par nombre de gens d’opinion très diverses,qui les nommaient “ Cacouacs  *  “ ou “ Tartares  *  “ , ils faisaient l’objet d’une surveillance de la part de la police qui établit pour chacun d’eux des fiches  souvent peu flatteuses .   et désigne aujourd’hui, tout collaborateur d’une œuvre encyclopédique .

            

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 08:55

TAILLE- CRAYON

              Après l’insuccès de divers modèles de crayons semblables à celui de Susse (1824) « dont la pointe dure toujours «  ou de Hubert supposé ne pas nécessiter de taille il fallut bien se résigner à tailler les crayons et pour faciliter cette fastidieuse opération  il y eût une floraison d’appareils destinés à réaliser cette opération de façon régulière et (en principe ...) économique .

                       Le premier brevet de taille-crayon connu fut déposé en 1828 par un certain Lassimone de Limoges puis perfectionné en 1848 par Thierry des Estivaux .

 

                       Les plus simples ,à main ,se rencontrent depuis des générations ,dans les trousses de tous les écoliers et ,déclinés sous une infinité de formes (même la guillotine  ou le rabot * ! ...)

               

                       Ils constituent un thème de collection à part entière (leurs collectionneurs* sont appellés : “ Molubdotémophiles “ )

 

                       Des modèles plus compliqués, mécaniques ou électriques, ont vu le jour : tous équipés de réservoirs à copeaux ,ils sont trés efficaces ( et  parfois  un peu trop !..) ,et certains comportent même un petit aspirateur pour nettoyer le plan de travail de l’écrivain !...

               

                       Dans le langage des professionnels du dessin c’est un “ Gratte*-cul “ .et l’on peut aussi rencontrer  l’appellation québécoise “ Aiguisoir  “  ou les synonymes méridionaux “ Aiguise-crayon “ et “ Affile -crayon  “ .

 

              Bien qu’ils l’aient à l’évidence utilisé , peu d’auteurs ont évoqué le taille- crayon   …parmi les rares qui l’ont fait , citons Hémingway qui dans «  Paris est une fête «  écrit qu’il en faisait usage car « Un canif ferait trop de dégâts «   mais en souligne aussi les inconvénients : «  Une mine de crayon  se cassait parfois  dans le cône dutaille-crayon , vous utilisiez alors  la lame la plus finedu canif  pour dégager la pointe … »

 

    TAILLE- CRAIE 

 

Le taille-craie est un accessoire servant à affuter les craies »stéarine * «   de tailleur dites  « de Briançon «  :constitué de deux râpes fixées sur un socle lourd on y frottait les craies  qui s’y affutaient par usure.

                                                          

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 08:45

 L’expression Faire la table “  a été rencontrée dans un contexte typographique sans que celui-ci permette d’en élucider le sens exact ....il peut s’agir :

 

                                - De préparer la table-encrier destinée à l'encrage es rouleaux en y répartissant uniformément l’encre.

 

                                           -De surélever le marbre de la presse au moyen de feuilles de papier pour améliorer la pression  (source : Musée de l’imprimerie de Lyon )

 

                                          -Du nettoyage des tables d’encrage  

 

QUI EN SAIT PLUS CONCERNANT CETTE EXPRESSION ?

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 08:42

TRAME                             

                                   1)Écran,aussi appelé “Réseau” ou “Réseau Américain”,utilisé en similigravure* pour rendre le modelé d’un dessin:constitué d’une fine grille interposée entre l’objectif photo et le capteur  ,elle divise le cliché* en une multitude de points séparés qui ,vus à distance se fondent pour donner le modelé.

              Les trames ,  à la linéature * plus ou moins serrée  selon la distance à laquelle doit être observé le dessin. sont désignées par leur nombre de lignes au pouce carré (60 à 150 en moyenne )            

              Le tramage* des clichés interdit leur agrandissement au delà d’un certain rapport car la trame ,grossie, devient très visible et , dans ce cas on parle de “ Travail au canevas *   “ (Voir à ce mot ) ou d’impression “ au point de canevas

              Un cliché ainsi traité est dit “Tramé”

              On peut  rencontrer des trames :

              -Cristal réalisées sur des plaques de verre

              -Elliptiques dont les points sont des ovales.

              -Doubles constituées par la juxtaposition de deux trames élémentaires de densités inégales .

              -Contact ( dite aussi “ Grises” ) qui s’appliquent directement sur la surface du cliché.

              -Magenta aux points en dégradé de violet et utilisées pour modifier les contrastes .

              -Mezzo-tinto aux grains inégalement répartis .

              Dans le cas des impressions en couleurs , les angles de trame des diverses  teintes doivent être respectés sous peine de provoquer un “ Moirage  *  “ (Voir à ce mot )

              Le premier livre imprimé en France avec des illustrations tramées fut “ La civilisation des Arabes “ par Gustave Lebon édité en 1884.

                                   2)Les trames sont aussi employées pour la réalisation du fond de certains  documents que l’on souhaite rendre  infalsifiables.

              L’initiative du procédé paraît  revenir à la «  Compagnie des petites voitures de Paris «qui , vers 1865, dota ses cochers de carnets de courses à fond tramé au crayon afin de lutter contre les nombreuses fraudes que permettaient les carnets ordinaires.

 Le procédé a , depuis , été largement repris pour les documents fiduciaires , les billets * , les chèques * etc …

                                   3)Le mot désigne aussi le résumé d’une oeuvre ou d’une intrigue par analogie à la trame d’une étoffe qui en constitue le support.

                                   4)Les bibliothèques publiques de prêt procédant au revêtement de leurs ouvrages à l’aide de film plastique emploient parfois un film tramé pour éviter l’adhérence des ouvrages entr’eux sur les rayonnages .

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 09:17

HYBRIDE                                                                                                                           

                                   1)Document qui ,dans une bibliothèque, ne peut être classé ni comme livre*,ni comme “ Non*- livre “,ni comme “ Quasi*- livre “ ...il peut s’agir de revues volumineuses ,d’ouvrages composites  ou de documents écrits auxquels sont adjoints disques,bandes magnétiques,diapositives etc....

 

                                   2) « Édition hybride « : C'est une édition bâtarde ou  « Postiche *  composée à l’aide de feuilles provenant de plusieurs tirages différents ou , parfois , de défets * éventuellement complétés par un nouveau tirage des pages manquantes ...il y eût des éditions de l'encyclopédie de Diderot constituées de la sorte par leur imprimeur ...

                                  3)Le mot est parfois rencontré pour décrire un animal fabuleux figurant dans un décor d’enluminure mais ne correspondant à aucun des types classiques du bestiaire * moyenâgeux .pourtant bien fourni ....

                          

                             4) Certains services d’archives sont équipés de «  Caméras hybrides « assurant simultanément le microfilmage* «  et la numérisation * des documents

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 09:10

 

HERBIER                

                        1)Le mot désigne , avant tout , un livre réunissant des échantillons botaniques séchés accompagnés d’un texte,souvent manuscrit ,  précisant leurs genre,espèce,lieu de récolte etc... (celui qui le constitue est un “ Herboriseur *   “  )

              L’un des premiers herbiers imprimés fut réalisé en 1720 à Copenhague  par Jokum Wielandt :de format in/4°il comportait un texte imprimé ménageant des blancs pour y coller des échantillons de plantes véritables ….la formule ne se répandit ensuite qu’à partir de la fin du XVIII° siècle …

              Les herbiers sont tout particulièrement sensibles aux attaques des insectes* et leur protection est  très difficile ,c’est ce qui explique la multitude de procédés expérimentés pour assurer leur longévité :aspersions à l’acide arsénieux,au chlorure de calcium,à la glycérine,utilisation de papiers imprégnés etc ...tous procédés présentant des inconvénients divers dont le plus fréquent était de modifier les couleurs et l’aspect des échantillons .

              Par ailleurs , les plantes desséchées  étant très fragiles , ces ouvrages sont extrêmement vulnérables lors de  manipulations brutales ou sans soins ; c’est pour cette raison que certains herbiers anciens  comportaient  en introduction une mise en garde comme par exemple cet “ Avis pour tourner les pages  “ figurant en exergue  * d’une “ Flore des Pyrénées “ établie en 1872 ...

                        C’est en partie à cause de ces inconvénients qu’il a existé des herbiers ne comportant que les empreintes des plantes obtenues par leur  pressage entre deux feuilles vierges après enduction d’encre :cette “ impression naturelle* “ (Voir à ce mot )a été utilisée par le naturaliste Aimé Bonpland lors de ses expéditions en Amérique centrale au XVIII° siècle :on a proposé pour désigner cette technique d’impression les néologismes * «  Phytotypie «  et «  Phyllographie «  qui ne se sont pas répandus ….

                        Le mot désigne aussi un livre de gravures ou dessins plus ou moins fidèles  décrivant des plantes , souvent dans un but thérapeutique ,dont le  plus ancien connu date du 1° siècle (“De materia médica” de Dioscoride )  .

 

Parmi les plus anciens  on peut citer : »Circa instans «  de Matthæus Platearius (XII° siècle), «  Tractatus de herbis «  de BartholomæusMino de Senis (XIV° siècle ), “Hortus sanitis     ”  1485,  ou «  Arbolayre «  de Peter Metlinger (circa 1486) suivis d’un grand nombre d’autres à partir de la fin du XV° siècle se différenciant plus par  leurs textes que par leurs gravures qui sont souvent les mêmes .

 

              L’ »Herbier de France «de Bulliard   fut , quand à lui , une publication qui parut de 1780 à 1793 et comporte 602 planches botaniques d’une remarquable qualité .

               

 

Le terme peut aussi désigner le rassemblement en un même lieu d’un certain nombre de livres contenant des plantes séchées:le “Grand herbier de la Franceoccupe ainsi tout un étage de la section de cryptogamie du muséum d’histoire naturelle...

               

              Pour ceux constitués d’échantillons véritables on en connait des exemplaires à partir du XVI° siècle .

              On connait certains herbiers ,en particulier chinois , comportant des représentations brodées très fidèles .

              On ne sait trop dans quelle catégorie classer les livres comme “ L’arcadie  “ de Mme de Genlis  constitués de planches décoratives réalisées avec des herbes et des fleurs véritables : ces ouvrages ont la nature physique  d’un herbier mais n’utilisant les plantes que comme moyen et non comme but il n’en ont pas le contenu intellectuel ..

              Un certain nombre de livres dont ce n’était pas la destination ont été transformés en herbier en raison de leur format in-folio * ou in -plano et ont été  irrémédiablement endommagés par la maculation des sucs des végétaux...

              Sans aller jusqu’à la constitution d’un herbier , la pratique consistant à mettre des fleurs à sécher entre les pages d’un livre est courante ...et ,bien que la découverte d’un bleuet ou d’un trèfle à quatre feuilles dans un livre ancien soit évocatrice et pleine de poésie, on doit la déconseiller en raison des tâches ainsi  occasionnées  aux pages du livre...

              2)Le mot est parfois employé au figuré :

-Comme synonyme de “ Glossaire  *” ou “ Lexique  * “ , ouvrages qui , comme un herbier collecte des plantes  , rassemblent des mots .

-Pour désigner un ouvrage recensant des éléments caractéristiques d’un domaine déterminé : l’écrivain Georges Pérec avait le projet , resté inabouti, d’ un «  Herbier des villes «  recensant tous les menus objets , livres, imprimés etc … constituant l’environnement quotidien du citoyen urbain . 

              3)On nomme “ Alphabet herbier  “ le classement alphabétique de plantes ou de fleurs soit dans un but logique , soit en guise d’iconophores pour illustrer les lettrines d’un  dictionnaire .

              en voici un à base de végéteaux  : Algue , Bouton d’or,Chardon ,Datura,Ellébore,Fraise,Géranium,Houx,Immortelle,Jasmin,Kaki,Liseron,Marguerite,Nénuphar,Oseille,Pivoine,Quassia,Renoncule,Silène,Trèfle,Utriculaire,Violette,Whlenbergie,Xéranthème,Yucca, Zinnia.

 

                              4)La constatation dans les herbiers anciens que les plantes avaient laissé une empreinte quasi-photographique sur les pages support  a amené certains spécialistes en sindonologie a émettre l'hypothèse que les impressions visibles sur le " Suaire  de Turin " résultent d'un processus analogue .

 

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