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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:15

THÉRAMÈNE :

              Par allusion aux 73 alexandrins de la tirade de Théramène dans le « Phèdre « de Racine on nomme « Récit de Théramène «un récit circonstancié fait avec emphase,dramatisation  et force détails.

              Le mot est plutôt  rare  et a employer avec prudence si l'on ne veut pas passer pour un incorrigible pédant .....

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:58

 

 

ÉCOLE                                                                                        

          Lieu ou l’on dispense l’enseignement et ou sont acquises les bases de l’écriture ,de la lecture et de toutes les autres  disciplines .

            L’école est  l’épicentre de la “ chose écrite “ :on l’y acquiert,on l’y perfectionne et l’on s’y familiarise avec tous ses aspects et ses divers instruments .

            On rencontre à l’école tous les objets que la “chose écrite “ nécessite : livres * , cahiers *, craie *, cahiers * , buvards *, portes * -plume, papier *, gomme *, taille*-crayons ,règles * etc ...etc ...etc ...

            La façon dont est perçu le temps scolaire par un individu est déterminante pour ses rapports futurs avec le livre et l’écrit :  bien vécu , ces rapports seront bons , mal vécu il pourra déterminer une aversion difficilement surmontable..

            L’organisation de l’école,les matières devant y être enseignées et la façon de les enseigner ont  donné lieu  à une foule de reflexions et de controverses débouchant sur de multiples bouleversements et réformes .

            L’école à suivi l’évolution des techniques en faisant appel aux divers supports pédagogiques disponibles à un moment donné : imprimerie* ,par exemple,dont Célestin Freinet fut ,vers 1926,l’un des précoces utilisateurs  ,journaux et magazines dont l’utilisation suscita bien des polémiques ,cinéma , moyens informatiques ....

            Selon le niveau de l’enseignement dispensé l’école peut-être primaire, élémentaire, secondaire, supérieure ou a pu prendre des noms des noms divers tels que Collège *, Lycée * , Athénée * etc…

 

 

SCOLAIRE    

 

                   1)Catégorie de livres destinée à l’enseignement ,souvent nommés « Livres de classe «ou « Manuels scolaires « ,ils sont très nombreux et constituent un thème de collection à part entière.

                   On peut considérer que leur ancêtre est  l’Exemplar* du moyen-âge.

                   Les premiers véritables livres scolaires furent  les “Lettres de Gasparin de Pergame” ( milieu du XV° siécle) ,le “ Traité d’éducation et de nourriture des enfants  “ de Plutarque ( 1509)et le “Roti* cochon” (1676)., certaines de ces éditions étant établies  avec un large interlignage destiné à permettre une prise de notes* manuscrites .

                   Mais dans de nombreux pays d’Europe  les livres religieux en tinrent lieu comme , par  exemple en Suisse ou la « Suite progressive  « était constituée par : abécédaire * , catéchisme * ,psautier*,recueil de psaumes * bible*…

 

                   Aux époques ou ces livres vinrent à manquer , chaque élève devait amener un livre  et le « Régent* « se trouvait face à une classe munie d’autant de livres différents que d’élèves et contraint à un enseignement individuel   laissant la totalité de la classe moins un  livrée à elle-même et c’est pour pallier à cet inconvénient que certains pays  choisirent le pis-aller consistant à utiliser l’almanach* , livre universellement répandu , comme livre scolaire ….

                   Après quelques précoces  initiatives privées  comme , par exemple , “ Avis d’une mère à son fils et à sa fille  “ par Anne Thérèse Lambert ( 1728),la convention lança en 1794,un concours pour l’élaboration d’un manuel scolaire puis   un projet de manuel “Officiel” fut élaboré sans grand succès  par le  directoire laissant le champ libre aux auteurs privés ,souvent féminins, comme Albertine Adrienne Necker qui rédigea de 1828 à 1832 un très complet manuel en trois volumes intitulé “ L’éducation progressive ou Étude sur le cours de la vie  “.

                    Le livre scolaire passa ensuite sous le  contrôle de divers organismes chargés de vérifier son contenu et ce n’est qu’à partir de 1830 qu’il fut véritablement diffusé  (avec obligation d’autorisation préalable à partir de 1833).pour finir par être choisi par les enseignants  qui recevaient  de très nombreux spécimens expédiés par les éditeurs...(certains d’entr’eux s’étant spécialisés dans le genre...)

                   Ces premiers livres scolaires étaient plutôt austères,non illustrés et répondaient à des critères pédagogiques très formels et ce n’est qu’avec l’arrivée de « Francinet « en 1868 et des romans * scolaires dont le  célébrissime « Tour * de France par deux enfants «(1877) (Voir à ce mot ) est l’archétype  qu’ils devinrent plus attractifs .

                   Les manuels scolaires sont obligatoires depuis 1880  et , déjà à cette époque , des plaintes s’élevaient concernant la grande disparité des ouvrages proposés par les éditeurs et le “Dictionnaire de l’administration des lycées  “ de Cantemerle daté de 1887 exprime nettement à ce propos le souhait de voir  s’instaurer une certaine uniformité.

                   Le nombre de manuels ayant été  édités est énorme: de 1900 à 1950:2800 livres de Français ,1300 manuels d’histoire,900 de géographie etc...le chiffre total peut être estimé depuis 1800 à plusieurs milliards d’exemplaires et à 60 millions par an de nos jours .

                   Cependant, malgré ces énormes tirages , les livres scolaires anciens ayant été considérés comme des objets d’usage ont tendance à se raréfier et certains collectionneurs commencent à s’y intéresser .

                   Leur survie a cependant été largement assurée par le fait qu’ils furent durant très longtemps considérés par leurs utilisateurs avec un respect teinté de vénération :Pierre Jakez Hélias s’en fait l’écho lorsqu’il écrit avoir vu son grand-père « Manier mes livres de classe comme un prêtre les évangiles « …

                   De nos jours ,le manuel scolaire représente  18% de l’édition Française soit ,par exemple pour l’année 1991,68 millions d’exemplaires répartis en 1879 titres nouveaux titres , 178 nouvelles  éditions et 3787 rééditions   publiés par 23 éditeurs dont six assurent à eux seuls  les trois quarts de la production .

                   Certains sont devenus des best-sellers  :

                   -“Tour * de France par deux enfants” de G Bruno qui, paru à la fin du siècle dernier, eût de nombreuses rééditions

                   -“La première année de grammaire” de Larive et Fleury qui  en 231 éditions de 1871 à 1920 a été vendu à  26 millions d’exemplaires....

                   -Le manuel de grammaire “Bled” qui a été édité à 18 millions d’exemplaires de 1946 à 1982. etc...etc...

                   Quelques autres , souvent écrits en  duo  , sont inscrits de façon indélébile dans les souvenirs  et l’inconscient collectif de millions d’anciens élèves pour qui les noms de « Lagarde & Michard «, »Alba & Demangeon « , « Malet & Isaac « , « Maillard et Millet « , »Bodevin & Isler « ou  « Carpentier & Phialip « constituent de très efficaces et délicieuses  « Madeleines de Proust « :

                   Signalons tout spécialement le LAGARDE & MICHARD !

                                 Ces noms associés de deux auteurs,André Lagarde ,professeur à Louis le Grand et Laurent Michard professeur à Henry IV, d’un manuel scolaire de littérature paru en 1946 sont devenus un nom commun ( un " Branduit " ...)pour le désigner et l’on dit : «  Le Lagarde & Michard «…

                                   En six volumes édités par Bordas,il trace une histoire très vivante de la littérature française  et est devenu un best*-seller de l’édition française de très  nombreuses fois réédité à usage scolaire mais aussi bibliophilique  …et qui , consécration suprême , à fait l’objet de copies et de pastiches * dont l’un des  derniers en date est le « Jourde & Nolleau « concernant le XXI° siècle paru en 2004.   

                   Le  livre  scolaire  peut revêtir de multiples formes telles que:  syllabaire*, abécé* ,abécédaire* ,abrégé* ,classique* ,élémentaire*  ,florilège*,manuel*,recueil*, chrestomathie *etc..... 

                   L’ évolution des livres scolaires a suivi de très près les progrès de l’imprimerie et de l’illustration:non illustrés au début,ils furent ornés de gravures sur bois puis de chromolithographies* et de photographies pour aboutir aux manuels très illustrés actuels.

                   Il existe des livres qui gravitent en marge des livres scolaires (parfois appelés “ Parascolaires* “ ) :livres de prix*,annales*,mémentos*,livres du maître*, cahiers de vacances*,...et même des livres très spécialisés comme ce “Manuel d’anti-alcoolisme” qui était utilisé dans les classes du certificat d’études. .                         

                   La conception,quand au fond, des livres scolaires a donné  (et donne encore...) lieu à de fréquentes  polémiques,  les opinions concernant leur contenu étant variées et fonction de la sensibilité de leurs concepteurs....certains manuels ont parfois même soulevé de vives critiques car jugés très orientés et ne respectant pas la neutralité de l’enseignement.ou la réalité historique .

 

                   Le choix  par les enseignants de tel ou tel manuel a lui aussi suscité recommandations , débats et controverses  et demeure un sujet sensible que les directives officielles n’ont pas manqué d’aborder en détail .

 C’est ainsi que le « Vade-mecum du directeur d’école » de 1965 donne de multiples conseils concernant ce choix :contenu ,coût,uniformisation entre les diverses  écoles d’un même lieu ,fréquence de renouvellement ,préavis de changements,forme matérielle etc ..etc …    

                   La forme n’a pas suscité moins de débats et nombreux sont les travaux traitant de la typographie à adopter (lisibilité *),du choix du papier (solidité* ,hygiène*,poids* ),de la reliure,de l’illustration etc..

                   .On peut toutefois  considérer que le livre scolaire a toujours été l’objet  de la sollicitude et de l’attention d’éminents spécialistes qui se sont attachés à le faire bénéficier des techniques les plus modernes....que leurs conceptions divergent parfois et provoquent quelques querelles de chapelle n’est qu’anecdotique et ,jusqu’ici,n’a pas menacé la survie du livre scolaire (pas plus que l’action de ceux qui veulent tout simplement le supprimer ! )        

                        Un autre sujet de controverse concerne son coût et la question de savoir si celui-ci doit ou non être laissé à la charge des familles .

                   Si le deuxième volet de la question appelle une réponse politique ,on peut ,pour le premier, remarquer que la réalisation du livre scolaire est coûteuse : reliure de qualité,beau papier,composition* souvent complexe,abondante iconographie* concourent à renchérir son coût de fabrication .

                   Toutefois,une étude comparative  a montré que ,à nombre de pages égal, le prix* de vente du livre scolaire se situait entre celui du livre de poche* classique et du livre de poche “art” très illustré.

                   Une autre étude menée par la “Bibliographie Française”à la fin des années 60 ,prenant pour exemple le très classique dictionnaire latin-Français de  Gaffiot, a montré que cet ouvrage était vendu très en dessous du prix qu’il aurait du atteindre et ceci quel que soit le critère de comparaison envisagé ( nombre de signes,nombre de pages ,poids,etc..)

                   Vendu,à l’époque ,26 francs  son prix calculé par comparaison à celui des autres  livres aurait du être situé entre 114 et 657 francs selon le critère de comparaison choisi !!

                   Les raisons de cet état de fait sont multiples : forts tirages ,droits d’auteurs deux fois moins élevés que dans l’édition classique,invendus très faibles etc...)

                   Quel sera l’avenir du livre scolaire face aux moyens audio-visuels modernes...?

                   Nous pensons qu’il survivra  et s’y adaptera en les complétant car ,s’il est des domaines ou il est supplanté (son,interactivité,recherche multiple ,hypertexte* etc...) il en est d’autres  ou il demeure très compétitif : pas d’énergie nécessaire,pas de pannes,coût moins élevé,faible encombrement ,facilité d’utilisation en tous lieux etc....( sans oublier le plaisir ,dont nous voulons croire qu’il survivra,de manipuler un beau livre ....)

                   Cet avenir sera cependant tributaire  de la mise à disposition des élèves de manuels à jour et conformes aux programmes , hors , la succession  des réformes d’une part et le transfert en 2006 de la charge de leur mise en place aux établissements a conduit à retarder considérablement la mise en place de nouveaux manuels en laissant  en service des manuels obsolètes risquant de lasser les élèves ….

                   2)Les bibliothèques * scolaires  sont des bibliothèques crées à l’intérieur d’un établissement d’enseignement pour y développer le goût de la lecture.

                   Le “ Code Soleil  “ , bible des instituteurs , les nomme “ Bibliothèques Postscolaires  “, appellation plus juste puisque les livres qu’elles contiennent ne sont pas directement utilisés  pour l’enseignement .

                   Si ,en 1804 ,le conseiller à l’éducation publique Fourcroy fixait à 1500 le nombre d’ouvrages qu’elles devaient détenir  il faut reconnaître que ,par la suite, les bibliothèques scolaires furent de taille très inégale et,les crédits les concernant étant squelettiques ou inexistants , souvent   totalement dépendantes des bonnes volontés  le rôle des cadres enseignants se réduisant à faire une sélection parmi les dons en en éliminant les ouvrages inutiles ou pernicieux . 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:53

GÉNÉALOGIE                                                                                                        1)Ouvrage dans lequel est consignée la liste des ancêtres d’une famille.

              En Europe les généalogies ont été les derniers documents à être conservés sous la forme  de rouleaux (volumen*) dits: “Rouleaux* mortuaires” alors que tous les autres écrits avaient la forme du livre (codex*)

              Ces documents , symboles de la puissance de la noblesse , furent une cible de choix lors des autodafés révolutionnaires. 

              2)Science de la recherche des ancêtres ayant suscité de nombreux ouvrages.et impliquant la consultation de très nombreux documents : actes notariés, registres d’état-civil, obituaires , registres religieux etc… etc…

              3)En matière de paléographie * le terme est employé pour les  textes connus sous la forme d’un si grand nombre  de copies de diverses époques qu’il devient nécessaire d’en établir la chronologie ,ou “ Stemma *  “ , dans une démarche s’apparentant à celle de la généalogie .

              4)Une autre forme de généalogie a existé dans certaines bibliothèques publiques consistant à munir certains  ouvrages anciens d’une fiche sur laquelle les divers lecteurs consignaient leur identité , permettant ainsi de reconstituer la « généalogie « des chercheurs les ayant consultés .

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:47

GENDELETTRE                                                                                                               

Appellation ironique et un peu péjorative des" gens * de lettres.  "     

              Il semble que Balzac soit le père de ce qualificatif (in « Monographie de la presse parisienne…avec un tableau synoptique de l’ordre gendrelettre…. » » -1843) auquel vinrent s’adjoindre  les dérivés: “ Gendrelettrerie “ chez Léautaud et “ Gendelettreux “ chez Colette ....         

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:44

POMPON                                                                                                                                     

              1)Brosse utilisée pour la coloration des gravures au pochoir.

              2)Les pompons  sont aussi des ornements de reliure représentant leurs homologues textiles .

              3)Les pompons ont parfois été pris symboliquement comme attributs de la futilité :

« Tu vois ma bonne amie que je tiens parole , et que les bonnets et les pompons  ne prennent pas tout mon temps … » (in « Les liaisons dangeruses »-Première lettre  « Choderlos de Laclos 1782)

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:41

POMPIER                                                                                                        

              1)Le mot qualifie un style littéraire  redondant , boursouflé, emphatique  mais aussi les œuvres picturales,les illustrations ou les reliures qui présentent  ces défauts .

              Un livre peut donc être pompier par son texte , par son illustration ou par sa reliure ....ou par les trois à la fois, ce qui risque alors  de le   faire entrer dans la catégorie du “ Kitsh  *  “ et de lui redonner quelqu’intérêt aux yeux de certains !

              L’art pompier connut son heure de gloire à la fin du XIX° siècle  avec des décors inspirés de l’antiquité ou de la mythologie .

              2)La couleur “ Rouge pompier  “ est un rouge * éclatant analogue à celui des véhicules d’incendie....la reliure a longtemps évité l’emploi de cette couleur d’abord par discrétion mais aussi parce qu’elle est très sensible aux effets du soleil* et de la lune*  et fane rapidement .

Mais ces préventions sont tombées et , de nos jours les ouvrages  aux couleurs éclatantes , “ Fluos  *  “ ou “ Stabilos  * “ ne sont pas rares ....  

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:31

POMPE (ER)                                                                        

 

                        1)En argot estudiantin le mot « Pompe « désigne des notes préparées à l’avance  pour être frauduleusement consultées lors d’un examen.

                         On dit aussi, »Anti*-sèches « , »Copions * », »Tustes* » , »Cartouches * «, »Accus * «, « Gruge* « et l’action de les consulter s’appelle pomper (terme qui désigne aussi l’action de copier sur son voisin...) …les américains disent  « Ride a pony « ….(monter  un poney …)                     

2)En argot de l’école militaire de Saint-Cyr « la pompe «   désigne,avec une légère connotation méprisante, toutes les matières scolaires théoriques .

 

                        3)Dans le langage des typographes :

 

-”Avoir de la pompe” signifie “ Avoir du travail “

 

                        -C’était la désignation familière de l’action  consistant à  “Lever la lettre  ” sans doute parce que les gestes qu’elle nécessite  font penser à la manœuvre d’une pompe...et par extension c’est « Travailler dur « ….

 

                           -L’expression “ Pomper des petits clous caractérisait l’habileté d’un typographe à composer avec de très petits caractères .

 

              Les poètes amoureux de la typographie n’ont pas manqué de célébrer l’action de pomper   et l’on peut, par exemple, citer cet extrait d’un poème de Uriel:

 

                                               “Dans l’ombre s’achève le livre

                                               Qui vous donnera le plaisir

                                               Gens d’étude , gens de loisir

                                               Chacun à sa façon de vivre ...

                                               ...Ils pompent, pompent sans repos

                                                           Les typos .”

 

                        4)Un encrier * à pompe est un type d’ encrier,apparu vers 1791, comportant un petit godet ,un réservoir et une pompe à piston  permettant de remplir ou de vider le godet à la demande afin de retarder autant que possible l’oxydation de l’encre qui , avec les encres de l’époque ,se produisait rapidement .

              Il en a existé divers systèmes, Boquet , Héberling, Truffaud ...,tous plus ou moins semblables, qui furent utilisés jusqu’au milieu du XX° siècle.

 

                        5)Les “ Pompes funèbres  “ étaient des recueils de morceaux de prose et de poésies composés à l’occasion de la mort d’un personnage .

              Trés en vogue au XVIII° siècle leur qualité était trés variable et le burlesque ou la satire * s’y mélaient souvent :Scarron en eût  plusieurs , Voiture eût celle ,fort ironique , de Sarasin, ...

 

              Il ne faut pas confondre les  “Pompes funèbres “ avec les Tombeaux  *  “ , “ Éloges  *  “ , “Oraisons* funèbres  “ et « Derniers * moments «   qui  sont des œuvres différentes …..

             

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:27

PÈLERIN                                                                                                                        

              Les pélerins des diverses religions n’ont,en général,de rapport direct avec le livre qu’en tant qu’utilisateurs d’ouvrages pieux....on rencontre cependant  dans le “ Journal des typographes  “ de Septembre 1896  une note faisant état de la mauvaise qualité du papier employé par certains éditeurs américains qui serait due à une pénurie de chiffons blancs de bonne qualité consécutive à la baisse de fréquentation du pélerinage de La Mecque .

              On peut rapprocher cette observation des doléances  des papetiers du XVIII° se plaignant de ne plus trouver assez de chiffons par suite de la moins grande fréquence du port de la chemise* ....

              Outre les livres purement religieux en rapport avec les pélerinages , il faut mentionner les « Guides du pélerin « décrivant par le menu les itinéraires de pèlerinage en donnant des détails sur les difficultés de la route , les possibilités d’hébergement etc … : l’ »Itinéraire de Bruges à Jérusalem « en est un exemple 

 

              Avant de se consacrer à l’imprimerie , Gutemberg  fut fabricant de miroirs métalliques à l’usage des pèlerins qui les utilisaient pour  capter l’image des reliques  lors des pèlerinages

Il n’est pas inutile de rappeler que  c’est en cherchant à perfectionner un alliage de métaux destinés à la confection de miroirs* que Gutemberg découvrit l’alliage propre à la réalisation des caractère mobiles d’imprimerie .

 

 

              Le « Voyage du pèlerin « de John Bunyan ( 1678 & 1684)est un roman allégorique édité en 200 langues et devenu apotropaïque*  pour nombre  de protestants des XVIII° & XIX° siècles époque il fut considéré comme complémentaire de la bible , utilisé comme cathéchisme, et voire, comme fétiche en Afrique et à Madagascar  ou les populations le considéraient comme un objet sacré .

 

PÉLERINAGE            

                                                                                         

               Les divers pélerinages ont suscité de nombreux écrits spécifiques et , en particulier  des images pieuses et des “ Livrets de pélerinage “ rassemblant renseignements liturgiques et pratiques.

 Diffusés exclusivement sur les lieux de pélerinages ils ont souvent été l’unique labeur des imprimeries locales .

              Ces écrits sont parfois qualifiés de “ Pélerinage-movies

             . 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:06

ICONOCLASME

              Doctrine des iconoclastes  * (voir ci-dessous ) qui de 726 à 787  d’abord puis  de 814 à 843 prônèrent à Byzance la prohibition des images pieuses.

Sous l’impulsion de l’empereur  L éon III l’Isaurien et de son fils  Constantin V fut  responsable de la destruction de milliers de manuscrits religieux . : « …sera rejetée , écartée et expulsée sans exception de la sainte église , toute image de toute matière qui serait faite par l’art maudit des peintres «  (Concile de 754)         

              Une forme particulière en exista au Japon sous la forme des “ Fumi * - e “ “ 

              Bien qu’il n’ait pas atteint en France la violence orientale , l’iconoclasme y fit toutefois débat et on en trouve trace dans de nombreux textes , dont les « Livres Carolins* « qui ,inspirés par Charlemagne ,prônent  une position prudente : »Nos nec destruimus,nec adoramus « ( « Nous ne les détruisons ni ne les adorons  «   )ou les actes du synode d’ Arras au cours duquel Grégoire de Cambrai ,s’appuyant sur les écrits des pères de l’église Grégoire le grand, Paulin de Noble , Eusèbe et Saint Augustin  put professer que « Ceux qui ne savent pas lire peuvent comtempler  ,grâce aux traits d’une peinture ,ce que, par l’écriture,ils ne pourraient voir … »

              la vénération des images fut rétablie en 787 par le concile de Nicée …

 

ICONOCLASTE                                     

                                    Personne qui,contrairement aux iconolâtres *  ,  déteste les icônes * et détruit les images *.

                                   Le mot a d’abord eu un sens religieux puis a été employé dans un sens profane pour toutes sortes d’images..

                                   Les amateurs “cassant” des livres pour en prélever  extraits,illustrations ou ex-libris* sont considérés comme des iconoclastes par les bibliophiles..qui , eux , sont souvent “ Iconolâtres  *  “ ...

                                 

                                   Le culte des images  est  l’un des grands sujets de controverse entre catholiques et protestants ..

                                   On peut rencontrer l’appellation   “ Brise-image  “ 

                                   Le mot est à présent employé pour caractériser une action faite sans respecter les règles établies , ou la valeur intrensèque des choses ….pour citer un exemple bibliophilique , mentionnons cette édition de « Noctes atticæ « d’Aulu–Gelle (1666) récemment passée en vente publique et dont le plat supérieur en vélin avait été « orné » d’une publicité pour des cravates…

                                   On peut noter que l’usage de ce mot est parfois abusif au point que Jean loup Chifflet l’a inclus dans son livre « 99 mots et expressions à foutre à la poubelle «  ce qui aurait bien fâché le capitaine Haddock  qui emploie le mot comme injure …

  .

 

                

                                   Le mot est bien souvent mal compris et sujet à de nombreux pataquès * qui conduisent  à des définitions telles que : “Impression en couleurs “ ou “ Injure “ (du Capitaine Haddock sans doute ! )

 

ICONOCLASTER

              Formé sur « Iconoclaste * « ce verbe peu usité  désigne la destruction volontaire d’images pieuses ou sacrées .

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:35

YUNKUNKUN                                                                                                             

              Cette expression,qui fait référence au diamant mythique du film “ Le Corniaud”  ,est,dans le langage des bouquinistes, synonyme de “ Chopin *” ,“ Caviar * “  et  “ Tip* top “pour désigner un ouvrage exceptionnel par sa qualité , sa rareté  ou toute autre caractéristique .

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