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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:10

ESCOBARDERIE                                                                                                           

                                  Le mot ,devenu bien rare , peut se rencontrer pour qualifier un texte plein de sous-entendus,de non-dits , de réticences , d’artifices casuistiques * de fourberies et de faux-semblants.

                                   Il ferait référence au célèbre casuiste *,le  jésuite Antonio  Escobar y Mendosa  (cible de Pascal dans les “ Provinciales “ )  qui au XVII° siècle,était passé maître dans cet art .

                                   Balzac emploie le mot dans « Z Marcas »( 1840) : « …la France se lassera de ces escobarderies … »

                                    Les dérivés escobarder, escobartin,escobardise , sont devenus obsolètes et seul le mot « escobar(d) » ,employé comme insulte envers un hypocrite, est encore rencontré  quelquefois dans des textes écrits , notamment politiques ....

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:42

INTERRO

              Cette abréviation  figurant le plus souvent dans la formule « Interro écrite « rappellera sans doute de bien mauvais souvenirs à beaucoup ….le stress qu’elle provoque lorsqu’elle est dégainée sans préavis est universel comme en témoigne son appellation  anglo-saxonne de « Shotgun quiz « qui claque comme un  coup de révolver …

 

Sa pratique  est en majorité scolaire  mais certains milieux professionnels exigeant une grande rigueur et une parfaite connaissance des règlements la pratiquent et l'on peut citer en exemple  la coutume ayant cours dans l'armée de l'air qui veut qu'au briefing du matin  un pilote pris au hasard soit " Starqueezé  " (c'est le terme employé par le jargon " Air " mais certains anglophobes préfèrent l'expression " Passer au trapèze " ..)  et interrogé à brûle pourpoint  sur un point de règlement ou une procédure de secours 

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:40

INTERLOPE                                                                                                           

                                   1)On nomme « Courrier interlope « les lettres et plis acheminés par des moyens d’occasion ou des sociétés privées vers les bateaux qui pratiquaient la  pêche  à la morue sur les bancs de Terre-Neuve.

                       L’administration postale ne pouvant assurer ce transport tolérait cette entorse aux règles d’exclusivité  et un certain nombre de firmes commerciales s’en acquittaient gracieusement à titre publicitaire .

                                 Ce mode d’acheminement resta cependant très marginal et les missives concernées subsistant aujourd’hui sont rares et recherchées …

                                   2)Le mot a , par ailleurs, une connotation négative pour désigner toutes choses illégales ou frauduleuses et des livres , documents , actes ou textes douteux  peuvent être ainsi qualifiés ….

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:35

INTÉGRAL

              La mention “ Texte intégral  “ figure sur certaines publications ( “ Livre de poche  * “ par exemple  ...) pour signaler que le texte publié n’a subi aucune suppression : c’est une réaction à la vogue du “ Digest  * “ qui sévit à une certaine époque et , pour beaucoup de lecteurs ,une garantie de qualité .

              Le souci de préciser que le texte est complet est ancien et outre les mentions « Texte intégral « ou «Édition intégrale » on peut   rencontrer la mention  plus ancienne « Tout au long et sans requérir «   qui figure sur certains ouvrages,livres d’heures* notamment ,  des débuts de l’imprimerie

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:32

INTÉGRA  

              1)@Dans le langage des bibliothécaires  :catégorie d’ouvrages,de format indéterminé, classée dans les 3 % des  “ni reliés ni brochés” ....

Des précisions seraient les bienvenues concernant ce sens particulier  ....

              2)En matière de reliure:

                        -La “Reliure integra “ est une reliure souple à dos carré ou arrondi  parfois aussi  nommée « Otabind « par banalisation du nom commercial de l’un des procédés de reliure utilisé et qualifiée de « Full Flaps «, lorsqu’elle comporte des rabats pouvant servir de marque*-page .

              -L’angliscisme “ Integra-cover  “  paraît être synonyme de “ Semi-hard * cover “ et désigner une demi *-reliure....là aussi , des précisions seraient les bienvenues ...

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:44

GUEULARD                                                                                                                    

            Ce terme peu flatteur est parfois employé pour qualifier , impression , ,typographie , illustration , ornement ,mise en pages  ou reliure trop voyants et manquant de goût ....il se rapproche alors du qualificatif “ Kitsch  *  “

 

 

KITSCH         

                                   Le mot désigne un ouvrage laid * ou  de mauvais goût (les moins « langue de bois *«   disent “ Gueulard  *  “ les autres  « Doré sur tranches * «   ) ,au décor outrancier,pompier  *  ,présentant des surcharges,des fanfreluches *,mal fini ,inauthentique :tout ce qu’il faut pour faire fuir un bibliophile sauf si celui-ci recherche justement  ce type d’ouvrages en raison de leurs outrances !

                                   Ce mot allemand désignant  l’action de ramasser la boue dans les rues commença à être employé  vers 1870  avec le sens de  “ Bâclé “  ou “ Faire du neuf avec du vieux ...”  et il semble avoir été introduit en France  par  Abraham Moles  à propos d’un essai  sur la déviation de la sensibilité dans les arts plastiques publié par la maison Mame à Tours .

                                   Après une première  éclipse il reparut dans les années 30 ..et disparut à nouveau pour revenir d’actualité de nos jours .

                                   Plutôt destiné aux objets matériels on le rencontre pour désigner le décor ou la reliure d’un livre mais il peut aussi  qualifier des œuvres littéraires  présentant ces caractères .      

                                   On peu lire aussi les qualifications approchantes anciennes  de “ Billebarré  *  “ et “ Riolé * -piolé  “ ou, plus récente mais inusitée  de “ Coruscant *   “ ou encore l’américanisme “ Camp   *  “  et le québécisme “ Quétaine  *  “ et le néologisme  « Bling-Bling *

                                   Léon Paul Fargue dans “ Le Piéton de Paris  “ utilise le mot comme synonyme de “ Chromo *  “ ( Voir à ces mots : * )

                                   Il faut remarquer que la notion de kitsch n’est pas exempte de la forme de snobisme* poussant à mépriser de façon systématique ce qui rencontre le succès et l’estime populaire …ou , au contraire , à le promouvoir ostensiblement dans une démarche au second degré .

              C’est ce que pratiquèrent certains hommes de lettres comme , par exemple , Courteline , qui avait rassemblé  une invraisemblable collection  d’objets de mauvais goût : chromos*,presses-papier ,vases etc ….et que pratiquent encore certains qui , au cours de leurs voyages s’efforcent de trouver pour leurs amis les cadeaux les plus kitsh possibles

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:40

GROTESQUE  (parfois : CROTESQUE )      

                                   1)Ornementation à la mode  aux XVI° & XVII° siècles constituée de personnages mythiques,parfois à corps d’animaux (babouins*),souvent obscènes, évoluant dans un décor à l’antique avec végétation et portiques

On peut rencontrer les appellations voisines  :”Grylle* ”, « Marmouset * », »Marmoin* » (Voir à ces mots )                       

              Le nom viendrait du fait que ce décor était souvent employé dans le décor des grottes d’agrément (Nymphées)

                                   2)On a nommé ainsi des gravures en vogue au XVII° représentant les personnages des diverses professions vêtus des instruments de leur travail (par exemple :imprimeur vêtu de lettres,menuisier vêtu de marteau,rabot etc ...)

                                   3)En reliure un dos “À la grotesque” est un dos,en général lisse * , décoré de fers ou de palettes *à motifs ondulants ou de vague  répétés en ne laissant de  place que  pour le titre et , éventuellement la tomaison *  De nombreux relieurs pratiquèrent ce décor à partir du XVII° siècle …

                                                                      

                                   4)Autre nom de la famille de caractères “ universal  *  “      .

                                   5)En matière de  littérature le qualificatif est ,de nos jours , très péjoratif et désigne un texte risible , ridicule ou caricatural .

              Il n’en a pas toujours été de même et , par le passé le mot a eu d’abord la signification plus édulcorée de “Populaire “ puis de   “ Hors norme  “  ou  “ Baroque  “ et c’est en ce sens que Théophile Gautier l’employa en écrivant “ Les Grotesques  “ (1844) ouvrage dans lequel il étudie  des auteurs tels que Villon , Saint Amand  ou Cyrano de Bergerac .

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:39

GROUCHY

              Le terme « Petit Grouchy «est employé par Balzac dans « Illusions perdues «   pour désigner un article livré en retard à une imprimerie.

              Balzac ayant été imprimeur il est sûr que l’expression eût cours mais ,ne figurant dans aucun des lexiques d’argot de cette profession , il semble qu’elle  fut très éphémère …

              C’est une allusion à la bataille de Waterloo et au retard ,contesté par certains et popularisé par Victor Hugo (« Il dit Grouchy ! …c’était Blücher ! « )  du maréchal  Grouchy qui aurait pesé lourd dans l’issue du combat .   

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:11

ANA                       

                            1)Ce mot latin signifiant « Qui appartient à … » employé seul,désigne un recueil de pensées ou d’anecdotes ,de préférences plaisantes, mais il a aussi parfois le sens de “ Mélanges  *  “ (Voir à ce mot )

               l’  « Encyclopédiana « de Jacques Lacombe éditée par Panckoucke  en 1791 recense des “ Saillies de l’esprit “, des “ écarts brillants de l’imagination “ , des “ attentas du vice “ , “ des “ dictums du peuple “ etc ...  

                          2)En affixe à un nom propre désigne un ensemble de documents  ayant trait à ce nom ou un mélange d’œuvres :

              -“Balzaciana”  indique une liste de documents concernant Balzac (ce procédé est employé depuis 1417)

              -Furetiriana désigne les “ Bons mots et remarques,histoires de morale,de critique de plaisanterie et d’érudition “ de Furetière (1696)

              Volteriana etc …etc …

              -Certaines bibliothèques sont désignées par le nom de leur ancien propriètaire augmenté du suffixe “ Ana “ : “ Fayana “ par exemple pour la bibliothèque de Cisternay du Fay ....

              Cette pratique fut trés en vogue aux XVI°, XVII°, XVIII° et XIX° siècles,les ouvrages de cette époque  dont le titre est ainsi composé sont légion et le plus ancien connu portant cette mention est “ Opuscula Bebeliana  “ de Henri Bebel ( 1509).suivi par les “ Scaligeriana  “ de Vossius (1666) et à la fin du XVIII° siècle , par l’”Encyclopédie méthodique  “ de Panckouke qui y consacre la totalité de son 17° volume .

              Cette vogue a fait partie du courant privilègiant les” formes brèves  “ telles que “ Maximes * “ , “ Pensées * “ , “Caractères * “ etc ....

              L’appelation  “Bibliana * “ en désigne une forme spécifique à l’univers du livre . 

              Le procédé est actuellement couramment rencontré dans les catalogues pour désigner les genres de livres : “Revolutionana “  “ Encyclopédiana  “ “Caricaturana  “ etc .....

              On peut parfois rencontrer l’affixe “ Anum  “ qui ne concerne plus spécifiquement la “ Chose écrite “ mais un ensemble de souvenirs d’un personnage : c’est ainsi que la bibliothèque Doucet comporte une salle baptisée  “ Valéryanum  “ ou sont conservées ses œuvres mais aussi des souvenirs parmi lesquels figure  sa machine à écrire .

              Il est arrivé  que des auteurs se l’appliquent à eux-même :la réserve de la bibliothèque nationale conserve sous la cote « res.A.2224 » un exemplaire de la « Biblia Sacra « édité en 1837 chez Gauthier  avec des notes  de Pierre-Joseph Proudhon sur lequel celui-ci à inscrit de sa main la mention « Proudhoniana « ….    

              Une extension du procédé a  parfois conduit a des appellations telles que « Volterimeros « employée par l’abbé G.A.R. Baston  en 1779

                          3)Dans les anciennes ordonnances * médicales la mention “ Ana  “ signifiait “ Autant de l’un que de l’autre  “ et était parfois écrite en abrégé sous la forme “ AA  * “ (Voir à ce mot )

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:02

Bien que ne doutant pas  que l'amphisbène soit connu de tous  , voici quelques précisions à son sujet ....

 

AMPHISBÈNE                                             

              Représentation d’un serpent ailé venimeux  portant une seconde tête à l’extrémité de la queue parfois rencontrée dans les filigranes *, les ex * -libris ou les blasons *.et  les illustration du  bestiaire *  moyen-âgeux : l’amphisbène avait des yeux rouges , ne craignait pas le froid ,était capable de se déplacer en avant et en arrière et symbolisait l’inversion des énergies .*

L'armorial du bibliophile  mentionne un certain Baillet  dont le blason comportait deux amphistères  qui est un serpent ailé voisin de l'amphisbène 

              Certains auteurs anciens tels que Pline,Lucain,Brunetto Latini ou Thomas Brown  situent son habitat dans une île de l’océan indien nommée « Taprobane «

 

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