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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 08:27

OIE                                                                                                        

                                   1)La plume* d’oie et plus particulièrement de jars a été pendant des siècles l’instrument privilégié de l’écriture*. (Au point de susciter une véritable industrie de l’élevage des oies dont la chair n’était qu’un sous-produit ...)

                        La plus ancienne mention que l’on connaisse de cet usage est une mosaïque de l’église de Ravenne datant de 547 représentant saint Matthieu rédigeant son évangile .

                        Les plumes d’oie demandaient des tailles fréquentes qui nécessitaient un certain savoir-faire et, afin de faciliter cette opération, il y eût une floraison de tailles*-plumes  dont certains très ingénieux ou réalisés dans des matières précieuses .

                        À la plume d’oie utilisée entière et taillée par son utilisateur succéda,au début du XIX ° siècle, la plume d’oie façonnée s’adaptant à un porte*-plume et jetée après usure (ces premières plumes, datant de 1809, étaient appelées “ Bramah’s Patent Pen” du nom de leur inventeur  )

                        L’arrivée ,vers 1845, de la plume métallique fit disparaître définitivement la plume d’oie

                        On peut à son propos citer l’adage latin « Anser,apis,vitulus populus  gubernant « (« L’oie,l’abeille et le veau gouvernent le monde « ) faisant référence à la plume,la cire et le parchemin .

                                   2)Le jeu de l’oie  a souvent été utilisé à des fins didactiques pour l’apprentissage de la lecture * de l’histoire,de la géographie ou de l’héraldique  * il a en outre été le reflet des modes et des évènements politiques et  les divers jeux de l’oie constituent des “ documents écrits  “ reflets de leur époque .

                        Dans l’une de ses lettres , madame de Sévigné écrit à sa fille qu’elle eût préféré la voir s’adonner au jeu de l’oie plutôt qu’aux jeux d’argent ....

                                   

3)On nomme  “ Patte d’oie  “ :

              -Les plis parasites ,dits aussi «  grimace * «  , qui se produisent lors du pliage des cahiers * en vue du brochage *

              -Un signe faisant partie du système  spécial de notation appellé “ Alphabet  * des charpentiers  “ utilisé par les compagnons * charpentiers du devoir pour repérer les diverses pièces de charpente.

 

                                   4)Les “ Contes de ma mère l’oie  “ étaient des   contes * merveilleux analogues aux contes “bleus “ et autres contes  “de la cigogne  

                                   5) Le  “ Dictionnaire des précieuses ou clé de la langue des ruelles   “ d’ Antoine Baudeau de Somaize paru en  1660 indique que le guéridon était nommé dans les salons «  Petite oie du précieux * «  …le précieux étant un «  Cabinet * «   

 

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 08:22

OGHAM ou (OGAM )                                 

              C’est la plus ancienne écriture Celte utilisée en Angleterre et Irlande du III° au VII° siècles pour transcrire l’Irlandais , le Gallois et le Mannois .

              Composée de 20 signes ,elle se transcrit sur  une ligne horizontale de base à l’aide de  traits placés au dessus,au dessous ou en travers de cette ligne...

              Elle offre quelques analogies avec les runes* , a parfois été appelée “ Runes Gaéliques “   ( le mot se prononce “ Om  “ en Irlandais ...)et certains philologues * y voient la transcription d’un langage manuel des signes.

              La tradition en donne comme inventeur le dieu Ogma ou Ogmias qui aurait aussi inventé “ L’alphabet des arbres  *  “ et l’alphabet celtique , chaque lettre de l’écriture « ogam «  étant traditionnellement attachée à un végétal :d= chêne , u= bruyère etc …

              La civilisation Celte,de tradition orale,n’autorisait que de très courts textes écrits, souvent épigraphiques ,parfois chiffrés et fréquemment  funéraires et cette écriture a servi de support à des pratiques divinatoires ; on n’en connaît donc que peu de textes écrits parmi lesquels,outre des gloses * ,ou des colophons * de manuscrits, le principal est le «  Livre de Ballymote «  (XIV° siècle ) qui est une copie du «  Auraicept na n-Éces «(« Manuel des savants «  ) (VII° siècle ) qui est un traité de lecture et d’écriture de l’ogam

              L’Ogam eût quelques dérivés comme , par exemple, « l’alphabet de Nennius ou Nemnivus «  qui s’en serait inspiré et il y a une parenté certaine entre cette écriture et celle employée par les copistes irlandais du moye,-âge ;

              L’écriture Irlandaise moderne est parfois appelée “ Oghamique  “ (IX° siècle )

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:38

SIGNATURES DE MOLIÈRE & CORNEILLE ...

Molière et Corneille   faisaient suivre leur  signature du signe  “ . / . “ dont la signification n’a pas jusqu’ici été élucidée...société secrète ?...basoche ?....corporation ?...survivance ou plutôt renouveau du «  Komma * «  .. ?

À noter que ce signe figurait après le «  Z «  dans l’alphabet recommandé par l’institut national révolutionnaire …

                        Peut-être faut-il voir là un élément abondant dans le sens de la thèse de ceux qui plaident en faveur d’une association entre Molière et Corneille …thèse qui a suscité et suscite encore  de nombreuses controverses et une foule d’écrits …

 

QUI EN SAIT PLUS À CE SUJET ??

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:34

SECOND                                                                

                   1)On nomme «  Livres du second rayon « : 

                         -D’une  façon très générale tous les livres d’une bibliothèque ne pouvant pour des raisons diverses être mis au premier plan:auteurs mineurs (minores*),livres en état médiocre,etc....

                        -De façon plus particulière les livres du second rayon sont les livres libertins,érotiques ou pornographiques* que l’on ne souhaite pas laisser à porté de toutes les mains...on les qualifie  aussi de livres de l’Enfer*,de livres “y2”*,de Curiosa* etc..;

 

                   2) En matière de livres le «  Second marché «   est constitué par les circuits de distribution hors librairie : clubs*, vente par correspondance, courtage * etc …

                   Les volumes de vente de ce secteur sont pour certains titres bien supérieurs à ceux de la librairie traditionnelle .

 

 

SECONDE                                                                                                                        

                   1) La seconde épreuve est le placard* corrigé par l‘auteur et retourné à l’imprimeur pour le tirage.

                   2)Le coté de seconde est   le coté de la feuille imprimé en second  

                   3) Les FNAC * proposèrent durant un temps des ouvrages dits de «  Seconde lecture « : le principe consistant à racheter les livre lus à 70%  de leur valeur initiale dans les trois mois suivant leur achat .

 

 SECONDAIRE                                                                                                                             

                   Un document secondaire est un document non original issu d’un traitement documentaire (bibliographie par ex.)

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:31

RETROUSSAGE                                                                                               

              Procédé utilisé en gravure sur cuivre consistant en un essuyage partiel après encrage pour accentuer le velouté et  obtenir un trait légèrement baveux et un aspect un peu voilé.

              On parlera alors d’ »Épreuve retroussée «  par opposition à l’ »Épreuve sèche* «  qui , elle , est complètement essuyée

              Cette action , très souvent effectuée avec la paume de  la main, est   autant un acte technique qu’un rituel par lequel le taille-doucier prend un contact intime avec la planche qu’il va imprimer . 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 09:38

CELLULOÏD                                                                                                                                     

                                                                                                                                                                    

 

                                      Mélange de pyroxiline(nitrocellulose ) et de camphre inventé en 1865 par Parkes (certains disent par W.Hyatt en 1871, d’autres prétendent qu’il fut présenté à l’exposition universelle de 1862 ...) suite aux travaux de Pinson et de Mante qui réalisait vers 1850 des clichés sur “ ivoire factice “  et produit par Dupont de Nemours qui,outre des usages très variés, a été employé en imprimerie pour la réalisation de clichés* et de caractères * et aussi,pour la fabrication de corps de porte*-plumes et de stylographes *.(Scheaffer en 1924 avec son “ Flat-top  “ ou Conway  dont le  « Stewart floral «  comportait un décor sur papier inséré entre deux  couches de celluloïd )

                                      Sa trop grande inflammabilité,tragiquement illustrée en 1897 par l’incendie du “ Bazar de la charité “  qui présentait de nombreux objet en celluloïd, en a toutefois rapidement limité l’usage.et sa fabrication a été interdite en France en 1964 .

                                      Il présentait en outre l’inconvénient  de devenir cassant avec le temps et de se déformer à la chaleur …et l’avantage d’être  facilement nettoyable à l’eau.

                                      La technique d’illustration appellée “ Cartalégraphie  *  “ (Voir à ce mot ) semble avoir fait appel à ce matériau ...et certains artistes,dont Picasso ,   l’ont utilisé directement en y dessinant à la pointe sèche.

                                                                                                                                                         Mélangé à diverses substances il peut prendre des aspects aussi variés que l’ivoire ou l’ébéne, et à été à ce titre parfois employé en reliure.

                                      On le trouve aussi désigné par les noms de “ Radite “ ou “ Radith  “ (Schaeffer),” Permanite “ (Parker ),  “ Pyralin “ , “ Pyroline “,ou “ Pyraline (Wahl ) “, “Celluloïd Bayer “(Mont Blanc ),”Piroxiline  “ ,” Lucite  “  qui sont des appellations commerciales ,chaque firme voulant  se démarquer de ses concurrents .

                                      A son apparition en France l’apellation était : “ Celluloïde mais le “ e “ final disparut rapidement en angliscisant le mot .....

                                      Dans l’esprit du grand public une certaine notion de fragilité et de basse qualité est restée attachée à cette matière sans doute en raison du fait qu’elle a servi ,dans les années 1930/1950, à fabriquer un  grand nombre d’articles de bazar et des jouets  de basse qualité ....

                                      Il a parfois été employé en imprimerie pour la réalisation de documents transparents  tels que des  pancartes rétro-éclairées et , aussi pour l’impression d’illustrations incluses dans des ouvrages ou d’images pieuses souvent  peintes  à la main qui furent très en vogue de la fin du XIX° siècle au début des années  30.

 

                                      Une variété réputée non inflammable fut baptisée “ Non Flam “            

                                      Les abréviations «  Cellulo » & «  Cello «  sont assez courantes .

Il est parfois confondu avec le " Rhodoïd* " ...(Voir ci-dessous )

 

 

RHODOÏD                                                                                           

                                   Nom commercial,formé sur les premières lettres de « Rhône « et les dernières de » Celluloïd *»,   d’une matière plastique transparente à base d’acétate de cellulose créée par Rhône-Poulenc en 1936 et utilisée en reliure à divers usages mais surtout pour les jaquettes* protectrices des livres.

                                   Utilisé comme support d’illustration  pour la réalisation des dessins animés ,le rhodoïd se prête aussi,par peinture sur son envers, à l’imitation du vitrail et des fixés-sous-verre....cette technique étant parfois utilisée en reliure.    

                                   Certains documents destinés à la projection sont établis sur du Rodhoïd satiné  ou des matières similaires : ils sont souvent appelés “ Transparents  * “ .

                                   Le nom est devenu commun et  sert à désigner toute matière similaire ….

                               Souvent confondu avec le «  Celluloïd* »,il  lui est supérieur par  le fait qu’il ne devient pas cassant et qu’il est ininflammable .

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:50

HUILE                                                      

              1)Le papier huilé a longtemps été utilisé :

-En guise de  vitres aux fenêtres.....vers 1852,un journal (le Phare ) était imprimé sur du papier huilé pouvant être  “recyclé   “ en verre à vitres...

-Comme papier calque ….qui présentait l’inconvénient de tacher l’original par temps chaud …

              2)Autrefois on préconisait de passer de l’huile bouillante sur  les murs situés derrière les bibliothèques afin de limiter la condensation si néfaste aux livres ; le manuel Roret  * “Reliure  “ de 1839 recommande ce procédé et préconise , après son application , un doublage des murs à l’aide de feuilles de plomb * .

              3)L’huile intervient dans diverses expressions concernant l’acte d’écrire :

-“User de l’huile et de la pierre ponce  “  fait référence à l’huile utilisée pour s’éclairer et à la pierre ponce utilisée pour effacer  est aujourd’hui tombée en désuétude mais fut courante autrefois pour  qualifier la rédaction d’un travail littéraire de longue haleine ...et pas toujours récompensé par le succès ... -« Sentir l’huile «  s’emploie pour qualifier un texte laborieux , lourd et sans grâce qui a du demander de nombreuses heures de travail sans génie et,donc, beaucoup d’huile de lampe …

 

-« Perdre son huile «ou «  Oleum* perdidisti «  (voir ci-dessous ) s’applique à un texte sans intérêt pour l’écriture duquel  on estime que l’auteur  s’est éclairé en vain . et auquel on peut appliquer cette autre formule latine :    »Ingenti labore ….exiguum opus … » »(Énorme travail …petite œuvre … »)

 

 

 

              4)Durant longtemps les imprimeurs se heurtèrent à la mauvaise qualité des huiles employées pour la fabrication des encres ....

 

              5)Le centre de recherche sur la conservation des documents graphiques a expérimenté diverses huiles essentielles sous l’angle de leur efficacité pour lutter contre les parasites des livres et principalement moisissures * et insectes * .(Voir à ces mots )

              Les résultats obtenus,en montrant l’efficacité de ces huiles , sont venus confirmer les savoirs et les recettes empiriques anciennes

              Les principales huiles efficaces sont  celles de : chénopode, citronelle, thym, Eucalyptus, Armoise,Sauge,Lavandin ,  Carotte ,Thuya,....à vous d'en trouver de nouvelles ...!

 

 

 

OLEUM- PERDIDISTI

                                                                                                Expression latine signifiant :”Tu as perdu ton huile* " employée pour qualifier une œuvre de peu de valeur qui ne vaut même pas l’huile que l’auteur a dépensée pour s’éclairer lors de sa rédaction et , dont  on disait autrefois qu’elle «  sentait l’huile « 

              Elle est synonyme de “In aqua * scribere  “(Écrire dans l'eau ...)  ou de “ Litus *  arare  “ (Labourer le rivage de la mer avant qu'elle ne remonte ...) )

              Le chevalier d’ Eon  l’emploie en français dans une lettre adressée  à son « habilleuse «  Rose Bertin : » Car à votre tactique nouvelle je vois que j’y perds mon huile et mon tems « 

            Le terme «  Lucubrant *« désignant le travail intellectuel nocturne , n’a pas de connotation péjorative …(voir ci-dessous )

 

 

LUCUBRATEUR ou LUCUBRANT 

            Ce terme devenu inusité  désignait une personne se livrant à la «  Lucubration «  en  travaillant la nuit de manière intense et assidue   à des ouvrages intellectuels.

            Parmi les écrivains ayant mérité ce titre et écrivant surtout la nuit on peut citer Corneille , Malebranche , Hobbes , Gustave Flaubert ,Angelo Rinaldi,Proust , George Sand...etc ...etc ...

            Le mot, en lui-même n’est pas péjoratif mais il le devient  lorsqu’il est confondu avec «  Élucubrateur *«dont il peut paraître  l’apocope ....

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 09:01

DÉFRAÎCHI                                                                                                        

              Ce terme , fréquent dans les descriptions d’ouvrages anciens , signale des défauts,en principe mineurs dus   au vieillissement tels que “ Rousseurs  * “ ,traces de frottement , pâlissements dus au soleil etc ...

              Mais on peut aussi considérer comme  “ défraîchis  “ des ouvrages présentant un défaut de fabrication , ayant subi des avaries de transport , dont le millésime * est périmé (almanachs ...) ,insolés * , d’occasion etc ...

              En raison de la subjectivité de cette appréciation elle  devrait toujours être accompagné d’une description précise et objective  des défauts .

            Le mot  ne doit pas être confondu avec “Défectueux *  “ ou “Abîmé * “  qui , bien que concernant eux aussi des défauts du livre,signalent des défauts plus graves .

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:53

DÉFINITION

              Les définitions des mots figurant dans un dictionnaire sont censées en expliquer clairement toutes les significations  possibles et hormis les omissions de certains  sens particuliers , tous les ouvrages devraient, pour le même emploi d’un mot, donner la même définition ….

              C’est très loin d’être le cas et force est de constater que chaque dictionnaire reflète la sensibilité de son rédacteur comme le constate Alain Rey dans son « Dictionnaire amoureux des dictionnaires «  (Article : «  Définition «  )  : « Les contenus d’une définition de dictionnaire sont à tel point fonction de l’idéologie dominante ou proposée,de l’état de la langue,du type d’usage requis,de l’objectif du dictionnaire qu’un même mot peut en recevoir des dizaines selon les ouvrages « 

 

              Vous voilà prévenus ! J'assume la paternité des définitions de cet ouvrage  et accepte le débat pour celles qui vous paraîtraient contestables !

 

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:52

DÉFILANT

              Forme de présentation d’un texte éléctronique consistant à faire apparaître sur un écran une courte section d’une phrase et à la faire défiler pour prendre connaissance du texte complet .

              Le procédé , extrêmement répandu pour des annonces utilitaires ( publicité , informations diverses etc ...) induit une lecture lente mais autorise un grand nombre simultané de lecteurs .

              C’est  l’américain Jenny Holzer qui généralisa le procédé dans les années 80 mais il ne faisait que reprendre , en le modernisant , un dispositif  plus ancien utilisant  des lampes électriques classiques ( c’est un tel dispositif qui annonça à la foule parisienne la défaite du boxeur Georges Carpentier  en  1921 ...)

              Les textes transmis  par ce mode de diffusion sont parfois qualifiés de “ Textes fugitifs  * “ (Voir à ce mot ) 

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