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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:30

MUTILATION                                                                                                             

              On, appelle mutilations les dégâts volontairement provoqués sur un livre , ceux survenant pour une cause naturelle étant plutôt qualifiés de dégradations * .

              Ces mutilations volontaires sont commises  soit pour vendre au détail les gravures d’un livre (Cartes des départements par exemple ...) , soit par suite de pulsions iconoclastes soit pour conserver un passage d’un livre consulté en bibliothèque soit encore par suite de censure* ou d’interdits.

              Parmi les nombreux indélicats qui mutilèrent les livres des bibliothèques on peut citer le fameux faussaire Vrain -Lucas ,qui s’illustra dans l’affaire Chasles    et  fut pour ce motif expulsé de la bibliothèque Ste. Geneviève  mais il y en eût et il y en a encore une foule d’autres ! ....

              Un autre cas est représenté par Blaise Cendrars qui amenait toujours avec lui  une “ Bibliothèque portative *  “ constituée de passages arrachés aux œuvres qu’il avait aimé (la chronique ne dit pas si les livres mutilés étaient sa propriété ...)

              Les documents  sur lesquels on a supprimé des éléments ou des personnages par suite d’interdits sociaux,politiques  ou religieux ressortent aussi de cette catégorie :gravures à l’état couvert * et découvert*  suppression des personnages dans les éditions chrétiennes réalisées  dans les pays musulmans ,disparition de personnes tombées en disgrâce sur certaines photos  dans l’ex-URSS par exemple ….

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:19

ÉGÉRIE

                   Une égérie est une femme * à laquelle on reconnaît une grande influence sur l’œuvre d’un auteur ...elles furent innombrables et celles qui sont passées à la postérité ne doivent pas faire oublier que , probablement , tous les auteurs eurent la leur souvent restée inconnue ...

                   Le mot viendrait du nom d’une nymphe qui dans la mythologie latine aurait joué ce rôle auprès du roi de Rome  Numa Pompilius au VII° siécle Ajc.

                   La marquise du Châtelet (Émilie de Breteuil ) pour Voltaire , Mme de Récamier pour Chateaubriand , Marie d’orval  pour Alfred de Vigny ,Juliette Drouet pour Victor Hugo, Lou Andréa Salomé pour Rainer Maria Rilke , Elsa Triolet pour Aragon ,Catherine Pozzi  pour Paul Valéry  furent de celles-là  mais on pourrait aussi évoquer Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre , Balzac et Madame Hanska et combien d’autres .....!

                   Certains auteurs (mais pas tous ! ..) reconnurent leur influence comme , par exemple Anatole France qui , dédicaçant “ Crainquebille “ à Mme.Arman écrivait : “ À madame Arman ce petit livre que,sans elle je n’aurai pas fait car,sans elle, je ne ferai pas de livres “  compliment un peu nuançé par la remarque verbale  “ Nous en arriverons bientôt à la dictée “ qu’il faisait parfois !

 

                   Le mot aurait été introduit soit par Balzac en 1846 dans « Les Comédiens sans le savoir   « et dans « La cousine Bette « : « Je serais député, je ne ferais point de boulettes , car je  consulterais mon égérie  dans les moindres choses « , soit par Musset  en 1850…et  certains  leur ont donné le titre de muse …(voir ci-dessous )

 

 

MUSE    

                                       

              1)Les muses de la mythologie étaient neuf déesses attachées aux divers arts libéraux dont chacun a suscité nombre d’écrits ...

               En dehors de Clio  , Euterpe  ,Thalie  , Melpomène ,Terpsichore , Erato,Polymnie , Calliope,et Uranie une dixième muse fut parfois inventée par certains :

                       - Pour louer les  nombreuses  femmes écrivains  de talent comme , par exemple , Avogadro, Fedele,Violante de Ceo,Anne Killigrew,Pernette de Guillet,Deshoulières,Mme. du Deffand sacrée “Muse de l’Encyclopédie  “ , Gournais,L’Héritier,Anne de la Vigne , Sapho ,Girardin ....ou Claudine Colletet qui,cependant ,  ne devait son succès qu’au talent de son époux etc...etc ....      

                       -Par Voltaire  qui  disait à ce propos “ ...la saine critique * est la dixième qui est venue bien tard ...” .

                       -Pour la presse par l’anglais Anthony Troloppe  qui ,dans “ The Warden  “(circa 1860),  créa une  “ Dixième muse qui gouverne la presse  “  .

                       -Pour la typographie concernant laquelle on rencontre parfois l’évocation de la muse “ Typosine “ , l’un des premiers a en avoir fait mention étant Jacques Grévin dans “ Gélodacrye “ ( 1561) suivi de Du Bellay qui ne la cite pas nommément mais lui reconnaît ,dans “ Défense et illustration de la langue française “ (1549) , le caractère de dixième muse.

                       2)Le mot, qui est   parfois employé comme synonyme d’ “ Égérie  *  “ ou d’ “Inspiratrice *  “  figure dans quelques expressions populaires telles que :

                       -”Taquiner la muse  “ : écrire des textes littéraires en guise de distraction et sans prétentions à la renommée .

                       -”Être inspiré par les muses “,”Avoir la faveur des muses “  ou “ Être l’amant des muses “   :Avoir du talent .

                       -”Cultiver les muses “: Se livrer à des études littéraires .

                       3)Employé comme nom commun le mot peut  qualifier le genre de  littérature  d’un pays ou le style d’un auteur : “ La muse de l’Italie “ , “ La muse de Rousseau  “ ....mais dans cet emploi il est vieilli .

                       4)Leur nom a,en outre,  été souvent utilisé soit dans des évocations littéraires , soit dans le nom d’associations , d’organismes à vocation littéraire , historique , musicale, de librairies  et même en gastronomie ou la « Muse verte « est l’absinthe ou  une variété de pastis   etc ...

                       Il figure en outre dans nombre de titres d’ œuvres littéraires comme par exemple :

              “Les neuf muses “ de Francisco Quevedo (circa 1640 ) ,”Le dictionnaire des muses  “ de Mmes de Scudéry,de la Suze,de Vivonne et d’Angennes.(XVII° )  “ La muse du département  “ d’Honoré de Balzac (1843) ,’”Les muses d’état   “ de Victor de  Laprade ( 1861), “ La muse au cabaret  “ de Raoul Ponchon ( 1920), “ La muse tragique  “ deHenry James (1891),”Les muses oubliées  “ (Florilège de Voiture , Bensérade etc ...-1922) etc ...etc ...

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:23

FERMESSE  

                                

              Signe  en forme de S dont les deux boucles  rejoignent la hampe  : “  “ ou de S barré :  “  ,se rencontrant souvent sur les reliures entre 1560 et 1640 .(on dit aussi “ S fermé  “ )et , plus anciennement en accompagnement de certains monogrammes *sur des actes carolingiens 

.

                                     Ce serait,d’après certains érudits,  une sorte de rébus* (La lettre « S » flanquée d’attributs divers y est souvent utilisée …)pour symboliser la fermeté...pour d’autres , c’est un symbole de fidélité amoureuse et les monogramme entourés de fermesses figurant sur certaines « Reliures d’amour * « prônent en ce sens , ) ,   d’autres encore  n’y voient qu’une fioriture sans signification particulière…

                                                

                            Il semblerait que Scarron ait parfois fait suivre (peut-être par allusion à son handicap physique ?? ), sa signature de ce signe comme en atteste  un autographe apposé par cet écrivain sur un exemplaire des “ Essais “  de Montaigne daté de 1625…

 

              Dans son « Histoire du palais de Fontainebleau « (note p 203)  M. Vatout  émet l’hypothèse  que la fermesse aurait été utilisée par Henry IV par allusion au nom de sa maîtresse  Gabrielle d’Estrées (« S » barré d’un trait :  S-Trait ..)       et , en effet  l’inventaire après décès de celle-ci  mentionne  « une bouëtte de peinture esmaillée de gris  …ou est le chiffre du Roy,et à costé d’iceluy quatre S… »…hypothèse séduisante à confirmer … !

 

                        Malgré sa   ressemblance avec le symbole  adopté pour la représentation du dollar  il ne semble pas qu’il y ait de lien entr’eux ...

 

                   Son graphisme présentant une certaine analogie avec la représentation d’une ancre*  portant un cordage enroulé autour de sa verge et l’ancre étant depuis des temps reculés symbole de fermeté j'ose  émettre l‘hypothèse que la fermesse est la représentation stylisée d’une ancre .....hypothèse confortée par le fait que l’ancien signe paléographique de correction * en forme d’ancre apparaît souvent retranscrit sous l’apparence d’une fermesse ....

 

                   LE DÉBAT DEMEURANT OUVERT SUR L'ORIGINE DE CE SIGNE , J'ATTENDS VOS LUMIÈRES À CE SUJET ...

 

 

                               

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 07:57

COMMINATION & COMMINATOIRE

              Dans son sens moderne  ce mot , synonyme de « Mise en demeure « , désigne une «Injonction à faire » susceptible d’entraîner des poursuites en cas de non réalisation .

              Par le passé son sens  était  beaucoup plus fort et nombre de textes littéraires, de chartes * ou de lettres ont comporté in-fine  une formule de commination , l’écrit étant alors dit « Comminatoire « .

              Sur les chartes anciennes ces clauses ,très détaillées et fort sévères , ont très fréquemment  voué  celui qui ne les  respecterait pas à des peines spirituelles dont l’excommunication était la principale et à des peines temporelles consistant en amendes ou en privation de liberté .

              On peut citer en exemple celle figurant dans   l’acte de fondation de l’abbaye de Saint Sever  au XI° siècle : « Si quelqu’un …osait enfreindre  ces dispositions :…qu’il soit retranché de la communauté des fidèles , qu’il aille avec Iscarioth, avec Datan et Abiron ,que la terre a englouti tout vivants, qu’il périsse avec Julien l’Apostat  et l’infâme Dèce ;qu’il soit damné avec Néron  et Simon le Magicien ;qu’il brûle frappé d’une malédiction éternelle  avec le diable et ses anges dans le feu et dans le soufre jusqu’à la consommation des siècles …. Amen Ainsi soit-il..»

                                     Mais les ,intérêts de l’abbaye n’étant pas perduis de vue ,   il est ajouté   que « Si , après son méfait  le coupable veut en venir à satisfaction ,il restituera au quadruple le dommage qu’il a perpétré ,et payera de plus sept livres  d’or au monastère … »   et, pour tempérer l’aspect matérialiste et séculaire  de ces diosposition il est ajouté qu’il  « . ira pieds nus à Rome  et la rémission qu’il en rapportera ,il la remettra de ses mains  à l’évèque de son diocèse «  

       On en retrouve une survivance dans les « Anathèmes* « (Voir ci-dessous  ) inscrits par leurs possesseurs sur de nombreux livres anciens .

 

 

ANATHÈME                                                                                                             

                                   Ce terme d’origine biblique ne désignait au départ que la consécration à dieu d’êtres ou de choses mais il a pris  au fil du temps le sens  négatif  qu’on lui connaît aujourd’hui ou il ne désigne plus que le fait de maudire une chose .

 

Dans le domaine de l’écrit , c’est une formule d’imprécation* figurant parfois sur des  livres ,des documents ou dans la devise de certains ex*-libris et  vouant   généralement  le voleur ou l’emprunteur indélicat  au pire destin ou,pour les livres religieux ,  à l’excommunication *.

              On peut ainsi voir invoqués la lèpre de Giezi, la peste,la colère céleste,l’épilepsie,la jaunisse,toutes les malédictions du Deutéronome * et du Psaume 108,la cécité etc …

              Un codex * du IV° siècle porte la mention : “ Celui qui s’en emparerait sera excommunié et exclu de l’église et de la communion .  “...un autre, vers 1250, la formule “ ...si quelqu’un l’enlève et le cache ,qu’il soit anathème !  “       

              Très sévères aux époques anciennes , ces formules, inspirées par les clauses « comminatoires * « (Voir ci-dessus) des chartes anciennes ,  se sont édulcorées à partir des XII° & XIII° siècles  pour  ne plus être qu’une prière promettant une récompense ou un pourboire (pris au sens propre ..) en cas de retour de l’ouvrage perdu .

             

             

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:43

EN CES TEMPS DE CAMPAGNE ÉLECTORALE  PENCHONS NOUS SUR LES TRACTS ....

 

TRACT                                                                                                                                 

                                   Le mot ,qui vient de l’Anglais, à désigné autrefois une brochure  avant de prendre son sens actuel de petit imprimé ,souvent polémique, destiné à être affiché (on le nomme alors parfois “Papillon * ” ),jeté ou distribué sur la voie publique voire lancé depuis un ballon  ou  un avion .

              Cette diffusion par la voie aérienne débuta immédiatement avec l’apparition des premiers engins volants  comme en témoigne ce prospect publicitaire de Mme Jean Pierre Blanchard  annonçant une ascencion en ballon le 9/6/1811 à l’occasion du baptême du roi de Rome au cours de laquelle « je jetterai  des bulletins  qui sur les villes et villages ou je passerai annonceront la fête donnée   à Saint Cloud «

                                   Certains de ces tracts diffusés par la voie des airs ont pris des formes originales comme  ceux lancés par les allemands sur la ligne Maginot en 1939/40   qui avaient la forme de feuilles de platane et  annonçaient : “ ...les feuilles tombent ...vous tomberez comme elles..

                                   Des extraits de certaines œuvres littéraires furent diffusés par ce canal comme , par exemple ,  des passages de l’œuvre de Saint Exupéry “ Pilote de guerre “ qui avait été interdite et retirée de la vente en 1942 et dont les chapitres I, XIII,XVI,XX et XXI firent l’objet du n° 2 de la “ Revue du monde libre “ larguée sur Nantes et Poitiers  des les nuits du 13 au 14 Mars 1943 ( 16640 et 28160 exemplaires ) et  sur Châteauroux et Soissons dans la nuit du 4 au5 Avril 1943 ( 40960 et 34650 exemplaires )

                                   Les « Éditions de minuit »éditèrent également trois de leur titres sous cette forme dont ,en 1943,« Le musée Grévin « de « François la colère alias Louis Aragon

                                   Il existe peu de moyens d’apprécier l’efficacité d’un tract sauf , peut-être, pour ceux distribués sur la voie publique ou le décompte des “ jetés “ dans l’entourage immédiat du donneur peut constituer une indication .

                                   On peut voir des  ancêtres du tract dans les balles de fronde portant des invectives utilisées dés 40 Ajc. par les troupes romaines  ou dans les messages attachés à des flèches lancés lors des sièges du moyen-âge

                                   Ephemera * par destination , la plupart des tracts ont disparu sans laisser de traces et ce n’est que depuis la seconde guerre mondiale  que le souci d’en conserver une trace s’est fait jour ;

                                   Les deux collections françaises les plus importantes sont celles de la Bibliothèque nationale et celle de la “ Bibliothèque de documentation internationale contemporaine “  mais il existe de nombreuses collections privées .

                                   Tractophile” et “ Tractophiliste “ étant  réservés aux collectionneurs de tracteurs  j’ignore comment sont nommés les collectionneurs de tracts: @Ephéméraphiles ? “ …dans certaines publications en français on peut rencontrer le germanisme “ Papierkrieg  “ pour les désigner ...

                                   Certains tracts sont restés célèbres comme par exemple « Un cadavre « , coécrit en 1924 par André Breton , Aragon ,Delteil, Drieu de la Rochelle Éluard et Soupault et qui , en critiquant avec violence  Anatole France récemment décédé,  fit scandale dans le monde littéraire de l’époque .

                                   Sur le plan pratique il existe diverses méthodes de diffusion : jet sur la voie publique , distribution dans les boîtes à lettres,voie postale, insertion dans des publications, journaux ou revues , distribution manuelle dans les lieux publics très fréquentés , démarchage , lançers depuis un véhicule  , le plus efficace étant l avion qui peut utiliser le lancer simple ou à l’aide de containers ou de bombes pouvant contenir des dizaines de milliers de tracts et couvrir une vaste zone selon l’altitude de largage .

 

TRACTER 

              Néologisme d’apparition récente désignant la distribution de tracts * sur la voie publique .

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:37

 

TINTAMARRESQUE

              Le mot , qui pêut être rapproché de “ Drolatique * “  ou de “ Carnaval  *  “ se rencontre pour désigner un écrit bouffon écrit par un " Tintamardier " (Voir ci-dessous ) et dans lequel la dérision prime .

              Il fait référence au style du journal “ Le tintamarre “(1840)  qui se caractérisait par son ton caustique et satirique

              On peut citer en exemle de son emploi  :

              -Le journal des Goncourt (1889 p 1049- : “ Je relis aujourd’hui Du Veuillot ...c’est le grand pamphlétaire de ce siècle  quand il risque un mot tintamarresque ....”

              -’”Histoire tintamarresqaue de Napoléon III  ” par Touchatout .(Léon Charles  Bienvenu ).

 

 

 

TINTAMARDIER                                                                                                                      

              Ce néologisme est parfois rencontré pour désigner un auteur produisant des vers de mirlitons * ou macaroniques * et autres écrits burlesques ou “ tintamarresques *   “ souvent utilisés pour illustrer menus* et invitations *

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:34

TINE                                                                                                                        

              Ancienne appellation des cuves * utilisées dans la papeterie traditionnelle .

              Certains commentateurs prétendent que le récipient utilisé dans l’imprimerie pour contenir les caractères de plomb à refondre aurait porté ce nom et aurait ,par un calembour, donné son nom à saint Jean Porte Latine ( “ porte la tine  “ ) patron * des imprimeurs  mais cette opinion paraît assez fantaisiste  car le récipient servant au rebut des caractères était plutôt nommé “ Sabot *  “ , “ Cassetin * du diable  * “ ou “ “ Boite * à la fonte ou aux pâtés  “ .

              Il est à noter que le mot à survécu jusqu’à une époque très récente dans le langage des viticulteurs du midi de la France pour désigner une cuve à vin .

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 08:48

TRACTION                                                                                                                                

              Procédé utilisé en Offset pour effectuer une légère correction de repérage*:on exerce une traction sur la plaque, à l’aide d’une machine spéciale, pour modifier ses dimensions.

              Une  machine ,dont un exemplaire est visible à Annonay dans l’ancienne papeterie des frères Montgolfier,   avait déjà été utilisé à la fin du XIX° siècle aux fins d’agrandissement ou de réduction d’un tirage;elle utilisait un support de latex élastique  portant l’empreinte à imprimer et  permettait de l’étirer uniformément en conservant ses proportions

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 08:45

QUOTIENT                                                                                                                  

                                Le psychologue Busemann a inventé en 1925 une méthode de mesure de la stabilité émotionnelle d’un sujet  basée sur la mesure du “ Quotient  verbes-adjectifs  “ dans les textes qu’il rédige .

                                Selon cette méthode la stabilité émotionnelle du sujet serait d’autant plus grande que les verbes seraient moins nombreux ....

 

Je suis impatient de connaître le résultat de vos investigations concernant ma prose sur ce blog !!!

 

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 08:35

QUERELLE        

                                                     1)Le domaine du livre n’a pas échappé à la polémique et à donné lieu à de nombreuses querelles ou scandales ,ayant suscité écrits*, réfutations * , contre*-réfutations,libelles*,disputes , pamphlets* etc …  parmi lesquelles on peut citer :

                                        

- La “ Querelle des argaunautiques “ qui opposa Callimaque , épimélète * de la bibliothèque d’ Alexandrie au III° siècle Ajc à Apollonios de Rhodes ...

                                         -LaQuerelle des  inventeurs ou “ Querelle de chapelle  “ , polémique qui a suivi l’invention de l’imprimerie* à caractères mobiles dont plusieurs inventeurs  ont revendiqué la paternité avant que l’on ne s’accorde sur le nom de Johann Geusfleisch dit Gutenberg.

                                         Le principal prétendant à ce titre était   Laurent  Janszoon dit  Coster de Haarlem,qui prétendit que son secret lui fût  volé durant la nuit de Noël 1442...

                                         Mais de nombreux pays revendiquent cette paternité pour l’un de leurs citoyens 

                                         -Les “ Querelles des dictionnaires  “ plus communément appelée “ Batailles * des dictionnaires  “   

                                         -La bible proscrivant  les images  en divers passages ( Deutéronome 27,15 & 4,9-28-Exode 20,4 )une  “ Querelle des images *    “  opposa,au Moyen-âge, partisans et adversaires de la représentation imagée de Dieu ;elle  fut  la cause directe de la destruction de nombreux livres par les iconoclastes *, d’une foule d’écrits tels que le livre de Saint Agobard ,et de  la tenue des conciles de Nice et de Francfort ( 804).

                                         -La Querelle des femmes qui opposa aux XV° et XVI° siècles  féministes et  anti-féministes et suscita de nombreux pamphlets * et controverses * comme , par exemple , ”Les controverses des sexes masculin et féminin “ de Gratien Du Pont ( 1534) ou « De l’égalité des deux sexes …. » de Poullain de la barre (1673)           

                                         -La “ Querelle des anciens et des modernes  “ qui ,au XVII° siècle fut déclenchée par la lecture d’un poème de Charles Perrault à l’académie et opposa durant douze ans (1687/99) les tenants de l’antiquité ,avec à leur tête Boileau ,aux partisans des œuvres contemporaines ...sans parvenir  à une conclusion bien tranchée , ce que Mme. De Sévigné résumait en écrivant « Les anciens sont plus beaux ,mais nous sompmes plus jolis «

                                         -La “ Querelle des bouffons *  “ qui opposa au milieu du XVIII° siècle les tenants des musiques italienne et française en suscitant un flot d’écrits en tous genres ...

                                         -La querelle concernant au XVI° siècle la publication d’une traduction de la bible en « Langue vulgaire « qui fit ,parmi de nombreux autres , l’objet de deux mois de débats au concile de Trente en 1546             

                                         -La “ Querelle des Uranistes et des Jobelins  “ qui opposa les  partisans de Bensérade à ceux de Voiture au XVII° siècle

                                         -La “Querelle des lexicographes * “  Prosper Poitevin , Bescherelle ,Napoléon Landais ...

                                -etc ...etc ...

 

                                Et , pour la papeterie , la  “ Querelle du vélin   * “qui opposa les papetiers Réveillon et Johannot,chacun d’eux prétendant être l’inventeur du papier vélin*

 

                               

 

                                                     Certains essayèrent de les éviter à tous prix et c’est ainsi que l’on vit quelques censeurs officiels demander à être démis de la censure d’un ouvrage par crainte de provoquer une querelle avec l’auteur qui était de leurs connaissances :en 1757, par exemple , l’abbé Foucher ,académicien et  censeur chargé d’examiner « Lettre à l’auteur du diocèse de Paris « de l’abbé Lebœuf lui-même académicien, demanda à Malhesherbes de le démettre de cette charge en déclarant : « Quoiqu’il ne s’agisse dans cette dispute que de minutes fort peu intéressantes ,vous savez, monsieur qu’on s’échauffe sur ces misères comme sur les questions les plus graves . Je serois au désespoir de contrister le moins du monde un confrère de cet âge ,et que je respecte  bien sincèrement « (BN ms.fr.22137 folio114)

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