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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 08:29

MULREADY                                                                                                         

              Les “ Enveloppes Mulready  “(du nom de leur illustrateur )  furent les premières enveloppes préaffranchies émises le 1° Mai 1840 en Angleterre .

              Illustrées et  timbrées ,elles furent  lancées en même temps que le timbre “Penny Black “ mais c’est ce dernier qui obtint la faveur du public et leur diffusion cessa en Avril 1841.

              Si l’on me  permet une hypothèse concernant  cette préférence , je me référerai à l'aversion  que j’éprouve personnellement concernant l'emploi  des enveloppes modernes préaffranchies en raison de ma mauvaise écriture ... : si l’on répugne peu à jeter et à réécrire avant timbrage une enveloppe vierge , il n’en va généralement pas de même pour une enveloppe préaffranchie  qui sera souvent raturée ….

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 08:24

MUGUET                                                                                                                 

                                   1)Sorte de papier,peut-être fabriqué à partir de muguet ,mais   dont les caractéristiques  n’ont pu être précisées exactement (QUI EN SAIT PLUS ???).

              On connait un “ Chiffon muguet “ des papeteries Larroque comportant des inclusions de fleurs dans sa pâte et un couvent fabrique artisanalement un “ papier muguet “ dont l’épair * “ressemble à une chevelure “... 

               Mais l’on peut aussi imaginer que cette appellation ait pu être donnée par allusion à un filigrane * ou à un parfum * .

                                   2) Le muguet étant considéré comme un «  Porte*-Bonheur «  se rencontre assez souvent dans les décors de reliure , les illustrations des livres,les cartes postales ou de vœux dans lesquels il peut voisiner avec d’autres plantes  douées de cette vertu  , comme le gui* ,le trèfle  ,  le houx *  ou l’Edelweiss* .

              Une mention particulière doit être faite pour la date du 1° Mai indossolublement attachée à cette fleur et à l’occasion de laquelle de nombreux écrits sont publiés  

                                   3) Le mot a parfois été employé comme synonyme de «  dandy* «  par référence aux jeunes élégants du XIX° siècle  ainsi nommés parcequi’ils se parfumaient au muguet .

 

MUGUETTER

              Peut se dire d’un écrit mièvre  et flatteur destiné à séduire et à «  Conter fleurette* « 

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 09:23

 

XÉROGRAPHIE                                                                                                             

              Procédé d’électrocopie * sans contact physique basé sur la conductibilité de l’électricité par certaines matières (Anthracène, Toner   *   )   en présence de la lumière et qui permet de réaliser des impressions à sec.

              Inventé par l’Américain Chester Floyd Carlson  en 1938 le procédé n’eût aucun succès au départ et ne fut diffusé qu’a partir de 1947 par la société «  Xérox *«   avant de donner  le jour à diverses variantes selon les constructeurs .

              Le procédé “ Rank-Xérox “  ,qui fut longtemps le seul ,  est à l’origine de son appellation avant que d’autres procédés ,tels que le  “ Kalle “, n’apparaissent .

 

 

XÉROCIVILISATION                                                                                

              Ce néologisme est employé par Umberto Eco pour désigner la propension de notre époque à user et abuser des photocopies * et du photocopillage .  

 

XÉROX

              Le nom de cette société exploitant les procédés xérographiques  se rencontre parfois pour désigner  de façon péjorative la pâle copie d’une chose  , voire même un individu s’efforçant  sans y parvenir vraiment d’en imiter un autre

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 09:18

XYLOPLASTIE

              Technique consistant à élaborer une pâte  constituée de   bois dissout  dans de l’acide chlorhydrique mélangé à du  silicate de potasse ou de soude .

              Cette pâte ,qui acquiert en séchant une grande solidité,  a pu permettre la fabrication de caractères typographiques non  standards , par exemple pour la réalisation d’affiches .

              Il semble que l’appellation «  bois fondu* «(Voir à ce mot )  ait parfois été employée pour la désigner ..

 

 En 1892 on signalait des essais de fabrication de caractères typographiques en «  Bois fondu « ,les précisions concernant la  technique de fonte  se bornant à indiquer qu’il s’agissait d’un chauffage en l’absence d’oxygène….le procédé n’eût pas de succès et ne passa pas à la postérité … 

              Plusieurs hypothèses peuvent être avancées concernant sa composition  :

 

                        -Copeaux de bois mêlés à un liant et chauffés  selon la technique dite de la «  farine de bois «pratiquée dans les années 30 dans les pays scandinaves pour la fabrication de linoléum et pour l’amélioration de matières à mouler telles que lonarite ,isoloïd ,bakélite*,permali  etc …

 

                        -Lignine fondue semblable à la matière plastique dite « Arboform « 

 

                        -Procédé mettant en œuvre la galvanoplastie .

 

                         Mais l’hypothèse la plus probable est que le terme de « Bois fondu » ait été  une appellation simplifiée de la xyloplastie* évoquée ci-dessus  technique permettant en effet de fondre des caractères typographiques de toutes dimensions pouvant résister à l’impression de nombreux exemplaires.

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 09:15

XYLOTHÈQUE

                                   1)Une «  Xylothèque «  est une collection d’échantillons d’essences de bois classés et conservés comme des livres dans une bibliothèque .

 

                       2)C’est aussi  une varièté d’herbiers constituée de boites  en bois s’ouvrant comme des livres , contenant des échantillons  secs , des représentations précises en cire ou des peintures représentant des végétaux et , parfois leurs parasites .

La formule   eût son heure de vogue au XVII° siècle  dans l’ Europe de l’ Est et au Japon   et il en subsiste  des collections dans divers herbiers ou musées :

            -« Bibliothèque de bois «  de Carl Schildbach (1788) au musée Ottoneum de Cassel comprenant 530  sortes de vitrines en bois abritant des spécimens secs et des reproductions en cire .

            -Collection de Candid Haber (1795) à Ebersberg : 150 tablettes doubles évidées dont 135 sont présentées en Suisse  au musée du canton de Thurgovie à Frauenfels .

 

            - Et , aussi , Collection Carl Aloys Hinterbang (1825)  comprenant 68 volumes et les tablettes de bois  peintes  japonaises des ères «  Edo «  (1826) et «  Meiji «  (1878 ….

 

             

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:59

                                   Si nous connaissons tout de leurs œuvres , nous connaissons fort peu de choses des caractéristiques vocales des “gens de lettres “célèbres et , hormis quelques mentions éparses dans les chroniques de leur époque , leur voix nous reste inconnue .

                             On sait cependant que D’alembert avait une voix si fluette qu’elle lui procura une réputation d’impuissance.

                           Une approche  avait été faite dans les années 80 lors d’une exposition à Beaubourg ou, à partir des caractéristiques physiques de leur crâne et de leur gorge mesurées sur les bustes les représentant ,une tentative de restitution de leur voix avait été réalisée...

                        Concernant les célébrités littéraires contemporaines pour lesquelles des archives sonores ou des témoignages  sont accessibles l’expérience est parfois bien déstabilisante tant leur voix correspond parfois peu à l’image que l’on s’en était faite à la lecture de leurs œuvres :

 

                           -Écoutant un disque enregistré par Saint Exupéry j'ai  le souvenir d’avoir été extrêmement surpris par le ton monocorde et peu tonique de sa voix ....

                            -Des témoins rapportent que Paul Éluard était totalement incapable de lire ses œuvres  avec sentiment : »..il ne savait pas mettre le ton …il ne comprenait pas ce qu’il disait …les mots avaient l’air perdu…le sens du poème se défaisait … « (Gilles Lapouge in “Histoires de dictionnaire ”Robert-2004)

 

QUI EN SAIT PLUS À CE PROPOS ??

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:56

WESTERN                                                                                                                           

                                   Catégorie de livres ayant pour sujet la légende de l’Ouest Américain et dont le précurseur fut James Fenimore Cooper et ses contes de “ Leathrerstocking “ ( “ Bas de cuir  “ )

                                   Souvent  rencontré en BD ou au cinéma le Western a moins suscité de romans mais on peut cependant citer “ Le dernier des mohicans  “ de J.F. Cooper ( 1826) ,”ou “ Winnetou  “ de Karl May ( 1893)

                                   La civilisation du “ Cow-Boy  “ qu’il décrit ne privilégie guère l’écrit (encore que la typographie* américaine ait parfois été nommée «  Typographie Cow*-Boy «  …) mais on peut y trouver une forme originale de la “ Chose écrite “ dans le marquage des troupeaux,aussi nommé «  Ferrade * »  pour lequel s’était développé tout un système complexe de monogrammes * marqués au fer rouge sur l’épiderme des animaux .

                                   Ces monogrammes faisaient appel soit à des dessins géométriques ( cœurs,croix, flêches, cercles,carrés,ancres, poissons etc ...) soit à des lettres qui, lorsqu’elles étaient représentées dans des positions inusuelles, portaient un nom particulier  comme ,par exemple, “ Lazy D   “ pour le D renversé ou “ Circle D   “ pour le D entouré d’un cercle.

                                   Certaines lettres ou chiffres trop facilement falsifiables, comme le 3 , le C ou  le I ,  n’étaient pas employés...

                                   Il est arrivé que les ranchs soient eux-mêmes désignés par le monogramme de marquage qu’ils employaient : “ ranch du T barré “ par exemple ...

                                   Surtout développé au cinéma , le western a cependant donné naissance à une abondante littérature de “ Bande * dessinée “  initiée dans les années 30 avec « Red Ryder «  ou «  Bronc Peeler » et qui eût son apogée vers le milieu des années 1950 en suscitant une multitude de héros tels «  Hopalong Cassidy «  , »Cisco Kid «  , »Buck John », »Tex Tone « , »Kit Carson « ,etc ….sans oublier les «  Phares «  du genre que furent  »Zorro «  , »Blueberry «  et «  Lucky Lucke « ….

                                   On peut remarquer que , pour ce qui concerne le domaine français , la « Famille Fenouillard «  avait déjà dès 1889 eu maille à partir avec  des indiens  et que dans les années 20 » Zig et puce «  ,les » Pieds nickelés «  et «  Bibi Fricotin « avaient vécu des aventures au Far-West ….. suivis , bien sûr de l’incontournable «  Tintin « ….   

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:48

WARBURG

            La méthode dite «  Méthode Warburg «  est basée sur la «  loi de bon voisinage * «  qui est une méthode originale de classement des livres d’une bibliothèque consistant  à privilégier les relations,affinités ou incompatibilités, qu’ils peuvent avoir entr’eux ou les correspondances qu’ils peuvent évoquer ; c’est ainsi que les œuvres de  deux auteurs ayant eu des relations tendues ne seront pas rangés côte à côte , pas plus que celles d’un auteur et de son plagiaire…

 

              On cite en exemple de ce classement la bibliothèque du Docteur Aby Moritz Warburg* qui comportait ,vers 1920,plus de 60000 livres classés selon le principe que l’information recherchée dans un livre est très probablement dans les livres qui sont  ses voisins .

              L’écrivain Patrick Mauriès déclare dans une interview appliquer une méthode semblable en ne la limitant pas aux seuls livres mais en faisant intervenir tableaux et autres objets  avec lesquels les livres doivent avoir une certaine résonance * .

 

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 10:07

TERRIER                                                                           

              1)Dans le régime féodal le Papier terrier ” ou “Registre terrier ”était le livre ou étaient inscrits les tenanciers de parcelles de terre pour servir de base au paiement des impôts les concernant .

              Souvent énormes et véritables “ Pavés * “ ,( il en a été rencontré de la grosseur d’une malle et pesant plus de cinquante kilos....)    ils étaient ,naturellement ,impopulaires et ,interdits en 1790, ils constituèrent un cible privilégiée lors des autodafés * révolutionnaires .

              Lorsqu’ils subsistent , leur étude est précieuse pour la connaissance de la répartition des terres et du fonctionnement de  la société de l’époque

              Certains terriers étaient spécialisés dans un type de culture : terrier viticole par exemple ....

              Les livres terriers, anciennement nommés “ Urbaires “ ,et «  Capbreu «  dans certaines régions   étaient des documents authentiques * au sens juridique du terme

              Les “ Lièves  *  “ , “ Cueilloirs  *  “ et “ Cueillerets  *  “ étaient des  documents semblables mais sans caractère authentique.

              La France ne fut pas le seul pays à tenir de semblables livres et l’on peut , par exemple, citer le “ Domesday  * Book  “ ( “ Livre du jugement dernier  “ ) anglais  qui a prés de 900 ans et recense en deux énormes volumes la quasi totalité du royaume de l’époque ...

              Ces livres terriers présentaient quelques difficultés de mise à jour et devaient périodiquement  être rénovés …opération longue , plusieurs années parfois , et coûteuse dont le déroulement est noté pas à pas  dans un «  Agenda «  avant qu’au final ne soit établie  la «  Grosse * de reconnaissance «  et un nouveau terrier

              Si le coût de  leur rénovation pouvait annuler les revenus des terres pendant plusieurs années  leur obsolescence conduisait à la non perception de taxes  pouvant ,sans prescription temporelle , être réclamées lors de la rénovation du terrier fut-elle tardive .

              2)Les “Lettres de terrier ” étaient des “Lettres* de petit sceau * ” permettant au seigneur de convoquer ses vasseaux pour l’établissement ou la mise à jour d’un livre terrier.

              3)Un “Plan * terrier est un document  concernant des terrains sur lesquels vont être éxécutés des travaux publics.

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:17

SCEAU          

                                               1)Synonyme de cachet* ou de bulle*;on en connaît de très anciens comme les sceaux cylindriques de l’ancienne Égypte souvent à l’effigie du scarabée  , de la civilisation Sumérienne datant de 3400 Ajc et comportant ,avec les étiquettes* d’Abydos les premiers  signes hiéroglyphiques* ou ,plus récents , de l’empereur de Chine Kangxi en stéatite sculptée .

                                   Le mot (on peut rencontrer les synonymes anciens: »Cérographe * « et «  Seel «  ) désigne à la fois l’instrument utilisé et le résultat obtenu .

                                   Le sceau est toujours constitué d’une empreinte gravée sur un matériau dur et destinée à imprimer une matière molle.

                                   Jusqu’au XV° siècle les sceaux eurent la forme d’anneaux (« Annulus * «  ) et furent parfois munis d’une clé (“annuli ad claves “ ) ouvrant un coffre ou un secrétaire ; la coutume très fréquente de les porter au pouce suscita l’expression “Mettre le pouce * “ pour désigner l’action d’apposer un sceau.

                                   Ils furent ensuite montés   sur un manche , un bracelet, un pendentif etc… et déclinés en toutes sortes de matières plus ou moins ornées ....

                                   Certains sceaux sont  désignés par des noms spécifiques comme , par exemple , les sceaux des institutions égyptiennes qui étaient appelés “ Khetem *   “, le sceau officiel de la république française qui est appelé “ Marianne *  “ , les sceaux à symbolique religieuse qui sont qualifiés de “ Sceaux de dévotion  “  ou les sceaux à l’effigie du roi dits «  De majesté *«  

                                   Le sujet représenté était souvent le portrait du titulaire avec , au verso appelé “ Contre*-scel    “ ,ses armoiries mais des pierres antiques furent aussi  utilisées  et c’est ainsi que Charlemagne utilisa une effigie de Sérapis et Pépin le bref un portrait de Bacchus, l’antiquité , quand à elle , fit beaucoup usage du pied * humain en signe de propriété ou du scarabée pour la civilisation égyptienne  ...

                                   Il a existé des sceaux multiples permettant , à l’aide d’un même instrument d’apposer  jusqu’à huit  empreintes   différents . 

                                   Le sceau  était apposé sur des pastilles de cire chaudes fixées sur le document  ( sceau “ Plaqué  * “ ) ou sur des rubans,appelés “ Lacs * “ ,  attachés à celui-ci (on dit alors qu’il s’agit d’ un “ sceau pendant  *  “ et le document est qualifié de “ Document à queue  *  “ )et, parfois, un second sceau nommé “ Sous*-sceau   “  était apposé en dessous du sceau principal , le document concerné étant alors dit “ Subsigillé “.

                                   La qualité de la cire n’était pas indifférente et il a été utilisé des cires de diverses couleurs selon le nature des documents ,( le code d’utilisation admettant de nombreuses variantes locales ): blanche pour le sceau royal, verte pour les arrêts et les documents pérennes, jaune pour les actes ordinaires mais aussi pour certains actes importants , rouge pour les actes régionaux, Bleu pour l’ Académie française  et pour quelques rares sceaux anciens etc ....

                                   Il a existé aussi des usages plus insolites comme cette empreinte de dents signalée par le bénédictin du XVII° siècle Jean  Mabillon et attestée par l’inscription “ Sigillum dentibus mei impressi  “ ( “ J’ai marqué ce sceau de l’empreinte de mes dents ...” )  , cette charte de 1221 signalée par dom de Vaines  dans son “ Manuel de diplomatique “   qui comporte des poils * incrustés dans son sceau avec la mention : “ Cum tribus pilis barbæ meæ ………”  (...avec trois poils de ma barbe )  mais on connaît aussi  des empreintes  d’ongle * ou  de la frange d’un vêtement et des inclusions de cheveux….

                                   On signale aussi l’usage de l’empreinte du pommeau d’une épée : si , malgré une tradition persistante , il n’est pas prouvé que Charlemagne y ait eu recours ,dans d’autres cas cet usage est bien attesté comme dans un document signé par Robert de Vere en 1160 et qui porte la mention “ Ipse signavi cum ense meo  “ (“J’ai signé en personne avec mon épée “ )

                                   Il existait des sceaux spécialisés  tels que “ Sceau Dauphin  “ réservé aux actes du Dauphiné , “ Sceau des grands jours  “ , “ Sceau de la grande  et de la petite chancellerie , “ Sceau  privé  , “ Sceau du secret “ , “Sceau de justice “ , “ Sceau seigneurial “  , le “ Grand sceau “ , “ les sceaux “ Communs, ordinaires , ordonnés en l’absence du grand “ etc ...etc ...etc ...etc ...

                        Les sceaux ,et surtout ceux de grande dimension (96 mms pour le sceau royal ...) ,demeuraient fragiles et c’est ce qui explique leur absence sur de nombreux parchemins qui , par ailleurs nous sont parvenues en bon état .

                        Leur présence originelle peut cependant être détectée par la présence sur le parchemin de fentes dans lesquelles passaient les “ queues *   “ ou par la mention qui en était fréquemment faite dans le texte .     

                        L’usage du sceau s’est perpétué jusqu’a l’apparition de l’enveloppe * et ,même après , et il a encore figuré pendant longtemps dans de nombreux nécessaires de bureau.

                        Les sceaux royaux étaient  martelés à la mort de leur titulaire(pratique qui perdure de nos jours pour les papes )  et furent longtemps conservés  au prieuré de la Saussaye prés de Villefuif ; dans d’autres cas , ils étaient enterrés avec le défunt et certains d’entr’eux furent retrouvés lors d’exhumations ultérieures ( Chilpéric en 1653....La reine Constance en 1793 par exemple ...)

                        Durant longtemps le sceau fut considéré comme supérieur à la signature,d’ailleurs souvent absente des documents anciens , pour l’authentification des documents .   

                        Les collectionneurs de sceaux sont des  “ Sigillographistes  “ certains collectionnant les sceaux en tant qu’instrument  , d’autres les cachets de cire imprimés .

                        Il est probable que ce furent les tailleurs de sceaux qui réalisèrent les premiers fers* destinés à orner les reliures *.

                        Le “ Sceau de Salomon* “  parfois  nommé “ Pentalpha “, »Hexalfa », «  Bouclier de David «  , »Didelta », « Maguen David «  ou «  Hexagramme * «  est constitué de deux triangles imbriqués l’un blanc , l’autre noir

                        Il a, depuis les temps les plus reculés ,été un symbole fort auquel ont été attaché des valeurs ou significations parfois antinomiques  variables selon les époques et les lieux.....il a été utilisé à des fins religieuses mais aussi par des particuliers  (voir : “ Delta *  “   et “ Signature  *  “  )

                        Tour à tour symbole du monde,de dieu, de la pierre philosophale  etc ...il  a figuré sur des filigranes *ou des décors de reliure et  a souvent été choisi comme emblème .

                        Le mot est parfois synonyme de “ Talisman  *  “ comme dans l’appellation “ Sceau de Mars  “ figurant dans le “ Petit Albert  * “

                        Le sceau de l’état figure sur les instruments de ratification des traités .

                        Les archivistes sont souvent confrontés au problème de la fragilité ou du mauvais état des sceaux apposés sur les documents archivés .

                        La manipulation de ces documents est délicate et la restauration des sceaux affaire de spécialiste, c’est pourquoi les dépôts d’archives importants comportent souvent un atelier de restauration des sceaux .

                        Les sceaux ont fait l’objet d’une foule de déclinaisons artistiques dans toutes les matières imaginables  et , comme pour les cannes * se sont prêtés à nombre de combinaisons en abritant des caches secrètes contenant  cire, nécessaire à écrire ,tire-bouchons, parfum ... ou substances moins avouables ou en se dissimulant sous l’aspect d’objets ordinaires tels que statuettes ou objets de bureau .

                        On peut rencontrer,pour le domaine gréco-romain ancien ,  l’appellation “Instrumentum domesticum  “ qui désigne les sceaux à usage utilitaire, domestique ou commercial . 

                                    Quelques expressions font allusion au sceau :

                        -” Sous le sceau du secret  “ qui fait allusion au sceau autrefois utilisé pour les affaires secrètes et indique que la discrétion est de rigueur .

                        -”Tenir le sceau  “ pour désigner le fait d’être investi d’un pouvoir  et d’être habilité à “ Apposer le sceau “

                                   Quelques œuvres littéraires  font allusion au sceau dans leur titre :

                        -” Le sceau des sceaux  “ (Giordano Bruno -1583-)

                        -”Le sceau Egyptien “ (Ossip Mandelstam - 1928)

 

                        De nombreux écrivains ou gens de lettres ,même parmi les moins conformistes , ont fait usage de sceaux  : pour n’en citer que deux mentionnons Rimbaud qui lors de son séjour en Éthiopie , usait d’un sceau portant la mention “Abdo Rimb “ (“Abdallah Rimbaud “ )  et Balzac qui vouait un véritable culte à son “Bedouck * “

 

                                   2)L’ancienne écriture Chinoise archaïque était appelée :”Écriture aux petits sceaux”

 

                                   3)Lettre de petit sceau:Lettre délivrée par l’autorité royale pour accréditer une action

                                   4)La permission * du sceau était une autorisation de paraître délivrée à  titre onéreux pour un ouvrage mais qui ,contrairement au privilège, n’accordait aucune exclusivité .

                                   5)La bible mentionne plusieurs usages des sceaux :

                        -Livre sacré scellé de sept sceaux .. ( Apocalypse 5,1-10)

                        -Symbole de la personne et de son autorité (Genèse 38,18 & 41,42-Macchabées 6,15)

                        -Garantie de la validité d’un document  ( Jérémie 32,10 )

                        -Assurance du secret d’un document ( Isaïe 29,11)

                        -Indication de la fin d’un document ( Épître aux Romains 15,28)

                        -Signe de propriété ( Deutéronome 32,34)

                        -Authentification de la provenance d’un document ( 1°Livre des rois 21,8)

                        -Mention symbolique et non plus matérielle lorsqu’elle parle du “ Sceau de Dieu “ ( -Job,Apocalypse,Daniel,St. Jean,Corinthiens etc ...etc ...)

                         -Bijou gravé(L’Ecclésiaste 32-58)   , 

                         -Symbole de la personne(Genèse 38-18)

                    Et aussi ,Jérémie 32-10 (Signature ) , Isaïe 29-11 (Secret ) ,Épitres de saint Jean 6-27 (Sceau de Dieu ) ,Apocalypse 7,2-4 & 9-4 ( Talisman protecteur )  ., Macchabées 6-15 (Symbole de l’autorité ) ,  Isaïe 29-11 (Secret ) ,Épitres de saint Jean 6-27 (Sceau de Dieu ) ,Apocalypse 7,2-4 & 9-4 ( Talisman protecteur ) Etc...etc ...

 

                                   6)Les éditeurs d’estampes japonaises ont fait usage de sceaux apposés sur leurs productions mais ,chacun d’eux se désignant par quatre noms l’identification en est parfois difficile ;

                   En effet chaque éditeur portait un nom de famille,un nom personnel , un nom commercial officiel ( “ Dögö  “ ) et un nom commercial familier ( “ Yagö  “ ) et , pour éviter des confusions , utilisait parfois un amalgame de ces divers noms ...

                 

                      

BEDOUCK

                                                     Nom d’une bague* possédée par Honoré de Balzac et à laquelle il attachait une valeur de talisman * .

                                         Les avis varient concernant sa provenance : certains affirment qu’elle lui avait été offerte par le baron de Hammer , le musée Balzac de Saché indique comme donateur l’orientaliste Hammar Purgatall (1835) ,d’autres pensent que c’était un cadeau de Mme Hanska  ....

                                         La correspondance de Balzac semble accréditer cette dernière provenance  car il fait des allusions assez claires à ce talisman dans plusieurs lettres adressées à Mme. Hanska :

                                         «Dés que je travaille , je mets à mon doigt le talisman...je le mets au premier doigt de la main gauche avec lequel je tiens mon papier en sorte que ta pensée m’étreint ....tu es maintenant avec moi ,maintenant , au lieu de chercher en l’air mes mots et mes idées je les demande à cette délicieuse  bague....”  et j’y ai trouvé tout Séraphita … » (Juillet 1834)

 

                                         “Allons adieu ma chère, merci du talisman....j’aime avoir un cachet qui ne serve qu’à toi . “ (1/12/1835)

 

                                         Cette pratique n’était pas propre à Balzac et l’on peut citer le compositeur Haydn qui mettait à son doigt une bague offerte par son roi lorsqu’il composait .

 

                                 

 

                                Ce talisman, visible au musée Balzac de Saché , était une bague-cachet  et comme sceau dont la gravure , qui faisait référence aux “ Carrés * magiques  “ ,  comportait   les lettres arabes “ b d a h “  que Balzac prononçait “ Bedouck  “

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