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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:44

 

ENCYCLOPÉDIE     

 

            Ouvrage ambitionnant de traiter de l’ensemble des connaissances humaines.

            La première occurence française de ce mot se trouve dans le manuscrit  de Guillaume Budé “L’institution du prince “  ( 1522) et , pour les livres imprimés ,dans le livre XX de  “ Pantagruel  “ de Rabelais ( 1532  ...)

            Auparavant les ouvrages à caractère encyclopédique étaient nommés “ Summa *  “ , “ Speculum * “ , “ Ymago * “ , “ Trésor * “ , “ Tableau  * “ ,”Miroir *   “ , “ Monument * “..,Thésaurus  *  “  ou “ Thrésor  “ ....

            Les plus anciennes connues sont  la “Speusippe* ” (370 AJC) l’encyclopédie chinoise manuscrite intitulée “Yung-lo-ta-tien*” écrite vers 1403/08 et qui  fut suivie au XVIII° siècle par la gigantesque” See-coo-tswen-choo*”  qui vient d’être réédité en 2000 à Shangaï  et comporte  1800 volumes de 700 pages  pour la modique somme de 55000$ ....

            L’antiquité paraît avoir connu quelques ouvrages établis dans cet esprit :”Les neuf livres d’instruction  ” de Varron dont on ne connait que l‘existence ,le “De natura rerum “ de Lucrèce,l ‘ “Histoire naturelle “ de Pline l’Ancien.....  et des tentatives encyclopédiques eurent lieu telle celle d’Assurbanipal qui essayant de rassembler toutes les connaissances de son temps et créant à Ninive la première bibliothèque universelle déclarait : “ J’ai rassemblé la sagesse d’Akkad,de Sumer et de Babylone ...”

            En occident  quelques ouvrages présentant ce caractère ont pour auteurs  Marciannus Capelle l’Africain ( V° Siècle ) ,Isidore de Séville (“Les Étymologiæ rerum sive origines  “  “ VI° siècle -20 livres) ,Vincent de Beauvais (“Spéculum naturale,doctrinale,historiale  “ XIII° siècle )-Brunetto Latini (“Livre dou trésor “)

            Le moine italien Ambrogio dei Conti di Calepino  publia à Reggio en 1502 , un ouvrage encyclopédique en latin intitulé “Cornucopia ” qui eut un succès si considérable qu’on le désigna par la nom abrégé de son auteur -Rhodiginus qui publia une encyclopédie vers 1515 -

            Arnaud de Villeneuve ( “ Régimen sanitatis  “ )  puis le dictionnaire de Bayle ( 1697) ; le premier ouvrage francais portant le titre d’encyclopédie fut  “ L’encyclopédie des beaux esprits ,contenant les moyens de parvenir à la connaissance des belles sciences “ ( Saunier -1657)

            Les encyclopédies du moyen-âge peuvent porter des noms variés : “ De natura rerum  “ , “ De rerum naturis  “ , “ De propriétatitibus rerum “ , Speculum Maius  “ , Imago mundi  “ , “ Conpendium philosopiæ  “ etc ...etc ...

            L’encyclopédie de Chambers publiée en 1728 en Angleterre inspira celle de Diderot et D’Alembert  qui,ne devant être au départ qu’une traduction de l’ouvrage anglais  ,atteignit 35 volumes en  faisant le point des connaissances de l’époque (avec,parfois,une certaine partialité ou des intentions politiques ....) dans des notices rédigées par plus de 200 collaborateurs dont , comme l’annonce la première phrase-«  L’encyclopédie que nous présentons au public,est,comme son titre l’annonce , l’ouvrage d’une société de gens de lettres . »- quelques uns trés célèbres tels que Voltaire ou Rousseau.... :

            Cette  publication,qui s’étala sur de nombreuses  années (1751-1780), rencontra des difficultés multiples, souleva de nombreux enthousiasmes,et  suscita de nombreuses oppositions : condamnation par le parlement ( 23 Janvier 1759) et par le pape Clément XIII (bref du 3 Décembre 1759),retrait du privilège* royal ( 8 Mars 1759),mise à l’index par Rome ( 3 Septembre 1759) * sans compter les  furieuses critiques parmi lesquelles on peut citer :

                   -”Jusqu’ici l’enfer avait vomi son venin goutte à goutte....aujourd’hui ce sont des torrents d’erreurs qui tendent à submerger la foi ....” (Mgr. de Verthamon Archevèque de Montauban- 1752)

                   - “Nous ne comprenons pas la rage qui poussait tous ces philosophes à se ravaler au rang de la brute ...” (Cours de littérature -1862)

                   -” Les deux plus informes productions de l’esprit humain sont l’Encyclopédie et la Constitution.. (Joseph Le Maistre - 1883)

                   -« Le livre le plus précieux pour un financier  c’est l’Encyclopédie ; d’abord ;, parce que ce livre est  cher , ensuite parce qu’il a entendu dire que cet ouvrage volumineux  avaitr apporté de l’argent « - 1781- Louis-Sébastien Mercier dans son «  Tableau de Paris « 

Ces critiques et l’avis du conseil du roi (1759) conduisirent d’ailleurs à publier les dix derniers volumes de façon semi- clandestine sous la fausse étiquette de “ Samuel Faulche libraire et imprimeur à Neuchâtel

  Cette édition fit l’objet de  coupes “ sauvages  ” pratiquées par l’imprimeur Le Breton sans l’assentiment des auteurs...

            Ces coupes,en définitive assez  mineures , furent rassemblées par l’éditeur  dans un volume de supplément de 318 pages   joint à son exemplaire personnel de l’encyclopédie...!

            Dans son testament  il légua  à son notaire Maître Boursier soit un diamant d’une valeur de 2400 livres soit cet exemplaire personnel de l’encyclopédie ...on ignore le choix que fit celui-ci mais l’exemplaire put être suivi lors des ventes successives dont il fit l’objet jusqu’à son achat en Angleterre par un certain Gordon .   

Mais , malgré ces tracas ,l’encyclopédie put continuer à paraître et  connut 17 éditions successives dont l’étude est d’un extraordinaire complexité car aux éditions officielles se mêlent des éditions “postiches  * “ ou «  Arlequines * «  réalisées à l’initiative des imprimeurs à l’aide des défets * ou des “ mains de passe * “ ...si l’on ajoute à cela le fait que ,pour une même édition ,les pages de titre ne portent pas toujours des indications identiques on comprendra que “ l’encyclopédie “ est une spécialité bibliophilique à part entière …spécialité dont l’intérêt matériel n’est pas toujours absent étant donnés les prix qu’elle atteint sur le marché du livre ancien : un exemplaire complet de ses 35 volumes était proposé en 2009 sur un catalogue de libraire en ancien au prix de  55000€…

                   Elle fut par la suite reprise par l’éditeur Suisse Pancoucke sous un format plus maniable    comportant ,théoriquement ,  166 volumes de texte et 40 volumes de planches représentant 48 dictionnaires spécialisés mais le nombre de volumes  est trés variable selon les reliures et peut aller jusqu’à 300 ...parmi les très rares collections complètes on peut mentionner celle qui se trouve à la bibliothèque du musée Teylers à Harlem et celle de la banque de France dont la reliure a fait l’objet d’une réfection dans ses ateliers .

            Censée ,au départ , n’être qu’une réédition  de l’encyclopédie de Diderot,elle fut ,en fait ,un ouvrage original qui fut lui aussi en bute aux tracasseries  comme la saisie en 1770 de 6000 exemplaires des trois premiers volumes qui furent placés ...à la Bastille !

            D’autres éditions ,souvent non autorisées,virent le jour en Italie (Livourne ) et surtout en Suisse (“ Encyclopédie Yverdon “ puis réédition de l’originale ) toutes éditions faisant l’objet  d’une sévère répression lors de leur circulation en France .

            Il faudra attendre le règne de Louis XVI pour que ,vers 1775, l’encyclopédie puisse être légalisée....

            Certains historiens pensent que sa publication a joué un rôle non négligeable dans la genèse de la révolution française .

            Avec le recul ,on doit reconnaître qu’elle présentait de nombreuses qualités en faisant un point détaillé d’une foule de questions mais qu’elle n’a pas toujours  su rester simple comme en témoigne ,par exemple, cette description de la  façon d’écrire la lettre “ f “  : “ ...c’est dans l’italienne et la ronde ,la huitième,la première et la seconde partie  de l’O ,trois flancs de l’O l’un sur l’autre ,et la queue de la première partie de l’ X “ ....comprenne qui pourra !

            L’Encyclopédie a été l’un des premiers ouvrages vendu en souscription*( le prix en était de 280 livres ) et malgré toutes les viscissitudes subies il en fut édité 4225 collections complètes .

            Son prix la limita, bien sûr, à une certaine élite ce que n’ont pas manqué de souligner les abréviateurs * qui en publièrent des “ Digest  * “ parfois destinés à la jeunesse comme l’”Encyclopédie pour les enfants “  que publia J. Grasset de Saint Sauveur en 1812 en 24 volumes.

            Il est à noter que ,bien que les idées de ses rédacteurs   ne soient  pas toujours  dans le droit fil de leurs croyances,l’encyclopédie fut acquise par de nombreuses abbayes,congrégations ou ordres religieux (sans parler des Jésuites qui publiant le “Dictionnaire de Trévoux  ” acquirent “l’encyclopédie”  afin  d’y débusquer tout ce qui pouvait être utilisé pour lui nuire ...)

            Flaubert n’a pas manqué de relever les lieux communs à son    propos ,et l’on peut lire dans son “ Dictionnaire des idées reçues   “  au mot “ Encyclopédie : “ En rire de pitié (comme étant un ouvrage rococo ),(et même tonner contre  )                   

            L’encyclopédie militaire parut de 1770 à 1871.

            En France parut de 1885 à 1902 (31 gros volumes in-folio) la “Grande encyclopédie ,inventaire raisonné des sciences ,des lettres et des arts par une société de savants et de gens de lettres “ dont les articles étaient signés de notabilités de l’époque ( Berthelot ,Brunetière,etc...)

            Depuis, l’ambition  de réunir tout le savoir en un seul livre a disparu, mais de nombreux ouvrages  encyclopédiques ont parus : ils se présentent souvent  sous la forme de dictionnaires qui ,outre la définition classique des mots,apportent des compléments techniques ,historiques ,sociologiques etc....

            En outre de nombreuses encyclopédies limitées à un domaine particulier on vu le jour.

            Une forme moderne d’encyclopédie s’est répandue vers la fin des années 50:il s’agit des encyclopédies vendues en fascicules* à périodicité régulière qui eurent  un gros succès populaire....l’archétype en fut ,en France ,l’encyclopédie “Alpha” qui s’est vendue à 700000 exemplaires pour son premier numéro en 1967 (mais,en général,les ventes  baissent de plus de 50% entre le premier  et le dixième numéros....)

            Le procédé de diffusion de ces ouvrages renoue avec la pratique des livraisons* du siècle dernier et ,pour ce qui concerne les encyclopédies, la première manifestation en France avait été la diffusion de 1928 à 1934 d’une “Encyclopédie anarchiste” ,sous la direction de Sébastien Faure, vendue   par fascicules et  constituant ,in fine, un ouvrage de  quatre volumes* et 2893 pages .

            La distinction entre dictionnaire * , dictionnaire encyclopédique  et encyclopédie est parfois un peu floue ...disons qu’en général le dictionnaire s’adresse à un public désirant trouver rapidement  un renseignement succint et pratique  alors que l’encyclopédie vise plutôt  un public souhaitant approfondir une question : D’Alembert disait déjà à propos de son  encyclopédie  qu’  “ Un dictionnaire est fait pour la multitude tandis que la présentation encyclopédique est  plutôt destinée aux gens éclairés ...”

            On rencontre parfois la dénomination “ encyclopédie permanente  *  “ pour désigner une  encyclopédie à mise à jour périodique soit par publication de volumes supplémentaires (“Encyclopédia universalis “par exemple ...) soit par édition de cahiers à insérer dans une reliure à vis * ou autre système  spécialement conçu   (Encyclopédie “ Clartés  “ par exemple )...

Les encyclopédies modernes furent essentiellement diffusées par courtage à domicile  avec souvent pour argument qu’il s’agissait de l’investissement de toute une vie mais il faut bien admettre que la plupart d’entr’elles soit se virent rapidement périmées , soit   furent très franchement supplantées  par l’apparition de l’informatique ,logiciels à charger d’abord , Internet ensuite ….

            La rédaction d’une enyclopédie fait la plupart du temps appel à de nombreux intervenants  spécialisés dans les thèmes abordés et cette multiplicité d’auteurs impose au «  Directeur de publication «  une harmonisation afin d’éviter les variations de niveau , les redondances ,les interactions parasites ou les contradictions entre les articles etc …

Le choix des sujets traités ,des entrées *et de Vedettes * étant lui-même sujet à polémique et toujours susceptible d’être contesté …. 

 

            Pour conclure , on peut méditer sur cette définition de l’encyclopédie donnée dans la préface de l’édition de 1718 du dictionnaire  de Moréri :

            “En un mot c’est un livre pour les savants et pour les ignorants ,dans lequel on trouve un fonds de science qui instruit les derniers et qui met les premiers au fait des choses qu’ils savaient déjà “

 

 

ENCYCLOPÉDISATION

 

            Tendance d’un écrit ou d’une revue * à adopter une démarche tendant à embrasser la totalité des connaissances concernant les sujets qu’ils traitent .

 

ENCYCLOPÉDISER

 

            Le néologisme est de Diderot qui l’utilisait pour  qualifier l’énorme travail et les aléas de toutes sortes qui présidèrent à l’élaboration de  l’Encyclopédie .

            On peut le rencontrer appliqué à toute tâche littéraire fastidieuse et de grande envergure …

 

ENCYCLOPÉDISME  

                                                                                                           

            -Mouvement de pensée qui conduisit à la rédaction de l’encyclopédie* en prônant la recherche de l’acquisition de la totalité des connaissances humaines .

            -Terme un peu péjoratif qualifiant un enseignement visant plus  à donner une quantité maximale d’informations qu’à s’assurer de l’assimilation des connaissances

 

ENCYCLOPÉDISTE    

                                                                                    

            Le terme désignait ,à l’origine, un collaborateur de l’encyclopédie* de Diderot  (Voltaire,Montesquieu,Rousseau par exemple ...) ...ils ne jouissaient pas d’une excellente réputation et décriés par nombre de gens d’opinion très diverses,qui les nommaient “ Cacouacs  *  “ ou “ Tartares  *  “ , ils faisaient l’objet d’une surveillance de la part de la police qui établit pour chacun d’eux des fiches  souvent peu flatteuses .   et désigne aujourd’hui, tout collaborateur d’une œuvre encyclopédique .

            

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 08:55

TAILLE- CRAYON

              Après l’insuccès de divers modèles de crayons semblables à celui de Susse (1824) « dont la pointe dure toujours «  ou de Hubert supposé ne pas nécessiter de taille il fallut bien se résigner à tailler les crayons et pour faciliter cette fastidieuse opération  il y eût une floraison d’appareils destinés à réaliser cette opération de façon régulière et (en principe ...) économique .

                       Le premier brevet de taille-crayon connu fut déposé en 1828 par un certain Lassimone de Limoges puis perfectionné en 1848 par Thierry des Estivaux .

 

                       Les plus simples ,à main ,se rencontrent depuis des générations ,dans les trousses de tous les écoliers et ,déclinés sous une infinité de formes (même la guillotine  ou le rabot * ! ...)

               

                       Ils constituent un thème de collection à part entière (leurs collectionneurs* sont appellés : “ Molubdotémophiles “ )

 

                       Des modèles plus compliqués, mécaniques ou électriques, ont vu le jour : tous équipés de réservoirs à copeaux ,ils sont trés efficaces ( et  parfois  un peu trop !..) ,et certains comportent même un petit aspirateur pour nettoyer le plan de travail de l’écrivain !...

               

                       Dans le langage des professionnels du dessin c’est un “ Gratte*-cul “ .et l’on peut aussi rencontrer  l’appellation québécoise “ Aiguisoir  “  ou les synonymes méridionaux “ Aiguise-crayon “ et “ Affile -crayon  “ .

 

              Bien qu’ils l’aient à l’évidence utilisé , peu d’auteurs ont évoqué le taille- crayon   …parmi les rares qui l’ont fait , citons Hémingway qui dans «  Paris est une fête «  écrit qu’il en faisait usage car « Un canif ferait trop de dégâts «   mais en souligne aussi les inconvénients : «  Une mine de crayon  se cassait parfois  dans le cône dutaille-crayon , vous utilisiez alors  la lame la plus finedu canif  pour dégager la pointe … »

 

    TAILLE- CRAIE 

 

Le taille-craie est un accessoire servant à affuter les craies »stéarine * «   de tailleur dites  « de Briançon «  :constitué de deux râpes fixées sur un socle lourd on y frottait les craies  qui s’y affutaient par usure.

                                                          

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 08:45

 L’expression Faire la table “  a été rencontrée dans un contexte typographique sans que celui-ci permette d’en élucider le sens exact ....il peut s’agir :

 

                                - De préparer la table-encrier destinée à l'encrage es rouleaux en y répartissant uniformément l’encre.

 

                                           -De surélever le marbre de la presse au moyen de feuilles de papier pour améliorer la pression  (source : Musée de l’imprimerie de Lyon )

 

                                          -Du nettoyage des tables d’encrage  

 

QUI EN SAIT PLUS CONCERNANT CETTE EXPRESSION ?

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 08:42

TRAME                             

                                   1)Écran,aussi appelé “Réseau” ou “Réseau Américain”,utilisé en similigravure* pour rendre le modelé d’un dessin:constitué d’une fine grille interposée entre l’objectif photo et le capteur  ,elle divise le cliché* en une multitude de points séparés qui ,vus à distance se fondent pour donner le modelé.

              Les trames ,  à la linéature * plus ou moins serrée  selon la distance à laquelle doit être observé le dessin. sont désignées par leur nombre de lignes au pouce carré (60 à 150 en moyenne )            

              Le tramage* des clichés interdit leur agrandissement au delà d’un certain rapport car la trame ,grossie, devient très visible et , dans ce cas on parle de “ Travail au canevas *   “ (Voir à ce mot ) ou d’impression “ au point de canevas

              Un cliché ainsi traité est dit “Tramé”

              On peut  rencontrer des trames :

              -Cristal réalisées sur des plaques de verre

              -Elliptiques dont les points sont des ovales.

              -Doubles constituées par la juxtaposition de deux trames élémentaires de densités inégales .

              -Contact ( dite aussi “ Grises” ) qui s’appliquent directement sur la surface du cliché.

              -Magenta aux points en dégradé de violet et utilisées pour modifier les contrastes .

              -Mezzo-tinto aux grains inégalement répartis .

              Dans le cas des impressions en couleurs , les angles de trame des diverses  teintes doivent être respectés sous peine de provoquer un “ Moirage  *  “ (Voir à ce mot )

              Le premier livre imprimé en France avec des illustrations tramées fut “ La civilisation des Arabes “ par Gustave Lebon édité en 1884.

                                   2)Les trames sont aussi employées pour la réalisation du fond de certains  documents que l’on souhaite rendre  infalsifiables.

              L’initiative du procédé paraît  revenir à la «  Compagnie des petites voitures de Paris «qui , vers 1865, dota ses cochers de carnets de courses à fond tramé au crayon afin de lutter contre les nombreuses fraudes que permettaient les carnets ordinaires.

 Le procédé a , depuis , été largement repris pour les documents fiduciaires , les billets * , les chèques * etc …

                                   3)Le mot désigne aussi le résumé d’une oeuvre ou d’une intrigue par analogie à la trame d’une étoffe qui en constitue le support.

                                   4)Les bibliothèques publiques de prêt procédant au revêtement de leurs ouvrages à l’aide de film plastique emploient parfois un film tramé pour éviter l’adhérence des ouvrages entr’eux sur les rayonnages .

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 09:17

HYBRIDE                                                                                                                           

                                   1)Document qui ,dans une bibliothèque, ne peut être classé ni comme livre*,ni comme “ Non*- livre “,ni comme “ Quasi*- livre “ ...il peut s’agir de revues volumineuses ,d’ouvrages composites  ou de documents écrits auxquels sont adjoints disques,bandes magnétiques,diapositives etc....

 

                                   2) « Édition hybride « : C'est une édition bâtarde ou  « Postiche *  composée à l’aide de feuilles provenant de plusieurs tirages différents ou , parfois , de défets * éventuellement complétés par un nouveau tirage des pages manquantes ...il y eût des éditions de l'encyclopédie de Diderot constituées de la sorte par leur imprimeur ...

                                  3)Le mot est parfois rencontré pour décrire un animal fabuleux figurant dans un décor d’enluminure mais ne correspondant à aucun des types classiques du bestiaire * moyenâgeux .pourtant bien fourni ....

                          

                             4) Certains services d’archives sont équipés de «  Caméras hybrides « assurant simultanément le microfilmage* «  et la numérisation * des documents

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:28

XOGRAPHIE

              Procédé d’impression restituant une illusion du relief par décomposition de l’image en fines lamelles observées au travers d’un film lenticulaire.

              Après une période de succès dans les années 60/70 le procédé , basé sur les travaux du peintre Maurice Bonnet et parfois nommé «  Panoramagramme * «   a été détrôné par l’holographie *mais est encore employée pour certains documents publicitaires en raison de son moindre coût .

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:22

 

X....

                                   1) Au moyen-âge cette lettre était inscrite dans les marges des manuscrits face aux passages jugés incorrects, scabreux ou inappropriés .           

                                              2)Cote de classement d’ouvrages érotiques ou licencieux.

              Au XVIII° siècle les libraires utilisaient fréquemment un code* pour commander les ouvrages interdits ou censurés...la lettre “X”  y apparaissant souvent peut être faut-il voir  ,dans son usage actuel, une survivance de cette pratique des anciens libraires?

              Le propos doit cependant être nuancé si l’on remarque qu’à la même époque cette lettre était employée pour la cotation * des ouvrages de grammaire * dans le catalogue des livres imprimés de la bibliothèque du roi  de 1750...

             Pour l’époque moderne ,le classement « x » des films fut instauré en 1951 en Angleterre et l’appellation viendrait de la mention anglaise «  X rated «  ( Marqué d’une croix ) .

 

                                   3)Cette lettre remplace parfois le nom d’un auteur anonyme et l’on dit alors que l’ouvrage est publié “ Sous X...

              Dans les ouvrages anciens on rencontre souvent la Première lettre du Nom  suivie de pointillés et , souvent  «  N… (Nomen )», «  T….(Talis) » …

 

                                   4)On nomme “ Hauteur d’ X la hauteur des lettres minuscules sans leurs jambages

                                                                      

 

                                   5)L’aphorisme germanique «  Jemandem ein X für ein U vormachen «  (Faire prendre un X pour un U )  est synonyme de notre  «  Faire prendre des vessies pour des lanternes «

 

                                   6) Certains abécédaires attribuèrent à cette lettre  le qualificatif «  Étrangère de naissance «  … !

 

 

X-ER                                                                                    

                       

    

              Synonyme de “censurer  * “ indiquant que l’on  classe un ouvrage sous la cote * “ x   *  “ : on dira “Cet ouvrage est trop osé , il risque d’être X-é “

 

X  Y  Z                                                                                                                               

              Il existe une superstition *  prédisant que , si la dernière phrase d’une œuvre contient les lettres X   Y   Z  , cette œuvre sera la dernière écrite par l’auteur !

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 07:49

 

PIANO                                                                                       

              1)Le “ Piano à écrire “ était  un essai de réalisation d’une machine* à écrire réalisé au XVIII° siècle mais qui ne connut pas le succès en raison de la lenteur de sa frappe .

              2)Dans le langage de la gendarmerie c’est une sorte de tampon* encreur utilisé pour la prise des empreintes digitales .

              3)Dans le langage du théâtre l’expression “ Vendre un (ou son ..) piano “ est employée pour caractériser un  verbiage sans portée ou une tirade jugée trop emphatique ….l’expression a parfois été appliquée à des textes littéraires non théâtraux présentant cette caractéristique… 

              4)En matière de littérature la comparaison avec le piano a souvent été utilisée :

- Stendhal porta sur Prosper Mérimée le  jugement resté célèbre : “ (il ) ...touche supérieurement huit touches de son piano , mais il n’en touche que huit ....”

 

               -Flaubert écrit à Louise Colet le 26 Juillet 1852 : « Je suis , en écrivant ce livre [Madame Bovary ] , comme un homme qui jouerait du piano  avec des balles de plomb sur chaque phalange ! « 

              5)La «  reliure piano « peut être :

                        -Une reliure utilisant une charnière métallique du type de celles en usage sur les pianos .

                        -Une reliure sur baguettes dont le dos présente un aspect rappelant le clavier d’un piano...DES PRÉCISIONS SERAIENT UTILES CONCERNANT CE TYPE DE RELIURE ...QUI EN SAIT PLUS ??

 

6) Certains types de bureaux*  ont été nommés «  Bureau à la piano forte » en raison de leur configuration présentant un petit abattant dépliant et un caisson mobile qui , un fois reculé , les fait ressembler à un piano .

         On peut voir un bureau de ce type, naguère utilisé par Napoléon ,  à la Malmaison

 

 

PIANOTYPE                                                            

              Cette machine à composer (sorte de logotype *) inventée par Young et Delcambre fut  brevetée en 1840 et  obtint une médaille d’argent à   l’exposition de 1844...

              L’inventeur  disait dans son brevet qu’il suffisait “d’un homme et de deux enfants ..” pour la manœuvrer , la “ Réclame  “ la concernant surnchérissait  de façon plutôt machiste en la prétendant “ Pouvant être conduite par du personnel féminin “  mais ce ne semble pas avoir été l’opinion des utilisateurs et Paul Dupont , dans sa “ Notice historique sur l’imprimerie  “ ( 1849)  signale qu’elle a suscité des difficultés insurmontables qui ont conduit à son abandon ...

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 07:47

MACHINE DE PIAGGIO   

              La machine de Piaggio est un appareil inventé par le père Piaggio, lors de la découverte ,en 1752 ,des manuscrits * et papyrus * calcinés d’Herculanum * pour permettre leur déroulement sans dommages .

              Ressemblant à un appareil de couture de relieur elle exercait une traction trés lente et continue sur les rouleaux par l’intermédiaire de fils collés sur leur  envers et finissait ainsi par les dérouler....au prix d’une certaine patience car Paggio  mit quatre ans à restituer les trente neuf colonnes d’un seul rouleau et ,en quarante ans n’en déroula que dix-huit..

              Le procédé fut amélioré, sur l’impulsion du prince de Galles au début du XIX° siècle et deux cent rouleaux furent ouverts en quatre ans ...

              Depuis de nombreux procédés ont été testés et des centaines d’ autres manuscrits ont été ouverts ou sont en passe de l’être ,entr’autres sous l’impulsion du mécénat de Bill Gates .

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 07:33

PI...π...π....π

              Avec le « Nombre d’or* «(Voir à ce mot )   «  PI » (π),égal à 3.14159265… suivi d’une infinité de décimales,est l’entité mathématique qui a suscité la plus grande quantité d’écrits concernant exclusivement un seul nombre.

              C’est un nombre irrationnel  qualifié de « transcendant » par le mathématicien allemand Carl Louis Ferdinand von Lindemann…et qui, avant sa représentation au XVIII° siècle  par la lettre grecque π, était nommé « Constante d’ Archimède ou du cercle « 

              La plus ancienne trace écrite connue, lui attribuant une valeur de 3.16, figure dans le « papyrus Rhind « copié par le scribe Ahmès en 1800Ajc.

              Puis on en trouve trace sur des tablettes cunéiformes avec la valeur de 3.125 et Archimède ,appliquant vers 250Ajc., la méthode d’exhaustion d’Euxode de Cnide (approximation obtenue en inscrivant le cercle dans un  polygone à multiples côtés )arrive à une valeur comprise entre 3.140 et 3.142. dans son taité « Kuklou Metresis «  (« Mesure du cercle « )

              Le texte indien intitulé «  Siddanta « (380) lui attribue la valeur 3.1416 et , en Chine Liu Hui (263) suivi de Tsu Chung (≠440) affinent le calcul jusqu’à la valeur 3.141592…

              Le mathématicien arabe Jemshid al Kashi (≠1400) pousse le calcul jusqu’à 14 décimales puis l’occident prend le relai à partir du XVI° siècle avec Ludolph van Ceulen qui, en  1609, calcule les 34 premières décimales et , au XVII° siècle, les mathématiciens Newton , Leibnitz,Machin et d’autres travaillent sur des formules permettant de calculer les décimales à l’infini,calculs  qui déboucheront au XX° siècle sur les algorythmes mis au point par des mathématiciens modernes tels que l’indien Srinivasa Ramanujan ,le japonais Yasumosa Kanada qui détient le record de calcul avec 1241100000000 décimales ou tous les logisticiens  qui ont mis au point des formules de calcul informatique .

              Outre sa valeur mathématique pure certains ont voulu donner à ce chiffre un sens philosophique et  ésotérique en voyant en lui un «  Nombre –univers «   dont la suite infinie des  décimales  permettrait d’émettre l’hypothèse que toutes les séquences significatives possibles peuvent y être trouvées : suite logique des chiffres, dates d’évènements particuliers , numéros significatifs etc …d’aucuns allant jusqu’à y  soupçonner la présence d’un algorythme qui serait la clé de l’univers ….

              Cette démarche  rejoint d’un certaine façon  la notion  de «  Bibliothèque* de Babel* «  deJ.L. Borgès dans laquelle figureraient tous les écrits possibles et ,aussi , la «  Kabbale * «  cherchant à mettre en lumière des sens cachés de la bible  …

              En Amérique  le 14 Mars (3/14) est célébrée la fête du «  π-Day «  donnant lieu à diverses animations festives ….et à quelques écrits supplémentaires …

              Le calcul des décimales de π  a suscité une foule de travaux  le chiffre atteint paraissant supérieur à 200 milliards de décimales , certains  ayant essayé d’en mémoriser le plus possible  soit directement comme le japonais Hiroyuki Goto qui sait par cœur 42195 décimales ou l’anglais Daniel Hamett capable d’en réciter par cœur (et en 5 heures …) 22500 décimales

D’autres , plus modestes ont recours   à des phrases mnémotechniques  telles que :

Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !
Immortel Archimède, artiste, ingénieur, (variante : Glorieux Archimède, artiste ingénieux,)
Qui de ton jugement peut priser la valeur ?
 (variante : Toi de qui Syracuse aime encore la gloire,)

dont le nombre de lettres de chaque mot correspond à une décimale, les mots de dix lettres représentant un 0.

              Ou , pour l’inverse de π, «  Les trois journées de 1830 ont renversé 1789 …) (0,318309871..)

 

            Les romans exploitant le mystère de ce nombre n’ont pas été en reste  comme , pour n’en citer que deux : « Contact «  de Carl Sagan (1985) et « Le Palimpseste d’ Archimède «  d’ Éliette Abécassis  (2013)….et le cinéma , lui , aussi , a exploité le sujet  avec , par exemple , «  PI » de Darren Aronofsky ( 1998)

-La notation de ce nombre à l’aide la lettre « π  «  a été initiée  en 1647 par l’anglais William Oughfred puis popularisée par Euler dans «  Introduction à l’analyse infinitésimale «  ( ≠1748)

             

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