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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 07:51

O. O. PART

              Sigle de «  Out of place artifact «  (« Objet hors contexte «  ) désignant tout objet dont la présence est  anachronique* et,qu’elle soit énigmatique ou explicable, ne correspondent pas au contexte ,physique ou temporel,    ou l’objet est trouvé .

              Utilisé en priorité en matière d’archéologie cette expression peut cependant se voir appliquée à des textes écrits présentant cette caractéristique et pouvant  être des documents écrits, trouvés dans un contexte qui ne correspond ni à leur  nature ,ni à leur  époque , origine ou environnement .

              Les causes peuvent en être diverses : faux, canular *,document ancien parvenu à cetrte place par le hasard des circonstances ou d’un classement fautif , document placé là pour appuyer une thèse contestable etc …

 

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 13:47

VOYELLES                                                                     

                                   1)Lettre permettant de noter un son émis par la voix : au nombre de six dans la langue française leur nombre est variable d’une langue à l’autre  et elles prennent parfois une signification particulière comme , par exemple :

                        - Les “ Sept voyelles “ grecques  qui ,considérées comme apotropaïques *  figuraient sur de nombreux monuments anciens .

                        -Les arrangements particuliers de certaines devises dites «  Devises à voyelles «  ou « Wovel* Motto « comme , par exemple :

 

                         -Celle de Frédéric III de Habsbourg qui s’énonçait

 “ A E I O U “ et signifiait  en latin “ Austriæ Est Imperare Orbi Universo  “ et en allemand “ Alles Erdreich Ist Oestereich Untertan  “ signifiant que le monde entier était soumis à l’ Autriche. ....

 

                        -Celle des jésuites : »A M D G «  signifiant «  Ad Majorem Dei Gloriam «  (Pour la plus grande gloire de dieu )

              

 

                 2)Il semble que le seul quintolet  (mot  contenant toutes les voyelles dans leur ordre naturel…) soit « CADEDIOU «  qui est un  juron gascon ….mais il existe bien sûr de nombreux autres mots les comportant toutes , le plus court étant «  Oiseau «  ….

 

  1. 3)Le fameux sonnet de Rimbaud “Voyelles* “ a fait couler beaucoup  d’encre…… E.Gaubert en 1904, Héraut puis  Léo Larguier dans “ Roses de papier “ en 1934, ont émis l’intéressante hypothèse qu’il aurai pu lui être inspiré par le souvenir de l’ abécédaire  dans lequel il aurait appris à lire dans l’institution privée de mr. Rossat et qui présentait chaque lettre  imprimée d’ une couleur différente ...c’est plausible  et l’on devrait retrouver trace de cet abécédaire ? (QUI EN SAIT PLUS À CE SUJET ?)

Cette hypothèse peut être confortée par ce que Rimbaudi écrit dans  « Une                               saison en enfer « (1873)  : «  J’aimais les peintures idiotes,dessus de porte,décors, toiles de saltimbanques,enseignes, enluminures populaires…. »

 

                             Une  autre hypothèse tout aussi crédible est que Rimbaud aurait pu être atteint de « Synesthésie «   phénomène neurologique associant entr’eux  plusieurs sens parfois rencontré chez certains surdoués ou  autistes  manifestant des dons extraordinaires dans certains domaines ; c’est ainsi que le calculateur prodige  britannique Daniel Tammet surnommé «  La pierre de Rosette de l’autisme «   écrit en 2007 :  dans « Je suis né un jour bleu « :  « Pour moi , les chiffres et les lettres sont colorés  et prennent la forme de paysages abstraits  «   

 

Bien que beaucoup de ses contemporains se soient accordés pour reconnaître que Rimbaud fut , au moins dans sa jeunesse , un exceptionnel génie , un certain nombre d’entr’eux , et non des moindres  le critiquèrent avec virulence comme , par exemple :

 

              -François Coppée qui  écrivit  dans les «  Annales littéraires « 15/3/1893:

                  « Rimbaud ,fumiste réussi,

                  Dans un sonnet que je déplore

                                    Veut que les lettres O,E,I

                  Forment le drapeau tricolore «

 

    •          -L’éditeur Lemerre , pourtant ami des poètes, qui ,en 1890, publia sans sourciller le livre de l’inspecteur général de l’université Gustave Merlet  “ Choix de poètes du XIX° siècle “ qui ne cite ni Baudelaire ,ni Verlaine , ni Mallarmé et  inflige à Arthur Rimbaud ( dont il ne cite aucune œuvre... ) le cinglant commentaire : “ Ce fantaisiste serait plus connu ,s’il avait mieux su concilier la rime et la raison  “ ...

 

 

Mais peut-être peut-on aussi  prêter attention à ce que Rimbaud écrivait   lui-même  dans «  Alchimie du verbe « : «  J’écrivais des silences , des nuits , je notais l’inexprimable . Je fixais des vertiges . » et que d’autres ont exprimé sous d’autres formes : «  La musique a sept lettres , l’écriture a vingt cinq notes «  ( Joseph Joubert  in « Pensées,essais et maximes « -1850)

 

Il y eût un regain concernant cette recherche dans les années 1958/68  qui commença par une étude  d’un certain R.F. suivie de l’intervention de nombreux «  Gens de lettres « dont  André Pieyre de Mandiargues, Robert Poulet,Pascal Pia,Robert Kanters ,René Lenôtre,Étiemble,Clément Borgal,Robert Sabatier, ce dernier avançant l’hypothèse que Rimbaud ait pu être inspiré  par un oiseau multicolore en raison du fait que le mot »Oiseau «  , sans être un quintolet* (Voir à ce mot :*) parfait , contient toutes les voyelles …..

 

    •            4)De nombreux auteurs ont cherché à établir une concordance entre la poésie ,l’écriture et les impressions  sensorielles .
    • On peut citer :

-Jean Antoine de Baïf  (« Mimes «  1581)

         -Baudelaire : «  Les parfums , le couleurs et les sons se répondent ….«(« Correspondances «  1857) 

            -Ernst Jünger (“Éloge des voyelles “)  avec un «  O «  jaune…

            -Victor Hugo  avec un «  O «  Rouge …

    •   

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 10:46

 

FOU                        

                                   1)Certains filigranes * anciens ,sans doute en référence aux pastorales du moyen-age ,ont pris comme thème une tête de fou ( bouffon)….emblème repris de nos jours par Jacques Bréjoux et Didier Navarot pour leur production parisienne de papiers à l’ancienne .

                                   2)Les bouquinistes qualifient de “ Fous certains amateurs ou bibliomanes * recherchant des ouvrages bizarres ou insolites...ils les nomment aussi ,un peu plus indulgemment , “ Fatigués * “ .

                        Ils ne font en cela que reprendre un usage très  ancien déjà souligné par Aristophane ,Plaute ou  Sénèque ,  bien caractérisé à la fin du XV° siècle  dans l’œuvre de Sébastien Brant «  La nef des fous «  ou le premier à embarquer est le bibliomane et suivi d’une foule d’autres au cours des siècles suivants …

                                   3)Un certain nombre de “fous “,d’excentriques  d’illuminés  ou de marginaux ont laissé une trace dans la littérature et sont regroupés sous la dénomination générale de “ Fous littéraires “ : parmi eux et sans prétendre à l’exhaustivité , on peut citer :

                        -Raoul Spifame seigneur des Granges qui ,se prenant pour le roi et  protégé  par le monarque en titre qu’il amusait ,  publia “Dicæarchiæ Henrici régis Christianissimi progymnasmata “ contenant  quelques 300 “ décrets “ dont certains frappés au coin du bon sens voire prémonitoires  et dont l’un d’eux , faussement attribué a Henri II ,concerne la censure *…la supercherie ne fut découverte qu’en 1756…

                        - Nicolas Edme Restif de la Bretonne qui se voulut le “hibou de Paris “ et , s’y promenant la nuit, en décrivit  les turpitudes auxquelles,semble-t-il il participa quelque peu ....

                        -Sébastien Rouillard qui écrivit en 1610 une «  Magnifique doxologie * du festu «  glorifiant un fétu de paille .

                        -Pétrus Borel dit “le lycanthrope “,romantique qui créa ,en 1832, le mouvement des “Caraïbes” vivant à demi-nus,publia diverses œuvres baroques. dont “Madame Putiphar “ avant d’occuper,en 1846 et pour peu de temps , les trés officielles fonctions d’inspecteur de la colonisation.

                        -Xavier Forneret dit “L’homme noir “qui ,pratiquant l’oulipisme* avant la lettre,publia  au XIX° siècle des romans commençant par la fin ou intitulés “Sans titre “ .

                        -James Thomson qui publia en 1875 des “ Principes de science absolue “ plutôt fumeux ...

                        -Williams Rogers qui publia un traité de «  Buccomancie «(1851)donnant une méthode pour reconnaître le caractère des gens par l’examen de leur bouche . 

                        -Cet anonyme “Lunatique  “ qui publiait au XIX° siècle un journal intitulé “ Lunes du cousin Jacques “ comportant des pages entièrement blanches , noires , avec des larmes d’argent ou imprimées à l’envers et qui ne se vendait que contre paiement en nature par le système du troc .

                        -Un certain Carnavale qui , vers 1825, passait ses journées à la bibliothèque nationale vêtu de vert et de jaune ,coiffé de fleurs et arborant des décorations fictives

                        -Le marquis de Camarasa (Ignacio de Henestrosa) qui , en 1909  écrivit les «  Causeries brouettiques « ou il s’interrogeait sur le sort subi par les brouettes lors du déluge : «  Noë en sauva-t-il un couple dans l’arche ? «…l’auteur avait par ailleurs inventé une bicyclette sans pédalier et un parapluie à deux places ….

                        -Alfred Frédol(Alfred Moquin –Tandon )qui ,bien que brillant scientifique se livra à des excentricités comme , par exemple, »Le monde de la mer «  paru en 1865 qui est une supercherie * à l’apparence scientifique ou une étude sur un manuscrit imaginaire rédigé dans une langue de son invention .

              -Aldrick Caumont  qui,comme bien d’autres ,inventa une langue universelle *et   publia en 1867 un traité la concernant en  donnant des exemples de conversation de la plus parfaite loufoquerie et tenant du «  Cadavre * exquis «  : « Tu lâches ta bouche au mal et par ta langue tu trames la fraude » ou «  Ils ont un venin semblable au venin du serpent  et ils sont comme l’aspic sourd qui bouche son oreille « dont on conviendra qu’ils sont difficiles à placer dans une conversation …..

-Certains autres sans être véritablement des fous littéraires ont prôné des théories fort marginales ou décalées comme  , par exemple le duc de Tersigny  qui publia en 1846 une étude de 300 pages démontrant l’utilité des pyramides dans la lutte contre l’envahissement par les sables du désert .

-Pour le domaine qui nous concerne on peut difficilement ignorer le typographe Nicolas –Louis-Marie-Dominique Cirier  qui,outre une multitude de lettres initiées par son épistolomanie * composa au XIX° siècle quelques œuvres un peu délirantes dont l’ »Apprenti Administrateur : Pamphlet pittoresque littéraro-typographico-bureautique  « paru en 1840 et constellé d’une multitude  d’ajouts,de notes , de papillons*, d’encarts * et de cartons presque tous différents dans chacun des cent exemplaires parus a tout de même eu les honneurs  de la réserve de la BN ou un exemplaire est conservé sous la cote «  Rés.8°Ln27.4346A. » , de l’encyclopédie numérique «  Wikipédia «  et d’une réédition aux éditions des Cendres .   

                        -De nombreux auteurs  ou musiciens se singularisèrent par des excentricités de nature à faire douter de leur santé mentale :Nerval ,Lassaily,  Vabre,Drouineau ,Jules Alix et une foule d’autres sont de ceux là....Mozart qui dans certaines lettres à sa cousine se laisse aller à des propos scatologiques débridés pouvant faire douter de son intégrité mentale .

                        -Plus prés de nous certains auteurs ont été ainsi qualifiés parmi lesquels les plus connus sont Alfred Jarry et son “ Père Ubu “ et Salvador Dali pour ses excentricités

                        -D’autres,dans une démarche humoristique ,  se classent délibérément dans cette catégorie en écrivant  des œuvres  décalées comme par exemple ce “ Dictionnaire des mots qu’il n’y a que moi qui les connais “  écrit par Jean Yanne et rassemblant des néologismes inventés pour le seul plaisir de faire un bon mot, que personne n’utilisera jamais mais  dont certains ont un rapport avec la “ chose écrite “  : “ Efrezouille *  “, “ Fizouille  *“ , “ Larziquet  *  “, “ Niglobon * “ , “ Palchagre*  “ , “ Pigraton * “ , “ Quapilisme  * “ , “ Quaplipisme  *  “ , “ Séraphistolique  *  “ , “ Trashinique  *  “ , “ Urzouille  * “ , “ Vatrabiane  *  “ , Xéphizoïde  *  “ ...

 

                                   Mais il y eût ceux qui agitèrent les questions  d’un odorat sans tête,d’une médecine par les notes de musique,de l’attribution d’un blason à Adam,du nombril d’Adam et Ève ,de l’occupation des saints , de la localisation de Troie à Amsterdam,du fait que les pyramides sont des cristaux naturels ,de l’exploitation commerciale du suicide , doit au profit de l’état soit à titre personnel …etc …etc …   

                                   -Un bibliothécaire  de Verviers , André Blavier, a publié un ouvrage intitulé “ les fous littéraires “ , bibliographie de ces auteurs excentriques qui de l’anonyme du XVII° siècle s’interrogeant sur le nombre de grains de sables existants sur terre  a la prière d’un curé d’Albi pour “une famille de haricots  “ en passant par  Ivan Jobin qui estimait la lune à 384 kilomètres de la terre constituent un groupe littéraire ou sont débattues les idées les plus folles .

                                   Les fous sont , dans cette bibliographie, classés en prophètes, messies,cosmogones,visionnaires,persécutés,astronomes ,savants, médecins ,  philantropes, quadrateurs * ,etc .....chacun d’eux ayant produit une œuvre plus ou moins abondante parfois délirante et aussi parfois cohérente ...mais sur une idée folle, cette œuvre étant restée confidentielle , voire inconnue !

                                   Il fut précédé , dans ce travail par Charles Nodier ( “Bibliographie des fous  “  [1835 ]), Octave Delepierre (“ Histoire littéraire des fous “  [1860 ] ) et de Gustave Brunet ( “ Les fous littéraires  “ [1880] sous le pseudonyme de Philomneste Junior )

                                   On peut aussi méditer sur l’avis de Jacques-Charles Brunet ( l’auteur du célébrissime “ Manuel du libraire  “ ) qui , dans  une conversation avec le bibliophile Jacob ( Paul Lacroix ) lui dit qu’il considérait que tous les bibliophiles  * étaient un peu fous ....

                                   On a parfois aussi évoqué des bibliothécaires fous  atteints de la manie aigüe du classement , l’exemple le plus connu étant le Bibliothécaire  Sariette qu’Anatole France ,né dans le sérail et lui-même bibliothécaire , met en scène dans « La révolte des anges «(1914) et qui ,  ayant mis au point un système de classement  horriblement complexe,était,à sa grande satisfaction , seul capable de retrouver un livre dans la bibliothèque dont il avait la charge

 

                                   En marge d’une activité véritablement littéraire certains acteurs de la sphère du livre ont pu mériter ce qualificatif en raison de leur comportement insolite et l’on peut en citer deux signalés par Henry Joly dans un article de « La France travaille «(1939) consacré aux bibliothèques :

                        -Un ancien juge de paix  intronisé  bibliothécaire par la grâce d’un décret municipal  recevait les visiteurs de marque en leur jouant «  Le temps des cerises «  au violon .        

                        -Un médecin du Sud-Est devenu bibliothécaire par favoritisme qui , féru d’arts martiaux pratiquait le tir en prenant pour cible les bustes et les boiseries  ornant les salles de la bibliothèque dont il avait la charge .

 

                        Pour conclure , signalons que les ecclésiastiques ne furent pas en reste comme par exemple  le trappiste Lenain qui publia au XVI° siècle un «  État du monde après le jugement dernier « l’oratorien Lignac qui écrivit en 1754 un traité sur la «  Présence corporelle de l’homme dans  plusieurs lieux «   

                        4)Le mot ou son féminin figure dans le titre d’un certain nombre d’œuvres littéraires :

              “La folle et la sage “ (moyen-âge ) ,”La nef des fous  “ de Sébastian Brandt ( 1494) “ Le fou Yégof  “ de Erckmann-Chatrian (1862  ) , “ Les fous de Valence  “ de Lope de Vega (1620) , “ La folle journée ou le Mariage de Figaro  “ de Beaumarchais (1784), “  “La folle de Chaillot  “ de Giraudoux ( 1945)

                        6)On connait ,à la bibliothèque de Sens ,un missel dit “ de la fête des fous  “ en raison  de l’ornementation du dyptique * d’ivoire * qui constitue sa reliure .

                        7)On nomme ainsi les Bouffons , souvent nains * , chargés d’amuser le roi et la cour : vêtus d’un costume baroque  jaune et vert  ils pouvaient se permettre nombre d’excentricités et  certains d’entr’eux  ont laissé des écrits : Brusquet  le nain de Henri II,  tint ,dit-on, un “ Calendrier  * des fous  “ ou il inscrivait tous ceux modestes ou puissants ,qui lui paraissaient mériter cette dignité .

              L’histoire a retenu le nom de certains d’entr’eux :

              -Le «  CARDINAL  SOGLIA »  pour le pape Grégoire XVI

              -WILL SOMERS pour Henry VIII d’ Angleterre

              -ABGELY pour Louis XIV

              -BERDIC pour Guillaume le Conquérant

              -LONGELY pour Louis XIII

              -D’AGONET pour le roi Arthur

              -AKSAKOFF pour Élisabeth de Russie etc …etc …( à compléter )

              On peut rencontrer le synonyme ancien : «  Joculacator * « 

                        8)..À la fin du XIX° siècle un sous genre du roman “ merveilleux -scientifique  “ vit le jour  en mettant en scène des “ savants-fous*  “ utilisant leurs connaissances pour faire le mal .

                   Ce genre fut initié en 1817 par le roman “ Frankenstein  “ de Mary Shelley dans la lignée de qui apparurent “Olfanik “ (Wells ) , “ Héraclius Gloss “ ( Maupassant ), “ Balthazar Charbonneau “ ( TH. Gauthier ) , “ Herr Hippe  “ ( O’Brien )

 

                        9)Certains lieux d’édition font référence aux fous comme , par exemple , la seconde édition de l’”Histoire amoureuse des Gaules “ de Bussy Rabutin (1666) (première donnant  le nom de l’auteur ..)  qui mentionne  “ à l’hopital des foux “ comme lieu d’édition apparemment fictif mais pourtant bien réel puisque son auteur était  interné aux  “ Petites maisons  “ lors de sa parution .

                        10)Comme il existe des livres «  Maudits * «  certains ouvrages ont la réputation de  rendre fous leurs lecteurs …et certains le revendiquent comme , par exemple, «  Le livre de raison  » de Howard Phillips Lovecraft parfois nommé «  Le livre qui rend fou «ou «  Nécronomicon * »  

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 08:43

DALTONISME

              Le daltonisme ou dyschromatopsie  est une anomalie de la vision détectée par le test d’ Ishihara * (Voir ci-dessous:*) altérant la perception des couleurs .

              En restreignant considérablement la palette des couleurs pouvant être perçues , cette affection de la vue a une influence directe sur la «  Chose écrite «  , tant en ce qui concerne la lecture que l’écriture ou le dessin …

              L’appellation provient du patronyme du physicien anglais John Dalton qui , étant atteint de cette infirmité , fut l’un des premiers  à en faire l’observation scientifique à partir de 1798 date à laquelle il publia «  Faits extraordinaires à propos de la vision des couleurs « 

 

ISHIHARA

              Test de détection du daltonisme constitué par des images de couleurs variées  dans lesquelles apparaissent des chiffres qui ne peuvent être lus que par les individus possédant une vision normale , les daltoniens* ne les percevant pas.

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 08:35

 

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DAGUERRÉOTYPE ( parfois DAGUERROTYPE )  

 

                                   Procédé développé par Louis-Jacques-Mandé DAGUERRE et NIEPCE à partir de  1829 ,ayant précédé la photographie,et permettant de fixer sur une plaque de cuivre  enduite de sels d’argent une image positive directe    à l’aide d’une chambre noire.

                                   Parfois appelés “ Mirror image “ les daguerréotypes  doivent être observés sous un  angle  de vision précis , les autres points de vue ne renvoyant que l’ image d’un miroir ou un négatif.

              Les daguerréotypes ont parfois servi à illustrer des livres (dont certains “ Curiosa *  “ ),très recherchés  et par la force des choses forts rares le procédé ne permettant que des tirages non reproductibles : on peut citer en exemple un recueil des œuvres de Shakespeare publié  à Londres en 1850 par J.O.Halliwell(John Tallis ed .) illustré de gravures représentant les personnages et sur lesquelles on à greffé les portraits daguerréotypes des acteurs ayant joué le rôle 

 

           Le mot a,par ailleurs , été  utilisé au figuré  pour désigner une image littéraire méticuleusement précise.

 

                                   Le mot a été consacré  le 3 Juillet 1839 par François Arago ( certains disent par le docteur Donné …) qui l’aurait employé dans son rapport de présentation aux députés  et l’orthographe “ Daguerrotype  “ utilisée ar Jules Michelet  à  la même époque eut  cours durant quelques temps....

                                   Le verbe “ Daguerréotyper “ peut se rencontrer  pour désigner l’action de faire une observation  pointilleuse : Larousse , dans sa préface du “Nouveau dictionnaire ...”dit que “ ...c’est au lexicographe à observer ...et à daguerréotyper ...cette physionomie (des mots ...) au moment ou il écrit ....”

                                   Les collectionneurs de ces documents sont des “ Daguerréophilistes  “ et ceux qui manifestent un engouement exagéré sont dits : "Dagurréomanes " ou " Daguérréotypomanes " (voir ci-dessous )

 

                                   On rencontre parfois l’appellation “ Images Daguerriennes 

 

                                   Les Daguerréotypes dits “ Pleine Plaque  “ ont un format de 16,5 x 21,5 cms et les “ Daguerréotypes sur papier  “ sont en réalité des “Calotypes *  “ 

                                   Dans son livre “ Quand j’étais photographe  “ (1900) Nadar préconisait pour ces clichés l’appellation de “ Niepcetype  “ qui n’a pas prévalu ...

                                   Un lieu commun relevé par  Flaubert , dans son “ Dictionnaire des idées reçues   “ disait : “ Le daguerréotype remplacera la peinture ...” 

 

DAGUERRÉOTYPOMANIE    

                                                                                

              L’engouement pour les découvertes de Daguerre fut tel que l’on put ,un moment , parler de “ daguerréeotypomanie “ , travers qui fut d’ailleurs brocardé par les humoristes comme en témoigne un dessin de Maurisset  ( 1840 ) ainsi intitulé et dans lequel apparaissent  les néologismes “ Daguerréotypolâtre” et “ Daguerréotypien “

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 08:31

DADA                                                                                                           

                                   1)L’univers du livre n’est pas resté étranger au  mouvement artistique “ Dada “ et ceci dés l’origine puisque le nom de baptême de ce mouvement aurait été choisi par Tristan Tzara le 8 Février 1916 au « Cabaret Voltaire «  à Zurich en insérant au hasard un coupe * -papier entre les pages d’un dictionnaire * et en choisissant le premier mot de la page ainsi sélectionnée...

              Le mouvement publia 23 manifestes *développant ses idées .

              Les techniques décoratives  mises en œuvre par ce mouvement  (collage , photomontage ,détournement d’objets ...) ont été parfois utilisées pour la réalisation de certains ouvrages  de l’époque 1916-1922 .

              Le mouvement , qui eût une variante nommée “ Merz  * “ , a donné naissance au surréalisme* *

                                   2)En langage familier le «  Dada «  est une idée fixe, une marotte, un engouement , une toquade,un sujet favori et nombre de « gens du livre «  en ont un , à commencer par les bibliomanes recherchant avec énergie tel ou tel type de livres ou les auteurs revenant toujours à un sujet de prédilection.

              Nombre de typographes * en présentaient un qu’ils nommaient «Hanneton *  «  et qui était fréquemment le théâtre …

               

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:54

RELIGION                                                  

                                   Les livres traitant de religion forment une immense catégorie réunissant toutes les époques depuis les manuscrits anciens jusqu’aux ouvrages les plus modernes et  interessant divers genres : liturgie, théologie, morale, prière,controverse,etc ...etc....

              .                    On trouve des livres de toutes conditions ,modestes ou luxueux se répartissant en diverses catégories parmi lesquelles on peut distinguer :

                       -Ceux utilisés pour la messe ou la prière :missel* ,antiphonaire* ,psautier* ,hymnaire*, bréviaire*,bibles* etc...etc...

                       -Ceux traitant d’histoire religieuse , de la vie des saints ou de questions religieuses

               : Hagiographie*,martyrologe*,index*,bulles* ,ouvrages de théologie etc....

                       -Ceux destinés au grand public et , en particulier les divers  dictionnaires “De la bible “ (M.F.Vigouroux  ), “ D’histoire et de géographie ecclésiastique  “ (Baudrillart  )  ,  “Des sciences religieuses “ (Bricout 1925)  etc . 

                                   Chaque église avait autrefois sa bibliothèque* située dans une de ses secretaria* et un “ gardien des livres “ qui était le lecteur*. ,le Chartophyllax*  et ,parfois, le Scevophyllax*.

                                   Durant de longues années la majorité des œuvres publiées furent des œuvres de religion ou de dévotion comme , par exemple , pour la  province de Lorraine dans laquelle  238 titres ,essentiellement écrits par des religieux restés anonymes * ,furent publiés de 1600 à 1635

                                   Les fonds de libraires des XVII° & XVIII° siècles étaient trés amplement  fournis en livres religieux mais vers la fin du XVIII° siècle s’amorça un net déclin de ce type de littérature principalement en ce qui concerne les ouvrages de théologie .

                                   Une catégorie de livres religieux doit  être mentionnée à part en raison de son importante diffusion : il d’agit des petits opuscules distribués par les prédicateurs (jésuites pour la plupart) lors des “ Missions  “ .

                                   Ces petits ouvrages , de réalisation modeste , eurent de nombreuses versions  ( “ Libellus  Sodalitatis  “ , “ Myrrhengarten  “  ,  “Pensez-y bien ....”) avant d’aboutir, vers la fin du XVIII° siècle ,à un modèle de livre unique.

                                   À l’époque moderne la librairie religieuse à contribué pour une part considérable au développement de la reliure industrielle principalement en raison de la vogue des missels* trés soignés offerts à l’occasion des communions .

                                   La presse religieuse est , en outre , un secteur non négligeable de la presse écrite .

                                   Les livres ayant appartenu à des religieux portent en général mention manuscrite de cette appartenance : c’était en particulier un usage constant chez les religieuses...qui ne possédaient cependant pas beaucoup de livres à titre personnel ...

                                   On appelle “ religions du livre  “ les trois religions dont le dogme est contenu dans un livre , à savoir :

                       -La religion chrétienne ( Bible * )

                       -Le Judaïsme ( Thorah  *  “ )

                       -L’Islam ( Coran * )

                                   On peut remarquer que ces “ Religions du livre “ n’ont pas voué un culte au livre pris au sens large et se sont souvent montrées trés souvent  restrictives et répressives à son égard  par le biais des index *, autodafés * , excommunications *, fulminations* ,procés en sorcellerie et autres moyens cœrcitifs …

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:47

ECCLÉSIASTIQUE                                                                          

                               1)Les “ Lettres ecclésiastiques  étaient des lettres* autrefois émises par une autorité ecclésiastique pour divers usages (elles étaient souvent rédigées sur des tablettes nommées tessères* )

                   Il y en avait diverses sortes appelées :

            -” Communicatoires * “, “ Pacifiques * “  ou “ salutatoires * “  remises aux chrétiens partant en voyage pour attester de leur foi  ou ”Formées *  “ établies dans des formes trés codifiées contenant des instructions et  remises aux ecclésiastiques

 

                               2)Les bibliothèques des simples écclésiastiques s’avérèrent parfois beaucoup plus riches que ce que l’on avait pu souçonner et de celle d’ Olivetan à celle de Chapponeau en passant par celles de Farel nombre d’entr’elles se révélèrent  des ensembles de choix lorsque l’on procéda à leur vente au décès de leur propriétaire ....

                   Certaines d’entr’elles , cependant avaient des  provenances douteuses comme celle de l’abbé Chavin de Malan dont une bonne partie provenait du pillage des bibliothèques impériale et de l’église Ste. Geneviève ....

 

                               3)Il a existé des écrivains ecclésiastiques et des ecclésiastiques écrivains, les premiers étant des religieux avant tout et leur état demeurant inséparable de leurs œuvres , les seconds étant connus pour leurs œuvres sans que leur état d’ecclésiastique ait été toujours clairement  mentionné … ou ait été franchement occulté…

                                  Les citer tous est impossible ....évoquons simplement Lamennais , Lacordaire , Dupanloup ,François de Sales , Saint -Cyran,Bossuet , Bourdaloue , Fénelon, Lacordaire   pour les premiers et Rabelais , Mellin de saint Gellais , Desportes , Ronsard,Prévost ,Condillac, Delille,Malebranche , Fabre d’ Églantine pour les seconds ....

 

                   Pour affiner un peu  , on peut essayer de sérier les œuvres  que les ecclésistiques ont rédigé :

 

                             -Travaux des copistes des scriptoriums moyennageux  consistant en copies serviles d’ouvrages déjà existants , seuls les enlumineurs faisant preuve de créativité et d’invention …

 

                       -Œuvres purement religieuses traitant de théologie* , du dogme ,de la foi,etc …

                       -Œuvres destinées  à la prtaique religieuse soit des fidèles (missels*, heures * ) soit du clergé (Antiphonaires*, vespéraux * etc ….) une place à part devant être faite aux «  Manuels des confesseurs «   destinés à aider les prêtres  recevant les confessions dans certains desquels les questions relatives  au sexe sont développées  avec une complaisance suspecte ….

                       -Exégèses* , commentaires*, études des textes sacrés .etc…

                       -Rédaction d’Hagiographies* notamment pour les Bollandistes  dont les travaux parfois trop enthousisates ont du être révisés

                       -Oraisons* , sermons *, homélies * etc.  avec une grande variété de qualité allant de la véritable  œuvre littéraire  à la copie servile d’un homiliaire * ou d’un sermonnaire *en passant par toutes les nuances intermédiaires et même  , pour quelques –uns tel le cordelier Michel Menot par exemple  qui dut subir les foudres de leur hiérarchie ,   un glissement malsain vers l’érotisme  ou la galanterie…

                       -Œuvres profanes destinées à des publics divers : jeunesse (Chanoine Schmitt ) , adultes , femmes  etc …  avec pour certains auteurs une  tendance mystico-érotique plusqu’anecdotique puisqu’ils ont pu faire l’objet d’un bibliographie «  Clérico –Galante «   publiée sous le pseudonyme de l’ »Apôtre bibliographe «  en 1879  recensant   près de 400 auteurs ecclésiastiques  avec un total de plus de 1000 œuvres  à caractère douteux

                       -Écrits sur les femmes soit,les plus nombreux, pour les dénigrer soit pour quelques autres pour les louer   

                                   -Index*  destinés à moraliser la lecture comme , par exempleRomans à lire , romans à proscrire   (1928) de l’abbé Bethléem  qui eût  un succès tel que  nombre d’écrivains craignirent d’y être incrits en voyant les ventes de leurs ouvrages s’effondrer

 

                        On l’aura donc compris , le corps ecclésiastique  est ,comme le reste de la société  , difficilement réductible à un modèle  établi ou a un archétype…

                      

 

                                  

 

                               4)On nomme “ Style écclésiastique  un style redondant et faisant appel à de nombreuses périphrases ou euphémismes ;

                   Gustave Flaubert en donne un exemple dans “ Bouvard et Pécuchet “ : “ ...sur le railway du monde ,la  femme ,c’est la goutte d’eau dont l’influence magnétique communique aussi le mouvement au convoi social ...”

 

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 11:25

SABRETACHE                                                                                                                             

                   La sabretache est une sorte de sacoche * plate à  usage militaire destinée à contenir des documents  ou de menus accessoires .

                   Portée , principalement par les hussards ,attachée au ceinturon et pendant sur la cuisse gauche         ,son rôle utilitaire des débuts s’est peu à peu réduit au profit  d’une fonction purement décorative et , très ornée, elle fut en usage dans certaines armes jusqu’ en 1868.

                   On peut voir l’une de ses ultimes évolutions dans la petite sacoche portée par les musiciens de  certaines fanfares militaires .

                   Une célèbre revue traitant de la collection des objets militaires anciens l’a prise pour titre ...

                   Les merveilleuses du directoire s’en inspirèrent pour créer leur “ Balantine  *  “ (Voir ci-dessous) 

 

 

BALANTINE                                                                                                                 

                                Petit sac inspiré de la sabretache * qui était porté par  les merveilleuses du directoire pendant sur les genoux  et qui , outre divers accessoires , contenait souvent des livres ou des almanachs *  miniatures.

                                La balantine était voisine était de l’aumonière ,de l’escarcelle et du «  réticule * « 

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 11:24

SABRENASSER

                   Terme vieilli signifiant “ Bâcler “, »Bousiller * «    ou “Exécuter sans soin  ”  qui s’applique à toutes sortes de choses et ,bien sûr, au livre , que ce soit pour son aspect matériel ou pour sa qualité littéraire

                   Le qualificatif  est toujours très péjoratif et l’on peut rencontrer les synonymes , tout aussi inusités : “ Sabrenauder “ , «  Sabraquer «    et “ Strapasser  “ .

           Le mot  vient de «  Sabrenas «  désignant un mauvais ouvrier pour la désignation duquel on peut rencontrer  les régionalismes normands  «  Chabernal «  et «  Chabernau »

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