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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 06:58

RÈGLE DE QUINTILIEN                                                                          

                                                     La “ Règle de Quintilien  “ rappelle les questions (Quand? Qui? Quoi? Ou? Comment ? Avec qui ?Pourquoi?) ) auxquelles doit répondre un compte*-rendu,un rapport*,un reportage* etc ...

                                         L’appellation vient d’une citation d’un vers de Quintilien qui ,il y a 2000 ans  se souciait déjà de la qualité de l’information qu’il donnait : “ Quis,Quid,Ubi,Quibus auxilius, Cur, Quomodo,Quando “ )

                                         Dans les pays Anglo-saxons cette règle est connue sous l’appellation de “ règle des 5 W et de l’H  “ ou  “ Règle des Five W’s “ : Who? What? Where? When? Why? How? que Kipling résumait ainsi dans un quatrain :

                                I had six honest serving men

                                They taught me all i knew

                                They name were Where and What and When

                                And Why and How and Who

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 06:57

QUINK                                                                                                                                          

                                Américanisme qui fut longtemps associé au nom commercial d’une encre * de marque «  Parker «  très répandue et réputée sécher très vite grâce à l’addition d’un produit nommé «  Solv’x »

                                Le vocable  , contraction des deux mots “ Quick  “ et “ Ink  “ , signifie “ qui sèche rapidement  “

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:15

ROUE                                                        

                                   1)Sorte de lutrin* rotatif dans le plan vertical et généralement monumental. permettant d’y installer plusieurs ouvrages volumineux qui, par simple rotation, viennent se placer face au lecteur sans manipulations fastidieuses.

              La roue est constituée comme une roue de moulin commandée à la main et au pied qui porterait des étagères articulées  en lieu et place des aubes.

              On en trouve trace en 1588 dans un ouvrage de l’ingénieur italien   Agostino Ramelli ( “ Le Diverse e artificiose machine “ ) dans lequel une gravure en donne une représentation précise  ,gravure dont un exemplaire dédicacé à Pierre Champion par Anatole France est conservé à la bibliothèque de l’arsenal .

              Certaines bibliothèques en conservent encore comme la bibliothèque de l’arsenal qui possède celle,précédemment au couvent des capucins ,  que son bibliothécaire Hubert-Pascal  Ameilhon se fit attribuer le 24 Frimaire de l’an VI en l’appelant “ Grand pulpitre à ressort  “et à laquelle  Victor Hugo fait allusion dans son poème “ l’âne  “ (1885)lorsqu’il évoque “ l’arsenal qui fait , lorsqu’on le secoue , tourner tant de néant sur son pupitre à roue

              La roue fut , à son époque , considérée comme un très grand progrès  en permettant de comparer rapidement plusieurs versions d’un même texte  ou plusieurs livres ...son usage préfigurait un peu la démarche moderne de l’usager de l’ordinateur qui affiche simultanément plusieurs “ fenêtres “ sur son écran pour pouvoir comparer leur contenu .

              Il semble qu’il  ait existé deux modèles de roues : l’un fonctionnel ,destiné au travail,et présentant les livres à l’horizontale , l’autre destiné à l’exposition et présentant les livres sur des pupitres inclinés .  

 

                                                  

              Il existe un autre type de lutrin rotatif :la “Roë * ” qui tourne dans un plan horizontal

 

                                   2)Les premières presses typographiques mécaniques étaient actionnées par la rotation d’une roue et les manœuvres chargés de les mettre en action étaient nommés “ Tourneurs *  de roue  “

 

                                   3)Synonyme de  : «  Rota * «( voir ci-dessous ) la roue a été représentée  de façons très diverses  mais , souvent avec une connotation ésotérique ou divinatoire : « Roue magique Égyptienne « (« Œdipus Ægyptiacus «  ) , «  Roue hiéroglyphique «  etc …

             

                                   4)La modestie de la   place accordée aux écrivains dans le circuit de production du livre à conduit certains d’entr’eux  à la dénoncer comme , par exemple , Françoise Xenakis dans son livre : «  L’écrivain ou la sixième roue du carrosse «  (Juillard -1970) 

 

                                   5)Les armoiries de l’écrivain Bossuet comportent la représentation de trois roues .

 

 

ROTA(Æ)

              1)La «  Rota «  est une sorte de monogramme réservé aux papes et apposé autrefois sur les écrits qu’ils signaient.

              Chaque pape a eu la sienne avec ce point commun qu’elles sont constituées de deux cercles concentriques ,l’intérieur étant divisé en quatre quartiers ou sont inscrites initiales ou devises, le pape n’y apposant souvent qu’une croix de sa propre main .

 

              De nombreux dignitaires ecclésiastiques ont cherché à l’imiter en en inscrivant leur monogramme * dans un double cercle .

 

                        2)Le mot qui signifie «  Roue *« en latin et a aussi  désigné les rosaces des églises qui , comme tous les vitraux peuvent être considérées comme une «  Chose écrite «  et , également , en alchimie la quête de la matière philosophale .

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:06

COCHON                                                                                                                            

                                     1)Le cochon à quelques rapports directs avec le livre dans la mesure ou sa peau (de truie * surtout  ) a été utilisée en reliure mais il apparaît aussi dans ce domaine sous d’autres aspects à commencer par le volet culinaire ou nombre de publication furent consacrées aux multiples  préparations qu’autorise sa chair .

                                     2)L’un des plus ancien livre de lecture s’intitule le “ Roti *- cochon  “ (Voir ci-dessous)

                                     3)Le cochon apparaît aussi dans un quelques œuvres écrites  comme , par exemple :

                                     -“ Le cochon mitré  “  ,paru en 1689 et qui valut à son auteur  Chavigny de la Bretonnière  de  terminer ses jours enfermé dans une cage *  au Mont saint Michel.

                                     -”Le cochon de Saint Antoine  “ ,titre d’un journal anticlérical qui parut durant quelques mois en 1789.

                                     4)Le terme “ Cochon “ est souvent employé pour désigner les livres ressortant de la catégorie “ Curiosa * “ et de nombreux auteurs , et parmi eux ,  les “ Décadents  *  “ ,furent à diverses occasions traités de “ Cochons  “ ....les Goncourt se sont fait l’écho de ces opinions en écrivant dans leur journal en 1876 :

              “Tourgueniev est un cochon ....Zola est un cochon grossier et brute .....Daudet est un cochon maladif ....Flaubert est un faux cochon ....Et moi je suis un cochon intermittent ...”

                                       On peut aussi rencontrer les dérivés «  Cochonneries «  et ,plus familier , «  Cochoncetés »

                                     5)Une missive grossière est parfois qualifiée de “ Lettre de cochon  “ comme en témoigne le proverbe alsacien “ Er  hret m’r Soijbrief gschrewa “ (“Il m’a envoyé une lettre de cochon  “ )

                                     6)Le terme est dans le domaine de l’écrit comme ailleurs employé comme injure passe-partout et l’on peut citer en exemple de cet emploi un « avertissement «  de l’imprimeur (Veuve Oudot) publié en tête du livre de la bibliothèque bleue « Les étrennes de la saint Jean «  (1742) et qui affirme :

 

                « Certains écrivains fades et bêtes comme trente six  cochons s’avisent d’envoyer de tems en tems des manuscrits à ruiner les imprimeurs …. »

 

 

RÔTI -COCHON                                                         

              Le “Rôti cochon “ ou “ Méthode trés facile pour bien apprendre les enfans à lire en latin et en français par les inscriptions moralement expliquées de plusieurs représentations figurées  de différentes choses de leur connaissances ;trés utile et même nécessaire ,tant pour la vie et le salut ,que pour la gloire de Dieu “  est l’un des tous premiers manuels scolaires édité en Bourgogne en1676 : c’est un livre d’apprentissage de la lecture sous forme d’abécédaire * qui  utilise la gourmandise pour susciter l’intérêt des enfants.

              Abondamment illustré,il donnait des recettes culinaires assorties de préceptes moraux et ,outre son rôle scolaire,peut être considéré comme un ouvrage de gastronomie élémentaire .

              Le seul exemplaire original  connu est celui de la bibliothèque de l’arsenal  imprimé à la fin du XVII° siècle par Claude Michard à Dijon,son père ,Antoine Michard , en étant trés probablement l’auteur .

              La réimpression à 300 exemplaires réalisée en  1890 par Morgand à l’initiative de la “Société des bibliophiles françois  “ étant  devenue elle aussi fort rare l’amateur devra se contenter de celle éditée en 2000 par “Fata Morgana “ ou de l’édition suisse parue chez “ Ides et Calendes  “ .

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 07:38

COPISTE                                       

              Écrivain qui,dans les scriptoriums* anciens  copiait les textes et réalisait les manuscrits avant l’invention de l’imprimerie.

              Certains scriptoriums en employaient de très nombreux (mais,parmi eux quelques uns étaient seulement  de passage pour recopier  des textes dont l’original ne pouvait quitter l’abbaye) et leur activité fut intense au sein des abbayes du XII° au XIV° siècle époque à laquelle elle devint une activité profane(il y avait 24 copistes laïcs à Paris en 1292) les scriptoriums des abbayes s’employant alors à la rédaction des nombreux documents nécessités par l’activité de leur ordre devenue quasi industrielle pour certains ...

              On peut , à titre d’exemple indiquer quue ,à l’époque de l’apparition de l’imprimerie il y avait plus de dix mille copistes pour les seules villes de Paris et d’ Orléans .

                                     Les copistes avaient leur démon attitré:Titivillus*, parfois représenté par les enlumineurs,  qui tenait le compte de leurs fautes en vue du jugement dernier...      

              Le copiste réalisait en moyenne de 3 à 6 folios in/quarto par jour et ,dans une vie pouvait  copier une quarantaine de livres...(la copie d’ne bible prenait plus d’une année...)

              Ce n’est que grâce au  travail des copistes (qui représentaient souvent entre la moitié et les trois-quart des effectifs d’une abbaye ) que beaucoup de textes antiques nous sont parvenus...

              Le travail du copiste était pénible en raison de l’immobilité,du froid ,de la mogigraphie* ou crampe* de l’écrivain , ,de l’inconfort des sièges etc ....et de nombreux copistes s’en sont plaint à mots couverts (et parfois même ouvertement...) dans les colophons* terminant leur manuscrits:”Excripta haec cum tremula adhuc manum” écrit l’un d’eux en 1519 (J’ai terminé d’une main tremblante ....) rejoignant dans sa supplique ,et sans le savoir, la plainte d’un scribe de Sumer qui écrit :“ De tous les métiers humains que le dieu Enlil à nommé....il n’y en a pas de plus difficile que l’art du scribe ...”

              Il semble cependant que l’on n’ait pas réellement chercher à remédier à cette   pénibilité  , celle-ci étant considérée comme un des éléments permettant d’assurer le salut éternel ,certains auteurs (Le Goff : “ Les intellectuels au moyen-âge “ ) y voyant même la motivation principale de l’acte de copier .

              Les copistes n’étaient pas tous de fins lettrés et certains recopiaient les textes sans vraiment  les comprendre : c’est ainsi qu’un manuscrit portant ,dans ses marges*, des annotations à caractère utilitaire et domestique, fut entièrement recopié,notes comprises, par un copiste ignorant.....les mentions en grec n’étaient  pas non plus comprises et , laissées telles quelles ,faisaient l’objet d’une mention dans les marges  (Voir : «  Grec* «  )

              Pour ce qui est des instruments utilisés on en a une idée précise au travers de nombreux textes , parmi lesquels on peut citer Guignes le Chartreux  qui  écrit en parlant du copiste : “ ...on lui remettra un encrier, des plumes , deux pierres ponces , deux cornes,un canif, deux rasoirs pour racler le parchemin ,un poinçon ordinaire  et un autre plus fin ,un crayon de plomb, une règle,des tablettes et un stylet “

              Dans l’occident chrétien les femmes -copistes ne furent  qu’en nombre restreint : il y  en  eût cependant quelques unes  et les écrits de Gruter et d’ Origène en portent témoignage de même que la directive d’avoir à se livrer à la calligraphie *  que saint Césaire donna au couvent de femmes qu’il fonda en Arles à la fin du V° siècle …bien qu’il soit parfois difficile de distinguer les simples copistes des écrivains , on peut citer  les religieuses  Eufrasie à Florence , Agnès  ,clarisse de Klingen, Marguerite à Bruges , et les laïques Marie Michel  et Marie Coppin

              Le monde musulman en fut ,semble-t-il, plus prodigue puisque ,à l’époque de l’occupation arabe de l’Espagne , 170 femmes -copistes travaillaient dans les  faubourgs de Cordoue à transcrire le coran en caractères coufiques *.

                                     Le mot  désigne aussi la personne recopiant des textes sans intention de tromperie

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 07:22

COPIE                               

              1) Reproduction à l’identique d’un document par un procédé quelconque.

              Les copies manuscrites sont très souvent entachées de nombreuses fautes (on a démontré qu’un copiste , même très attentif, commet  au moins une faute par page …)  et , lorsqu’il s’agit de documents anciens ayant fait l’objet de multiples  rédactions se copiant les unes les autres on peut arriver à des déformations complètes du sens du texte initial.

              On comprend dés lors toute la difficulté , mais aussi l’intérêt , qu’il y a à remonter à un document aussi proche que possible du document initial ou de l’ “ Archétype  *  “

              Dans la vie courante  diverses raisons conduisent à l’établissement de copies parmi lesquelles on peut distinguer :

              -Les copies de sécurité établies pour parer à une éventuelle destruction de  l’original.

              -Les copies de consultation destinées à éviter de trop nombreuses manipulations de l’original .

              -Les copies de communication destinées à informer simultanément plusieurs destinataires.

              Certaines civilisations attachent une grande importance à la copie manuscrite , c’est le cas de la Chine ou la copie est trés courante et ou il est d’usage d’offrir un livre copié.

              Le moyen-âge fut une époque d’intense copie et le cas était fréquent ou des religieux  venaient effectuer de longs séjours  dans les abbayes pourvues d’ouvrages faisant défaut à leur communauté afin d’en prendre copie .

              On peut rencontrer le synonyme «  Copiage «  …qui , cependant prend souvent un sens péjoratif ...

              2) Imitation plus ou moins fidèle d’un style,d’une œuvre,ou d’un auteur parfois faite dans la but de tromper (voir plagiat*)

              3)Dans le langage des typographes :

                                               -La copie est l’exemplaire du texte  utilisé par l’ouvrier typographe pour la composition* et ,aussi, de façon plus générale ,tout texte à imprimer d’ou l’expression “ Avoir de la copie  “ ou en jargon « de la cope * «

 

                                               -« Faire de la copie «  signifie aussi  «  Médire «  ou «  critiquer «  . 

              4)Le  »Livre de copie » ou «  Copie de lettres «  était  un livre ou l’on recopiait les correspondances commerciales  soit à la main soit par usage d’une encre dite «  Communicative* «  qui , par simple pression, permettait de réaliser une copie de la correspondance .

              Ces livres étaient paraphés et munis d’index* permettant de retrouver rapidement une lettre

              5)Le mot “copie” entre dans plusieurs expressions de l’argot des typographes:

              -”Revoir sa copie “ : pour désigner la refonte d’une œuvre écrite …il est à noter que cette expression est devenue un tic récurrent dans le langage des médias et de la presse

              -Pisser de la copie: composer à jet continu, sans fatigue,et être un “Pisseur de copie”.; à noter que le terme appliqué à un écrivain est fortement péjoratif ...

              -Corner sa copie:ne pas rendre l’ouvrage dans les délais convenus....et ...mourir ...

              -”Casser sa copie  “ :ne pas effectuer la copie due .

              -Teneur de copie:aide du  correcteur* en première.

              -« Rendre sa copie « : mourir…tout l’art consiste  à rendre une copie cohérente et qui constitue unn tout !!!

              -Copie figurée:ancien nom du fac-similé.

                                     -Compter la copie:,jauger le nombre de feuilles imprimées que donnera un manuscrit.

              -Copie de chapelle:voir chapelle*

              - “ Faire de la copie  “ : Dire du mal de quelqu’un .

              -”Copie conforme “  : copie strictement identique .

              -“Être en mal de copie  “ : manquer de matière à articles de journal .

                                     -Sur les impression typographiques anciennes  copiées sur des ouvrages déjà parus et avouant  leur nature (ce qui était loin d’être le cas général ..)on peut rencontrer les mentions : « Sur la copie », « Sur l’imprimé à..(lieu d’impression de l’original » ) , »Jouxte la copie «  ou  « Jouxte l’exemplaire «… 

              6)Certains papiers spéciaux pour la reproduction par contact sont appellés “ Copie couleur

              7)Certains auteurs ne répugnèrent pas à établir plusieurs copies manuscrites  de leurs œuvres : c’est le cas de Rousseau dont on connait , par exemple , quatre manuscrits de “ La nouvelle Héloïse  “ établies de sa main pour en faire don à des personnes qu’il désirait honorer .

              8)La “ Copie “ fut,dés l’antiquité , une méthode d’enseignement en honneur dans divers pays et à diverses époques : en Mésopotamie,par exemple ,  c’était la base de l’apprentissage de l’écriture cunéiforme *

              9)Le mot est aussi employé de façon vague et pouvant prêter à confusion pour désigner tous les procédés de reproduction : photocopie*, xérographie*, ronéotypie* etc …

              10) En matière d’enseignement , la copie est omniprésente et , si le mot  désigne le plus souvent un devoir à corriger, il peut aussi stigmatiser l’acte délictueux consistant soit à lorgner vers son voisin soit à faire de larges «  copier*-coller «  d’extraits du Gaffiot*, d’internet *, ou du «  Grand Larousse encyclopédique «  des parents …

              Les locutions «  Relever , rendre, corriger  les copies »  sont connues de tous et , pour ce qui est de la «  Copie blanche «  , même ceux qui ne la pratiquent jamais en cauchemardent        parfois !!

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:07

ANAGLYPHE ou ANAGLYPTE                                                                        

 

  Ce mot  signifiant  “ouvrage sculpté en relief”  et qui désignait , à l’origine , une inscription gravée au ciseau sur un monument ne sert plus à présent qu’à qualifier un procédé d’illustration utilisant des “ stéréogrammes  *  “ et  visant à produire une illusion de relief par l’impression en léger décalage de deux images identiques, l’une en rouge l’autre en bleu-vert,    qui seront observées à l’aide de lunettes spéciales comportant un verre vert et un verre rouge.

              Le principe est basé sur l’effet de   stéréopsie*  faisant que les images fournies par l’œil droit et l’œil gauche sont différentes .

              Les premiers anaglyphes furent obtenus s vers 1858 par  d’Almeida puis , en 1891  par Louis Ducos de Hauron.      

              Certaines illustrations de livres sont réalisées par ce procédé,pas toujours avec un résultat heureux, car le procédé,pour créer une bonne illusion,demande une grande rigueur d’exécution dans l’imposition , le choix des encres , les couleurs etc …

              Quelques rares livres «  à système * «ont exploité ce mode de représentation ......

                                                

                  

              D’autres procédés ont existé dont les photographies stéréoscopiques qui reproduisaient fidèlement à l’aide de deux clichés la vision des deux yeux.

              Les procédés électroniques  tels que lunettes à balayage électronique ,verres polarisés ou Dolby 3 basé sur la longueur d’onde des couleurs , sans exclure formellement l’écrit sont plutôt tournés vers l’audiovisuel ...

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:05

OUÏE-DIRE                                                                                                                            

              Certaine études concernant la lecture soulignent le fait que, pour une personne ayant lu un livre , il en existe un grand nombre d’autres qui en ont plus ou moins longuement entendu parler et qui , de ce fait ,en ont une certaines connaissance par” ouïe-dire “ sans l’avoir lu mais sans qu’on puisse les exclure totalement des statistiques concernant le  lectorat et ce d’autant mieux que certaines d’entr’elles  sont habiles à entretenir l’illusion en parlant doctement de livres qu’elles n’ont pas lu …

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 09:57

ÉREINTER  & ÉREINTEMENT                                                                                                

            Se dit d’une critique violente et souvent partiale ayant pour but de nuire , voire même d’éliminer, une œuvre littéraire .(on dit aussi «  Estropier * «  )

            Les éreintements furent innombrables et ne reculèrent pas toujours devant la bassesse ou la grossièreté comme pour celui, particulièrement abject   ,que  Barbey d’ Aurevilly publia  à propos de “ Bouvard et Pécuchet “             de Flaubert en 1881 soit un an après sa mort  » Et il n’est pas que bête, ce récit qui est un phénomène de bêtise ! Par place aussi iI est dégoûtant et odieux. …. Y en a-t-il de cette perfection, impossible dans la bêtise humaine et dans l’ennui que produit ce roman sans gaieté, sans talent, sans observation neuve sur des types usés, sucés, épuisés — ce livre enfin illisible et insupportable, que l’auteur n’a pas fini « 

            Et , pour ne se cantonner qu’aux œuvres primées par  le jury des Goncourt  qui n’ont pas,elles non plus , échappé à la » bienveillance « des critiques , voici un petit florilège de quelques  « Amabilités «  proférées à leur sujet  extrait de l’excellent ouvrage « Goncourt , cent ans de littérature «  de Dominique –Antoine Grisoni (Agnès Vienot-2003)  que l’on ne saurai trop recommander de lire :

 

            -À commencer par les Goncourt eux-mêmes qui furent comparés par Angelo Rinaldi à «  Deux femmesde chambre  envieuses qui se rinceraient l’œil par le trou de l serrure « 

 

            -« Force ennemie « , Goncourt 1903 de John Antoine Nau fut  qualifié par  Paul Acker   dans le «  Gil Blas « du 8/12/1906 de «  …un des livres les plus écrits en charabia  que je connaisse « 

 

            -« Dingley l’illustre écrivain «  Goncourt 1906 de Jérome & Jean Tharaud  s’attira sous la plume de Jules Bois (Gil Blas du 21 Mai 1906 ) le commentaire : «  Certains livres inquiètent , énervent ,lassent tendent sur le monde une brume lumineuse qui , comme les étangs  de l’Inde  donne le pessimisme et la fièvre ….dans cette catégorie je range  cet étrange et poignant Dingley … »

 

            -Dans « l’Excelsior « du 5 Décembre 1912 , J. Ernest  Charles  fait un doublé en écrivant que   Louis Pergaud  , Goncourt 1910 pour « De Goupil à Margot «,  « …écrivait sur les bêtes  parce que les bêtes ne peuvent pas se plaindre «   et   , concernant André Savignon , Goncourt 1912 pour « Les filles de la pluie « que «  …cahin-caha,hue,dia,hop-là  ii est arrivé à lavictoire «  et   à la fin de son article  ,in cauda vénénum ,  que «…  monsieur Savignon a du talent . Je vous défie  de prouver le contraire  avant qu’il n’ait  publié son prochain livre « 

 

            -En 1913 , Marc Elder , prix Goncourt pour «  Le peuple de la mer «  s’attira d’André Maunier dans le «  Figaro «  du 7 Décembre 1913  le commentaire perfide : «  On chercherait en vain  …ce qui a pu séduire les dix . Chacun  des dix répondra que le « Peuple de la ler «  ne l’avait pas séduit ,mais « Le peuple de la mer «   il a eu le prix .

 

-Proust qui , écarté en 1913 fut primé en 1919  pour «  À l’ombre des jeunes filles en fleur » ne séduisit pas Paul Souday qui écrivit dans «  Le Temps « du 1° Janvier 1920 : »Chaque phrase prise à part …s’amplifie,se complique , s’enchevêtre , se replie en volutes et en queue de serpent .. »

 

-Pour le prix Goncourt 1921 attribué à René Maran pour « Batouala «   le critique du «  Charivari « du 25 Décembre 1921 se dissimule derrière les initiales «  AM «  pour écrire un propos fielleux et raciste : «…élucubration  négro-érotique du noir Maran …le style est déplorable  et d’une prétention risible .Il évoque ,ce style , l’image d’un négrillon en babouches,coiffé d’un chapeau haut de forme , le cou emprisonné dans un faux-col en celluloïd »

 

-Pour Henri Béraud , lauréat  Goncourt en 1922 pour deux œuvres « Le vitriol de lune »  & « Le martyre de l’obèse «  Jean-Jacques Brousson  écrit dans « L’excelsior «   du 19 Novembre  1922 : «  Roman ?..Hum !...L’intrigue , une boutade, : elle tiendrait  dans le chaton d’un bague  de quinze sous ! «  

 

-Henri Fauconnier , Goncourt 1930 pour « Malaisie «   dut se contenter du commentaire à l’emporte pièce d’André Thérive  qui écrivit dans « Le temps «   du 12 Décembre 1930  que l’auteur  « ….avait des dons évidents d’écrivain  et point du tout de savoir-faire …« 

 

-En demi-teinte  fut le commentaire  d’André Thérive dans «  Le Temps «  du 2 Décembre 1937 concernant  Charles Plisnier Goncourt de l’année pour «  Faux-Passeport « :Le style , sans cesse très fait,un peu théâtral empêche qu’on ne sente un petit frisson de curiosité que nous donnent les indiscrétions ….. »

 

-Concernant Jean-Jacques Gautier , Goncourt 1946 pour « Histoire d’un fait divers «  Marie Louise Baron écrivit dans «  Les lettres françaises «  du 6 Décembre 1946 : «  Pour faire «  Sanctuaire «  il faut être Faulkner..je crains bien que  M. Gautier  ne soit que M. Gautier  et que , partant d’une histoire vraie, il n’ait fait qu’un roman faux « 

 

            -On ne sait ce que Jean-Louis Curtis , Goncourt 1947 pour «  Les forêts de la nuit «  pensa du procédé employé par le critique André Rousseaux qui  , empruntant mot  pour mot  une citation du roman primé , la lui appliqua dans sa critique parue dans le «  Le Figaro «  du 13 Décembre 1947 : «  …autrement dit, zéro. Aucune sorte de génie dans aucun domaine de l’expression…fabrication en série …Un parmi d’autres … »

 

       -Et ,  toujours avide d’égratigner  ,le même André Rousseaux  s’intéressa  à Maurice Druon , Goncourt 1948 pour « Les grandes familles «  en écrivant dans «  Le Figaro littéraire «  du 11 Décembre 1948 : « ..l’académis Goncourt avait le choix entre  une œuvre de valeur et un  ouvrage en toc .C ‘est celui –ci qu’elle a élu ! «  et ,en concluant  : «  Le roman de M.Maurice Druon se pose comme une conversation de femmes du monde  ou un dialogue d’académiciens « …dernière appréciation prémonitoire à l’insu de son auteur …

 

       -En 1961 , Jean Cau , Goncourt pour «  La pitié de Dieu «  n’obtint pas la pitié d’André Stil qui , dans « L’Humanité « du 23 Novembre 1961 écrivait : «  Recette : vous prenez quelques  personnages anormaux. Vous les placez dans une situation  bien exceptionnelle….un bon «  Huis clos «  . Vous mélangez.Vous mélangez bien jusqu’à l’absurde . Cela fait un roman existentialiste de plus «  et , un peu plus loin : « « La pitié de dieu «  est d’ailleurs , s’il est possible d’y comprendre quelque chose ,  un roman sur l’irresponsabilité « 

 

       -« Le roi des aulnes «  de Michel Tournier , Goncourt 1970 ,  inspira Jacques Brenner qui  ,dans «  Paris-Normandie «  du 18 Septembre 1970 écrivait : «  Les amateurs de littérature baroque ,mêlant le grave au grotesque , la poésie à l’ordure ,la raison à la démence , doivent lire  « Le roi des Aulnes «  …Goethe aurait été indigné  de l’usage que fait M. Tournier  de son poème . Mais Goethe est mort . « 

 

       -Concernant le Goncourt 1971 attribué à Jacques Laurent pour «  Les bêtises »  le critique Pierre Daix  s’en prend à l’académie en écrivant dans « Les lettres françaises » du 24 Novembre 1971 : «  Ce n’est ni un prix , ni même un choix, c’est un programme. Faire servir  le prix Goncourt  au relais  dans une carrière  de » Caroline chérie «   c’est plus beau que nature  et cela dit  merveilleusement à quel  rôle d’adjuvant commercial  entendent  se promouvoir nos réformateurs « 

       Et soncollègue Jean Montalbetti   s’intéresse au lauréat en   écritvant plus sobrement dans  « Le magazine littéraire «  de Novembre 1971 : « Il a de la plume  et de la meilleure quand il ne se trompe pas d’encrier « 

 

       -Philippe Senart dans «  Combat « du 17 Octobre 1973  encense à sa mamière Jacques Chessex , lauréat du Goncourt 73 pour «  L’ogre « : «  M. Chessex ne nous montre que Croquemitaine  et nous n’entendons d’autre musique  que celle  , onctueuse et distinguée d’un harmonium d’église  de campagne. C’est du Gide fondant . »

 

       -Le cru 1978 n’est pas meilleur qui voit  Angelo Rinaldi   écorcher Patrick Modiano , prix Goncourt de l’année pour «  Rue des boutiques obscures « en écrivant  dans «  L’Express » du 25 Septembre 1978 : «  Sans cesse on éprouve l’ennui  teinté d’agacement du monsieur en visite  chez un raseur qui lui impose  de feuilleter son

album de famille «  .

 

       -En 1990  c’est au tour de Jean Rouaud , Prix Goncourt de l’année pour « Les Champs d’honneur «   d’être l’objet de la sollicitde attentive de  Renaud Matignon  qui s’épanche abondamment   dans le «  Figaro littéraire «  du 8 Octobre : «  Voici une drôle de chose paysanne …des pages et des pages ne suffisent pas à dire à force de ne pas dire ….le lecteur, lui , est de trop….le vide occupe le centre du récit « 

 

       -En 1999 , Jean Échenoz , courronné pour « Je m’en vais «  est épinglé par  Jean-Louis Ézine dans « Le nouvel observateur «  du 14 Septembre  en ces termes : «  Tout le monde s’ennuie , même le narrateur .C’est là un des effets indésirables , comme on dit sur les boîtes de médicaments , de la dérision …..le problème avec l’ironie c’est qu’elle tue le roman, c’est un acide ….Aucun personnage , aucun récit  n’y résiste . «

 

       On pourrait poursuivre ainsi à l’infini  ce florilège en  scrutant les critiques dont ont fait l’objet les autres prix littéraires  dont aucun n’a échappé aux aristarques de tout poil et , au – delà  les commentaires acerbes que quasiment toutes les œuvres publiées ont suscité ….

 

       Savoir dans quelle mesure ces  « amabilités «  affectent les auteurs est difficile ; pour une même œuvre les commentaires sont variés et les éloges côtoient souvent les éreintements …tout est donc sans doute  affaire de proportions  …

       De plus  , la pratique quasi constante de   l’éreintement par certains critiques  est de nature à leur ôter beaucoup de leur crédibilité …

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:16

PAIN                                                                                                                        

              1)La mie de pain a parfois été utilisée comme support de l’écriture par des personnes privées de tous autres moyens:c’est,par exemple le cas de Latude enfermé ,auXVIII° siècle ,à la Bastille...

              2)Dans le langage des musiciens un “ Pain sur la grille  “ est une faute d’accord sur une partition : bien que voisin , c’est un peu différent du “ Cigare  *  “ qui n’est , en principe, qu’une coquille * ..

              3)Le pain azyme a été  autrefois utilisé pour la réalisation de cachets dits « Pains à cacheter « qui ,humidifiés avec la langue , étaient apposés sur les actes ou les lettres : supplanté par l’usage de la cire * on trouve un rappel de cet usage dans l’appellation « pain de cire « qui s’est longtemps conservée .

              Ces cachets ,élaborés dans une grande variété de coloris  selon  le  principe des gaufres ou des hosties , faisaient partie de la production des     fabricants de papier marbré et le « Dictionnaire de l’épicerie « de A. Seigneurie en signalait encore le débit par quelques  épiciers en 1906…

              Les manuels pratiques de l’époque ,comme par exemple les « Roret * « , d’étaillent leur fabrication en insistant sur l’importance du non emploi de matières toxiques au profit d’ingrédients d’un goût agréable   car dit aussi le « Dictionnaire de l’industrie manufacturière et agricole « de 1833 : « …fréquemment on les avale entiers ou par fragments . »

 

              L’usage en aurait été introduit en France par les soldats de Napoléon I° qui l’auraient découvert lors de la campagne d’ Italie

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