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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 08:47

 

CRI                                                                                             

              1)Autrefois le “ Cri  “ était un document destiné à être lu publiquement  par un crieur pour faire connaître une nouvelle ...si la nouvelle était une défense ou une interdiction on parlait de “ Décri  *   “ .

              2)Les “ Cris  “ ou parfois “ Crieriessont des gravures ou des  livres  représentant et mettant en scène les marchands ambulants dont chacun avait son cri comme , par exemple «  Beaux A B C, Belles heures ! «  pour les marchands d’alphabets *.

              Le genre est ancien et les plus vieux  recueils connus sont  un  “ Dit   *  des crieries  de Paris “ datant du XIII° siècle écrit par Guillaume de Villeneuve et “ Les cent sept cris que l’on crie journellement à Paris  “ de Anthoine Truquet ( 1545) suivis d’une foule d’autres  tels que «  Petits acteurs du grand théâtre ou recueil des cris de Paris » (anonyme 1819)

              Quelques chansons ont été écrites  sur les cris comme , par exemple, celle , anonyme du XVII° siècle  ou figurent  quelques cris se rapportant à la «  Chose écite « : «  Almanachs* nouveaux « !! «  , «  À deux liards la chanson tant belle !! «  , «  De bonne encre pour écrire !! « , «  Voulez vous ouïr chansonnette , «  etc …

              Le genre comprend des publications allant des ouvrages de qualité abondamment illustrés en couleurs a ceux de  littérature populaire ou de  la “ Bibliothèque bleue  “ peu illustrés et concernant lesquels  on peut remarquer que , très souvent , ils étaient des reprises d’ouvrages anciens et se trouvaient donc largement démodés au moment de leur vente...ce qui semble-t-il ne nuisait guère à leur diffusion !

              Les ujets abordés pouvaient être fort variés : métiers,crimes , pamphlets*,mazarinades * , édits * etc..etc …

              On parle des “Cris” de Paris,Londres,Amsterdam selon l’origine des marchands représentés.
                       Les gravures sont ,le  plus souvent, rencontrées isolées,certaines ont servi toutefois à illustrer des ouvrages.

              Les gravures dites “ Habits  *  “(Voir ci-dessous )  leur ressemblent beaucoup dans leur esprit .

                                     Outre les « Cris «  évoqués ci-dessus , on ne peut pas passr sous silence les cris sonores  eux-mêmes lançés par les colporteurs, forains, bouquinistes ambulants  et autres marchands vendant des livres ou  des écrits : la France d’alors étant essentiellement rurale ils étaient souvent inspirés des cris ponctuant le travail des champs qui , selon les régions , pouvaient être  «   Huchements «  , » Youpements «  , «  You-Yous «  , «  HI-HI «  , » Chuffements «  , «  Irrintzinas «  , «  Hi-Fou-Fou «  , « Nuei ! Nuei «  etc …etc …mais , même lorsque ce n’était pas le cas , leur compréhension demandait une oreille exercée   et , comme le fait remarquer en 1781 Louis-Sébastien Mercier dans son «  Tableau de Paris « : «  L’idiome de ces  crieurs ambulants est tel qu’il faut en faire une étude  pour bien distinguer ce qu’il signifie ..Les servantes  ont l’oreille beaucoup plus exercée que  l’académicien ….il n’y a que l’usage  qui enseigne  aux doctes servantes  à ne point se tromper  et c’est une inexplicable cacophonie pour tout autre « 

              3)Le “ Cri d’armes  “ était , au moyen-âge une devise qui s’inscrivait sur l’écu ou sur le gonfanon  * et qui était destinée à être criée sur le champ de bataille : “Montjoye saint Denis “ , “ Au droit désir  “ , “  Mains sur le pas  “ , “ Monte hault  “ etc ..etc ...

 

              4)En matière de reliure les doreurs  ,pour apprécier la température des fers* utilisés, les faisaient “ crier  “ ou” Crisser  *  “  en les posant brièvement sur une éponge humide : l’intensité du grésillement produit  leur permettait ,l’expérience aidant, d’appliquer les fers à la bonne température .et l'on dit , au figuré, qu’une reliure ,une dorure ou un décor “ Crient fort   “ lorsqu’ils sont clinquants, trop voyants  et jugés de mauvais goût .

 

CRIER 

 

       L’action de vendre des journaux sur la voie publique par l’intermédiare de «  Crieurs * «  était nommée «  Crier les journaux «  et l’on disait de ces journaux qu’ils étaient « Criès sur la voie publique « 

 

CRIEUR

              Avant que les Avis*,Faire*-parts,circulaires*,bans*et affiches * écrits ne se répandent les informations étaient diffusées « à son de trompe et cri public «   par des crieurs officiellement agréés.

              On en retrouve l’existence depuis la plus haute antiquité : les Céryces * athéniens en sont un exemple ….

              L’apparition des gazettes * au XVII° siècle puis , plus tard des «  Occasionnels * «  et des «  Canards* «   en changea l’activité  en faisant d’eux des vendeurs, nommés «  Canardiers * « ,  et non plus seulement des porteurs de nouvelles .( * : Voir à ces mots )

              On peut rencontrer l’appellation ancienne : «  Basnier * « 

 

 

 

 

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