Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 08:04

CHOIX   DES LIVRES ....                                                                                                                                                                                                                                                                             1)L’expression “ Grand choix  “ est parfois employée pour désigner un livre ou un lot de livres de très grande qualité , un tirage de tête, un “ grand papier  “ etc ...

                                                       2)Le choix des livres s’envisage à divers niveaux :

                                                                                                                                                                      -Le choix de ceux devant être inclus  dans une bibliothèque publique a toujours fait l’objet de nombreux débats  et , selon les époques  ,l’orientation philosophique ou culturelle des gestionnaires …ou les contraintes budgétaires , les choix ont pu être très variés ...

                                        Les établissements  scolaires préconisent des choix éclectiques centrés sur l’éveil et l’ouverture au monde ,les organismes confessionnels privilégient les publications morales ou religieuses ,les institutions techniques les ouvrages de technologie  etc ...

 

                                      Ces choix sont généralement le fait d’un groupe de personne réunies en commission et, dans la majorité des cas ne suscitent pas de contestations ;il arrive cependant que certaines commissions un peu trop malthusiennes pour tel ou tel secteur s’attirent les foudres des lecteurs comme ce fut le cas,dans les années 90 ,  à la bibliothèque d’une ville  ou   lors du changement de couleur politique de la municipalité , un certain nombre d’ouvrages et de publications périodiques jugés non conforme à l’éthique de la nouvelle majorité  furent éliminés

 

                                      -Les “ Agonothètes  *  “ choisissant   des livres “ de prix  * “ (à l’époque ou ils existaient encore...),outre des critères similaires à ceux des bibliothèques publiques,  devaient avoir   en plus , le souci de sélectionner  des ouvrages ayant une présentation flatteuse...

                                                                                                                                                                                       -Le choix des particuliers est multiforme et varie de la méthode précise et raisonnée aux  sélections les plus informelles et les plus éclectiques souvent dictées par l’ambiance de l’instant (Voir ci-dessous : " Achat " ) ...on pourrait disserter longuement sur ce sujet et de nombreux auteurs l’ont fait sans que se dégage une idée directrice uniforme tant , dans ce domaine , tout est affaire de goût , de sensibilité,de hasard et même de moment  un livre nous ayant laissé de marbre hier pouvant nous séduire aujourd’hui ... : »….

 

                                      « Nous ne choisissons pas nos livres ,ce sont eux qui nous choisissent. »(Henry Aurenche in « La passion du saint curé d’Ars)

 

                                      « Un livre , avant d’être un support (bois, papier, parchemin , pierre ,sable  ou ….papier ) est d’abord un choix . «  ( Éric Orsenna in «  Sur la route du papier «  )

 

                                      « À vrai dire, nous ne choisissons pas nos livres ,ce sont eux qui s’imposent à nous en quelque manière…. »(Joseph Aynard)

 

                                      Une fois choisi , se pose la question de la conservation des livres et l’expérience montre que ,même mal choisis , les livres sont trés souvent gardés par leurs propriétaires qui répugnent à s’en débarasser pour une foule de causes dont bon nombre sont tatalement irrationnelles .

 

                                2)En matière de lexicographie*  le choix des entrées  d’un dictionnaire est toujours contestable (et contesté !...) les un trouvant certaines entrées superflues ou critiquables  , d’autres déplorant l’absence de tel ou tel mot , d’autres encore contestant une définition ….

 Le lexicographe que je suis  répond que,  officiant en solitaire  , il assume seul ses choix  et que , ceci étant posé et non négociable  il reste ouvert à tout débat raisonnable et   constructif …

 

 

ACHAT   DES LIVRES ....                                                                                 

                                   L’achat de livres est une démarche complexe et ,souvent, irrationnelle :entrés dans une librairie ,certains se laissent séduire par des ouvrages qui ,rencontrés n’importe ou ailleurs , n’auraient pas attiré leur attention ;

       D’autres,tel le Graal, recherchent inlassablement un ouvrage introuvable et qu’aucun libraire ne connait,d’autres encore , accumulateurs ou bibliolathes , ressortent chargés de brassées de livres qui iront rejoindre sur  les rayons de leur bibliothèque les autres livres en souffrance de lecture ... 

                                   En dehors de la satisfaction ultérieure  que peut apporter sa lecture ,le livre apporte au lecteur potentiel une joie immédiate lors de son achat ,joie complexe ou se mêlent la magie du lieu ,l’odeur,le bruissement des ouvrages feuilletés ,le mystère de tous ces dos alignés recelant chacun tout un monde,la satisfaction confuse de juguler la peur inconsciente de manquer     ......devrait-il ne jamais être lu , le livre dés son achat a déjà rempli l’une de ses missions !

                                   Vu sous un angle plus réaliste et matériel , on peut considérer qu’il existe trois grands types d’achats pour les livres  :

                        -Les achats faits sur “ Coup de cœur “ qui conduisent souvent à payer des prix trop élevés, le lieu le plus “tentateur “ étant l’hôtel des ventes mais aussi les  librairies spécialisées et  , parfois les particuliers …Annie Mignard écrit à ce propos : «  …aussi , la soudaineté avec laquelle on part acheter un bouquin dont on n’a pas besoin du tout,…auquel on ne pensait même pas l’instant d’avant, et qu’il faut lire à la seconde ,toutes affaires cessantes … le besoin était là ….»

                        -Les achats raisonnables et mûrement réfléchis  consistant à acheter des livres sur lesquels l’acheteur s’est documenté et à les payer au “ Prix du marché  “ ., achats effectués dans toutes les sortes de lieux ou se vendent des livres .           

                        -Les achats “Bonnes affaires “ consistant  à n’acheter qu’à un prix trés inférieur à la norme et à rechercher systématiquement les vendeurs ignorant la valeur de ce qu’ils vendent...les bouquinistes n’étant pas ignorants , ces amateurs propectent plutôt  brocantes et vide-greniers...

 

                        Mais , quel que soit le type d’achat que l’on vient d’effectuer il est rare que l’on quitte la librairie sans un sentiment de frustation  à l’idée que , peut-être,on laisse  derrière soi LE livre essentiel  que l’on n’a pas su voir ….Frantz –Olivier Giesbert  a très bien traduit ce sentiment en écrivant «  Quand je quiite une librairie , je ressens toujours  comme un arrachement . Chaque fois , j’ai le sentiment  d’avoir raté quelque chose :un secret,unpoème,une rencontre,un visage, un mystère,une blague , un paysage , une mainqui se pose sur la mienne « 

                                   Un autre problème est l’achat des livres par les bibliothèques publiques qui est lié aux demandes des lecteurs , à l’avis des médias spécialisés , au désir de constituer des collections cohérentes ....et aux contraintes budgétaires ....

 

                                   Une mention particulière doit être faite pour les premiers livres achetés avec ses propres deniers : bien que la plupart du temps  fort modestes , ils conservent à travers le temps une charge émotionnelle certaine et figurent en tête de  ceux dont on se séparera le plus difficilement …je conserve ainsi quelques unes des premières éditions du « livre de poche » qui , bien que désormais affublées d’une robe de cendrillon ont conservé tout leur pouvoir d’évocation  et , paraphrasant Brassens, on pourrait chanter à leur propos   «   Jamais de la vie on ne les oubliera …. » 

 

                                                                       Pour finir , on peut méditer ce qu’Hélène Hanff écrit dans «  84 Charing Cross road »(2001) : »C’est contraire à mes principes  d’acheter un livre sans l’avoir lu,c’est comme acheter une robe sans l’essayer … » 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Dictionnaire du livre de TITIVILLUS
  • : Recherche du sens de mots rares ou disparus dans la sphère du livre et de la chose écrite , recherche d'éléments divers concernant ce même domaine et publication du résultat de ces recherches .
  • Contact

OBJET DE CE BLOG

 DICTIONNAIRE DU LIVRE DE TITIVILLUS

Recherche

Liens