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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:55

ADRESSE AUX LECTEURS

 

Merci à vous  petite quarantaine de lecteurs quotidiens  que je ne connais pas ...votre passage  sur le blog , fut-il silencieux , m'est un précieux réconfort !!

Les articles publiés  le sont sans règle précise et leur ordre n'obéit qu'à la couleur du temps ou à l'humeur du jour ..mais si l'un d'entre vous souhaitait y voir aborder un sujet particulier c'est bien volontiers que je m'efforcerai de le satisfaire ! 

 

Que cette journée vous soit un bonheur !!

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:55

OBJET DE CE DICTIONNAIRE :

Ayant  entrepris la rédaction  d'un dictionnaire concernant les divers langages, argots, jargons, "Parlers de métiers "  etc ...concernant les divers secteurs  de l'élaboration du livre depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours  je m'efforce d'en réunir les termes ,fussent-ils devenus obsolètes ou inusités ...vaste programme..!

Les secteurs incriminés sont donc très vastes  et touchent à des domaines aussi divers que la paléographie, l'imprimerie, la papeterie, l'archivistique, la codicologie ,la papyrologie , l'imprimerie etc ...etc..

Rencontrant parfois des mots au sens inconnu ou  imprécis ne figurant dans aucun dictionnaire je pose des questions les concernant en espérant qu'un lecteur  sagace saura les élucider.

Mais , afin de ne pas me cantonner  au rôle d'éternel questionneur je donne aussi  des articles aboutis mais toujours perfectibles  que je me ferai un plaisir de compléter à la lumière des compléments  qui me seraient  communiqués

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:46

OR                            

 

                                    1)L’or a été  utilisé de diverses manières dans le domaine de la reliure et de l’enluminure :

                        -Adhésif:sur une feuille support

                        -En poudre ou moulu :mélangé à de la gomme arabique puis séché et souvent présenté dans une coquille d’ou l’appellation “d’or en coquille”.(les décors réalisés avec cette techniques sont parfois dits “ Poudrés d’or “ )

                        -Battu par le “ Batteur* d’or “ en très fines feuilles (environ 5 microns ) se présentant en carnets de 25 feuilles d’environ 9 centimètres de côté

                        -En massif comme pour la reliure d’un manuel de prière ayant appartenu à Élisabeth d’ Angleterre. 

 

                        L’appellation «  Reliure plein-or «   se rencontre parfois  mais , selon les auteurs peut prendre des sens divers : pour Rouveyre  ce sont des reliures à décor doré à la plaque *, pour d’autres ce sont des reliures à décor doré au petits fers * occupant la totalité des plats , voire aussi des contreplats *et certaines reliures « à  la fanfare * «  ont pu être ainsi qualifiées..

Sans trancher le débat , on peut noter que dans tous les cas ce sont des reliures dans le décor desquelles l’or domine en occupant un maximum d’espace …

                        On connaît quelques ouvrages dont les contre-plats et les pages de garde * sont qualifiés de  « Plein-or «  car  réalisés  à l’aide d’une feuille d’or .

 

                                   2)Lettre d’or:

                        -Au sens propre: lettre ornée à l’or sur les anciens manuscrits dont certains , comme les “ Sutras  *  “ devaient être entièrement rédigés en lettres d’or (Il a existé dans la Grèce ancienne une catégorie d’écrivains spécialisés nommés “ Évrivains d’or  “ )

                        On connaît quelques exemples anciens de manuscrits entièrement rédigés en lettres d’or comme , par exemple  ,une copie d’Homère sur parchemin pourpre offerte à l’empereur Maximilien par sa mère au III° siècle et qui aurait été détruite, ainsi qu’une bible « d’un poids de quinze livres «  reliée en or , dans l’incendie de la bibliothèque par les iconoclastes * ou le “ Livre de Durham  “ en Angleterre vers 700 ou les “ Heures * “ de Charles le Chauve .(voir : «  Chrysographie * » )

                        Quelques essais de typographie directe par application d’une feuille d’or sur les formes * et passage à la presse * ou par utilisation d’une encre imitant l’or ont eu lieu  ....on peut citer en exemple de cette technique un ouvrage sur le couronnement de Georges IV paru en Angleterre au début du XIX° siècle ,un “ Daphnis et Chloé “ édité chez Renouard en 1833 et  une édition de 1899 de l’annuaire mondain “ La société et le high-life “ de Ehret.

                        On prête à J.B. Audebert la primeur des impressions dorées pour son « Histoire naturelle des colibris … »parue en 1800….

                        Il y aurait aussi eu un exemplaire  des “ Éléments “ de géométrie d’ Euclide imprimé à Venise vers 1480 par Erhardt Ratdolt à l’aide d’une encre spéciale à base de poudre d’or.

                        Il faut cependant noter que l’écriture en lettres d’or n’offre pas une bonne lisibilité et fatigue rapidement la vue ...

 

                                   -Au sens figuré,passage ou citation mis en exergue de façon très visible comme lorsque l’Harpagon de Molière séduit par l’adage “ Il faut manger pour vivre et ne pas vivre pour manger  “ s’écrie “Je ferai graver ces mots en lettres d’or sur ma cheminée  ! “ .

 

                                   -Il a été de mode au XIX° siècle d’utiliser  des encres dorées conçues pour l’écriture sur des papiers de couleur....   le “ Manuel des élégants et des élégantes  “ de 1805 les  recommande en ces termes  : “ Rien n’est plus digne d’une petite maîtresse que d’écrire un billet  avec de l’encre d’or sur du papier rose marqué de jolies vignettes  .....”

 

 

                                                           3)Livre d’or:

 

                                         3-1)Certains livres ou “ Lamelles *  “ ont été rédigés sur un support en or ou ont été écrits ou reliés avec ce métal précieux soit pour leur conférer du prestige , soit en raison de l’inaltérabilité de ce métal et  certaines bibliothèques de l’antiquité sont réputées avoir comporté des livres d’or comme , par exemple, la bibliothèque de Delphes  qui abritait entr’autres un livre d’or d’ Aristomaque d’Érythrée.

                        L’emploi de ce métal  qui avait pratiquement disparu est en passe de redevenir d’actualité puisque , parmi  divers autres  procédés ,figurent  des disques optiques-numériques en or massif   qui permettraient de stocker d’énormes quantités de données ….et , surtout , de les pérenniser ….

 

 

                                    3-2)Livre détenu par une institution ou un organisme  et ou sont  mentionnés ses bienfaiteurs et ses illustres visiteurs qui ,souvent y inscrivent des  dédicaces dont certaines constituent  * .des “ perles* “ comme celle qu’écrivit un visiteur enthousiaste de la tour Eiffel en 1889 ...“Je promets d’appeller “ Eiffeline “ ma première petite fille “           !!!

 

Il y eût une circonstance,rapportée par Youki dans ses mémoires ,  ou un “ Livre d’or “ mérita textuellement son appellation c’est lorsque le dialoguiste  Henri Jeanson inscrivit sur le “ Livre d’or “ du café Raoul à qui il devait une somme d’argent importante : “ Je reconnais devoir à Mr. Raoul la somme de .....” sous laquelle Mr. Raoul inscrivit : “ Pour acquit -Raoul  “

 

                        Le “ Petit livre d’or  “ est une série de livres pour enfants diffusée à partir de 1949 par les éditions “ Cocorico  “ qui eût un succès considérable et tira à plus de 50 millions d’exemplaires ...

 

                                               4)L’or est, en raison de son inaltérabilité ,  la matière de prédilection pour la confection des plumes * de stylographes  * et les variations que cette production a données sont infinies .

                        La relative mollesse de l’or est compensée par la mise en place de pointes en métaux  durs tels que l’iridium et les plumes sont déclinées en diverses tailles et souplesses pour d’adapter aux différents types d’écritures .

 

                                               5)Certain sceaux * apposés sur les documents anciens   étaient en or : c’est le cas de la” Bulle*  d’or  “  scellant l’ancienne constitution de l’Allemagne “ ou du traité * conclu entre la France et le Laos en 1895 qui comporte un sceau en or pesant ...5 kilos  !

 

                                               6)Certains décors du XV° siècle dits en “ Or basané “ sont des décors de reliures dorés réalisés sur du cuir .

 

                                               7)Le “ Drap d’or “ , tissu brodé de fils d’or a été utilisé pour la confection de certaines reliures * ou chemises*  de livres anciennes .

 

                                               8)Certaines œuvres littéraires  font allusion à l’or dans leur titre : “ La fièvre de l’or  “ de Jack London  (#1909 ) , “ L’Or  “ de Blaise Cendrars ( 1925),”L’or du Cristobal   “ de T’sertevens ( 1936)  etc ....

              Les «  Vers d’or « de Pythagore sont des préceptes moraux venant en appui de l’enseignement pythagoricien .

 

                                               9)L’ “ Or de Menheim  “ était un alliage de cuivre imitant l’or plus communément appelé “ Pomponne  *  “

 

              10)Le «  Nombre d’or «  désigne deux choses différentes :

 

1)Avec   le nombre «  PI * « le » nombre  d’or «  est celui qui a suscité le plus d’écrits exclusivement dédiés à un seul nombre.

                        D’une valeur de 1+55 = 1.618…. suivi d’un nombre infini de  décimales c’est , comme «  Pi «  un nombre irrationnel et transcendant .

                        Depuis 1914 et à l’initiative de Théodore Cook il est désigné par la lettre grecque «  Phi » ( « φ « )  en hommage au sculpteur grec Phidias qui l’employait.

                        Une multitude d’expériences et d’observations ont prouvé que ce nombre se retrouvait dans les proportions des objets, monuments, œuvres d’art et même êtres vivants (écartements des feuilles des végétaux , position du nombril ..etc ..)et il a donc été très souvent utilisé par les architectes,peintres, relieurs, sculpteurs,éditeurs,journalistes et même poètes …

                        A leur usage ont été réalisés des tableaux, canons *  ou abaques * de proportions respectant ce rapport (« Modulor «  de Le Corbusier par exemple .. )

                        La connaissance du nombre d’or paraît extrêmement ancienne et la première trace connue en a été relevée dans le temple immergé  d’Andros qui date de 10000 ans puis on a    mis son emploi en évidence dans la construction de la pyramide de Chéops (2800 Ajc.)et , ensuite, les exemples se multiplient :Grèce V° siècle ajc., Euclide III° siècle ajc. ….

                        Les premiers écrits occidentaux le concernant apparaissent en 1498 avec « De divina proportione «  de Pacioli mais ce n’est qu’à partir du XIX° siècle que ce nombre va prendre,avec les écrits d’Adolf Zeining , la dimension mystique qu’on lui connaît aujourd’hui.

                        Le XX° siècle a produit une foule d’ouvrages le concernant , la plupart  très sérieux comme par exemple «  L’esthétique des proportions dans la nature et les arts et le nombre d’or «  de Martilaghyka (1927), et quelques autres nettement moins qui  « détorquent * «  la réalité pour faire apparaître  de force des «  φ «  partout !

                        Le nombre infini de décimales du nombre d’or a, tout comme pour «  PI* « , suscité la verve des chercheurs et , pour l’instant, le record du nombre de décimale s’établit à 10 000 000….

                        Certains, comme Félicien Challaye dans son «  Esthétique «(1934)   parlent de «  Section dorée « qui serait « le rapport ou la première des quantités est à la deuxième ce que celle-ci est à la somme des deux autres « 

                        D’autres études mathématiques poursuivant le même but ont été menées comme par exemple , celles de  Leonardo Fibonacci    concernant la «  Suite * «  éponyme .

 

                                               2)Il a existé par le passé  un système de mesure du temps dit «  Cycle* du nombre d’or « ou «  Cycle de 19 ans  «,introduit par Méton en 432,et   basé sur le fait que le  cycle lunaire se reproduit à l’identique tous les 19 ans .

Sa connaissance est indispensable pour dater précisément certains manuscrits de cette époque

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 09:53

AMADIGAULISER 

                                                                                      Ce mot devenu inusité désignait un style d’écriture s’inspirant d’ “ Amadis de Gaule “ de Garcia Rodriguez de Montalvo (vers 1500 ) , privilégiant le langage galant  et “ ...remplissant une page entière de ce qui se pourrait escrire en deux lignes ...”(Tabourot des Accords   in “ Les bigarrures “ [157

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 09:52

   ODORAMA   : 

                                                                    Procédé testé au cinéma  pour associer le sens olfactif au spectacle.

 

                                                                       Il utilise une carte à gratter à divers moments du film et dégageant une odeur en rapport avec les scènes vues à l’écran : les contraintes liées au procédé (obscurité,division de l’attention , persistance des odeurs antérieures ..)le maintiennent dans une relative confidentialité … .

 

                                                                        Le livre aurait semble-t-il pu mieux s’adapter à ce procédé  mais hormis quelques livres d’enfants (« Mon grand imagier et ses parfums  des éditions «  Éclairs de plume «  ),quelques revues ( «  Bizarre «  …) quelques « BD » ( Les innommables « : «  Poupées de bronze «  …) et quelques livres numériques à lecture  associée à des « stickers * «  odorants  (éditions Café Scribe )  le procédé ne s’est pas répandu …

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 09:50

NOURRICE                                                                                                         

                                         1)Dans l’argot des bouquinistes on dit qu’un livre est “En nourrice” lorsqu’il est déposé chez un confrère mieux placé pour le vendre.

 

 

                                          2)Les "Contes * de nourrice" étaient des contes transmis par tradition orale et d’ou sont issus les recueils de contes tels que les “ Contes de Perrault   “ .

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 09:29

DAGUERRÉOTYPE ( parfois DAGUERROTYPE )  

 

                                   Procédé développé par Louis-Jacques-Mandé DAGUERRE et NIEPCE à partir de  1829 ,ayant précédé la photographie,et permettant de fixer sur une plaque de cuivre  enduite de sels d’argent une image positive directe    à l’aide d’une chambre noire.

                                   Parfois appelés “ Mirror image “ les daguerréotypes  doivent être observés sous un  angle  de vision précis , les autres points de vue ne renvoyant que l’ image d’un miroir ou un négatif.

              Les daguerréotypes ont parfois servi à illustrer des livres (dont certains “ Curiosa *  “ ),très recherchés  et par la force des choses forts rares le procédé ne permettant que des tirages non reproductibles : on peut citer en exemple un recueil des œuvres de Shakespeare publié  à Londres en 1850 par J.O.Halliwell(John Tallis ed .) illustré de gravures représentant les personnages et sur lesquelles on à greffé les portraits daguerréotypes des acteurs ayant joué le rôle 

 

           Le mot a,par ailleurs , été  utilisé au figuré  pour désigner une image littéraire méticuleusement précise.

 

                                   Le mot a été consacré  le 3 Juillet 1839 par François Arago ( certains disent par le docteur Donné …) qui l’aurait employé dans son rapport de présentation aux députés  et l’orthographe “ Daguerrotype  “ utilisée ar Jules Michelet  à  la même époque eut  cours durant quelques temps....

                                   Le verbe “ Daguerréotyper “ peut se rencontrer  pour désigner l’action de faire une observation  pointilleuse : Larousse , dans sa préface du “Nouveau dictionnaire ...”dit que “ ...c’est au lexicographe à observer ...et à daguerréotyper ...cette physionomie (des mots ...) au moment ou il écrit ....”

                                   Les collectionneurs de ces documents sont des “ Daguerréophilistes  “ et ceux qui manifestent un engouement exagéré sont dits : "Dagurréomanes " ou " Daguérréotypomanes " (voir ci-dessous )

 

                                   On rencontre parfois l’appellation “ Images Daguerriennes 

 

                                   Les Daguerréotypes dits “ Pleine Plaque  “ ont un format de 16,5 x 21,5 cms et les “ Daguerréotypes sur papier  “ sont en réalité des “Calotypes *  “ 

                                   Dans son livre “ Quand j’étais photographe  “ (1900) Nadar préconisait pour ces clichés l’appellation de “ Niepcetype  “ qui n’a pas prévalu ...

                                   Un lieu commun relevé par  Flaubert , dans son “ Dictionnaire des idées reçues   “ disait : “ Le daguerréotype remplacera la peinture ...” 

 

DAGUERRÉOTYPOMANIE    

                                                                                

              L’engouement pour les découvertes de Daguerre fut tel que l’on put ,un moment , parler de “ daguerréeotypomanie “ , travers qui fut d’ailleurs brocardé par les humoristes comme en témoigne un dessin de Maurisset  ( 1840 ) ainsi intitulé et dans lequel apparaissent  les néologismes “ Daguerréotypolâtre” et “ Daguerréotypien “

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 09:49

RÈGLE CROZET ????

 

Il semble que , concernant le style ,Stendhal  ait été attentif à suivre une règle dite «  Règle Crozet » concernant laquelle je n'ai aucun détail : Louis Crozet  était un ami d’enfance de l’auteur qui collabora avec lui et édicta semble-t-il des règles de style à respecter …sans doute suffisamment rigoureuses pour avoir séduit Stendhal dont on sait que l'un de ses modèles de style était le code civil ...

 

 

QUI EN SAIT PLUS ???

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 09:34

RACCORD

                                   1)En matière de codicologie on nomme «  raccord « le fait , pour le copiste de faire coïncider la fin d’un texte avec la fin d’une page ou d’un cahier .

                                   La chose n’étant pas aisée de nombreux documents anciens présentent des «  raccords imparfaits « qui peuvent se présenter sous la forme d’une dernière page incomplètement remplie , d’un interlignage*  exagérément   aéré des dernières phrases pour occuper l’espace ,du  resserrement drastique des dernières lignes  pour arriver à inscrire le texte dans le peu d’espace restant disponible , de la présence de décors de  «  Bouts * de lignes » d’une importance inhabituelle , de lettrines* à la taille éxagérée ou de tout autre pratique s’inspirant du «  lit de procuste * «  (Voir ci-dessous  )

 

                                   2)Le mot se rencontre aussi concernant le «  Retour * « de personnages dans une saga*( * : Voir à ces mots ) en comportant de nombreux pour qualifier la présence ou l’absence de hiatus ou d’anachronismes d’une œuvre à l’autre .

 

 

PROCUSTE ou PROCRUSTE                                                                                              

                        Procuste était un   personnage de la  mythologie grecque ,mis à mort par Thésée,  qui suppliciait les voyageurs  en les amputant ou en les étirant pour leur faire épouser les dimensions du lit sur lequel il les allongeait .        

                        Son souvenir a survécu dans l’expression “ Procuste  “ ou “ Lit de Procuste  “  employée pour qualifier la mutilation d’un texte littéraire soit par raccourcissement , soit par allongement soit par une traduction fautive ...on dit alors que les “ Procustes  “ ont agi ou que le texte a été mis sur le “ Lit de Procuste  “

                        On rencontre l’expression chez Victor Hugo, Madame de Staël ,Émile de Girardin , Barthélémy et de nombreux autres auteurs mais elle semble à présent plutôt vouée à l’oubli et son emploi risque d’être taxé de pédantisme ou de cuistrerie   !

                        On peut encore cependant la rencontrer pour qualifier la pratique consistant à modifier  un texte pour le faire entrer dans le cadre d’une collection comportant un nombre fixe de pages ou dans une imposition de page fixée d’avance …

                        On peut aussi noter que cette pratique ne fut  pas ignorée des copistes du moyen-âge (voir à « Raccord * » )désirant ne pas laisser de  page icomplètement remplie .

 

              Sur un plan plus matériel il est arrivé que la chose soit pratiquée,mais dans le sens restrictif seulement , pour égaliser la taille des livres rangés dans une bibliothèque en raccourcicant les plus grands formats qui sont ainsi devenus «  Courts* de marge «  ou « Fusillés * en tête «  

L’éditeur belge du XIX° siècle  De Mat recommandait cette  pratique à ses lecteurs   et  , pour sa  bibliothèque de voyage devant contenir dans une caisse , Napoléon ordonna que l’on y supprime les notes d’éditeur  et les textes grecs ou latins pour ne conserver que les traductions françaises ce qui en modifiait le format 

 

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 10:41

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