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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:38

ADRESSE AU LECTEUR 

Merci à vous ,petite quarantaine quotidienne de lecteurs assidus ou occasionnels  que je ne connais pas !

Votre passage ,même silencieux , m'est un  réconfort !

Ce blog est augmenté au jour le jour d'articles de mon dictionnaire choisis  sans règle précise selon l'humeur du jour et la couleur du temps ...articles toujours perfectibles et que je me ferai un plaisir de modifier ou de compléter  suite à vos commentaires ...

Et , bien sûr , je répondrai volontiers aux questions  que vous voudriez bien me  poser !!

 

Bonne lecture !

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:37

OBJET DE CE DICTIONNAIRE :

 

Ayant entrepris  une recherche concernant les langages propres à la sphère du livre et de l'écrit , je m'efforce de recenser les mots spécifiques à ses divers domaines d'activité et ce de l'antiquité à l'avant-garde sans omettre les jargons argots et sabirs.....vaste programme comme on le voit !

 

Il m'arrive de rencontrer dans des publications des mots au sens obscur qu'aucun de mes pourtant nombreux ( plus de 200) dictionnaires ne permet d'élucider et pour lesquels internet est ou muet ou trop laconique .

 

J'ai donc listé ici ces mots en espérant qu'un blogueur plus docte que moi saura en élucider quelques-uns ....

Afin de ne pas me cantonner au rôle lassant d'éternel questionneur j'intercale des mots aux définitions plus abouties ....mais toujours  perfectibles .

 

Je me tiens naturellement à la disposition de ceux qui voudraient  voir aborder tel ou tel sujet particulier  ...je m'efforcerai  , dans la mesure de les moyens , de répondre à leurs questions 

 

QUE CETTE JOURNÉE VOUS SOIT UN BONHEUR !

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:24

BRODERIE                                                                                              

                               1)La broderie ,parfois qualifiée de «  peinture à l’aiguille «  , consiste à réaliser un décor sur un tissu par apport,à l’aide d’une aiguille ,  de matières différentes : fils d’or ou d’argent, perles, paillettes, plaques de métal etc …en donnant parfois du relief  par adjonction sous-jacent d’un «  rembourrage « 

                               Il ne faut pas la confondre avec la tapisserie * au décor directement tissé qui a souvent  servi à réaliser des ouvrages comportant un texte et s’apparentant donc à la “ Chose écrite “ 

              Certains ouvrages ont même été intégralement brodés comme par exemple « La méthode de Bosher «  (1959) , livre de 40 pages de format A3 intégralement reproduit en broderie de 1998 à 1999 en 5000 heures par 17 brodeuses .

                                              Certains velours * décorés ,le brocart * et le damas * s’apparentent à la broderie et sont classés sous le nom générique de’” Étoffes historiées *  “

                                              La technique en est ancienne et existait déjà dans l’antiquité  avec les broderies “ Phrygioniennes “ , “ Attaliques  “, “ Babyloniennes “  respectivement originaires de Phrygie (broderie à l’aiguille), d’Asie (utilisant des fils d’or ) et de Babylone ( avec des fils de couleur ) et les exemples d’allusions à la  broderies sont nombreux : Homère montre Hélène brodant les combats de Troie,Pline et Virgile y font référence , Apulée vêt Pâris d’un manteau brodé etc …

                                              Autrefois nommée “ Brodure  “ , ce fut une industrie florissante et , au XIII° siècle  , dont le style est ,en France , étroitement lié à l’art gothique ., d’autres pays développant un style national  comme , par exemple , l’ »Opus Anglicanum « à sujets esssentiellement  religieux 

                                              Le “ Livre des métiers  “ en distinguait diverses catégories : “ Contepointiers  “, “ Fileurs de soie  “ , “ Faiseurs d’aumonières  “ , “ Brodeurs  “ etc...

                                               Plusieurs   rois de France  eurent des  spécialistes attitrés  :par exemple Pierre Vallet « Brodeur ordinaire «  du roi Henry IV ou Germain de saint Aubin « Dessinateur pour la broderie «  du roi Louis XV…

                                             De nombreuses reliures en tissu ont été enrichies de broderies ,soit directement soit en applications , dont le thème est en rapport avec le texte du livre décoré  parmi lesquelles on peut citer :

                                             -La chemise * de satin bleu brodé offerte en 1377 par le roi Charles V pour le trésor de la sainte chapelle .

                                             -Un bel exemplaire du “ Panégyrique des saints  “ de Jean François Senault ainsi relié   ayant appartenu à Anne d’Autriche figure dans les collections de la bibliothèque de l’arsenal .

               -« Aquila saxonica » de Giovanni Palazzi (1673)  sous reliure vénitienne brodée à la gloire de louis XIV :

 

 

                  

    

 

        

                                                                           

                                            La reine Élisabeth  I° d’Angleterre appréciait  particulièrement les reliures brodées en «  Opus* Anglicanum «   dont elle possédait de nombreux exemplaires .

                                             L’apparition de la dorure sur cuir entraîna la raréfaction  des reliures entièrement brodées  dont subsistent  cependant quelques exemples : reliure de soie brodée de papillons réalisée par la princesse Mathilde en 1877,reliure contemporaine de “ Bordeaux retrouvé “ de Jean Paul Kaufman réalisée par Jean  de Gonet avec un panneau de broderie au point de chaînette....

                                             Les brodeuses disposaient de modèles d’alphabet fort variés principalement utilisés pour le marquage du linge et déclinés dans les diverses tailles traditionnelles de l’époque ( 12 mms pour les mouchoirs , 16 mms pour le linge de corps, et de 23 à 90 mms pour le linge de maison et les draps ...) .

                                             La réalisation d’alphabets brodés dits “ Marquoirs * “ , “ Marquettes  * “ ,“ Samplers  * “  ou ,plus simplement , «  Cahiers de couture * «  (Voir ci-dessous )  réalisés sur canevas, tissu de lin ou “ Lugana * “ fut autrefois un exercice scolaire féminin incontournable

                                              Chaque  région a eu ses modes  et motifs  particuliers et , sans entrer dans le détail de leur nature qui sort du cadre de cet ouvrage on peut citer : Bouillon*,Croisillon*,Engrélure,Entre-Deux,Feston, Frison , Glacis,Jaseron ,Liseré,Œil dePerdrix , Picot , Pommette etc …etc …...

               

              2)La broderie a parfois servi à d’autres usages :

 

               - François Maillefert, enfermé à la Bastille en 1700 utilisa ce moyen pour tenter de communiquer...

 

-Elle  a aussi été utlisée pour la réparation *des manuscrits  déchirés ou pour masquer  les «  Coutelures * » ou les trous ;ce  travail était  essentiellement effectué par des religieuses dans les couvents .

 

 

 

 

                                         

 

           

               -Il a existé des cartes postales et lettres brodées soit réalisées industriellement , soit confectionnées par l’expéditeur ,très souvent marin ( lettres dites  “ Valentine * “ )

               -En 2000 la poste suisse a émis un timbre brodé  au point de Saint Gall

 

                               3)Le mot a parfois servi à désigner des ouvrages d’écriture ou d’ornement tels que les lettres “Historiées  *“ dites aussi  “ Lettres en broderie  “ ou les «  Colifichets * «  

 

                               4)En argot le mot désigne tout texte écrit sous quelque forme que ce soit.

 

                               5)Les rapports de l’écrit et de la broderie sont parfois inattendus :

                               -Adrienne Monier organisa en 1927 dans sa célèbre  librairie “Les amis des livres “ , véritable salon littéraire de l’entre-deux-guerres , une exposition des broderies de sa sœur Marie.

              Léon Paul Fargue en dédicaca le catalogue et Paul Léautaud en fit un commentaire, aigre-doux on l’aura deviné ,    dans son ” journal littéraire “  : “...du Valéry en broderie et du Valéry poète ,ce qui n’est pas peu dire .

 

                               -Le mot est parfois employé au figuré pour désigner la  redondance d’un texte ou son peu de vraisemblance....et , de nos jours encore , dire d’un auteur qu’il “ brode  “n’est guère flatteur ...

 

CAHIER DE COUTURE

 

                             

 Tant que la couture et la brodeie *  furent des  matières scolaires enseignées aux filles il exista des «  Cahiers de couture ou de broderie «  qui se présentaient généralement sous la forme de cahiers comportant en alternance une page  de papier mince et une de plus fort grammage destinée à supporter les exercices sur tissu  réalisés par l’élève .

              Au fil de l’année scolaire ces cahiers prenaient du volume  au point de ne plus pouvoir se fermer convenablement  comme le souligne Marie Rouanet dans son «  Éloge du  π « : C’était un cahier en trois dimensions …toutes les pièces pliées et repliées , collées sur la page cartonnée , l’empêchaient de se fermer convenablement on avait beau plier les exercices,les aplatir à coups de pattemouille,unefois qu’ils étaient fixés , les pages en étaient  écartées les unes des autres «   en notant que   « ce cahier était une des rares choses que les filles gardaient après leur départ de l’école, curieusement , vu le peu d’importance de la matière .. »

 

Parallèlement étaient réalisés des Marquoirs, marquettes,  et autres samplers  consistant en feuilles de carton fortsur lesquelles étaient brodés des Alphabets...

 

 

BRODEUR                                                                                                                                                                   

              En argot : Écrivain, qui prêtait ses services aux détenus du bagne de Cayenne et ,aussi ,faussaire réalisant faux- papiers et faux-documents. (Balourd*)  

      

BRODEUSE                                                                                                                                                                       

              En argot :Plume servant à l’écriture et ,donc,à broder*

BRODURE

              Synonyme ancien de “Broderie * “ (Voir à ce mot )

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 07:27

GUERRE                           

                                   1)Concernant la guerre on peut faire les remarques suivantes :

                                   -Les guerres ont été de tous temps une cause majeure de destruction des livres soit volontairement soit par les effets secondaires  des combats

              On peut citer :

                       -La destruction de la bibliothèque d’ALEXANDRIE en 48 A/JC puis en 391

                       -Les pertes dues au fait que ,jusqu’au XIV° siècle, le “ Train du roi  “ transportait ses  archives ou qu’il aille…..: c’est ainsi que  Richard Cœur de Lion s’empara des     sceaux* royaux , archives* royales,chartes *  registres * et livres de comptes de Philippe Auguste   à la bataille de Fréteval le 5 Juillet  1194 , que Jean le Bon perdit  de nombreux manuscrits précieux à la bataille de Poitiers en 1356 dont une volumineuse (42  x 28 cms )  bible historiale comportant 93 miniatures * et un manuscrit des “ miracles de notre-Dame “ qui, racheté en 1380 par Charles V ,est à présent à la bibliothèque nationale et , enfin , que Charles le Téméraire perdit en 1476 nombre des manuscrits aux batailles de Morat et Grandson .

                       Ce sont ces pertes qui incitèrent les souverains à faire effectuer des copies * des documents précieux et il faut voir là le premier embryon de ce qui allait devenir le “ Trésor * des Chartes * ” à partir de 1302.

                       Parallèlement furent aménagés dans les châteaux des pièces fortes, nommées “ Chartiers  *  “   destinées à la mise à l’abri de ces précieux document s

                       -Les pillages systématiques et à grande échelle pratiqués par les Suédois en Allemagne au XVII° siècle ,à Cluny, à Citeaux au XVI° siècle ,à Dijon et dans de multiples endroits lors de la révolution etc ….etc …

                       -La destruction de la bibliothèque de Strasbourg le 24 Août 1870 qui provoqua la disparition  des archives * du procès de Gutenberg contre son associé Dritzehn et de l’unique exemplaire du “ Hortus  * délicarum “ de l’abesse Herrade.

                       Les guerres modernes ne sont pas exemptes de ce phénomène : le dernier conflit mondial a provoqué la destruction ou la disparition de millions de documents et les conflits récents ne sont pas en reste  (bombardement de la bibliothèque  de Mostar  par exemple ou , dans l’actualité plus récente, pillage des manuscrits de Tombouctou .. )

                       Parallèlement aux destructions de livres les guerres sont presque toujours l’occasion de vastes pillages au cours desquels des masses importantes de livres changent de mains ...la seconde guerre mondiale n’a pas failli à cette règle et le pillage y fut si bien  planifié par le “ Plan nazi du livre “ complété, en Allemagne , par le travail des “Brigades du livre  “ soviétiques que, la paix revenue ,la tâche des  commissions de récupération  chargées de retrouver les livres volés fut très ardue et forcément lacunaire ..

                                   -Les guerres et l’art de la guerre ont également suscité,depuis la plus haute antiquité, une abondante littérature  à visée  tant historique que  didactique et , l’on peut en citer comme archétype  le “ De re * militaris  “ de Végèce qui fut une référence constante jusqu’au XVI° siècle et dont Machiavel s’inspira mais il y eût aussi Montluc, Le Prince de Ligne , Follard, Klausevitz , Vauban et une foule d’autres …..

                       L’époque moderne a aussi vu l’émergence d’une importante littérature anti-guerre ...

                                   On ne peut nier l’influence de certains livres dans le processus de déclenchement des guerres ou des révolutions :

                       -Kevin Sharpe  a montré dans son ouvrage “ Reading Révolutions “ l’influence de la lecture de certains livres dans la guerre civile anglaise.

                       -Le livre de Hitler “ Mein Kampf  “ eût  son rôle  dans la genèse de la 2° guerre mondiale .

                       -Le “ Petit livre rouge  *  “ est devenu le symbole même de la révolution chinoise de Mao Tse Toung .

                       -Les livres saints des diverses religions “ du livre  “  ont eu , eux aussi , une influence directe sur le déclenchement de certains conflits .  

                                   -On appelle “ Lettres  * de guerre   “ les correspondances privées écrites par les combattants lors de leur présence sur les théâtres d’opérations : la guerre de 14 en fut particulièrement prodigue et l’on estime que chaque combattant en écrivit environ un millier .

                       L’étude de ces lettres est très instructive aussi bien pour la compréhension des opérations que sur le plan psychologique car , souvent écrites dans un climat d’extrême danger , elles révèlent des traits profonds de la  personnalité ordinairement occultés .

                                   -Les diverses guerres ont fait des coupes sombres dans les rangs des “ gens de lettres “  et sans pouvoir les nommer  tous on peut citer : Du Bartas ,Monchrestien , Choderlos de Laclos,Psichari, Péguy, Fournier,Pergaud , Saint Exupéry,Desnos .....

                                   -Curieusement les périodes de guerre sont des périodes ou on lit beaucoup soit par disparition d’autres loisirs , soit par désir d’échapper à une réalité contraignante ...

 

                                   -Les guerres une fois terminées suscitent encore une très abondante littérature , immédiatement d’abord (par exemple ,dès 1896 on comptait plus de 7000 ouvrages traitant de la guerre de 1870…) puis parfois fort longtemps après lorsque des documents secrets sont déclassés et tombent dans le domaine public .

 

                                   - On nomme «  Guerre du papier «  les divers supports  de propagande destinés à démoraliser l’adversaire, à semer la discorde dans ses rangs , à répandre des fausses nouvelles ou , au contraire, à soutenir le moral des habitants de pays occupés : ce peuvent être des affiches des tracts *, des prospectus, des livres, des journaux, des revues etc …

                                   Les moyens de diffusion  peuvent utiliser des circuits ordinaires (postes ..) ou des moyens plus originaux tels que largage aérien , obus spéciaux , colis truqués  etc ….c’est ainsi que durant la dernière guerre des extraits d’œuvres de certains écrivains (« Pilote de guerre «  de Saint Exupéry  par exemple ..) furent largués de nuit par des avions anglais sur la France occupée

 

                                   2)Une “ Guerre des défets  *  “ opposa de 1781 à 1782 les divers imprimeurs intervenant dans la réalisation de l’ “ Encyclopédie  * “  de Diderot  chacun accusant les autres de préparer des “ éditions postiches *  “ à l’aide des défets * et de vouloir les vendre pour son propre compte .

 

                                   3)On nomme “ Guerre de plumesune polémique ou un litige donnant lieu à la rédaction de pamphlets*, diatribes*,lettres *ouvertes,polémiques * etc ... il y en eût d’importantes en Espagne au XVII° siècle entre Juanistes et Nithardistes ...

 

                                   4)L’expression “ Nom de guerre  “ est parfois employée comme synonyme de “ Pseudonyme * “ ...elle est cependant plus courante dans les milieux du spectacle que pour les “ Gens de plume “ ....

 

                                   5) L’appellation «  Papier de guerre «désigne toutes les sortes de papier de mauvaise qualité ayant été utilisés durant la seconde guerre mondiale : papiers de réemploi, emballages divers ,biftecks*, chutes etc …etc …

 

                                   6) Avant l’apparition de la fabrication du papier à base de bois , les chiffons destinés à la pâte à papier se faisant rares on a parlé de «  Guerre du chiffon «  tant la compétition  s’était faite sévère entre les divers pourvoyeurs des papeteries .

                       Il en reste l’expression populaire «  Se battre comme des chiffonniers « qui exprime bien l’âpreté de la concurrence dans ce secteur.

                       Les autorités durent d’ailleurs légiférer pour interdire la sortie du territoire de chiffons ce qui eût pour effet de susciter une intense contrebande dans les régions frontalières , Alsace en particulier .   

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:17

COCOTTE                                                                                                     

              1)Sorte de chariot utilisé dans les services postaux pour la manipulation des colis et des lettres.

              2)Pliage d’une feuille de papier ayant la forme d’un  gallinacé dont la réalisation est ,d’aprés une idée reçue humoristique persistante , l’occupation principale des employés de bureau ....avec la réalisation de sculpture à l’aide de trombones  * ou d’œuvres d’art mettant en œuvre des «  Post-it* «

              La réalisation de cocottes en papier ressort de l’art de l’ origami  * et est issue de la «  Pajarita «  espagnole , l’ Espagne étant le pays d’ Europe ou cet art s’est le mieux implanté

              La figure de la cocotte en papier avait été adoptée par Paul Léautaud qui l’apposait en lieu et place du numérotage sur les justifications de tirage des ouvrages qu’il publiait ….et qui figura par erreur sur l’édition originale (1926) de «  Capitale de la douleur «  de Paul Éluard …

            L’écrivain Miguel de Unamano était un si  fervent amateur de cocottes en papier  qu’il écrivit un traité de «  Cocotologie « :  «Apuntes para un tratado de cocotología», notes rédigées en 1910 et publiées en 1934 «

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:12

COCO-BIBLIOTHÈQUE

              Néologisme employé par Blaise Cendrars  dans une lettre de 1944  concernant l’édition de ses «  Poésies complètes «  et désignant de façon un peu méprisante une présentation essentiellement destinée à flatter le goût du plus grand nombre et qu’il jugeait sans doute trop voyante.

            L’origine de l’appellation reste à déterminer …peut-être une référence à «  Monsieur Coco «,de Madeleine de Génestoux paru vers 1900 à la bibliothèque rose dans la présentation  voyante qu’on lui connaît …ou bien le fait que  le faisan,oiseau très coloré, fut familièrement nommé ainsi au XIX° siècle et au début du XX°….à moins qu’il ne s’agisse d’une déformation de «  Gogo-bibliothèque « qui désignerait alors une bibliothèque destinée à un public ignorant et facile à abuser …  J'attend  vos hypothèses !!!

 

COCOFRAMOPHILE

              Collectionneur des premiers numéros de journaux ou revues  

              Les bouquinistes les nomment pafois «  Jivaros * «  (Chasseursde têtes ...)  

            Y a-t-il un lien avec  «  Coco-Bibliothèque* » ci-dessus ?La question est posée ....

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:11

COCKTAIL                                                                                                                      

                                               1)Le cocktail , mélange de boissons alcoolisées, est une forme de consommation de l’alcool * (Voir à ce mot ) trés prisée de certains milieux littéraires et les “ bars américains  “ ,apparus en France vers 1890, ont souvent servi de lieux de rencontre, voire de création,  anologues aux cafés * ...Ernest Hémingway en était un fervent adepte lors de ses séjours en France .

                                     Ils figurent souvent dans les œuvres littéraires et l’une des premières mentions les concernant  est due à Alphonse Allais qui,au début du XX° siècle ,  situe l’action de certains de ses contes dans des bars américains ; Marcel Aymé , quand à lui , se refusait à employer l’orthographe anglo-saxonne et les appelait “ Coquetèles  “ .

                                               2)Le “ Cocktail  “ est aussi une réunion donnée pour célébrer un évènement et au cours de laquelle sont servis diverses boissons dont des cocktails .

                                     Pour le domaine concerné par cet ouvrage , citons les cocktails “ littéraires “ donnés pour fêter la sortie d’un livre,un prix littéraire ou pour rendre hommage à une personnalité du livre ou de l’édition...ils constituent un moment d’échanges entre les divers intervenants et permettent souvent de résoudre de façon  informelle nombre de questions restées pendantes ....

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:08

CO-AUTEUR                                                                                                     

                        Qualificatif employé lorsqu’un ouvrage a eu plusieurs auteurs;le mot devrait , en principe,  qualifier une égale participation des auteurs concernés, faute de quoi il  serait plus juste de parler de “ participation  *  “ pour les auteurs ayant assuré la plus faible part .

                        Le  curieux usage de mentionner les illustrateurs comme co-auteurs  s’est récemment fait jour  sur un certain nombre de catalogues de bouquinistes et cet emploi est à proscrire car la notion de co-auteur implique  une collaboration active et volontaire  des intervenants  ce qui n’est , à l’évidence ,pas le cas de nombreuses œuvres illustrées bien aprés le décés de leur auteur : il existe,par exemple, de nombreuses éditions illustrées de Baudelaire  alors que cet auteur était opposé  à toute illustration de ses œuvres et il paraît trés abusif d’accorder à un illustrateur la qualité de co-auteur des “ Fleurs du mal  “ !

 

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:07

OBSCUR                                                                                                                

                                   Qualificatif employé pour définir un texte difficilement compréhensible soit par son sujet soit par son style .

                                   La cause peut en être involontaire et tenir à la personnalité de l’auteur , au choix de son sujet  ou résulter de la coutume d’employer un langage ésotérique ,chose fréquente dans certaines catégories d’activité  tels que la psychanalyse *  ,la justice ,certains secteurs de  l’enseignement ( recherche pédagogique ) etc ...

 

                                   En son temps , François Maynard avait  fustigé ces auteurs dans une épigramme qui se terminait ainsi :

 

              “ Si ton esprit veut cacher

              Les belles choses qu’il pense ,

              Dis moi : qui peut t’empêcher

              De te servir du silence ? “

  

                                   Certaines formes de poésie  privilégient l’obscurité du texte et la nécessité d’une écriture “ Riche d’obscurité  et suffisamment refermée sur elle-même pour abriter un labyrinthe  “ . en prônant l’idée que le précepte “ ce qui se conçoit bien s’énonce clairement  “ est un obstacle à l’approche de ce qui ne se conçoit pas ...

 

                                 Quelques  textes ne doivent qu’à leur obscurité leur élévation au  rang de chef-d’œuvre car en suscitant interrogations et commentaires ils ont survécu là ou d’autres plus clairs ont disparu ….de là à ce que quelques auteurs abusent du fait il n’y a qu’un pas que certains ont franchi dès l’antiquité …, certains d'entr'eux  ne s'en cachant d'ailleurs pas  comme , par exemple :

 

              -Balzac disant à propos d’un passage obscur de « Physiologie du mariage «:”En effet, c’est du galimatias tout pur;Mais c’est voulu! .....

 

              -Lacan approuvant un texte   par  «  Et maintenant obscurcissons «...

 

 

                                   On peut rencontrer les synonymes “ Abscons *  “ , “ Abstrus  * “ et “ Asémantique  * “

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:01

LIVRE-OBJET                        

                                   1)La définition du livre-objet (parfois nommé “ Œuvre * livre  “  ou «  O L N I * « (“Objet –livre non identifié ”) est difficile  car ce peut-être une sculpture représentant un livre,un livre détourné de son usage,un objet contenant un livre ( ou l’inverse ..),un livre partiellement détruit et réutilisé, un objet fabriqué à partir d’éléments de livres ,un objet quelconque portant un texte littéraire ....   

                        Disons pour simplifier qu’un Livre-objet  est un livre qui,par sa forme,sa matière et la nature de sa reliure constitue,indépendamment de son contenu,un objet décoratif ,souvent unique,dans lequel la place donnée au texte peut être très variable et souvent très réduite ...

                        L’œuvre de Prévert “ Fêtes  “ reliée par Calder en forme de mobile en est un exemple (on peut ,dans ce cas, parler de livre-sculpture*...) ou , encore , le “ Dali de Dræger “ paru en 1968 comportant une montre molle en plomb sur son premier plat .

                        Les livres-objets peuvent prendre une foule d’aspects des plus petits (boite d’allumettes ...) aux plus grands ( 12 m2 pour le “Grand Graphe “ de Lucot  -1990 ) et faire appel aux matières les plus diverses :métal,caoutchouc,verre,plexiglass,etc... et aussi les plus insolites , parfois d’un goût douteux ,  telles que prothèses mammaires ( Anne Albertini pour son  “ Livre sein-bol “  ) ressorts ( Jean-Jacques Cavalier pour le “ Livre dort  “ ), urine ( Joël Hubaut pour “ Opération Epidémik “ ) , comprimés ( Bertrand Lajugie pour “ Emploi du temps “ ) , “Legos “ (Enrico BAJ  : “ La cravate ne vaut pas une médaille “ ), “Pochette reliquaire destinée à recevoir des vestiges pileux d’amours défuntes ...” pour “Recherche sur l’épilation dans l’antiquité “ de Pierre Louÿs (1997)  etc ...etc ...

                        Parfois c’est toute l’œuvre d’un auteur qui est mise en scène comme par exemple celle de Dario Serra comprenant quinze blocs de marbre abritant  70 livres ,œuvre qui n’est pas sans rappeler celle imaginée par l’écrivain italien Italo Calvino au chapitre 7 de “ Si par une nuit d’hiver un voyageur ...” et constituée d’un livre rassemblant les photographies des livres-objets réalisés par un artiste et lui-même transformé en livre-objet dans une sorte de “ mise en abyme  “ ...

 

                        Pour la réalisation de “ Livres-Objets  *  “ des livres ordinaires subissent parfois des traitements violents : brûlés *, cuits * , coupés, tronçonnés, enchaînés,ficelés, coulés dans des matériaux divers,tâchés etc ...

                        Parmi la foule de réalisations on peut citer les livres-objets présentés par Éva Tourtoglou Bony qui enferme des livres banals dans des plaques de caoutchouc ajourées portant des  fenêtres ne laissant apparaître que quelques bribes de texte

                                        

                        Certains livres - objets  sont désignés par  une appellation particulière comme , par exemple , les  “ intragrammes  * “inventés  selon certains  par le relieur parisien Sün Evrard  selon d’autres par le Belge Henri Lambert pour désigner une œuvre décorative  en papier qui ne comporte ni texte ni dessin ni gravure mais est cependant présentée dans une reliure analogue à celle d’un livre qui , dés lors rejoint la catégorie du “ Livre-objet * “  

 

                        Certains  écrivains “classiques “se sont intéressés au “ Livre-objet “ comme , par exemple ,  Michel Butor qui voyait une relation évidente entre le “ Livre-Objet  “ et le “ Nouveau * roman “  ou Julien Gracq qui voyait dans le live-objet la conquête du “ ...droit à être un peu plus qu’un bloc de papier noirci “

                        Longtemps réalisé à l’unité et ayant de ce fait le statut d’œuvre d’art , le livre-objet a tendance à se démocratiser  et certains éditeurs ( “ Ursus books “ par exemple ) réalisent des reliures industrielles hyperréalistes comme ,par exemple , celle de “ À l’ouest rien de nouveau “ comportant de la toile et des boutons de guêtres véritables d’uniformes allemands de la première guerre mondiale ou celle d’un ouvrage sur l’antarctique relié en peau de phoque .

                        Les divers  genres littéraires ont été inégalement déclinés sous cette forme  qui a cependant privilégié les œuvres de fantaisie sans en exclure les œuvres érotiques .

 

                                   2)Le livre -objet peut aussi été un objet qui n’a du livre que l’apparence et qui est en réalité destiné à un autre usage utilitaire  (coffret...) on l’appelle aussi ,dans ce cas:”Livre feint*”  ou , de façon plus recherchée “ Bibliomorphe  *  “ .

 

                                           La chose a été pratiquée de longue date  et l’on peut citer comme exemple ancien les  bouteilles  de  cuir en forme de livre nommées “ Bréviaire  *  “ autrefois   destinées à introduire frauduleusement des boissons alcoolisées dans des lieux ou elles étaient prohibées (monastères,églises etc ...) certains appareils photographiques comme le «  Book Camera Scotvill & Adams «  de 1892 ou certains  “sièges de commodité présentant l’aspect extérieur de livres empilés sur un tabouret ...  

 

                           

 

 

 

                         

  

                        Les livres de peintre* ou d’artiste  * à mi- chemin entre le livre et l’oeuvre d’art avoisinent cette catégorie sans y entrer vraiment .

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